Dictionnaire mahorais-français / français-mahorais

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Publié le : lundi 1 janvier 1996
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EAN13 : 9782296324749
Nombre de pages : 232
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LEXIQUE COMORIEN shimaore-français français-shimaore

@ L'Harmattan, ISBN:

1996

2-7384-4584-5

Sophie BLANCHY
Centre d'Études et de Recherches sur l'Océan Indien Occidental (CEROI - INALCO)

DICTIONNAIRE MAHORAISFRANÇAIS

FRANÇAIS-MAHORAIS

L'Harmattan 5-7, rue de l'École Polytechnique 75005 Paris - FRANCE

L'Harmattan Inc. 55, me Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y lK9

AVANT -PROPOS À LA PRÉSENTE ÉDITION Ce lexique a été édité une première fois en 1987 à Mayotte. Une ré-édition était nécessaire, le lexique étant épuisé depuis plusieurs années. Elle n'introduit que des modifications mineures dans la présentation et le format, et dans la bibliographie qui a été mise à jour. Grâce à cette ré-édition, le lexique shimaore-français prend sa place dans la série sur les langues comoriennes éditée par L'Harmattan. En effet, depuis 1987 les travaux de lexicographie comorienne ont progressé et des lexiques de shindzwani et de shingazidja, parlés à Anjouan et à la Grande Comore ont été réalisés par M. AhmedChamanga et M. Lafon. Depuis 1987 également j'ai eu l'occasion de publier avec Zaharia Soilihi deux recueils de textes de contes en shilnaore et en français, choisis pal~mile corpus de littérature orale que nous avons recueilli ensemble à Mayotte. Ces livres de contes en double texte V011t e pair d avec le lexique, et ils pelmettent au public intéressé par la langue shi111aore découvrir aussi les mythes et les rêves d'une société tradide tionnelle riche de valeurs sociales, religieuses et culturelles d'où l'humour et le merveilleux ne sont jamais absents. s. B.

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PRÉFACE
À LA PREMIÈRE ÉDITION

Au nom du Centre Mahorais d'Animation Culturelle, j'adresse un vibrant hommage à Madame Sophie Blanchy et à l'ensemble des personnes qui l'ont aidée à la réalisation de ce dictionnaire. Je suis persuadé que celui-ci sera un élément d'échange culturel entre les «Mzungu» venus servir Mayotte et les Mahorais. Fonctionnaires, assistants techniques, volontaires à l'aide technique, compagnons du devoir, travailleurs du secteur privé, intéressés par notre langue maternelle et nos traditions populaires, vous trouverez ici un ouvrage qui vous guidera. Aux jeunes Mahorais pour lesquels la langue française est une découverte en classe préparatoire, à ceux qui n'ont pas eu la chance d'être admis à l'école publique et pour qui les cours d'alaphabétisation fonctionnelle organisés par l'Aprosasoma appo11eune solution palliative, je recommande ce dictionnaire franco-mahorais.

