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L'oeil de la Sultane

De
96 pages
Publié par :
Ajouté le : 01 janvier 1996
Lecture(s) : 55
EAN13 : 9782296312708
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L'ŒIL DE LA SULTANE

Du même auteur

Les Bagnoulis, Mercure de France, 1965. lsbilia, P.-J. Oswald, 1970. La Bréhaigne, Denoël, 1974. Frimaldjezar, Calmann-Lévy, 1976 (prix de l'Afrique méditerranéenne). Au Nadir, Flammarion, 1978. L'échelle de Mesrod, L'Harmattan, 1984. Le dernier devoir, L'Harmattan, 1988. Mirage à trois, L'Harmattan, 1989. Visage de ton absence, L'Harmattan, 1990. Le Marrane, L'Harmattan, 1991. La ville sur les eaux, L'Harmattan, 1992. Djebel-Amour ou l'arche naufragère, L'Harmattan, 1992. L'échelle séfarade, L'Harmattan, 1993. Une saison à Aigues-Ies-Bains, Maurice Nadeau, 1993. Argelayer, Los libros de Hermes, Bilbao, 1993. Le Félipou (contes de la sixième heure), L'Harmattan, 1994. Confessions d'un traître, Presses Universitaires de Rennes, 1995.

Albert BENSOUSSAN

L'ŒIL

DE LA SULTANE
(récit)

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

Collection Ecritures Arabes Dirigée par Gérard da Silva

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Mohd Karou, Le retour inachevé. Hadjira Mouhoub,La guetteuse. Sami AI-Sharif, L'Eternel perdant, de Bagdad à Jérusalem. Anouar Benmalek, L'amour loup. Mohed Altrad, Badawi. Aymen A. Jebali,Justice pour tous. Lei1a Barakat, Le chagrin de l'Arabie heureuse. Albert Bensoussan,Le Félipou (contes de la sixième heure). Henri-Michel Boccara, L'ombre... et autres balivernes. Jacqueline Sudaka-Bénazéraf,La secrète. Hassina, Les chants sacrés du vent et de l'olivier. Mustapha El Hachemi, Les minuits de la terre battue. Fatima Bakhaï, Un oued, pour la mémoire. Mohammed El Hassani, La/raude. Habib Mazini, La vie en laisse. Jeanne Benguigui,Le déménagement. Ghita El Khayat, Les sept jardins. Ahmed Triqui,Délos... ou la voix ambiguë. Nordine Zaimi, Le tombeau de la/olle. Nordine Zaimi, Contes des vies rusées. Sabrina Kherbiche,Les yeux ternes. Fatima Bakhaï, Dounia. Lei1a Barakat, Pourquoi pleure l'Euphrate... ? Selmi Lotfi, Une voix dans la nuit. Yasmine Benmehdi,Les rênes du destin. Nadia Chafik, Filles du vent. Ahmed Ismaili,Le train de l'apocalypse. Claire Gebeyli, Cantate pour l'oiseau mort.

@ L'Harmattan, 1996 ISBN: 2-7384-3887-3

À la mémoire de Lalla Sultana

"De son vivant on ne lui a pas donné une datte Quand il est mort on lui a planté un dattier"

AVANT.PROPOS

À Leila Sebbar Au début de ce récit il y a la voix de Lena. Je ne l'avais pas entendue depuis ce premier poste, dans ma préhistoire, au lycée Bugeaud à Alger, dont l'hypokhâgne avait échu à un jeune agrégé ahuri, quoique natif du pays. Il y avait là pas plus de dix têtes blondes - façon de parler: même Geneviève Desdevizes, qui m'avait tapé dans l'œil, avait le cheveu noir, ou peut-être châtain, mais au fond la seule fille à peu près blonde du groupe était l'unique musulmane, vrai petit mouton frisé, le poil court, l'œil vif, la mine toujours enjouée, curieuse de tout, travailleuse, omniprésente dans la classe: Lena Sebbar. Qui aurait parié sur ce petit bout de femme qu'elle serait un jour sociologue et écrivaine en renom? (Tiens, sa Shérazade met en scène ce même petit bout de femme algérienne, frisée et les yeux verts !) Elle était
l'alibi de la société coloniale

-

une contre neuf, c'était à peu

près le rapport, mais inversé, de la minorité française et de la masse qualifiée "de statut local" - , mais aussi elle était l'intelligence algérienne qui se faisait une place au soleil comme aussi la talentueuse Assia Djebbar. Nous étions tous 9