COTE ESTRADE COTE COUR

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En pleine crise de la jeunesse et du monde deux professeurs ont écrit d'une même voix, traversée par celle de nombreux autres. Un collège est un théâtre où se joue une pièce sans fin et sans appartenance à aucun genre. On dit que la violence ne doit affecter ni cours ni estrades, comme si, au sein d'une société malade, l'école était encore une oasis… Bas les masques, semble nous dire cet ouvrage, où fantaisie et douleur se mêlent dans un style percutant.
Publié le : vendredi 1 octobre 1999
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EAN13 : 9782296398870
Nombre de pages : 244
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COTÉ ESTRADE ET COTÉ COUR

@ L' Harmattan,

1999

ISBN: 2-7384-8418-2

Marie DUVIGNAU

François FABIANI

CÔTÉ ESTRADE
ET CÔTÉ COUR

Chroniques d'un collège de banlieue

L'Harmattan 5-7, rue de l'École Polytechnique 75005 Paris FRANCE

-

L'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y lK9

DES MÊMES AUTEURS

Marie DUVIGNAU :

- Vingt chroniques

garlinoises plus une, L'Harmattan, 1997.

1995.

- Aufur et à morsure, L'Harmattan,

François FABIANI: - Ressac de la mémoire, suivi de Clôture des vertiges, Les Cahiers Bleus, 1997.

Je préfaire mon hamsterre au proffesseurs.

Sylvia, sixième F

....

AVANT-PROPOS

Dans le grand hall désert, les panneaux d'exposition sont restés depuis la fin juin. Couverts de proses et de poèmes. Le collège organise chaque année un atelier d'écriture auquel participent les élèves qui le désirent. Nous les avons aimés, ces textes, nous les avons interrogés. Ils ont permis à ces chroniques, inspirées par des faits réels, de voir le jour. A ceux qui nous objecteraient une certaine complaisance pour les marginaux, nous répondons que les gens sans histoires sont oubliables. Maîtres émérites, enfants modèles, parents attentionnés, héros du sacerdoce laïc, ne nous en tenez pas rigueur: nos personnages existent, vous les avez rencontrés. Ni anges ni démons, ils sont ce que nous sommes devenus - des acteurs de cette vaste scène qu'est un collège dans les banlieues de l'an deux mille. Qui sommes-nous? Deux témoins qui écrivent d'une même voix, traversée par celle des autres. De tous les autres. Nous aurions voulu rester légers; ce n'était pas toujours

possible. Un établissement scolaire est un théâtre où se joue une pièce interminable et sans appartenance à aucun genre. Il y a de la tragédie sous la pirouette et de la dérision au cœur du drame. Qu'en sait-on au dehors? Et qu'en savons-nous du dedans, plantés là, unjour de prérentrée, devant les panneaux couverts de mots? Nos élèves se sont exprimés; ils ont leurs pages dans ce livre: ne disent-ils pas ce que les profs n'ont plus guère le courage de regarder en face? La vérité est que nous rejouons tous Le Désert des Tartares, nous guettant les uns les autres, unis par des peurs analogues qui cependant nous séparent. Les estrades ne sont plus des forteresses et la République, aux résultats souvent insuffisants, mérite de comparaître en commission d'appel. A quel étrange procès assistons-nous dans l'enceinte d'un établissement scolaire, où chacun est noté, jugé, observé, souvent dénigré? On dit que la violence doit rester à la porte des collèges, comme si elle n'y avait pas déjà pénétré, comme si, au sein d'une société malade, l'école était encore une oasis. Bas les masques, avons-nous décidé, en commençant par les nôtres. Et tant pis si nous froissons, le temps d'une récré, ceux qui distribuent les bons et mauvais points du haut de leur savoir.

PREMIÈRE PARTIE

J lM1q uJèIv NoëL

Je préfaire que chaque jour on serait samedi. Je préfaire rigoler en court qu'étudier. Je ne bois guère d'alcol. Je préfaire aussi les inconus au prof sinon que j'aime bien les profes qui aiment bien rigolés aux proies coincer. Je préfaire les manequins aux photos de manequins, genre Sindi Croqueford ou Clodia ChifJeur. J'aime les blonde mais pas les bannane. Julien, Sème E

CÔTÉ CHŒUR ET CÔTÉ DUO

Deux septembre, jour de prérentrée. Les voici réunis avant la bataille. Pour la bonne cause. Une soixantaine de professeurs, dix agents de service, cinq surveillants et l'équipe administrative échangent poignées de mains, quadruples bises et souvenirs de vacances. Avec une demi-heure de retard sur l'horaire prévu, l'armée s'installe dans le réfectoire. - C'est nouveau, dit madame Champart, je ne suis plus le principal mais la principale. - Les manuels d'instruction civique ont été revus, j'espère? Gabriel Nogaret a parlé. Il enseigne l'anglais et distille le persiflage. Cinq minutes sans un trait d'esprit et l'on s'inquiète. Le voici bronzé, le cheveu court et l'œil vif, la poigne massacreuse et le verbe allègre.

