//img.uscri.be/pth/57190c5291b8275f2705f74c1a21656ada20b240
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 15,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

L'empreinte au XXè siècle

De
228 pages
L'auteur propose trois stratégies artistiques autour de la légende de la Véronique, pièce d'étoffe vénérée à Rome portant l'empreinte de la face du Christ. Elle appartient aux légendes d'origine de la peinture comme celle de Narcisse ou moins connue de la Dibutade qui tente de retenir près d'elle son amant en traçant sur un mur le contour de son ombre. Le verre ironique fait référence au conseil de Léonard de Vinci qui recommandait à ses élèves l'utilisation du verre pour reproduire la nature et à propos duquel Duchamp ironisera. La Véronique en tant qu'empreinte est abordée du point de vue de la trace et de l'ombre.
Voir plus Voir moins
L'EMPREINTE AU xxe SIECLE De la Véronique au « Verre ironique » @ L'Harmattan, 1997 ISBN: 2-7384-5995-1 Marie-Christine POIREE L'EMPREINTE AU xxe SIECLE De la Véronique au « Verre ironique » Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris L 'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y lK9 Tous mes remerciements vont à Madame Buci-Glucksmann sans laquelle ce travail n'aurait pas existé, à Monsieur Frontisi qui, à son insu, s'est trouvé l'auteur du titre de cet ouvrage, et à tous ceux qui ont concouru d'une manière ou d'une autre à m'aider dans ma recherche. Préface Les hommes ont intégré le phénomène de l'empreinte dans des représentations mentales. En esthétique, l'une d'essence théologique a pour modèle: la Véronique, l'autre, une légende différente: Dibutade. Au XXème siècle, l'empreinte s'attaque à l'essence théologique de la représentation. Nous constatons que les stratégies des peintres autour de la Véronique ne sont pas linéaires et qu'à moins de mettre entre parenthèses la question du théologique, il ne peut y avoir de conception unifiée de l'empreinte. Nous envisageons trois stratégies. Il était tentant s'agissant d'un sujet aussi vaste et complexe, de parler de tout: de l'empreinte de l'artiste dans sa toile, c'est-à-dire son style, des différentes formes d'empreinte pratiquées par les artistes, des archétypes véhiculés par l'inconscient du créateur, de la trace laissée par les civilisations disparues, du pouvoir magique de l'empreinte, de l'empreinte en anthropologie, etc. Bref, même si j'aborde succinctement plusieurs de ces domaines, mon propos, et j'utiliserai un paradoxe, est à la fois plus vaste et plus restreint. Plus vaste, puisqu'il va de l'empreinte en Occident à l'empreinte en Extrême-Orient, telle qu'elle est vue par certains artistes occidentaux. Plus restreint, puisque mon entrée dans ce siècle se fera suivant deux fils conducteurs, l'un que je situe du côté de la trace. Je m'intéresserai à la Véronique. Je me suis donc promenée dans ce XXème siècle en suivant le fil des Véroniques. L'autre, que je situe du côté de l'ombre, à partir de sa source légendaire dans la légende de Dibutade. L'empreinte au XXème siècle a ce pouvoir de réconcilier la trace et l'ombre, cette distinction normative qui traverse l'histoire de l'art. Le modèle de la Véronique tendra longtemps à soumettre l'empreinte au mode de l'image analogique dans les pratiques artistiques. L'opposition de la trace à la configuration de la forme 7