Docteur Martial HENRY

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INTRODUCTION

Ce lexique est le fruit d'un travail de recherche en ethnologie effectué depuis plusieurs années à Mayotte, par interviews libres et par enregistrements de récits et traditions orales, auprès d'amis et d'informateurs dont le shimaore est la première langue. Je présente ici, de manière méthodique, l'essentiel du vocabulaire auquel j'ai eu accès à l'occasion de ces travaux. Ce lexique devrait être utilisable tant pour le lecteur français désireux d'avoir une référence pendant son apprentissage du shimaore, que pour le lecteur et l'étudiant mahorais voulant approfondir les définitions et les équivalences entre les deux langues qu'il utilise. Loin d'être exhaustif, le lexique ne présente que des mots et des dérivations réellement relevés. Il constitue la base d'un dictionnaire bilingue plus approfondi et spécialisé qui pourrait être réalisé avec une large participation des usagers eux-mêmes. Le shin1aore est un parler de la langue comorienne, très proche du parler d'Anjouan (shil1dzwal1i) et assez proche des parlers de Mohéli (shilnwali) et de la Grande Comore (shingazidja), les îles voisines. Les quatre langues parlées aux Comores appartiennent à la famille des langues bantu caractérisées par l'existence de classes nominales. Environ 40% de la population mahoraise a comme première langue le dialecte malgache de Mayotte (shibushi), qui est assez proche du malgache (dialecte sakalave du Nord-ouest). Cependant, pratiquement tout le monde a une bonne compétence en shimaore. Les entrées de la liste shi Ina ore - français sont suivies d'indications comparatives ou étymologiques avec le swahili et l'arabe. Comorien et swahili sont tous deux des langues bantu, mais les études les plus récentes perlnettent d'affirmer que les langues parlées aux Comores ne sont pas incluses dans l'aire d'extension du swahili et n'en sont donc pas un dialecte. Certes les langues comoriennes en~retiennent avec le swahili de larges correspondances au niveau phonologique et lexical, mais elles n'en restent pas moins distinctes. Sur le plan pho11010gique,les langues comoriennes ne peuvent être classées dans aucun groupe dialectal swahili. Sur le plan lexical, bien que comorien et swahili

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aient en commun un fort pourcentage de vocabulaire, on sait que la séparation des deux langues est ancienne, même s'il y a eu des emprunts postérieurs. Il m'a semblé intéressant de signaler, à titre de comparaison, l'existence de certains mots communs avec des variations phonétiques régulières. Je ne mentionne pas les étymons de bantu commun dont ils peuvent provenir. Par ailleurs, l'arabe a fourni au swahili et au comorien un certain nOlnbre de racines qui sont indiquées en étymologie, comme les emprunts au malgache, au français, etc. Quelques informations sur la phonologie, le système nominal, et le système verbal du shil11aOrepermettront au lecteurs et utilisateurs du lexique de mieux s'orienter, face aux exemples proposés après les définitions. Ces éléments sont pour la plupart tirés de la thèse de linguistique de M.F. Rombi (voir bibliographie). PHONOLOGIE Les phonèmes du shil11aOresont présentés ici sous les graphies communément adoptées pour les noter: b comme dans bele (sein), p comme dans paha (chat), v comme dans vu (cendre), voir plus bas l'autre phonème bilabial égalelnent noté v. f comme dans fuu (haricot), mb (implosive bi-labiale prénasalisée sonore) comIne dans nyumba (maison), mbovu (mal), mbiya (graine), m comme dans meso (demain), d (d dental) comme dans damu (sang), baridi (froid), t (t dental) comme dans taabu (ennui), batata (patate douce), nd (dentale mi-nasale sonore) comme dans ndovu (éléphant), fundi (maître), bunduki (fusil), z comIne dans zuzi (avant-hier), mbuzi (chèvre), mzungu (homme blanc ), s comme dans sembea (couteau), pesi (mur), n comme dans nadzi (noix de coco), sahani (assiette), d (d post-alvéolaire, occlusive sonore non affriquée implosive) comme dans daba (idiot), dalao (remède), wadaha (danse du mortier). Ce phonème ne sera pas distingué dans la graphie du d dental, Inais il présente en initiale une alternance vocalique régulière avec le son /1/ qui apparaît dans la formation du pluriel des mots de classe 5/6 : au pluriel, daba fait malaba, dalao / malalao, dago / malago (village), etc. dr (sonore affriquée implosive), comme dans mugodro nom d'u~1e danse de femmes), godra (boue); cette graphie dr représente un pho-

