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Un imaginaire institutionnel

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332 pages
Depuis les années 60, les oeuvres en forme de musées fictifs, de collections et d'archives se multiplient. Les artistes sélectionnent, inventorient, classent, des matériaux déjà constitués. De nombreuses expositions sont régulièrement consacrées à cet art de la collection et de l'archive. Ce livre s'attache à saisir ce que ces oeuvres "font" aux institutions qui les appréhendent. Porteuses d'un imaginaire institutionnel, elles réactivent des formes hétérodoxes de préservation et de diffusion de l'art que les artistes ont inventé dès le XIXe siècle.
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esthétiques
UN IMAGINAIRE INSTITUTIONNEL Musées, collections et archives d’artistes
Depuis les années 1960, les œuvres en forme de musées fictifs,de collections et d’archives se multiplient. Les artistes sélectionnent, prélèvent, inventorient, enregistrent, classent, documentent, cataloguent, exhibent des matériaux déjà constitués. De nombreuses expositions sont régulièrement consacrées à cet art de la collection et de l’archive ; quelques directeurs de musées en privilégient l’acquisition afin de renouveler leur approche de la collection. Ce livre s’attache à saisir ce que ces œuvres « font » aux institutions qui les appréhendent. Porteuses d’un imaginaire institutionnel, elles réactivent des formes hétérodoxes de préservation et de diffusion de l’art que les artistes ont inventées e dès lexixsiècle. Elles contribuent à instaurer de nouveaux modes de transmission des œuvres et à renouveler les rapports entre les artistes et leurs intermédiaires. Elles nous incitent dès lors à réévaluer les discours sur la « critique institutionnelle » parce que s’y jouent d’autres modalités d’investissement des institutions,plus pragmatiques, peut-être plus efficientes. L’auteur aborde ces questions à travers cinq pratiques artistiques, curatoriales et muséales exemplaires : la section « Musées d’artistes »de laDocumenta 5, The Great Wall of 1984de Glenn Lewis, les Inventaires des objets ayant appartenu à un habitant de…de Christian Boltanski,Between the Frames : the Forumd’Antoni Muntadas, la constitution d’espaces monographiques au sein des collections muséales, dont celle du Musée d’art moderne et contemporain de Genève. Anne Bénichouest professeur d’histoire et de théorie de l’art à l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur les archives, les formes mémorielles et les récits historiques issus des pratiques artistiques contemporaines et des institutions chargées de les préserver et de les diffuser. Elle travaille actuellement sur la mémoire et la transmission des œuvres éphémères et performatives.
En couverture : Christian Boltanski,Pour mémoire, 1974, CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux, inv.1990-04. Détail. Photo : F. Delpech.
34iSBN: 978-2-343-02322-9
esthétiques
Anne Bénichou
UN IMAGINAIRE INSTITUTIONNEL Musées, collections et archives d’artistes
ESTHÉTIQUESCollection dirigée par Jean-Louis Déotte Pour situer notre collection, nous pouvons reprendre les termes de Benjamin annonçant son projet de revue :Angelus Novus. « Enjustifiant sa propre forme, la revue dont voici le projet voudrait faire en sorte qu’on ait confiance en son contenu. Sa forme est née de la réflexion sur ce qui fait l’essence de la revue et elle peut, non pas rendre le programme inutile, mais éviter qu’il suscite une productivité illusoire. Les programmes ne valent que pour l’activité que quelques individus ou quelques personnes étroitement liées entre elles déploient en direction d’un but précis ; une revue, qui expression vitale d’un certain esprit, est toujours bien plus imprévisible et plus inconsciente, mais aussi plus riche d’avenir et de développement que ne peut l’être toute manifestation de la volonté, une telle revue se méprendrait sur elle-même si elle voulait se reconnaître dans des principes, quels qu’ils soient. Par conséquent, pour autant que l’on puisse en attendre une réflexion – et, bien comprise, une telle attente est légitimement sans limites –, la réflexion que voici devra porter, moins sur ses pensées et ses opinions que sur les fondements et ses lois ;d’ailleurs, on ne doit plus attendre de l’être humain qu’il ait toujours conscience de ses tendances les plus intimes, mais bien qu’il ait conscience de sa destination. La véritable destination d’une revue est de témoigner de l’esprit de son époque. L’actualité de cet esprit importe plus à mes yeux, que son unité ou sa clarté elles-mêmes ; voilà ce qui la condamnerait – tel un quotidien – à l’inconsistance si ne prenait forme en elle une vie assez puissante pour sauver encore ce qui est problématique, pour la simple raison qu’elle l’admet. En effet, l’existence d’une revue dont l’actualité est dépourvue de toute prétention historique est justifiée… » Caroline COPPEY,Claude Monet : A l’école de l’œil,2013. Claude AMEY,Le devenir autre de l’art. Littéralisation et distraction, 2013. Gaston JOSSE,La folie, cette passagère, pour une psychiatrie de combat,2013. Jean-Michel DURAFOUR,Brian de Palma. Épanchements : sang, perception, théorie, 2013. Philippe ROY et Alain BROSSAT (dir.),Tombeau pour Pierre Rivière, 2013.
Un imaginaire institutionnel Musées, collections et archives d’artistes
© L’HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Pariswww.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02322-9 EAN : 9782343023229
ANNE BÉNICHOU
Un imaginaire institutionnel Musées, collections et archives d’artistes
L’H A R M AT TA N
DU MÊME AUTEUR
LIVRE Muntadas Between the Frames : the Forum, Barcelone, Musée d’art contemporain de Barcelone, Col-lecció de la Col-lecció, 2011, éditions anglaise, espagnole et catalane, 188 p. (angl.), 284 p. (esp. et cat.).
DIRECTION D’OUVRAGE COLLECTIF Ouvrir le document. Enjeux et pratiques de la documentation dans les arts visuels contemporains, Dijon, Les presses du réel, 2010, 448 p.
À la mémoire d’Arlette Bénichou, ma mère
Sommaire
Avant-propos. . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . .11 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Des œuvres en forme de musées, de collections et d’archives. . . . . . . . . . . . . . . . . . .13 Généalogies des discours et des expositions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15 Repenser le musée en tant qu’espace d’inscription. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
LaDocumenta 5et les « musées d’artistes ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .33 Embrasser l’ensemble de la culture visuelle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .38 Une exposition synchronique et diachronique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .43 Une iconologie de l’art contemporain. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46 Élargir les prérogatives de l’artiste. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .55 Les artistes et le commissaire « auteurisé ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .64 Une intertextualité plutôt qu’une critique institutionnelle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .72 Vers le Musée des obsessions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .79
Glenn Lewis,The Great Wall of 1984.La domiciliation de l’art par correspondance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . 89 Une « histoire chuchotée de l’art » par correspondance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .92 Une domiciliation au moment de l’essoufflement des réseaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . .100 L’artiste en administrateur : la perméabilité des pratiques institutionnelles et artistiques. . . . . . . . . . . . . . . . .108 Entre critique et imaginaire institutionnels. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .122
Christian Boltanski,Les Inventaires des objets ayant appartenu à…Du monument à l’art de l’interprétation. . . . . . . . . . . . . . .131 Le régime allographique et la pérennité des œuvres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .133 Une œuvre à interpréter. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .136 Ébranler la logique du monument : remémoration et contemporanéité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .149 Le livre de l’œuvre : entre documentation et création, trace et réactivation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .156 Réinventer le sens de l’œuvre jusqu’à sa destruction sans fin. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .166 D’autres lieux de mémoire de l’art. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .175
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