Vallotton

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Ce livre est à la fois une biographie (la vie) et une étude de l’œuvre de Félix Vallotton (1865-1925).

Retrouvez les paysages, les natures mortes, les nus, les couchers de soleil, les xylographies, du plus Français des Suisses, et vice-versa.

L’auteur a connu l’artiste, puis s’est lié d’amitié avec sa veuve et ses beaux-enfants. L’édition originale de cet ouvrage est parue en 1931, 6 ans après la mort de Vallotton. À sa sortie, les critiques lui avaient tressé des louanges. Plus récemment en 2005, Marina Ducrey, auteur du catalogue raisonné de l’artiste, l’a commenté également en termes flatteurs. Elle en dit par exemple : « Aussi trace-il de Vallotton un portrait incisif, émaillé de quelques-uns de ses mots devenus légendaires. Il établit et analyse sa modernité, par opposition à l’étiquette de réactionnaire qui lui a été fréquemment accolée. »

Ce texte, indispensable pour qui veut mieux connaître Félix Vallotton, était indisponible depuis très longtemps. L'édition enrichie de VisiMuZ rajoute au texte de très nombreux commentaires sur les éléments de la vie de l’artiste découverts depuis, de nombreuses anecdotes relatives à ses œuvres, et plus de 230 photos de tableaux, dessins ou estampes, agrandissables en plein écran par simple-tap.

Pour chacun, les dimensions, la localisation (musée, collection) sont précisées. Cette édition est donc à la fois un livre de la catégorie « beaux-arts » et une biographie de référence. Le lecteur voit apparaître les différents tableaux au fur et à mesure de sa lecture, peut les consulter en plein écran, et les agrandir plus encore pour regarder un détail.


En replaçant les tableaux dans le contexte global de l’œuvre de l’artiste, en faisant comprendre au lecteur l’évolution artistique du peintre, VisiMuZ rend sa biographie plus attrayante et pédagogique.


Pour un livre d’art, voici au moins 5 bonnes raisons de préférer un livre numérique au papier :
- disponibilité permanente où que vous soyez, avec un encombrement minimal,
- adaptation de la taille des caractères à la vue de chacun,
- agrandissement des photos pour mise en valeur des détails, et tableaux mis en valeur, encadrés par la tablette.
- création d’une photothèque personnelle avec les photos de l’ebook,
- constitution d’une bibliothèque « beaux-arts » pour un budget très raisonnable.


Publié le : lundi 21 septembre 2015
Lecture(s) : 13
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791090996175
Nombre de pages : non-communiqué
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Avant-propos

La collection VisiLiFe a pour objet l'édition ou la réédition de biographies de référence de peintres célèbres. Ces biographies sont celles qui sont systématiquement évoquées par les biographies postérieures qui puisent abondamment à leur source. Les auteurs sont des écrivains au style très agréable, ils connaissent personnellement les artistes dont ils évoquent la vie et l’œuvre. Ces biographies avaient un défaut : elles étaient parfois frustrantes à lire quand on n'avait pas en mémoire les tableaux évoqués par l'auteur. Avec le numérique, cet obstacle est levé et les ouvrages de la collection VisiLiFe incluent systématiquement les œuvres en regard des textes pour une meilleure compréhension du travail de l'artiste et surtout un plus grand plaisir de lecture. Vous pouvez agrandir chaque photo en pleine page par un simple-tap. Le détail de la navigation est indiqué ci-après. Vous pouvez évidemment annoter votre livre numérique. La visite virtuelle ne remplace pas la visite réelle. Aussi nous vous indiquons en fin d’ouvrage la localisation des œuvres que vous avez pu admirer au cours de votre lecture. Grâce au numérique, vous pouvez enfin profiter pleinement des illustrations en les agrandissant.

Quelques conseils pratiques d'utilisation

Votre livre est un e-book.

1) Malgré tout le soin apporté à sa réalisation, les programmes de lecture actuels connaissent quelques défauts de jeunesse, qui peuvent altérer l'affichage de plusieurs caractères. Ainsi, sur certains lecteurs, les espaces insécables peuvent dans quelques polices ne pas être gérées. Dans ce cas, il apparaît un petit carré au lieu d'une espace. Le choix d'une autre police de caractères permet de contourner le problème. De même, l'agrandissement du corps des lettres peut poser quelques soucis d'ajustement pour les images. Ici, il suffit de changer la taille des caractères pour améliorer l'affichage. Enfin, les césures sont traitées selon des règles anglo-saxonnes et ne respectent pas encore les règles francophones.
Mais votre livre numérique est aussi un livre enrichi, pour vous donner plus de plaisir en regardant les photos des œuvres.

2) Affichage des œuvres en pleine page. Par simple-tap dans le corps du texte sur la photo de l’œuvre, on affiche celle-ci en pleine page. Un double-tap permet alors l'affichage en plein écran. Un autre double-tap retourne à l'affichage pleine page. On peut revenir à la page du texte en cliquant sur la zone en bas à gauche « Revenir à la p. xxx » ou sur la croix en haut à gauche, selon les lecteurs.

3) Biographie des artistes. Lorsque vous lisez votre livre en étant connecté à Internet, vous pouvez, par simple-tap sur le nom des artistes, lorsqu'il est indiqué dans le cartel des œuvres, accéder aux notices biographiques qui leur sont consacrées au sein de l'encyclopédie libre Wikipédia. Attention : pour ne pas alourdir la lecture, ces liens ne sont pas signalés.

4) À la fin du livre, vous pouvez afficher un diaporama de toutes les œuvres présentes dans l'ouvrage. Le cartel est rappelé en bas de chaque page.