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nème unique (le groupe consonnantique d + r n'exisite pas en shiI11LlOre );

tr (t post-alvéolaire, occlusive sourde, affriquée non implosive) comme dans trambo (mensonge), mutru (quelqu'un), ndr (post-alvéolaire mi-nasale sonore affriquée) comme dans ndrimu (citron), kondro (guen.e), mwandriso (fin), dz comme dans dzina (nom), nadzi (noix de coco), ts comme dans tsohole (riz), huvutsa (lancer), ndz comme dans ndza (faim), mwandzani (ami), dj comme dans djavi (natte), fidjo (bruit), tsh comme dans tshora (lance), j comme dans jana (hier), maji (eau), . sb comme dans shambwe (appât), nyoshi (abeille), ny comme dans nyombe (vache), hanyo (bouche), g comme dans godra (boue), magoshi (chaussures), k comme dans kapoka (boîte), mukiri (mosquée), ng (mi-nasale vélaire sonore) comme dans ngama (trou), mulango (porte), v (bilabiale non-occlusive sonore légèrement vibrante, durative : réalisation entre v et b), comme dans vahanu (endroit), havi (où?), I comme dans laka (pirogue), âkili (intelligence), r comme dans roho (coeur, âme), mwiri (arbre), h comme dans hale (conte), bahari (mer), y comme dans yahoa Geudi), ulaya (Europe), w comme dans wakati (temps), shisiwa (île). A c~ux-ci il faut ajouter des phonèmes empruntés à l'arabe: ( noté dh (fricative inter-dentale sonore), dont la réalisation se rapproche tantôt du Idl, tantôt du Iz/, comme dans dhahabu (or), tafadhali (s'il te plaît),

E noté th (fricative inter-dentale sourde, souvent réalisé It/ou surtout Isl, comme dans hadithi, hadisi (histoire), thalathini (trente), y noté gh (fricative vélaire), réalisé Ig!, Irl, Ih!, comme dans ghali ou hali (cher), lugha ou luba (langage), o noté h ou kh (fricative vélaire, notée X dans les rappels étymologiques), réalisé Ih!, comme dans habari (nouvelle). Par ailleurs, on note une réalisation particulière de certains phonèmes arabes dans des mots d'emprunt, notamment: le U ('ain) (fricative pharyngée, notée' dans les rappels étymologiques) , réalisé par la Inajorité des locuteurs par une nasalisation de la voyelle suivante, comme dans baada ou ba'ada (après),

Il

le Z (sâd, Isl emphatique, noté S dans les rappels étymologiques) donne la réalisation Isw/, comme dans swalati (Ar. Nbz Salât), (prière canonique). le 4 (tâ, ItI emphatique, noté T dans les rappels étymologiques) donne la réalisation Itw/, comme dans twarika (Ar.Rdv' Tarîq), (voie, chemin spirituel). Il y a en shimaore cinq phonèmes oraux (avec la possibilité de réalisations nasalisées) : a (nasalisé a dans certains environnements), e (= é français), plus ou moins fermé selon le contexte linguistique, i, (et rarement i nasalisé), o plus ou moins fermé selon le contexte linguistique, et palfois 0 (0 nasalisé), u (= ou français). L'accent tonique se manifeste par la hauteur vocalique et une articulation plus ferme; il est généralement (mais pas toujours) placé sur l'avant-dernière syllabe: nyumba(maison); nyumbani (dans la maison). Des tons à valeur expressive ponctuent le discours (marque d'insistance, valeur superlative). LE SYSTÈME NOMINAL I - LES NOMS Les noms (ou «nominaux indépendants») se répartissent dans des schémas d'accords grammaticaux appelés classes, qui sont caractérisées par des préfixes, dits préfixes nominaux. Le tout peut être précédé d'Ull augmentatif (sorte de déterminant). Elles sont normalement groupées par deux (singulier et pluriel du nom). Classes I et 2 : noms de personnes. c1.1 mu- ou mw-, augm. uc1.2 wa- ou w-, augm. ucomme dans: mutru (personne), umutru (la personne)/ watru (personnes), mwana (enfant), umwana (l'enfant)/ wana (enfants), mulozi (pêcheur)/ walozi (pêcheurs). Remarque: Des noms de personnes, d'origine arabe, comme imamu, pl. maimamu, ou d'origine bantoue, comme fundi, pl. mafundi, font partie des cI. 5/6 (voir ci-dessous) mais commandent le plus souvent des accords de cI. 1/2.

