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Théorie de l'art au XXe siècle

De
164 pages
Au XXe siècle l'art a connu des transformations importantes et a conquis de nombreux territoires. Ces changements ont été la conséquence, notamment, de la profonde remise en question du rationalisme et de l'ordre social bourgeois. Cette perspective d'analyse et de réflexion sur l'art du XXe s'articule aussi autour de concepts indispensables à sa clarté : modernisme, avant-garde, néo-avant-garde et post-modernisme.
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Isabel nogueira
eThéorie de l’art au xx siècle :
modernisme, avant-garde,
néo-avant-garde, postmodernisme Théorie de l’art
e
eAu xx siècle l’art a connu des transformations au xx siècle :
importantes et a conquis de nombreux territoires. modernisme, avant-garde,
Ces changements ont été amorcés vers le milieu
e néo-avant-garde, postmodernismedu xix siècle et ont été la conséquence de la
profonde remise en question du rationalisme
et de l’ordre social bourgeois, de la crise de
la représentation et du désir de découvrir et
d’expérimenter de nouveaux codes visuels.
L’objet artistique a été questionné du point
de vue de l’intérieur et du point de vue de
sa composante conceptuelle, à la base de sa
forme. Cependant, cette perspective d’analyse
eet de réflexion sur l’art du xx s’articule aussi
autour de concepts indispensables à sa clarté :
modernisme, avant-garde, néo-avant-garde et
post-modernisme. Il s’agit au fond d’accepter
que ces concepts fondent la compréhension
de l’art de la période en question et qu’ils
s’instituent en discours caractérisant le modus
operandi des divers mouvements artistiques
et autres tendances esthétiques. Cet ouvrage
se propose donc d’ajuster l’abstraction du concept
à la pratique artistique, historiciste et organique.
Isabel Nogueira est docteur en Sciences de l’art (Université
de Lisbonne, Portugal), chercheuse au Centre d’Études
eInterdisciplinaire du xx de l’Université de Coimbra, profes-
seur d’Histoire de l’art et de Culture visuelle et commissaire
d’exposition.
lmage de couverture : Crossing Over, Julião Sarmento, 1987.
Technique mixte sur toile (132,5 x 98 cm).
Collection de l’artiste.
Préface de Jacinto Lageira
ISbn : 978-2-343-00593-5
L’Ar T en bref 16,50 e L’Ar T en bref
e
Théorie de l’art au xx siècle :
Isabel Nogueira
modernisme, avant-garde, néo-avant-garde, postmodernisme
Isabel Nogueira









eThéorie de l’art au xx siècle :
modernisme, avant-garde, néo-avant-garde, postmodernisme


























Collection L’Art en Bref
dirigée par Claire Lahuerta et Agnès Lontrade
À chaque époque, l’art produit non seulement des œuvres qui nous
fascinent, mais des discussions qui les prolongent et nous passionnent. La
collection L’Art en bref souhaite participer activement à ce débat sans cesse
renouvelé.
Depuis sa création, L’Art en bref est orienté vers la diffusion de textes courts
et incisifs (100-130 pages) et a pour ambition particulière de publier des
écrits relatifs à l’art, de type critique, esthétique et plastique.
Engagés dans le champ de la philosophie, de l’histoire et de la théorie des
arts plastiques, les ouvrages sont essentiellement - mais non exclusivement -
ancrés dans la sphère de l’art contemporain. Le terme art contemporain
s’entend ici dans sa dimension transdisciplinaire : arts plastiques, esthétique,
littérature, poésie, architecture, danse, cinéma, théâtre, scénographie
plasticienne, etc.
La collection invite auteurs et chercheurs à manifester leur engagement
critique par une approche pertinente d’œuvres et de thématiques esthétiques.
Mêlant art et philosophie, la collection offre la possibilité de penser l’ouvrage
comme objet, en intégrant une reproduction d’œuvre en couleur libre de droit
comme première de couverture, et en choisissant, en accord avec le comité
de lecture, des illustrations noir et blanc, cohérentes avec le contenu de
l’ouvrage.
Dernières parutions :
L’ARTISTE OPPORTUNISTE. Entre posture et transgression
Maxence Alcalde, 2011.

CARNET CRITIQUE. Avignon 2009
Diane Scott, 2010.

UNE ESTHÉTIQUE DE L'ELLIPSE
Un art sans espace ni temps
Bruno Trentini, 2008.

TROIS PLAIDOYERS POUR UN ART HOLOGRAPHIQUE
Nicolas A. A. Brun, 2008
Isabel Nogueira








eThéorie de l’art au xx siècle :
modernisme, avant-garde, néo-avant-garde, postmodernisme








Préface de Jacinto Lageira

















L’Harmattan





lmage de couverture :
Crossing Over, Julião Sarmento, 1987.
Technique mixte sur toile (132,5 x 98 cm). Colection de l'artiste.