5) Les dates de certaines vies d'artistes ou de création des œuvres peuvent être imprécises.
Nous avons choisi d'indiquer les incertitudes de la manière suivante :
  • be : between ou entre
  • ca : circa ou vers
  • an : ante ou avant
  • po : post ou après

Nous sommes très attentifs à vos impressions, remarques et critiques concernant le fond et la forme des ouvrages publiés par VisiMuZ. N'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires à l'adresse suivante :
guides@visimuz.com

Introduction de l'éditeur

La première édition de ce livre a été publiée aux éditions Rieder dans la collection Maîtres de l'art moderne en 1931, c'est-à-dire un peu plus de cinq ans après la mort de l'artiste. Lors de sa parution, la veuve de Vallotton, Gabrielle, était encore vivante. Gaston Poulain écrira après sa disparition, en 1932 : « Je l’entends exprimer, avec une émotion qu’elle savait contenir, […] la joie légitime qu’elle éprouva lorsque parut le Félix Vallotton de M. Charles Fegdal [*] ».

Charles Fegdal avait connu personnellement l'artiste, et tissé après sa mort des liens d'amitié avec sa famille. Cela rend son livre particulièrement vivant et documenté aux meilleures sources. Mais la trop grande proximité avec la famille de l'artiste empêchait aussi l'auteur d'évoquer certains épisodes de la vie privée du peintre. Notre édition, réalisée plus de 80 ans après, complétée et enrichie, permet de remettre en lumière le contexte de la réalisation de certaines œuvres.

Il a fallu attendre 2005 et le colossal travail de Marina Ducrey pour disposer d'un catalogue raisonné des peintures de Vallotton[**]. Il répertorie 1 702 tableaux.

Le peintre avait lui-même initié ce travail en notant au jour le jour dans des carnets les œuvres réalisées et en leur attribuant un numéro. Il avait appelé ces carnets son « Livre de raison » (dans la suite de cette biographie, l'auteur parle de la « Nomenclature descriptive » des tableaux). Le « Livre de raison » comprend 1 602 entrées, dont environ 1 300 peintures. Mais certains tableaux avaient été omis, d'autres avaient été regroupés sous un seul numéro.

Les estampes avaient été cataloguées dès 1972 dans le Catalogue raisonné de l'œuvre gravé et lithographié établi par ‎Maxime Vallotton, neveu de l'artiste, et Charles Goerg[***].

Pour chacune des œuvres, nous avons indiqué le numéro dans le catalogue précédé d'un 'D' (pour Ducrey) pour les peintures et de 'VG' (pour Vallotton-Goerg) pour les estampes. Les dessins parus dans la presse ou dans des livres ne portent pas de référence, sinon éventuellement celle de leur date de parution.

Après insertion dans le texte des reproductions de tableaux et des commentaires de VisiMuZ, le chapitre III est devenu très important et nous avons choisi d'insérer des sous-titres (de III. 1 à III. 8), afin de faciliter la navigation et la recherche thématique.

Dans l'édition originale de l'ouvrage de Charles Fegdal (1931), les reproductions étaient regroupées en 2e partie (hors-texte) et numérotées de 1 à 60. Nous avons pour notre part choisi de rendre la lecture plus aisée en rapprochant les œuvres du texte qui les évoque.

L'iconographie a été particulièrement difficile à réunir, car de très nombreux tableaux de l'artiste sont encore dans des collections privées, donc à l'abri des regards du public.

Nous adressons nos très sincères remerciements aux musées des Beaux-Arts de Lyon et de Rouen qui nous ont aidé dans notre démarche et nous ont permis d'enrichir l'iconographie de cet ouvrage.

Notre édition présente les œuvres avec leur localisation de 2015, mais nous avons respecté les indications de collection ou de musée précisées par l'auteur. La localisation actuelle des tableaux est, lorsqu’elle est connue, indiquée systématiquement dans les cartels. Elle est souvent différente de celle indiquée par l’auteur en 1931, soit parce que les tableaux sont entrés dans des musées, soit parce que les musées ont eux-mêmes changé. Par exemple, si l’auteur indique musée du Louvre, ou musée du Luxembourg, on doit lire musée d'Orsay.

Chaque fois que l'auteur a cité un tableau et que l'on pouvait lever l'ambiguïté sur l'identité de ce tableau, nous avons ajouté la référence au catalogue raisonné entre crochets.

Les cartels des tableaux présentent un fond différent selon la notoriété des tableaux représentés. Gris pour les tableaux les moins connus, bleu lorsque leur notoriété est plus importante, rose lorsqu’il s’agit d’œuvres devenues des icônes universelles de la peinture.

Tableaux, dessins, lithographies sont souvent commentés lorsque des informations complémentaires peuvent enrichir la lecture (en italique et avec un fond légèrement rosé pour indiquer que cette note n’est pas issue du texte originel). L'abréviation V. (VisiMuZ) précise qu'il s'agit d'un ajout de l'éditeur.

Nous avons pris la liberté d’ajouter quelques notes (numérotées à partir de 100) lorsque les connaissances du XXIe siècle peuvent venir en complément ou en contradiction avec celles d’il y a 80 ans.


Les icônes des tableaux sont agrandissables par simple-tap. Ceux-ci peuvent être vus ensuite en plein écran via un double-tap.

En couverture : Le Retour de la mer, Musée d'Art et d'Histoire, Genève.
Photo : VisiMuZ.


Première édition : septembre 2015
Dépôt légal : septembre 2015
N° éditeur : 9791090996175

[*]. Paru dans Comœdia, n° 3602, 26 octobre 1932, cité dans La Vie est une fumée – Lettres et écrits choisis, Éditions Mille et Une Nuits, 2006.