- Tu ne vas pas commencer dès le premier jour, Gabriel. Ton humour nous soûle, comme disent les élèves! - Je t'adore Brigitte, tu es une professeuse-matheuse comme on n'en fait plus. Brigitte Enjubeau est la juste du collège. Elle rit peu, travaille beaucoup, écoute et aide les élèves en difficulté. Pour la deuxième année consécutive, elle sera adulte référent auprès d'une âme à la dérive. Assis au dernier rang, voici deux autres représentants de cette tranche d'âge qu'on dit moyenne; les inquiétudes hiérarchiques des débutants ne les concernent plus, et pas encore le détachement aigri des anciens. - Aucune chance de rencontrer la femme de mes rêves, glisse Marc Tomasio à l'oreille de Mireille Guivudan, son amie documentaliste. Marc Tomasio est professeur certifié de sciences humaines à plein temps, titulaire de son poste, échelon 10, deux heures supplémentaires par semaine dont une auprès d'élèves en grande difficulté, aucun enfant à charge, célibataire à vie (cette ultime mention ne figure pas sur ses bulletins de salaire). Il avait la vocation, il ne l'a plus. Où est le temps des voyages préparés avec amour, lorsqu'une foulure n'entraînait pas d'éventuelles poursuites pénales? Où est le temps des entrevues individuelles avec des élèves, lorsque ces brèves mais fructueuses rencontres ne déclenchaient pas de lourds soupçons? Où est le temps des exposés conduits par des adolescents motivés? Et celui des politesses élémentaires
dans les couloirs, lorsqu'un ou deux mots aimables - parfois un sourire - étaient encore la règle? Et celui, béni, où les

crachats demeuraient l'exception, tout comme les injures et les cris qui sont désormais quotidiens? C'était hier, songe 16

Marc Tomasio du haut de sa quarantaine, autant dire il y a un siècle. - Pourquoi ce regard sombre?, interroge Mireille Guivudan, Il y a huit nouveaux, dont six femmes... Tu es plus gâté que moi, non? Tu as bien fait de te relooker. La barbe surtout. Tomasio caresse de l'index la barre centrale de ses lunettes, dont la monture indigo souligne son regard bleu. Dans le réfectoire, madame la principale frappe des mains afin d'appeler au calme. A mi-voix, le certifié poursuit: - Je ne supportais plus ces gros carreaux cerclés de noir qui faisaient fuir les femmes. "Il a bien fait, pense Mireille Guivudan dont l'autocritique et le masochisme tomasiens lui électrisent parfois les nerfs, mais il aurait pu choisir des verres de contact..." Circonstances obligent, la conversation se poursuit tout bas: - Et ne me parle pas de porter des lentilles... J'ai essayé plusieurs fois et j'ai fini en larmes. Déjà que je passe mes nuits à ça... Je veux dire: à dessiner des cartes de géographie pour le rétroprojecteur... Des cartes dont les élèves
n'ont rien à cirer

- un

détail... Dis-moi, les poètes maudits, ils

plaisent encore? - Oui, mais laisse-toi pousser les cheveux. Les costards trois pièces, le nœud pap et les mocassins à pompons, tu me flanques le tout dans un dépôt-vente ou tu vas chez Emmaüs. Il te faut du jean, pantalon et veste, une chemise à carreaux entrouverte, un foulard, et pourquoi pas une redingote romantique à la Stendhal. - Il devait être irrésistible. - Ecris donc des chefs-d'œuvre. Regarde, même Balzac et son mètre cinquante-sept... 17

- Tu plantes un poignard dans mes fantasmes littéraires. Je crois que ce soir, je vais retourner à mes cartes.
A la droite de Michèle Champart est assis Robert Ségurin, son adjoint. A sa gauche se trouve Sylvie Navicourt, conseillère d'éducation. La principale annonce que la dotation horaire n'est pas à la hauteur des besoins réels du collège: suppression d'un demi-poste en arts plastiques et d'un poste en anglais, sans compter les travaux de rénovation qui n'avancent pas. Les professeurs seront réunis de nouveau à l'automne; ils devront s'impliquer davantage dans les activités de tutorat concernant les enfants difficiles. La lecture? Trop d'élèves de sixième sont à la traîne, alors tous au boulot, retraités inclus. Engagez-vous, rengagez-vous, le monde change, qui sait si l'établissement ne sera pas classé en zone sensible d'ici peu? Tomasio décroche dès l'annonce des premières mesures budgétaires. Pas d'illusion non plus concernant son emploi du temps: les vœux des enseignants sont de moins en moins satisfaits. Du haut de son mètre quatre-vingt-dix un peu voûté, il observe. - Je n'accepte pas de rentrer dans ce jeu, dit Nogaret. On nous demande notre avis et on ne nous écoute pas. - C'est faux, répond la principale, vous avez été consultés au niveau national. Vous êtes au cœur du dispositif qui doit se mettre en place. - Mais il n'y est plus, le cœur !