Édition en portugais :
Imprensa da Universidade de Coimbra/Coimbra University Press, 2012.






















© L’HARMATTAN, 2013
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-00593-5
EAN : 9782343005935 Sommaire



Préface ………………………………………………………………………. 9


Introduction ……………………………………………………………........ 13


1. Modernité, modernisme et avant-garde :
de l’art comme voie unique vers l’antiart ………..………………………… 15


2. Néo-avant-garde, postmodernité et postmodernisme :
art objectuel, suppression et éclectisme affirmatif………………………….. 69


Conclusion……………………………………………………………….... 129


Bibliographie …………………………………………………………..…. 135





















7








































Préface



Lorsque des termes comme « modernisme, avant-garde, néo-
avant-garde, postmodernisme » font déjà partie de l’Histoire, et
pas seulement de l’Histoire de l’art, la question immédiate qui
surgit est de savoir s’ils continuent d’avoir une actualité, s’ils
sont conceptuellement efficaces, s’ils possèdent quelque
validité ou légitimité dans le temps présent comme concepts du
présent. Qu’ils soient utilisés comme des concepts historiques
n’empêche naturellement pas une certaine actualité des
contenus et des définitions, mais pour une telle opération
historique il est nécessaire, précisément, d’établir ce que ces
termes signifient maintenant qu’ils sont intégrés dans une
Histoire générale, laquelle est toujours inévitablement une
Histoire au présent et à partir du présent. Du fait que tous ces
concepts soient pensés ici et maintenant, ils deviennent
nécessairement contemporains. On comprend que l’on entre
aussitôt dans un cercle vicieux – qu’est-ce que le
contemporain ? – et que la théorie de l’histoire de l’art précède
la pratique et l’effectivité de l’histoire ou, dit autrement, la
philosophie de l’Histoire précède toujours les événements et les
cas particuliers de l’histoire de l’art. Dans la majorité des cas,
cette pensée de l’Histoire avant toute analyse en art est
implicite, non dite, parfois non réfléchie par les auteurs qui
cependant font et écrivent une histoire de l’art qui n’explique
aucunement pour quelle raison telle ou telle période est plus ou
moins importante qu’une autre, pourquoi tel artiste est plus ou
moins un génie que tel autre, ou pourquoi le modernisme est
plus avant-gardiste que le postmodernisme. Le plus évident
dans cet aveuglement des historiens de l’art est que rarement
leurs jugements esthétiques ou, pour mieux dire, leurs pré-
jugements esthétiques, sont révélés, explicités et légitimés.
L’essai d’Isabel Nogueira, clair et synthétique, parcourant de
manière lucide la période qui va de l’Impressionnisme à
l’époque actuelle, a courageusement tenté de définir,
déterminer, circonscrire, ces termes et concepts, chose en rien
facile parce que, justement, l’observatrice fait partie de l’objet
9
historique qu’elle observe, lesquels se modifient mutuellement
en raison de ce regard historique sur l’histoire. Nous pouvons
dire, par exemple, que toutes les problématiques principales de
cette histoire sont convoquées et analysées, que l’essai est assez
complet – l’Histoire, toujours mouvante et fluente, ne peut
jamais être totale –, qu’il tente d’être objectif dans la
description et dans les typologies, mais l’auteure sait bien, et
elle le fait comprendre au lecteur, que toute écriture sur
l’histoire est non seulement elle-même histoire comme elle est
transformatrice de l’histoire que l’on écrit.
Prenons le cas de l’avant-garde et ce qu’elle implique. Un
peu plus d’un siècle après son apparition dans les débats
esthétiques, force est de constater que le concept d’avant-garde
n’est plus. Si sa naissance est repérable dans l’histoire des
idées, il est plus difficile d’en fixer l’abandon, généralement
situé vers le milieu des années 1970, puisqu’il est
progressivement supplanté par celle de postmoderne, et, surtout,
par celle d’« art contemporain ». Durant les vingt dernières
années, lorsqu’il est fait référence à l’« avant-garde », il s’agit
presque exclusivement des avant-gardes historiques, ou de
l’avant-garde américaine ou européenne de l’après seconde
guerre mondiale, très rarement de l’art actuel en train de se
faire, pouvant même donner un avant-goût de ce qui se fera. Or
si le terme n’est plus usité que comme une appellation
désormais historique, le fait de l’avoir remplacé par art
contemporain, démontre toujours que le besoin de placer
certaines productions artistiques à la pointe des
expérimentations se rattache encore à l’ancienne idée que tout
art important, intéressant ou nouveau est toujours devant, va
toujours de l’avant. Pour souligner cet ultime surgissement
inédit et fulgurant, on forgea récemment la notion d’« extrême
contemporain ».
Le maintien d’une périodisation immédiate et de sa saisie
immanente laisse cependant de côté certaines caractéristiques
du traditionnel terme d’avant-garde, telle que l’originalité à tout