[**]. Marina Ducrey, avec la collaboration de Katia Poletti, Félix Vallotton (1865-1925). L’Œuvre peint. Volume I : Le Peintre ; volumes II et III : Catalogue raisonné, Milan, 5 Continents Éditions,‎ 2005.

[***]. Maxime Vallotton et Charles Goerg, Félix Vallotton, catalogue raisonné de l’œuvre gravé et lithographié, illustré des 237 estampes de Félix Vallotton répertoriées et décrites, et parfois du dessin préparatoire ou des variantes de tirage, ‎Genève, Bonvent, 1972.

I. Introduction de l'auteur

Dans son Journal, à la date du 22 décembre 1921, Félix Vallotton écrivait : « La vie est devenue si dure et le problème de tenir si journalier que les fronts ne se dérident plus, chacun se tient sur la défensive et plus près que jamais de ses intérêts, – ou de ce qu’il croit tel. Je fais un bilan mental de cette année. Pas trop mal travaillé, malgré l’atmosphère susdite, et, au tableau, quelques morceaux de résistance. Santé moins bonne, j’ai parfois de graves appréhensions ; la fin douloureuse du pauvre Cottet, qui sombre dans le gâtisme, me donne des frissons… Dans cinq jours, j’atteins cinquante-six ans. C’est largement le revers de la pente. Il me semble qu’il n’y a que des semaines qu’on m’appelait « le petit Vallotton ». La vie est une fumée ; on se débat, on s’illusionne, on s’accroche à des fantômes qui cèdent sous la main, – et la mort est là… » Hélas ! y aurait-il des mots qui perçoivent ou qui forcent la destinée ? Quatre ans plus tard, la mort, sournoise, rapide, inexorable, a frappé Vallotton en pleine vie de labeur, en plein épanouissement de sa maîtrise.

Car Vallotton fut un maître sans l’avoir su lui-même, sans que le peu de gens qui s’en doutaient eussent osé ou voulu le proclamer. Vallotton fut un maître que les élèves ne suivirent pas ; mais, aujourd’hui, l’enseignement donné par son œuvre hautaine commence à fournir le substantiel aliment de toute une jeunesse éprise de savoir, d’ordre, de mesure et de vérité.

Félix Vallotton est né le 28 décembre 1865 à Lausanne, dans une maison de la vieille ville, place Haldimand. Il était issu d’une famille française du Jura, venue s’installer à Vallorbe à la révocation de l’édit de Nantes. En devenant Français, par décret présidentiel du 3 février 1900, il ne faisait que réintégrer la nationalité de ses ancêtres[100].

De taille peu élevée, d’aspect correct, froid et distant. Gestes sobres et paroles mesurées. Son visage, avec sa bouche aux lèvres minces, paraissait fermé, malgré un sourire à fleur de muscles et un regard qui pénétrait, clair et aigu. Sa réserve, sa froideur, qu’on n’a pas manqué de qualifier suisses et huguenotes, cachaient une ardeur, une flamme toute française. Il était silencieux, parce que son amour pour les choses et les gens, par la connaissance qu’il venait d’en acquérir, allait tout près du mépris. Une sorte de timidité native, mêlée à quelque torturant orgueil, avait peu à peu refoulé sa tendresse. Le silence et le repliement sur soi firent de Félix Vallotton un observateur continuel, de plus en plus exercé et affilé. De cette clairvoyance réticente naît une extrême pudeur des idées et des sentiments, en même temps qu’une impossibilité de négliger jamais le détail juste, mais impitoyable. Esprit concis et mordant. Humour qui procède d’une satire, d’une ironie de forme et de fond essentiellement latins : il ne recule pas devant la stricte, la dure ou l’effroyable réalité qui se fait banale pour nous tromper et s’imposer. Intelligence prompte à saisir les plus subtils degrés entre les rapports et les équivalences ; culture la plus profonde, mais aussi la plus discrète. Son amitié, son intimité étaient peu accessibles ; il suffisait cependant que quelqu’un lui plût et semblât le comprendre, pour qu’il se découvrît tout à coup accueillant, cordial et enjoué. Il donnait parfois ainsi, sans compter, une verve inattendue où se croisaient pêle-mêle les réminiscences et les inventions, la fantaisie et la gravité, le scepticisme et l’enthousiasme, l’urbanité par tempérament et la rosserie par jeu.

L’artiste, en Vallotton, reflète l’homme, ou, plutôt, il le transpose. On lui a souvent reproché la froideur, on l’a qualifié de « prophète du dégrisement », alors qu’au contraire il nous échauffe et nous étourdit ; mais sa griserie n’est pas de celle qui viendrait d’un magnum de Champagne, ni même d’une bouteille de vieux bourgogne, – elle nous vient comme d’un gobelet de liqueur au parfum inattendu et subtil, dans lequel, dès qu’on a bu et su déguster en gourmet, on trouve une accélération de vie supérieure à bien des ivresses. La froideur de Vallotton n’est qu’une apparence, un piège qu’il tend à ceux qui doivent le comprendre ; elle n’est que l’expression d’une pudeur invincible et, pour lui, délectable. Peinture glacée, a-t-on dit ; mais c’était alors au temps où s’épanouissaient les outrances d’un lyrisme sans frein ni ordre. On a dit encore qu’il n’émeut pas, que « sa passion est toute cérébrale ». Nous évoquons, entre cent et cent toiles, ses Baigneuses aux bords de Seine [D982, Kunstmuseum Winterthour], tel Paysage de Dordogne, telle Seine aux Andelys dans les vapeurs flottantes et légères d’un clair matin, tel Nu couché, telle Baigneuse à mi-cuisses dans l’eau, et nous constatons que Vallotton provoque graduellement le sursaut, la réflexion, la rêverie, donc l’émotion. Et cette émotion est obtenue par une âpre franchise, à laquelle, d’abord, pour jouir de l’art vallottonnien, nous devons nous soumettre après l’avoir sentie.

