LES METIERS DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE

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Nouvelle édition mise à jour.
En s'appuyant sur une bibliographie soigneusement sélectionnée, des témoignages d'expériences réussies et de nombreux interviews, l'auteur nous présente le paysage éclectique de la solidarité : ONG, organisations internationales, fondations, bureaux d'études... Elle brosse un tableau des grandes tendances de ce secteur en pleine évolution et nous donne la marche à suivre pour être bénévole, volontaire ou bien encore salarié. Ce guide présente aussi un grand nombre de formations sur le développement : depuis les stages d'information jusqu'aux études universitaires et écoles spécialisées. En un mot, un outil pratique et indispensable qui donne les moyens de la réflexion et de l'action à tous ceux qui s'intéressent au monde de la solidarité internationale.
Publié le : mercredi 1 janvier 1997
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EAN13 : 9782296335035
Nombre de pages : 272
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LES MÉTIERS DE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
Bél1évoles, volontaires, salariés

Dessins et illustrations dans le texte: Bruno Hanoun

Véronique HORDAN PINAUD

LES MÉTIERS DE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
Bé11évoles, volo11taires, salariés

et développement 21, rue Voltaire 75011 Paris L'Harmattan Ine L'Harmattan 55, rue Saint-Jacques 5-7, rue de l'École-Polytechnique Montréal (Qc) - CANADA H2Y 1K9 75005 Paris - FRANCE

Étudiants

Cet ouvra2e a été publié avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères, du Ministère de la Coopération et de l'Union Européenne. Les commentaires et analyses n'engagent que les auteurs de ce guide. La troisième édition d~ ce guide a été réalisée grâce au concours de Marie Bal, Etudiants & Développement. Nous lui adressons nos chaleureux remerciements.

@ Éditions ISBN:

L'Harmattan, 2-7384-5119-5

1997

PRÉFACE

Le fait que cet ouvrage soit réédité et actualisé pour la 3ème fois en 4 ans, prouve que l'intérêt de nos convictions et spécialement des jeunes pour la coopération et les activités internationales est très soutenu. Il répond en outre à la nécessité de remises à jour fréquentes. En effet, les transformations économiques et sociales chez nos partenaires étrangers sont rapides, le paysage du monde associatif se modifie continuellement en France; les relations entre l'État, les Institutions européennes d'une part, et les organismes de solidarité d'autre part, évoluent en permanence. Ce livre donne une masse d'informations pratiques particulièrement utile. Il permet, grâce à une présentation sobre, efficace, de se repérer dans le dédale du monde de la solidarité internationale. Il laisse à chacun le soin d'approfondir ses connaissances et ses choix pour agir. Un certain nombre de commentaires et de témoignages lui confère un caractère vivant. Au-delà des adresses et des informations pratiques, il procure au lecteur des pistes de réflexion, des éléments de discernement qui donnent envie d'aller plus loin. Au moment où l'on parle de repli frileux sur nos difficultés, où l'on éprouve des doutes sur certains organismes, sur l'efficacité de l'aide; il est important que de tels moyens d'information éclairent ceux qui comprennent que notre sort est lié à l'environnement international, in~itent à dépasser la générosité d'un instant pour bâtir ensemble une société plus juste, plus fraternelle. Ils sont invités à s'y engager chez eux, puis à élargir leur horizon en participant à la construction d'un monde en mutation.

Nous devons donc remercier tous ceux qui ont contribué à ce travail au sein "d'étudiants & développement" ; ils ont su formuler les questions et les réponses utiles à un public qui ne se limite pas au milieu étudiant.

Le responsable du bureau commun de la vie associative Lucien COUSIN Ministère des Affaires Étrangères Ministère de la Coopération

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AVANT-PROPOS

Pour répondre à une demande d'information croissante de la part des étudiants au sujet de la solidarité internationale, paraît la 3e édition réactualisée de ce guide élaboré en 1992. A l'origine de cet ouvrage, il faut saluer l'initiative de Partenaires Sans Frontières (PSF), notamment Xavier Reille et Henri Reboul, qui de 1985 à 1992 a accompagné des centaines d'étudiants sur les chemins de la solidarité internationale. Aujourd'hui les interrogations restent les mêmes: comment trouver sa voie dans le labyrinthe des associations de solidarité? Quelles sont-elles? Où trouver des formations les concernant? Comment créer son propre projet? Quel est le rôle de l'État et des organisations internationales? En un mot comment agir? Désormais Étudiants & Développement a pris le relais de Partenaires Sans Frontières avec toujours une volonté d'information et d'éducation au développement. Informer les étudiants au sujet de la solidarité internationale, les former aux questions de développement, appuyer les initiatives, c'est notre mISSIon. Ce guide est une première étape. Nous espérons qu'il répondra à vos questions et permettra de mieux vous guider dans votre démarche personnelle.

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QUE FAIRE POUR LE TIERS MONDE?

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Etre Bénévole

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En France dans les associations de Solidarité

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en France Dans une association de Solidarité à l'Étranger Dans les Organismes Internationaux Pour l'État français .., Agir en entreprise

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SOMMAIRE

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Avant -propc>s

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Introduction

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PARTIE I LE MONDE DE LA SOLIDARITÉ INTERNA TI ONALE 1. Les associations de solidarité internationale (ONG) Qu'est-ce qu'une association de solidarité internationale? Le rôle des associations de solidarité
Rap pel hi s tori que. .. .. .. ... .. ... . .. ... .... .. . . ... .. . .. . .. .. ... .. .. .. ... . ... .. .