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Classes 3 et 4 : noms d'arbres et de plantes. parties du corps humain ou animal. phénomènes naturels et éléments de la nature. cl.3 mu- ou mw-, augm. ucl.4 mi- ou m-, augm. icomme dans: muhono (main) / mihono (mains), mwesi (fumée) / mesi (fumées), mwaha (année) / maha (années), imaha (les années). Classes 5 et 6 : termes de parenté et titres. noms de parties du corps humain. noms d'animaux. de fruits. et divers: mots d'emprunt. cl.5 0, augm.licl.6 ma-, augm. yacomme dans gari (voiture), liga11(la voiture) / maga11 (voitures). cl.5 0, augm. li-

cl.6 ma-, avec alternance consonnantique,augm. yacomme dans: pea (balai)/ maveo (balais), dalao (remède) I malalao (remèdes). Les consonnes concernées par l'alternance sont: plv, dll, trlr, kIh. c1.5 dzi-, augm. licl.6 ma-, augm. yacomIne dans: dzinyo (dent)/ manyo (dents). Classes 7 et 8 : parties du corps humain. objets et divers. el.7 shi-, augm. icl.8 zi-, augln. zicomme dans shiri (chaise) Iziri (chaises), shinyama (animal)/ zinyal11a(animaux). Classes 9 et 10 : quelques fruits. quelques animaux. et beaucoup de mots d'emprunt: cl.9 0, augm. icl.10 (2),augm. zicomme dans: hazi (travail, travaux), nguo (vêtement, vêtements), inguo (le vêtement), zinguo (les vêtements) vua (pluie, pluies).

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Classe Il : amalgame des deux cI. Il et 14 : La cI. Il est celle de noms d'objets concrets, débutant par le préfixe U-, comme: utro (toit), upanga (machette), etc...(augm. u-) Leur pluriel se font dans des classes variables selon la compétence des locuteurs: en cl.l0a comme ngutro (toits), ngupanga (machettes), en c1.6 comme mautro (toits), en c1.4 comme mipanga (machettes), etc. La cl.14 (marquée aussi par le préfixe u-) est celle de noms abstraits de qualité ou d'état, sans pluriel comme: uwandzani (amitié) utiti (petitessse), uzuri (beauté). Ils se forment librement à partir des adjectifs (ou de nominaux ambigus) comme: mwandzani, cl.l/2, -titi (adj.) (petit), -zut; (adj.) (joli). Certains de ces mots, singuliers puisque de sens général et abstrait, peuvent avoir,un pluriel (en c1.6) désignant des réalisations concrètes particulières, comme: urongozi, la parole, et marongozi, les paroles prononcées. uwade, la maladie, et mawade, les cas de maladie effectifs. Classe 15 : infinitif des verbes: comme uregea, revenir, dans: Uregea yahe, apihi, à son retour, elle fit la cuisine. Classes 16, 17, 18 : Ce sont des classes locatives, spécifiques aux langues bantoues. Classe 16 : préfixe vu-, vo-, vw-, comme: vahanu, vahali (endroit).
.

II

-LES

NOMINAUX DÉPENDANTS

1) LES ADJECTIFS QUALIFICATIFS
Ils suivent les accords de classes imposés par les noms auxquels ils se rapportent (voir tableaux pages suivantes).

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el. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

nom mwana wana mWl11
ml11

-le long

-pana large

-pia neuf

-du nOIr mudu wadu mudu midu dzidu madu shidu ndzidu zidu nzidu ndzidu ndzidu

-zuri joli m uzuri wazurI mUZUlï
mlZU11

gari (auto) magarl shi tru zitru nyumba nyumba

mule mile dile male

muvana mlvana pana mavana

mupla mlpla pIa maVla shi via

dzuzuri mazurl ndzuzuri ndzuzuri ndzuzuri ndzuzuri

ndile ndile

pana pana

pIa pia

el. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 If)

nom mwana enfant wana enfants mwili arbre
ml11

hi, -i mauvaIS
mWI

-ema bon mwema wema

-titi

petit mutiti watiti lTIutiti mititi

-kutri court

-tsala mInce

mukutri mutsala wakutri watsala mukutri mutsala mikutri mitsala

waI

arbres trundra orange marundra oranges shitru chose zitru nyumba maIson nyumba maIsons