Nu couché sur un tapis rouge
[1] Nu couché sur un tapis rouge, 1909, huile sur toile, 73 x 100 cm, musée du Petit Palais (fermé), Genève D747
[2] La Seine près des Andelys, 1916, huile sur toile, 64,7 x 80,9 cm, collection particulière D1181
La Seine près des Andelys
La Dordogne à Carennac
[3] La Dordogne à Carennac, 1925, huile sur toile, 73 x 60 cm, collection particulière D1666
Le Jardin du Luxembourg
[4] Le Jardin du Luxembourg, 1895, huile sur toile, 54 x 73 cm, collection particulière D188
Place Clichy
[5] Place Clichy, 1901, huile sur carton, 43,5 x 57,2 cm, collection particulière D365
Le Pont Neuf
[6] Le Pont Neuf, 1901, huile sur carton, 37 x 57 cm, Kunstmuseum, Winterthour D366

La science du peintre, en Vallotton, est étonnante et profonde. En conformité avec le poète, il conçoit bien et il énonce clairement. Son analyse est serrée, littérale ; mais elle pénètre, elle décrit, elle suggère avec tant d’intelligence incisive que, devant des vérités devenues soudain éclatantes, on demeure comme bouleversé. Harmonies colorées déconcertantes, dissonances de tons, registre triste, a-t-on dit souvent de l’aspect de ses toiles. Il suffit de les approcher, de discerner les infinies modulations des tons, la justesse prodigieuse des équilibres, la vie quasi miraculeuse des lignes et des couleurs, pour apercevoir de quelles innombrables ressources était riche la palette de Vallotton.

Un jour, Octave Mirbeau, – qui le raconte dans sa 628-E8, – est reçu à souper chez un industriel de Cologne. Il n’y a là, accrochés aux murs, que des tableaux français « choisis avec une décision d’art hardie et très sûre ». Mirbeau ressent un vif plaisir. Il s’attarde devant des Femmes au bain de Vallotton. Et, alors, il met dans la bouche de son hôtesse ces paroles, expression de son propre sentiment : « … Je suis choquée de voir que M. Vallotton n’a pas encore conquis, chez vous, la situation qu’il mérite et qu’il commence à avoir en Allemagne… Nous le tenons pour un des artistes les plus personnels de sa génération. C’est vraiment un maître, si ce mot a encore un sens aujourd’hui. Son art très difficile, très volontaire, très savant, un peu farouche, ne tend pas à nous émouvoir par les petits moyens sentimentaux… Ce qui me plaît si fort en lui, c’est cette constante et claire recherche de la ligne, des combinaisons synthétiques de la forme, par où il atteint très souvent à la grande expression décorative. Je trouve qu’il y a, en lui, la force sévère, la tenue puissante des grands classiques… » Écrites en 1908, ces lignes de Mirbeau purent passer pour prophétiques. Vallotton allait seulement commencer d’être connu et recherché. Et, dix-sept ans plus tard, laissant une œuvre probe et solide, sortie d’un art qui ne peut vieillir, Félix Vallotton finissait de réaliser ce qu’un grand écrivain, esprit averti et pénétrant, avait, depuis longtemps déjà, compris, découvert et expliqué.

[7] Femme et servante au bain, 1896, huile sur carton, 52 x 66 cm, collection particulière D215
Femme et servante au bain
Baigneuses dans un paysage
[8] Baigneuses dans un paysage, 1902, huile sur toile, 48,9 x 64,8 cm, collection particulière D441

Notes du chapitre

[100]. Cette petite phrase a fait couler beaucoup d'encre… en Suisse. Dans le catalogue raisonné établi en 2005, Marina Ducrey cite cette phrase et ajoute : « Fegdal, en l’occurrence, n’a fait que suivre les injonctions de Gabrielle Vallotton, soucieuse de ne pas voir trahie la mémoire de son mari : « Je tiens essentiellement que l’on sache partout qu’il était Français non seulement par goût mais par ascendant » lui a-t-elle écrit, arguant d’une lettre de Vallotton dans laquelle il reconnaissait : […] l’acte volontaire et réfléchi que j’ai fait en me ralliant au pays à qui je dois mon origine ancienne, ma langue, ma formation et toutes les habitudes de pensée. » Mais Marina Ducrey ajoute aussitôt « Reste que Vallotton est bien Suisse d’ascendance, et non point depuis la révocation de l’Édit de Nantes mais depuis la fin du XVe siècle déjà, époque à laquelle son premier ancêtre connu s’est établi à Vallorbe. »

[*] Ducrey, Marina, avec la collaboration de Katia Poletti. Félix Vallotton, 1865-1925. L’ Œuvre peint. Tome 1, page 23, Lausanne, 5 Continents ; fondation Félix Vallotton ; Institut suisse pour l'étude de l'art, 2005. 3 volumes.