- Vous

critiquez toujours et vous ne proposez rien.

L'assemblée s'ébroue, des commentaires fusent, les nres se fondent dans les protestations. Quelques-uns se

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taisent, indifférents ou résignés. Une nouvelle prépare avec application son carnet de notes pour le lendemain. - Tu vois celle-là, chuchote Tomasio, la blonde aux cheveux longs... - Je sais. Calme-toi ma biche, tu vas encore te précipiter et faire n'importe quoi avec la première venue. - Je me trouve pas trop mal en ce moment. T'es sûre qu'elle est bien taillée, ma barbe? Sois sincère, on s'est jamais fait de cadeau tous les deux. Souviens-toi du jour où je t'ai fait remarquer que ton jean te faisait un gros cul. - Et toi avec ce pantalon trop large en velours beige, tu voulais ressembler à ramant de Lady Chatterley? Je porte plus jamais de jean et tu as refilé ton fendard au marl de ta sœur. On était vexés. Madame Champart tapote le dessus de sa table avec un stylo et poursuit : - Pour l'encadrement, nous aurons peut-être un surveillant supplémentaire, monsieur Sakarenko, détaché du contingent. Il assurera un service complet, et il ne sera pas de trop. C'est le cas, si l'on en juge par le ballet des vélomoteurs qui tournent autour du collège depuis quelques instants. Une poignée d'élèves - des durs, des anciens - ont choisi de se retrouver à la veille du grand jour pour échanger leurs haines: - La Perdreau on va l'ach'ver cette année...c'est quoi l'panneau qu'y z'ont mis à l'entrée...Liberté Egalité Fraternité...les bouffons...trop nuls...c'est la prison ici...et ta sœur, elle a eu son brevet? ...broute ta sœur... moi l'argent y faudra qu'ça rentre, propre ou sale m'en tape...arrête tes conn'ries putain, ces cons d'profs y vont t'voir par lafnêtre...t'as maté 19

les gueules..j'suis un kiss, y savent c'qui les attend à partir de d'main...ouh ouh...Pilon...Turquin...eh t'as vu, y a des nouveaux...et des nouvelles, une meuf qui s'la pète... allez on s'tire ça prend la tête c'bahut... Le calme revient, le calme avant la batai11e. Le collège aux façades beiges et grises ressemble à un gros paquebot échoué sur une grève hostile. L'annonce de l'arrivée d'un militaire n'a mis personne au pas et des clameurs s'élèvent dans la grande sa11efraîchement repeinte en orange. - C'est scandaleux! L'armée chez Jules Ferry !, gueule Nogaret. - Trouvez-moi des sous, renchérit la principale, publiez un livre de bons mots et versez les droits d'auteur au foyer socio-éducatif. Tomasio n'écoute pas, il rêve. - Oh cette fi11e... Un poème de dix pages sera prêt pour e11edès ce soir. - Pense à ton rétroprojecteur, tu es censé enseigner à partir de demain. Il est question d'accueillir trois élèves issus de classes-relais, trois adolescents abîmés qui risquent à leur tour d'en corrompre d'autres. Ils viennent d'un quartier très difficile, ont été exclus en conseil de discipline de leur ancien établissement: un contrat de bonne conduite leur sera imposé et des adultes référents les encadreront. Nouve11esprotestations dans les rangs du fond. - C'est leur dernière chance, assène madame Champart. Votre mission est de promouvoir des méthodes nouve11eset non de perpétuer ce11esqui vous ont permis d'être là aujourd'hui. - E11ea raison, dit Mireille Guivudan.
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-Qui? - La principale. - C'est vrai, concède Tomasio, en tant que poète, je suggère une méthode éducative fondée sur l'analyse des textes de rap. Nogaret se lève, imité par Brigitte Enjubeau. Aux deux extrémités de la salle, un dialogue s'engage: - Si je comprends bien, on nous demande de fermer les yeux sur des gamins qui vont pourrir à eux seuls une classe entière. - Pas d'accord! Ces enfants sont dans une situation dramatique. On leur doit tout, et tant pis si c'est dur. Moi, je suis prête. - Des enfants? Ils ont quinze ou seize ans et mesurent un mètre quatre-vingt. - Tu fais un complexe, Gabriel? - Tu joues les Jeanne d'Arc, Brigitte? - Je fais mon métier par vocation. - Je ne suis pas assistante sociale. - Enfin quoi, on a un peu de bouteille, on sait faire face! - Et les débutants? Charmant baptême de l'air... Après deux mois de vacances, la moitié des professeurs semblent abattus. Depuis le début de la réunion, certains sont demeurés muets. L'appréhension, sans doute, de retrouver demain huit cents élèves dont beaucoup seront hostiles. Mireille Guivudan poursuit sous cape: - T'écris vite. T'es le roi du sonnet-minute. - Mais regarde-moi ce canon! - Je vois surtout qu'il n'y a pas un mec potable.