bi mal mbi (shi) mbi (zi)

djema melTIa ndjema (shema) nJema (zema) ndjema ndjema

titi matiti titi titi titi titi kutri kutri tsala tsala

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cI. 1 2 3 4 5 6 7 8

nom mwana wana
mWll1

-dziro lourd

-ango léger

-djeni étranger

-wade malade

-eo blanc

mIn garl trundra magarl marundra shitru zitru

mudziro mwangu wadziro wangu mudziro mwangu midziro m1angu djangu dziro madziro ndziro ndziro ndziro mangu nyangu nyangu nyangu

mudjeni mwade mweu wadjeni wawade weu mweu meu djeu meu ndjeu sheu ndjeu zeu ndjeu

9/10 nguo tissu(s)

2) LES ADJECTIFS-PRONOMS

DÉMONSTRATIFS

Pour chaque classe nominale on dispose d'un démonstratif de proximité (mwana unu, cet enfant-ci), d'éloignement (mwana ule, cet enfant-là) et de référence (mwana uwo, cet enfant dont je parle). Ils s'emploient en adjectifs comme en pronoms. Classe 1 2 3 4 5 6 7 8
9

proximité unu wanu unu yanu lini, linu yanu inu/shinu
Zlnu

éloignement ule wale ule yale lile yale ile/shile zile ile zile ule ile vale

référence uwo wawo uwo yayo lilo yayo IYO
ZlZO lYO ZlZO

inu
Zlnu

10
Il

15 16

unu lnu vanu

uwo IYO vavo

16

3) LES THÈMES

POSSESSIFS.

Les thèmes possessifs sont les marques des personnes qui possèdent (voir les pronoms personnels autonomes correspondants). Ils s'accordent avec la classe nominale de l'objet possédé grâce aux préfixes de dépendance: el. 1: wael. 2: wael. 3: wa el. 4: ya el. 5: lael. 6: yael. 7: ya/sha el. 8: za el. 9: ya el. 10 : za possessif -ngu -ho -he -tru -nyu -0, wo pronom personnel autonome
wami wawe wawe waSI wanyu wawo
mOl

toi lui/elle nous vous eux/elles

4) LES PRONOMS SUBSTITUTS. On les trouve notamment suffixés à pia (tous), à na (avec), ou à une construction verbale où ils sont le deuxième pronom personnel objet (excepté ceux des el. 1/2). el. 1 : -mi, -we, -ye cl.2 : -si, -nyu,-wo cl.3 : -wo cl.4 : -yo cl.5 : -10 cl.6 : -yo cl.7 : -yo cl.8 : -zo cl.9 : -yo el.l0:-zo e1.11 : -wo exelnples : piasi (nous tous), piawo (eux tous), nguo zizo piazo (tous ces vêtelnents).

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tsija naye, nawo : je suis vel1Uavec lui, avec eux. aniambiayo : il me l'a dit tsihuvazo : je te les ai donnés LE SYTÈME VERBAL I LA CONJUGAISON 1) INACCOMPLI ACTUEL (présent de l'indicatif) : infixe de temps -su- ou -si-; suffixe (telminaison) comme l'infinitif. ex.uHimba, chanter. Affirmatif: nisuhimba Ge chante) usuhimba asuhimba risuhimba musuhimba wasuhimba 2) ACCOMPLI (TEMPS SIMPLE): infixe de temps : ~; suffixe (terminaison) à l'affirmatif en harmonie vocalique avec le radical si celui-ci n'est pas monosyllabique et se termine par lai à l'infinitif. ex. uRenga, prendre. Affillnatif : tsirenge, j'ai plis urenge arenge rlrenge murenge warenge Négatif: tsarenga, je n'ai pas Plis kwarenga karenga karirenga kamurenga kawarenga ex. uHira, appeler. Affillnatif : tsihili, j'ai appelé uhiri ahiri rihili muhiri wahili Négatif: tsahira, je n'ai pas appelé kwahira kahira karihira kam uhira kawahira Négatif: tsisuhimba Ge ne chante pas) kusuhimba kasuhimba karisuhimba kamusuhimba kawasuhimba