II. Débuts à Paris, gravure sur bois

Félix Jazinski tenant son chapeau
[9] Félix Jazinski tenant son chapeau, 1887, huile sur toile, 65,5 x 60,5 cm, Ateneum, Helsinki D60
[10] Le Haut-de-forme, Intérieur ou La Visite, 1887, huile sur toile, 32,7 x 24,8 cm, musée André Malraux (MUMA), Le Havre D50
Le Haut-de-forme, Intérieur ou La Visite
[11] Félix Jasinski dans son atelier de graveur, 1887, huile sur toile, 26 x 37,5 cm, collection particulière D38
Félix Jasinski  dans son atelier de graveur
[12] Portrait de Félix Jasinski, 1887, huile sur toile, 37,5 x 27 cm, collection particulière D41
Portrait de Félix Jasinski
Les Charbonnières
[13] Les Charbonnières, 1889, huile sur toile, 24,5 x 32,5 cm, musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne D87
V. – Durant l'été 1889, Vallotton rentre en Suisse pour voir sa famille. Il passe par le Jura et s'arrête au hameau des Petites-Charbonnières (au nord du canton de Vaud, près du lac de Joux). Cette période correspond à un état dépressif, Félix se pose de nombreuses questions sur son talent et ses chances de réussite. Ceci explique pourquoi il va bientôt laisser de côté la peinture pour la gravure sur bois.
Le Port de Pully
[14] Le Port de Pully, ca 1890, huile sur toile, 51 x 74 cm, musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne D114
[15] Jeune fille peignant, 1892, huile sur bois, 32,5 x 41 cm, collection particulière D121
Jeune fille peignant
V. – Félix a fait la connaissance d'Hélène Chatenay en 1889. C'est une ouvrière, ils ne sont pas du même milieu social, et un mariage est inenvisageable. Elle devient la maîtresse de Félix et le restera jusqu'au mariage de ce dernier en 1899. En juillet 1892, Félix et Hélène, que Félix appelle toujours « la Petite », ont séjourné à Ballancourt-sur-Essonne, avec leur ami graveur Félix Jasinski. Cet été-là, Hélène a commencé à peindre, elle s'interrompt ici pour regarder Félix en train de la peindre.
Le tableau a été vendu par Sotheby's le 30 mai 2011 à Zurich pour 122 500 CHF (prix d’adjudication avec les frais).
La Malade, Hélène Chatenay
[16] La Malade, Hélène Chatenay, 1892, huile sur toile, 74 x 100 cm, collection Josefowitz, Lausanne D118
[17] Cuisinière aux fourneaux, 1892, huile sur bois, 33 x 41 cm, collection particulière D120
Cuisinière aux fourneaux
Le Bain, soir d'été
[18] Le Bain, soir d'été, 1892, huile sur toile, 97 x 131 cm, Kunsthaus Zürich D140
V. – Ce tableau s'éloigne de la veine réaliste rencontrée dans les œuvres précédentes, au profit d'une synthèse issue de son expérience de graveur, et d'une ironie féroce. Vallotton avait été approché l'année précédente pour faire partie des Nabis. Il expose ce tableau à l'automne 1893 aux Indépendants. Il a alors été violemment critiqué par le public et la presse.
Environs de Lausanne
[19] Environs de Lausanne, 1893, huile sur bois, 24 x 34 cm, collection particulière du comte de Ricci, Paris D155
V. – Les tableaux de 1892-1893 sont les derniers exposés avant plusieurs années pendant lesquelles Vallotton va s'adonner surtout à la gravure sur bois (xylographie). En 1893, Félix rejoint le groupe des Nabis et y gagne le surnom de « Nabi étranger ».
[20] Baigneuse aux roseaux, 1895, huile sur toile, 98 x 130 cm, collection particulière D190
Baigneuse aux roseaux
V. – Une annotation a permis d'identifier le modèle comme étant Hélène Chatenay.
Au marché (La Marchande de fruits et légumes)
[21] Au marché (La Marchande de fruits et légumes), 1895, huile sur toile, 70 x 55,5 cm, collection particulière D196
V. – D'autres tableaux de Paris des années 1892 à 1900 sont évoqués plus loin, au chapitre VI, dans la collection Guérin.

Tout de suite, Vallotton s’empare de la technique du bois, il se l’assimile, il y innove, – en ce sens qu’il donne au bois, le premier sans doute, une utilisation moderne. Les masses de noir et blanc vont seules ordonner ses effets, les hachures et les croisés restent à l’abandon, ses sujets seront pris dans la vie quotidienne, leur esprit profond sera pictural, humoriste, décoratif. Vallotton trouve dans le bois la matière propre, bien adaptée à l’expression de ce qu’il a à dire. Ce qu’il nous dit, par ses bois gravés, fournit à notre œil et à notre cerveau des appas singuliers. Portraits, scènes de la rue, images de la vie, même les baigneuses et les paysages de montagnes, tout cela, dans l’œuvre gravé de Vallotton, est sous le signe de la picturalité et de l’ironie. Partout, ses noirs et ses blancs se placent selon les grands rythmes de la lumière, selon des architectures-lois qui semblent intransgressibles, selon un subconscient d’une puissance telle que, malgré soi, dans ces seuls blancs et noirs, on discerne la couleur. Partout, la vérité tranchante de l’observation, la mesure et l’inattendu dans le mouvement, la restriction du moyen pour mieux traduire un sujet vaste, nous mettent sur le plan particulier de cette εɩ̉ρωνεɩ́α (eirôneia) chère à l’Hellade antique, ironie faite de constatations, – constatations où fleurissent la satire réticente, le rire intérieur et la pudeur, avec la pitié dissimulés.