prix, l’héroïsme, l’idée que l’art guide politiquement les masses,
qu’il est une avancée sociale, même si certains artistes ne
peuvent se départir de formes renouvelées d’émancipation et de
critique, issues quant à elles d’anciens projets avant-gardistes.
10
Toutefois, au moins structurellement, l’art contemporain bute
sur les mêmes questionnements que ceux de l’avant-garde,
puisqu’il s’agit encore de déterminer ce qui peut relever ou non
du contemporain, autrement dit ce qui importe ou est essentiel
dans une époque, en ce moment, maintenant, ou ce qui est en
exclu, en décalage ou passéiste. Selon que l’accent est mis sur
l’innovation formelle, sur la signification pratico-morale, ou les
deux ensemble, sera attribué ou non le label « contemporain ».
À première vue, il ne s’agit plus d’apprécier ce qui relèverait
uniquement du nouveau, de l’inédit, du choquant, de la pure
citation comme forme originale, du militantisme et de la
dénonciation virulente, la majorité des formes et des pratiques
étant relativement bien intégrés au monde de l’art. À regarder
plus attentivement, les artistes continuent à s’opposer sur le
terrain de l’inédit, du nouveau, cherchant à créer sur le plan de
la forme et du sens ce que personne n’avait encore réalisé. Sans
doute, les projet social, moral, politique et formel sont tout
autres, mais la qualité plastique demeure tout autant d’actualité
qu’à l’époque de Théodore Duret défendant « la peinture en
soi » ; savoir si l’on s’insère ou non dans le socio-politique, si
l’on peut ou non y échapper par un strict formalisme se retrouve
autant chez Gustave Courbet que chez Daniel Buren ; jusqu’à
quel point peut-on ou doit-on être le peintre d’histoire de son
époque est une question qui va d’Eugène Delacroix à Jeff Wall.
On a beau estimer que l’avant-garde a fait son temps, qu’il
s’agit d’un mythe, que nombre de ses réquisits n’étant plus
suivis cela n’a plus lieu d’être, que la chose et sa réalité ne
sauraient exister sans sa dénomination, il n’est pas certain qu’en
évacuant le terme on se soit débarrassé de ses contenus.
Dans la dernière partie de son essai, Isabel Nogueira aborde
la question cruciale de la fin de l’histoire de l’art qui, si le
diagnostic s’avérait justifié, remettrait en cause la vision
rétrospective de ce que l’on pensait être une histoire achevée,
voire absolument close. Si l’on songe à ce que pendant 2000
ans environ furent produits des « objets d’art » hors de l’histoire
de l’art, on comprend pourquoi se pose la question d’une fin,
car ainsi que le remarque Arthur Danto, si l’art et son histoire
sont apparus à tel moment, ils peuvent tout aussi bien
disparaître en tant qu’idées et concepts. Il y aurait toujours des
11
objets, mais dont le statut ne serait plus historiquement
artistique.
Toute histoire étant une construction et une réécriture
continuelles, il est bon de rappeler que l’insertion du concept
d’histoire de l’art dans le temps se fait déjà à partir d’un état et
d’une conception de l’histoire toujours pensée au présent,
qu’elle soit appliquée à l’actualité ou au lointain passé. Elle ne
peut cependant écarter les significations antérieures des
conceptions placées en perspective dans la temporalité actuelle.
Sommes-nous en mesure, aujourd’hui, d’accepter l’hypothèse
étrange de commencements divers et parfois opposés, ou bien
de saisir ces différentes étapes comme ayant fini par aboutir à
un seul et unique moment, à l’avènement de l’histoire de l’art et
non de l’art dans l’histoire ? Serions-nous ainsi condamnés à un
historisme assumant le relativisme des périodes et de leurs
significations ou à un historicisme conduit par la nécessité
implacable d’une téléologie des productions artistiques ? Partir
d’une pré-conception de l’histoire de l’art est donc inévitable
dans la mise au jour du commencement de sa définition. Selon
la critériologie adoptée, identifier un tel commencement dans
les Vies de Vasari, période où pour la première fois l’art est
appréhendé dans son acception moderne et contemporaine, n’a
pas du tout le même sens que de voir en Winckelmann le
créateur d’une discipline pourtant strictement rattachée à une
époque où la notion d’art n’existait pas. Ce dernier cas étant
plus que paradoxal : ou bien l’invention de l’histoire de l’art
traite d’objets qui n’ont jamais été de l’art pour leurs créateurs,
et elle n’est donc pas une histoire de l’art ; ou bien l’apparition
de cette notion permet de transformer en art tout ce qu’elle
touche en l’intégrant à elle, et elle est donc une histoire pour
l’art.
Dans son essai vif et ramassé, Isabel Nogueira livre d’utiles
outils et concepts, des repères et des articulations qui forment
une image juste et temporaire, car nécessairement située, d’une
histoire rendue vivante par la consignation des faits, des
événements, des moments et des phases, des enjeux et des
critiques, toute ces matières pratiques et réflexives qui forment
la trame de l’Histoire.
Jacinto Lageira
12
Introduction