-

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3) PRONOMS

PERSONNELS

OBJETS

INFIXÉS:

Ils sont les mêmes à tous les temps: pr.pers.objet infixé : pr.pers.autonome : -nlwaml -huwawe waye -muwasl -rlwanyu -mu ni (suffixé) wao -waex. nisumuambiani : je vous dis aniva, ariva : il m'a donné, il nous a donné tsimurongoa : je lui ai dit. 4) INACCOMPLI HABITUEL OU RÉPÉTITIF: Il exprime l'idée d'habitude et se traduit en français par verbe + toujours, ou habituellement, ou verbe négatif + jamais. - à l'affirmatif = pronom personnel autonome + infinitif du verbe. - au négatif = pré-préfixe négatif (k-), préfixe en tsi- et suivants, suffixe (terminaison) comme l'accompli affirmatif. ex. uLala uku, dormir la nuit, et uSoma, lire. Affitmatif : walni ulala uku wawe ulala uku waye ulala uku wasi ulala uku wanyu ulala uku wao ulala uku 5) INACCOMPLI DURATIF : exprimant un état, ex. uHiriwa fulani, s'appeler untel. wami uhiriwa fulani, je m'appelle untel wawe uhiriwa fulani etc. 6) FUTUR: Négatif: tsisomo, je ne lis pas,jamais kusomo kasomo karisomo kamusomo kawasomo

infixe de temps -tso-; suffixe (terminaison)COlnme l'infinitif. à
ex. uFanya, faire.

.

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Affinnatif : nitsofanya utsofanya atsofanya ritsofanya mutsofanya watsofanya
7) IMPÉRATIF ET JUSSIF:

Négatif: tsitsofanya kutsofanya katsofanya karitsofanya kamutsofanya kawatsofan ya

ex. uBua, ouvlir (et uBulia, fOlme applicative, voir plus bas). impératif simple: bua! (ouvre!) avec infixe d'objet (pronom personnel complément) : nibulie! (ouvremoi!) de politesse: kubua? (tu n'ouvres pas?) jussif (exprimant un ordre, un souhait, une demande de pelmission) : prépréfixe na-, suffixe (terminaison) en -e pour les verbes à infinitif en -a. ex. uJa, venir, uEndra, aller, uKetsi, rester, uBaki, rester. naje! (qu'il vienne!) narendre dzatru! (allons nous en!) namuketsi! (restez!) nazibaki !(zi mbwa) (qu'ils restent! )(les chiens)
8) SUBJONCTIF:

infixe de temps -su- ou -si- au négatif seulement; avec suffixe (terminaison) en -e (pour les verbes à infinitif en -a). ex. uFanya, faire Affilmatif : ilazimu nifanye, il faut que je fasse ufanye \ afanye rifanye mufanye wafanye Négatif: nisufanye, que je ne fasse pas usufanye asufanye risufanye musufanye wasufanye

9) PRÉTÉRIT~ TEMPS EN -KO-~OU -AKO-: -ko- (racine uKA, être) . Traduit l'imparfait ou le passé simple. ex. uLala, dormir, être couché.

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Affilmatif : nakolala, je dormais wakolala akolala rakolala mwakolala wakolala 10) TEMPS EN -PARO- :

Négatif: tsakolala, je ne dOlmais pas kwakolala kakolala karakolala kamwakolala kawakolala