Il faut abstraire la Tête de vieille femme de l’œuvre gravé de Vallotton. Ce n’est là qu’un essai. On peut le citer à titre documentaire. Le premier bois, en 1891, est le Verlaine. Tour à tour, Vallotton s’attache à rendre les lignes fondamentales de visages derrière lesquels il se passe quelque chose. Il nous emmène vers le secret des êtres, par des transpositions calculées ou seulement perçues, par des jeux et une science qu’on pourrait dire de poète, parce qu’il est impossible de rien changer au poème une fois qu’il est « fait ». Et ces poèmes de Vallotton se nomment : les portraits de Wagner, Berlioz, Baudelaire, Schumann, Edgar Poë, Dostoïewski, auxquels s’ajoute la Collection de neuf portraits exécutés pour l’éditeur Joly : Rochefort, Mounet-Sully, Louise Michel, Péan, Brunetière, Clemenceau, Rothschild, Séverine, Yvette Guilbert.

Mais il faut admirer le Dostoïewski ; la concision du graphisme et la plénitude de l’expression en font un véritable chef-d’œuvre.

Théodore Dostoiewski
[22] Théodore Dostoiewski, 1894, xylographie, 25,6 x 20,6 cm, VG163

La suite dans la version complète du livre…

Localisation, bibliographie

Localisation

Les musées et collections sont indiqués ci-après pour les tableaux. Les estampes, tirées à de multiples exemplaires, ne sont pas reprises dans cette section.

Amérique
États-Unis
  • voir livre complet
Europe
Allemagne
  • idem
Finlande
  • Helsinki, Ateneum
    [9] Félix Jazinski tenant son chapeau, 1887 (D60)
France
  • Le Havre, musée André Malraux
    [10] Le Haut-de-forme, Intérieur ou La Visite, 1887 (D50)

  • Paris, collection particulière du comte de Ricci, Paris
    [19] Environs de Lausanne, 1893 (D155)
Russie
  • voir livre complet
Suisse
  • Genève, musée du Petit Palais
    [1] Nu couché sur un tapis rouge, 1909 (D747)
  • Lausanne, collection Josefowitz
    [16] La Malade, Hélène Chatenay, 1892 (D118)
  • Lausanne, musée cantonal des Beaux-Arts
    [13] Les Charbonnières, 1889 (D87)
    [14] Le Port de Pully, ca 1890 (D114)
  • Winterthour, Kunstmuseum
    [6]Le Pont Neuf, 1901 (D366)
  • Zürich, Kunsthaus
    [18] Le Bain, soir d'été, 1892 (D140)

Quelque part
Localisation inconnue
  • collection particulière
    [2] Souvenir des Andelys, 1916 (D1152)
    [3] La Dordogne à Carennac, 1925 (D1666)
    [4] Le Jardin du Luxembourg, 1895 (D188)
    [5] Place Clichy, 1901 (D365)
    [7] Femme et servante au bain, 1896 (D215)
    [8] Femmes jouant dans un paysage, 1902 (D441)
    [11] Félix Jasinski dans son atelier de graveur, 1887 (D38)
    [12] Portrait de Félix Jasinski, 1887 (D41)
    [15] Jeune fille peignant, 1892 (D121)
    [17] Cuisinière aux fourneaux, 1892 (D120)
    [20] Baigneuse aux roseaux, 1895 (D190)
    [21] Au marché (La Marchande de fruits et légumes), 1895 (D196)

Bibliographie

ŒUVRES ÉCRITES PAR FÉLIX VALLOTTON
Journal de Félix Vallotton (fragments).
Nomenclature descriptive des tableaux de Félix Vallotton (1890 à 1925).
L'Homme fort, pièce en un acte, en prose, au théâtre du Grand-Guignol, Paris, 1907-1908.
Art et Guerre, publié par Les Écrits nouveaux, n° de décembre 1917.
La Vie meurtrière, roman, au Mercure de France, 15 janvier-15 mars 1927, publié par Les Lettres de Lausanne, avec sept dessins de l'auteur ; préface d'André THÉRIVE, Lausanne, 1930.

PAR DATE
• MEIER-GRAEF, Julius. Félix Vallotton (biographie de cet artiste, avec la partie la plus importante de son œuvre éditée et différentes gravures originales et nouvelles. En texte allemand et français. Paris, Édouard Sagot, Berlin, J.-A. Startgardt, 1898.)
• MIRBEAU, Octave. Préface au Catalogue de l'exposition Félix Vallotton. janvier 1910.
• BUDRY, Paul. Félix Vallotton ou le retour à l'impassible, Lausanne, 2eCahiers vaudois, 1914.
• HERVIEU, Louise. Vallotton, Nantes, La Gerbe, 1918.
• VAUXCELLES, Louis. Félix Vallotton, Figaro artistique, 4 février 1926.
• HAHNLOSER-BÜHLER, Hedy. Félix Vallotton, tirage à part, en allemand, du Das graphische Kabinet, Winterthour, 1926.
• THÉRIVE, André. Préfaces à l'édition de La Vie meurtrière de 1927 et à l'édition de 1930.

AUJOURD'HUI. Félix Vallotton (n° entièrement consacré à), hebdomadaire de Lausanne, 13 février 1930.

Les pages les plus significatives ou importantes, dans les livres, les revues ou les journaux, parurent sous les signatures de : Thadée NATANSON (Revue Blanche, 1893 à 1901) ; Jules RENARD (son Journal) ; Roger MARX (Le Voltaire, 1893) ; Félicien FAGUS (Revue Blanche, 1902-1903) ; Octave MIRBEAU (La 628-E8, Paris, 1908) ; Pierre GOUJON (Gazette des Beaux-Arts, 1909) ; Henri BÉRAUD (Bonsoir, 1919) ; Léon WERTH (Quelques peintres, Paris, 1923) ; Pierre DUCOLOMBIE (L'Amour de l'Art, Art et Décoration) ; Pierre COURTHION (Panorama de la peinture française contemporaine, Paris, 1927)  Michel PUY (Les Marges) ; Waldemar GEORGES (L'amour de l'Art) ; André SALMON ; Robert REY ; Paul FIÉRENS.


