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Subjectiles I

De
167 pages
Les textes réunis dans ce volume sont, pour la plupart, des textes de circonstance, comme on le dit parfois, non sans mépris, de certaines musiques. Les contempteurs de cette forme d'expression oublient probablement que la totalité des Cantates de Bach sont des œuvres de circonstance (...). Et pourtant, quelles leçons de liberté... Louis Doucet compile ici des textes consacrés à l'art contemporain, écrits à l'occasion d'expositions, en guise de préfaces ou d'hommages. Défense et illustration des arts plastique d'aujourd'hui, ces subjectiles dévoilent les coups de coeur, les coups de gueule et la pensée chatoyante d'un critique d'art aussi averti que drôle. D'une plume habile, il nous fait aimer ces artistes qu'on oublie, qu'on ignore ou qu'on craint, et leur rend ainsi hommage.
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de harmattan



Subjectiles I


Louis Doucet
Subjectiles I

Essais et Documents
Éditions Le Manuscrit






























© Éditions Le Manuscrit, 2007
www.manuscrit.com
ISBN : 2-7481-9112-9 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748191127 (livre imprimé)
ISBN : 2-7481-9113-7 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782748191134 (livre numérique)



Yayla Kahriman, Masque, fragment
© Kaylagül Kahriman





























TABLE DES MATIÈRES
Table des matières......................................................9
Préface......................................................................13
Christine Maigne19
Éric Durant ...............................................................27
Yayla Kahriman .......................................................35
Anne Vignal .............................................................43
Max Lanci ................................................................47
Pascale Piron ............................................................51
Marie Lautrou - archéologue de l’inconscient ........59
Franck Mouteault et Patrice Fort..............................67
Persistance de l’expressionnisme.............................75
Cinquante ans ...........................................................91
Michel Suret-Canale.................................................97
Vierge, Noir............................................................105
Gilles Guias113
À chacun ses étrons ................................................125
Maroc(s) .................................................................137
Méduse ...................................................................141
À Pascale ................................................................143
Yoon.......................................................................145
Nicolas Beaud ........................................................155
Index des noms cités ..............................................165


Préface

PRÉFACE
Les textes réunis dans ce volume sont, pour la
plupart, des textes de circonstance, comme on
le dit parfois, non sans mépris, de certaines musi-
ques. Les contempteurs de cette forme d’expres-
sion oublient probablement – à moins qu’ils ne
l’ignorent – que la totalité des Cantates de Bach
sont des œuvres de circonstance, dans la me-
sure où elles ont été composées sur commande,
pour un jour donné de l’année, dans un contexte
liturgique précis, prédéterminé et assez rigide…
Et pourtant, quelles leçons de liberté…
Lorsque, en 1920, on publia, de façon pos-
thume, les inédits de Mallarmé, des poèmes épars
furent regroupés et étiquetés Vers de circons-
tance, comme pour éluder toute tentative d’exé-
gèse et faire taire d’avance les critiques qui ne
13 Subjectiles I
manqueraient pas de réagir à la découverte d’une
facette inconnue d’un poète réputé hermétique :
Fée, au parfum subtil de foin
coupé, dans la verte prairie,
avec sa baguette fleurie
elle surgit, charmant témoin
Être contemporain, dans le sens où on
l’entend aujourd’hui, n’est-ce pas être disposé à
faire feu de tout bois, à exploiter toute circons-
tance pour faire entendre sa différence, sa subjec-
tivité ? La recrudescence des interventions in situ
dans l’art de notre temps n’est-elle pas aussi la
manifestation d’une capacité à s’adapter à la cir-
constance ?
De circonstance, ces textes le sont donc,
puisqu’ils ont été écrits pour présenter les travaux
d’artistes que j’apprécie, et que les médias et les
critiques spécialisés, pris dans une logique de
marché, de cote, de mode, ne peuvent ou ne veu-
lent défendre.
Le silence tue plus sûrement les artistes que la
critique acerbe… Baudelaire devait prendre la
défense d’artistes injustement calomniés, vilipen-
dés, ridiculisés. Aujourd’hui, la plupart des artis-
tes aimeraient être l’objet de sarcasmes ou de
14Préface
critiques injustes. Ce serait au moins une preuve
de leur existence aux yeux d’un certain public…
Nous n’avons plus nos Louis Leroy ni nos
Louis Vauxcelles, mais des critiques béni-oui-oui
qui, de peur de passer à la postérité comme des
négateurs de nouveauté, préfèrent s’abstenir de
tout propos négatif et se groupent en une masse
compacte et grégaire pour encenser toujours les
mêmes noms et défendre les mêmes idées plus ou
moins creuses, comme, par exemple, le mythe de
la mort de la peinture…
Devant tant de déficiences et de lâcheté,
d’abandons et de compromissions, j’ai décidé de
prendre la plume pour défendre quelques artistes,
répondant en cela à une vocation, née dans mon
adolescence, de devenir critique d’art, mais vite
avortée devant les difficultés de survivre dans un
tel panier de crabes…
Les textes rassemblés ici sont présentés par or-
dre chronologique, ne serait-ce que pour souligner,
s’il le fallait encore, leur caractère de réponse à la
circonstance de leur genèse : souvent une expo-
15 Subjectiles I
*sition à la Galerie du Haut-Pavé , parfois
l’achat d’une œuvre ou la visite d’une exposition.

* Fondée en 1953, la Galerie du Haut-Pavé a pour voca-
tion de découvrir et de faire découvrir de jeunes artis-
tes représentatifs des différents courants de l’art con-
temporain.
Dès sa création par le père dominicain, le Père Vallée,
la galerie devient un lieu ouvert pour des jeunes artis-
tes alors inconnus, mal connus ou méconnus, comme
Bellegarde, Bryen, Deyrolle, Lardera ou Réquichot et
reçoit le soutien d’artistes confirmés : Dufy, Matisse,
Poliakoff, Soulages participent à des expositions col-
lectives au profit de l’association.
Cet exemple rare de solidarité et de convivialité, qui a
fait du Haut-Pavé une galerie différente et reconnue
du milieu de l’art, a toujours été préservé. Au cours des
années, de nouvelles générations d’artistes de toutes
nationalités y feront leur première exposition et con-
sacreront le Haut-Pavé comme une galerie d’essai, pa-
rallèle au circuit marchand et indispensable à la jeune
création. Nombreux sont les jeunes artistes qui y trou-
veront le soutien et les relations privilégiées nécessai-
res à l’épanouissement de leur travail. On peut citer les
noms d’Arman, Olivier Debré, Marc Devade, Bernard
Dufour ou Ange Leccia, mais aussi de nombreux au-
tres, dont la carrière moins visible n’en mérite pas
moins l’estime et l’attention, ou ceux qui encore jeunes
apportent chaque année leur propre part à l’art con-
temporain.
Sur ces mêmes principes, la Galerie du Haut-Pavé
continue d’accueillir chaque mois un artiste pour sa
première exposition personnelle. Il bénéficie de l’op-
portunité d’un regard critique, de contacts avec le mi-
16