infixe -paro- (racine uPARA, trouver), traduit l'idée d'avoir déjà, ou de n'avoir jamais, fait l'action. ex. uparoKia, avoir déjà entendu... Affilmatif : tsiparokia, j'ai déjà entendu u/wa/parokia aparokia rilra/parokia mu/mwa/parokia waparokia Il ) TEMPS EN -ONDRO- : infixe -ondro- (racine uEndra, uEndra, aller); a le sens d'aller faire l'action; se combine avec les infixes de temps de l'inaccompli, -SU-, du prétélit, -ko-, et du futur, -tso-. ex. nisondrofanya : je vais faire. . . nakondrofanya : j'allais faire. . . nitsondrofanya : j'irai faire.... se combine aussi avec l'infixe -mo-, voir plus bas: amondrofanya : comme elle allait faire. . . 12) TEMPS EN -JO- : infixe -jo- (racine uJA, venir), a le sens de : venir faire. ex. nisujofanya : je viens faire nakojofanya : je venais faire nitsojofanya : je viendrai faire. 13) TEMPS EN -HI- :
infixe -hi-, exprime une deuxième action simultanée inaccomplie. ex. asuja ahirongoa : il vient en disant...

Négatif: tsaparokia, je "n'aijamais entendu kwaparokia kaparokia kariparokia kamuparokia kawaparokia

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14) TEMPS EN -MO- : infixe -mo-, indique une co-occun.ence d'action pas forcément simultanée. ex. amolawa tsimuono : quand elle est sortie je l'ai vue. 15) TEMPS EN -LO- : infixe -10-, exprimant une deuxième action consécutive à la première.
ex. alawa alohiri : il est sorti et a appelé...

16) ACCOMPLI (TEMPS COMPOSÉ): (plus-que-parfait) dit aussi" accompli absolu". - affirmatif: Verbe uKa (être) à l'accompli + verbe principal conjugé à l'accompli' - négatif: Verbe uKa à l'accompli + verbe principal conjugé au temps . relatif-participe en -3- . ex. uNunua, acheter. Affilmatif : tsika tsinunua, j'avais acheté uka ununua aka anunua rika rinunua muka mununua waka wanunua 17) CONDITIONNEL: Conditionnel éventuel: neka + inaccompli + futur. ex. neka usuudza nitsonunua : si tu vends, j'achèterai. . neka musuudza ritsonunua: si vous vendez nous achèterons. Conditionnel hypothétique: djeli (nadje Ii) + prétérit + futur. ex. djeli wakohudza nitsonunua : si tu vendais, j'achèteraIs. djeli kwakohudza tsatsonunua : si tu ne vendais pas je n'achèterais pas. djeli mwakohudza ritsonunua : si vous vendiez nous achèterions. Négatif: tsaka nanunua, je n'avais pas kwaka wanunua (acheté kaka anunua karaka ranunua kamuka mwanunua kawaka wanunua

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18) AORISTE: Temps non marqué équivalent au présent de l'indicatif. ex. nitsaha : je veux. 19) INFINITIF: c1.15 de la classification nominale, avec accord de c1.9. ex. ulawa yahe (partir/son) : à son départ ufanya hazi ndjema : travailler est bien. 20) LES FORMES RELATIVES: - post-suftixe en -0 à la forme affilmative seulement. ex. tsikia trongo urongoao : j'ai entendu ce que tu as dit. wami de nitsojao : c'est moi qui viendrai. - il existe un temps relatif en -a-, équivalent à un adjectif verbal, un pa11icipe passé ou un adjectif qualificatif en français. ex. trotro yahuma (et non: ihumao) : la terre (qui est)

sèche, (qui a séché)
(qui a pourri).

.

ndrimu yaola (et non iolao) : le citron (qui est) POUlïi,

21) LE VERBE ÊTRE:
A. Qualité ou état: nyumba ini yangu : (maison/cette/mienne) cette maison est la mienne. nyumba yaho baie: (maison/ta/grande) ta maison est grande. B. De (c'est) et tside ou tsi (ce n'est pas) : Unu de mwana wangu (=mwanangu) : (celui-cilc'estlenfantlmon) c'est mon enfant. Ule tsi(de) mwanangu : (celui-là/ce n'est pas/enfant-mon) ce n'est pas mon enfant. C. Copule -a.. accordable en classse.. qui équivaut pour la classe 1/2 à une conJugaIson: C1.1/2: Affirmatif: tsa, je suis wa a ra mwa wa Négatif: (k- + -si) tsisi, je ne suis pas kusi kasi kalisi kamusi kawasi

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