À L'ÉTRANGER. Nombreuses études parues en Suisse, dans les revues de Lausanne et de Zurich, en Allemagne, en Hollande. Le New-York Herald a consacré une très importante étude sur : Les Bois (1892-1896) de Félix Vallotton.


Bibliographie postérieure ajoutée par VisiMuZ

• HAHNLOSER-BÜHLER Hedy, Félix Vallotton et ses amis, A. Sedrowski éditeur, Paris, 1936.
• VALLOTTON, Maxime et GOERG, Charles. Félix Vallotton, catalogue raisonné de l’œuvre gravé et lithographié, illustré des 237 estampes de Félix Vallotton répertoriées et décrites, et parfois du dessin préparatoire ou des variantes de tirage, ‎Genève, Bonvent, 1972.
• VALLOTTON, Félix, Félix Vallotton : documents pour une biographie et pour l'histoire d'une œuvre, documents rassemblés par Gilbert Guisan et Doris Jakubec, 1973, Lausanne, Paris : La Bibliothèque des Arts, 1973.
• BUSCH Günter, DORIVAL Bernard, GRAINVILLE Patrick, JAKUBEC Doris. Vallotton, La Bibliothèque des Arts, 1985.
• DUCREY Marina, FRÈCHES-THORY Claire, FOSSIER François, BRACHLIANOFF Dominique, MOREL Jean-Paul, LA BRUNIÈRE (de) Isabelle. Le très singulier Vallotton [exposition Lyon, musée des Beaux-Arts, 21 février - 20 mai 2001, Marseille, musée Cantini, 22 juin-10 septembre 2001]. Paris, Réunion des Musées Nationaux, 2001.
• DUCREY Marina, avec la collaboration de POLETTI Katia. Félix Vallotton (1865-1925). L’ Œuvre peint. Volume I : Le Peintre ; volumes II et III : Catalogue raisonné, Milan, 5 Continents Éditions,‎ 2005.
• VALLOTTON, Félix. La Vie est une fumée – Lettres et écrits choisis, , Éditions Mille et Une Nuits, 2006.
• KOELLA, Rudolf et POLETTI, Katia, Félix Vallotton (1865-1925). Critique d'art, Milan, 5 Continents Éditions,‎ 2012.

Autres ouvrages des éditions VisiMuZ

Les biographies VisiLife sont disponibles pour toutes les tablettes du marché (iOS, Android, Kindle Fire, etc.) et sont en vente sur tous les sites (iBooks Store, Amazon, FNAC, Kobo, Cultura, etc.).

Dans la collection :


* Théodore Duret, Histoire de Édouard Manet et de son œuvre, livre enrichi de 140 reproductions in-texte.

* Théodore Duret, Van Gogh, Vincent, livre enrichi de 150 reproductions in-texte.

* Charles Fegdal, Félix Vallotton, livre enrichi de 230 reproductions in-texte.

* Armand Fourreau, Berthe Morisot, livre enrichi de 160 reproductions in-texte.

* Gustave Geffroy, de l'académie Goncourt, Velázquez, livre enrichi de 100 reproductions in-texte.

* Paul Jamot, Degas, livre enrichi de 200 reproductions in-texte.

* Charles Morice, Paul Gauguin, livre enrichi de 160 reproductions in-texte.

* Achille Ségard, Mary Cassatt, livre enrichi de 150 reproductions in-texte.

* Ambroise Vollard, Renoir (1841-1919), sa vie et son œuvre, livre enrichi de 200 reproductions in-texte.

À paraître :


* Georges Rivière, Paul Cézanne, livre enrichi de 220 reproductions in-texte.

* Gustave Geffroy, de l'académie Goncourt, Claude Monet, sa vie, son temps, son œuvre, livre enrichi de 170 reproductions in-texte.


Les guides de musées VisiMuZ sont utilisables sur tous les appareils iOS et sont en vente sur l'iBooks Store.
Déjà parus :
* Metropolitan Museum of Art, New York
* Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
* Musées du Vatican, Rome
* National Gallery, Londres
* Kunsthistorisches Museum, Vienne

Table des matières [modifiée pour cet extrait]

Introduction de l'éditeur
I. Introduction de l'auteur
II. Débuts à Paris, gravure sur bois
III. La peinture. Salons et expositions
III. 1 L'analyste du corps féminin
III. 2 Paysagiste
III. 3 Natures mortes
III. 4 Au Salon. 1885-1891
III. 5 Au Salon des Indépendants. 1891-1894
III. 6 Avec les Indépendants. 1901-1909
III. 7 Salon d'automne 1908-1925
III. 8 Expositions 

V. Sculptures. Dessins. Illustrations. Affiches
V. L’art et les maîtres
VI. Collections, musées
VII. Félix Vallotton écrivain
VIII. Souvenirs. La fin

Localisation, bibliographie
Localisation
Bibliographie
Autres ouvrages des éditions VisiMuZ
Table des matières
Table des illustrations
Crédits photos
Planches