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- Je l'aborde avant la fin de la semaine, je l'invite à dîner et je lui offre mon ode avec une dédicace à l'encre de mes yeux bleu-des-mers-du-sud.
La documentaliste, romancière à ses heures, ressent une pointe de jalousie. Ses manuscrits tout habillés de neuf et d'espérance, endimanchés et parfumés de sourires et de pleurs, n'ont rencontré que rebuffades, réponses sans explication, refus secs et définitifs. Elle s'imagine parfois dans les bibliothèques contre Garcia Lorca, dans les parages de Gogol, frôlant les frères Grimm, caressant Goethe, jouant avec Giono, faisant des clins d'œil à Gombrowicz. Mais dans le monde des livres, c'est comme au loto: une chance sur un million. Tomasio vient d'emporter l'adhésion d'un éditeur des Deux-Sèvres pour son premier recueil intitulé Elégies d'un Apatride. - T'en fais pas, Mimi, tu as un style personnel, un peu trop d'adjectifs peut-être, une verve rococo, mais tu vas y arriver. Travaille, insiste. En plus t'as un physique, ça aide. La principale a repéré les deux bavards: - Madame Guivudan et son voisin, vous êtes pires que nos élèves. Plusieurs têtes se tournent, dont celle de la blonde. On entend des commentaires. Rentre Noël Deslandes, professeur de lettres toujours en retard, boucles blondes au vent, cartable défraîchi sous le bras, café-court-sans-sucre à la main, à l'aise. Sauvés par le gong, Tomasio et Guivudan respirent et sourient. Deslandes est l'un des leurs.

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Après une réprimande pour rire, Monsieur Ségurin parle discipline, carnet de correspondance, demi-pension, règlement intérieur - ce dernier a été revu en juin dernier, on y insiste sur l'apprentissage de la citoyenneté, le respect des autres et du matériel. Pour pacifier les esprits, il ne sera plus imprimé sur du papier rose, mais sur fond vert. - Elle m'a regardé, murmure Tomasio. Le rappel des tâches se poursuit. Veiller à bien remplir les cahiers d'absence, il y a eu un cas de fugue au mois de mai... - C'est moi qui vais finir par faire le mur, dit Nogaret. Mireille Guivudan a posé sa main sur le bras de Tomasio : - Souviens-toi qu'il y a six mois, tu as avalé une plaquette de Lysanxia et subi un lavage d'estomac parce qu'une fille de vingt ans t'avait fait miroiter un embarquement pour Cythère. On se calme, ma biche. ... Dialoguer, mais aussi réprimer. Après la deuxième colle, un jour d'exclusion. Il ne faut pas faiblir... - Je sens quelque chose de vague, un poids impossible à extirper - un peu comme le cafard qui s'empare de toi quand tu arpentes les couloirs de ce bahut. Tu ne crois pas qu'on est tous en train de devenir des morts-vivants? Ah, je me sens moche et inutile, Mireille. ... Ne plus tolérer que des élèves de sixième s'embrassent dans les couloirs et décrochent les extincteurs... - J'ai bien réfléchi: je ferais mieux de renoncer aux femmes. Rideau. Le cloître, et ma plume pour maîtresse. Juste un peu de vélo pour ne pas finir voûté comme une abbaye en ruines.

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L'ascétisme, ou collectionner celles qui voudront bien se pendre à ton cou? - Les deux mon capitaine. Les belles et les lettres. ... Expliquer aux nouveaux le système des heures de retenue... - Tais-toi, on va finir par se faire coller. - Oh oui, avec la blonde, deux heures enfermé avec elle, et même quatre, et toute la semaine si elle veut. - Obsédé. - Celle-là, dans deux semaines, je l'invite au restaurant.

- Tu veux quoi en fait?

Tomasio a tenu ses promesses. Mi-septembre, quinze poèmes et une lettre de trente pages racontent la genèse de sa nouvelle souffrance, son désir, son coup de foudre pour une miraculeuse échouée dans un collège de banlieue. Il est prêt. Après une crêpe flambée au Grand-Mamier, il lui prendra la main et lui offrira ses vers...

Quelques jours plus tard, Mireille Guivudan apprend que son ami Marc séjourne à l'hôpital pour avoir absorbé une boîte de somnifères. Mais il récupère vite. Fin octobre, il sera rétabli. Pour une autre belle. Ou, à défaut, pour son rétroprojecteur.

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