eAu XX siècle, l’art connut des transformations très rapides
et définitivement conquérantes. Ces profonds changements sont
eà situer vers le milieu du XIX siècle et furent la conséquence
de la profonde remise en question du rationalisme et de l’ordre
social bourgeois, de la crise de la représentation – fortement
accentuée par les progrès de la photographie, dans les années
1840 et, à partir de 1895, par l’invention du cinématographe par
les frères Louis et Auguste Lumière –, et du désir profond de
découvrir et d’expérimenter de nouveaux codes visuels,
esthétiques et artistiques. De remettre en question l’objet à
partir de l’intérieur et de la composante conceptuelle qui est à la
base de sa forme.
Notre étude a pour objet de proposer une lecture de l’art du
e
XX siècle, lequel, à l’instar de ce nous avons dit plus haut,
epuise directement dans l’environnement artistique du XIX
siècle. Cependant, cette perspective d’analyse et de réflexion
s’articule autour de concepts indispensables à sa clarté :
modernisme, avant-garde, néo-avant-garde et postmodernisme.
Au fond, il s’agit d’abord d’accepter que ces concepts
fondent la compréhension de l’art de la période en question – le
eXX siècle – et qu’ils s’instituent en propos conceptuel
caractérisant le modus operandi des divers mouvements
artistiques et autres tendances esthétiques de fond. Nous nous
proposons ainsi d’ajuster l’abstraction du concept à la pratique
artistique concrète, historiciste et organique.










13







































1. Modernité, modernisme et avant-garde :
de l’art comme voie unique vers l’antiart



Le vocable avant-garde, ou “garde avancée”, est
étymologiquement d’origine militaire médiévale et signifie
“action avancée et informative”, par opposition à “arrière-
1garde”, “sécurité” et même “immobilité” . De concept militaire
et politique – y compris pour les mouvements politiques
efrançais du milieu du XIX siècle – le terme s’installa dans les
domaines de l’esthétique et de l’art en général. Et de la science,
2sans aucun doute . Avant-garde n’était pas seulement associée à
l’idée d’avancée, mais également à celle d’accélération, une
pré-vision de l’avenir. Comme si là résidait la vie véritable. Du
point de vue artistique, l’avant-garde chercha à stimuler la
transformation radicale de la société et de la culture. Elle toucha
divers domaines — littérature, musique, arts plastiques,
3 4cinéma , théâtre . Toutefois, l’emploi du vocable dans ce sens et
eavec cette conscience ne se fit pas avant le XIX siècle. Matei
Calinescu pense (1987) que, du point de vue historique, l’avant-
garde commença par dramatiser certains éléments constitutifs
de l’idée de modernité et finit par en faire la “pierre angulaire
de l’éthos révolutionnaire”. Selon le même auteur : « Ainsi, au
ecours de la première moitié du XIX siècle et même plus tard, le
concept d’avant-garde — tant sur le plan politique que sur le
plan culturel — n’était à peine plus qu’une version radicalisée

1 Voir, par exemple, ROUGE, Isabelle de Maison – A arte contemporânea.
Mem Martins : Editorial Inquérito, 2003, p. 118-119 ; CALINESCU, Matei –
As cinco faces da modernidade : modernismo, vanguarda, decadência, kitsch,
pós-modernismo. Lisboa : Vega, 1999, p. 93-95.
2 Cf. WEIGHTMAN, John – The concept of the avant-garde : explorations in
modernism. London : Alcove Press Limited, 1973, p. 20.
3 Cf., par exemple, CORAZON, Alberto (ed.) - Cine sovietico de vanguadia :
Tinianov, Kulechov, Dziga Vertov, Nedobrovo, Eisenstein. Madrid : Alberto
Corazon Editor, 1971 ; HUESO, Angel Luis – El cine y el siglo XX.
Barcelona : Editorial Ariel, 1998.
4 Consulter, par exemple, BORIE, Monique [et al.] – Estética teatral : textos
de Platão a Brecht. Lisboa : Fundação Calouste Gulbenkian, 1996.
15