Table des illustrations

Félix VALLOTTON (1865-1925)
[1]Nu couché sur un tapis rouge, 1909
[2]La Seine près des Andelys, 1916
[3]La Dordogne à Carennac, 1925
[4]Le Jardin du Luxembourg, 1895
[5]Place Clichy, 1901
[6]Le Pont Neuf, 1901
[7]Femme et servante au bain, 1896
[8]Baigneuses dans un paysage, 1902
[9]Félix Jazinski tenant son chapeau, 1887
[10]Le Haut-de-forme, Intérieur ou La Visite, 1887
[11]Félix Jasinski dans son atelier de graveur, 1887
[12]Portrait de Félix Jasinski, 1887
[13]Les Charbonnières, 1889
[14]Le Port de Pully, ca 1890
[15]Jeune fille peignant, 1892
[16]La Malade, Hélène Chatenay, 1892
[17]Cuisinière aux fourneaux, 1892
[18]Le Bain, soir d'été, 1892
[19]Environs de Lausanne, 1893
[20]Baigneuse aux roseaux, 1895
[21]Au marché (La Marchande de fruits et légumes), 1895
[22]Théodore Dostoiewski, 1894

La suite dans le livre complet

Crédits photos

[1] Nu couché sur un tapis rouge
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=155004
Auteur : Courtesy The Athenaeum, rocsdad
[2] La Seine près des Andelys
Licence : VisiMuZ
Source : http://impressionistsgallery.co.uk.s3-website-eu-west-1.amazonaws.com/artists/Artists/tuv/Vallotton/pictures/La%20Seine%20pdes%20Andelys,1916.jpg
Auteur : Courtesy The Web Gallery of Impressionism
[3] La Dordogne à Carennac
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.wikiart.org/en/felix-vallotton/the-dordogne-with-carrenac-1925
Auteur : Courtesy wikiart.org
[4] Le Jardin du Luxembourg
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=9707
Auteur : Courtesy The Athenaeum, rocsdad
[5] Place Clichy
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=58365
Auteur : Courtesy The Athenaeum, rocsdad
[6] Le Pont Neuf
Licence : CC-PD-Mark, PD Old
Source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:F%C3%A9lix_Vallotton_-_Le_Pont-Neuf.jpeg?uselang=fr
Auteur : Mefusbren69
[7] Femme et servante au bain
Licence : CC-PD-Mark, PD-Art (PD-old-auto)
Source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Valloton_Frau_mit_Dienstmagd_beim_Baden.jpg
Auteur : AndreasPraefcke
[8] Baigneuses dans un paysage
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=87953
Auteur : Courtesy The Athenaeum, rocsdad
[9] Félix Jazinski tenant son chapeau
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=154959
Auteur : Courtesy The Athenaeum, rocsdad
[11] Félix Jasinski dans son atelier de graveur
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=9698
Auteur : Courtesy The Athenaeum, rocsdad
[12] Portrait de Félix Jasinski
Licence : CC-PD-Mark, PD-Art (PD-old-auto)
Source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:F%C3%A9lix_Jasinsky,_by_F%C3%A9lix_Vallotton.jpg
Auteur : Jan Arkesteijn
[13] Les Charbonnières
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=9700
Auteur : Courtesy The Athenaeum, rocsdad
[14] Le Port de Pully
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=9701
Auteur : Courtesy The Athenaeum, rocsdad
[15] Jeune fille peignant
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=99058
Auteur : Courtesy The Athenaeum, Irene
[16] La Malade, Hélène Chatenay
Licence : CC-PD-Mark, PD-Art (PD-old-auto)
Source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Vallotton_Die_Kranke_1892.jpg?uselang=fr
Auteur : Parpan05
[17] Cuisinière aux fourneaux
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=179487
Auteur : Courtesy The Athenaeum, Irene
[18] Le Bain, soir d'été
Licence : CC-PD-Mark, PD Old
Source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Vallotton_Das_Bad_Sommerabend_1892.jpg?uselang=fr
Auteur : Parpan05
[19] Environs de Lausanne
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=9704
Auteur : Courtesy The Athenaeum, rocsdad
[20] Baigneuse aux roseaux
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.zeno.org/nid/20004349709
Auteur : Courtesy zeno.org
[21] Au marché (La Marchande de fruits et légumes)
Licence : VisiMuZ
Source : http://www.the-athenaeum.org/art/detail.php?ID=52582
Auteur : Courtesy The Athenaeum, Irene
[22] Théodore Dostoiewski
Licence : CC-PD-Mark, PD Old, PD-Art (PD-old)
Source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:A-th-dostoievski-1895.jpg?uselang=fr
Auteur : Cyrille Largillier

La suite dans le livre complet

Planches
Nu couché sur un tapis rouge
<[1] Nu couché sur un tapis rouge, 1909, huile sur toile, 73 x 100 cm, musée du Petit Palais (fermé), Genève D747
La Seine près des Andelys
<[2] La Seine près des Andelys, 1916, huile sur toile, 64,7 x 80,9 cm, collection particulière D1181
La Dordogne à Carennac
<[3] La Dordogne à Carennac, 1925, huile sur toile, 73 x 60 cm, collection particulière D1666
Le Jardin du Luxembourg
<[4] Le Jardin du Luxembourg, 1895, huile sur toile, 54 x 73 cm, collection particulière D188
Place Clichy
<[5] Place Clichy, 1901, huile sur carton, 43,5 x 57,2 cm, collection particulière D365
Le Pont Neuf
<[6] Le Pont Neuf, 1901, huile sur carton, 37 x 57 cm, Kunstmuseum, Winterthour D366
Femme et servante au bain
<[7] Femme et servante au bain, 1896, huile sur carton, 52 x 66 cm, collection particulière D215
Baigneuses dans un paysage
<[8] Baigneuses dans un paysage, 1902, huile sur toile, 48,9 x 64,8 cm, collection particulière D441
Félix Jazinski tenant son chapeau
<[9] Félix Jazinski tenant son chapeau, 1887, huile sur toile, 65,5 x 60,5 cm, Ateneum, Helsinki D60
Le Haut-de-forme, Intérieur ou La Visite
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