17 18
22

Des associations de solidarité ... aux bureaux d'étude Les ONG et leurs regroupements Les ONG du Sud ou les partenaires locaux En savoir plus Nousa v0fiSnoté 2. L'État et les organisations internationales L'aide publique au développement (APD) L'Etat et la coopération française Le rôle de l'Union européenne Les organisations internationales Des citations et des pistes pour votre réflexion En savoir plus
No usa v 0 fiS fi 0 té. .. .. .. .. .. ... .. .. .. . . ... .. .. .. .. .. ... .. .. .. .. ... .. .. .. .. . .. .. .

25 27 29 31 32 33 34 39 46 48 50
51

3. Les autres acteurs de la solidarité Les tondatil)ns Les collecti vités territoriales Le mécénat humanitaire
A dr esse s uti les. .. .. .. .. .. ... .. .. .. . .... .. .. .. .. .. ... .. .. .. .. ... .. .. .. .. .. ... .. .

53 56 57
59

Ens avoir plils Les organismes de recherche

59 60

9

PARTIE II: LE BÉNÉVOLAT ET LE VOLONTARIAT Volontaires, bénévoles, coopérant... choi sissez votre étiquette 1. Le bénévolat "Mettez un plus dans votre vie: donnez du temps à une associ ati0n" .............. Les chantiers de jeunes: le bénévolat dans un pays du Tiers Monde Créer son projet 2. Le volontariat "Le volontariat: ce n'est pas du clé en lnain" "Avant de vouloir aider autrui, connais-toi, toi nlême". Pour être volontaire de longue durée Quelques témoignages, quelques citations Pour être volontaire de courte durée Partir à l'occasion de son service national Le statut des volontaires, protection sociale et réinsertion En savoir plus
No usa v 0 ns no té . .. .. .. .. .. ... .. ... . ..... .. .. .. .. .. ... .. .. .. .. ... .. .. .. .. .. ... .

63 65 68 71 75 79 83 86 87 89 94 96
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3. Faire des stages dans une association ou une organisation internationale PARTIE III ÊTRE SALARIÉ DANS LE MONDE DE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE 1. Travailler dans une association de solidarité internationale Professionnalisme et engagement personnel: deux maîtres 1110tS .. Les salariés expatriés Une grande variété de métiers Peut-on faire carrière dans l'humanitaire? L'avenir En résunlé ... quelques recomlllandations Les salariés dans quelques ONG
Un témoignage 0

99

....

106 109 112 114 Il 7 119 121
123

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2. Travailler

dans des organismes ..;

publics de coopération
0

Les fonctionnaires internationaux
Un témoignage 0

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129
0

Travailler pour l'Etat français En savoir plus

0

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3. Agir dans une entreprise, dans un bureau d'étude, ou en "free lance" Le monde de l'entreprise Travailler dans un bureau d'étude Travailler en "free lance" PAR1~IE IV : S'INFORMER 1. Des ouvrages pour mieux comprendre le Tiers Monde Principaux rapports d'organiS111eS internationaux Nous avons noté Le kiosque du développelnent Publications d'organisations non gouvernenlentales

133 136 138

143 144 146 147

2. Une banque de données sur les pays en développement: 36.15 code IBISCUS 149 3. Bibliothèques et centres de documentation sur le développement Le réseau Ritimo : 40 centres de documentation sur le Tiers Monde dans toute la france 151

4. Les autres médias Les manifestations.
S ur l es 0 nde s . .. ... . . .. .. . . ... .. .. .. .. .. ... .. .. .. .. ... .. .. .. .. .. ... .. .. .. .. . .. .. .

153
154

Sur votre écran de télévision

154

5. Des stages et séminaires de sensibilisation et
d' i nf 0 rma ti 0 n . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . .. . . . .. . . . . .. .. . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . 155

Il

PARTIE V : SE FORMER (Par Emmanuelle Horréard)

1. Le cadre général: Les études universitaires 2. Les différentes formations: Le développementdans son ensemble et les relations
internationales.

165

.. . . .. .. .. ... .. .. .. .. ... .. .. .. .. . . . . . . . . . .. . . ... .. .. . . .. .. . .. .. . 169

Spécialisations géographiques ~griculture/agronomie
Eco no mi e . ... .. ... .. .. .. .. .. ... .. .. .. ... .. .. ... . .. .. ... .. .. .. .. .. .. .. .. ... . . ... .. .

173 174
1 78

Santé Aménagement! architecture
Lo gi sti ci ens.

...

182 184
185

. . . . . . .. .. .. . . . . . . . . . .. . . . .. .. . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . .. .. . . . . . .. .. .

3. La préparation au départ: Pour tous Préparations "non techniques"dans les associations
con f es si 0 n ne Il es . .. .. .. .. .. .. . .. .. .. .. ... .. .. .. .. .. ... .. .. .. .. ... .. .. .. . .. . .. . .

191
194

Formations internes aux associations Dans le domaine de la santé En savoir plus Co nelusi0n
Rem ere i em en ts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..

199 201 205 207
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et d adresses..

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INTRODUCTION

Tous les sondages et enquêtes d'opinion le confirment: les jeunes et les étudiants sont de plus en plus sensibles à la réalité du sous-développement dans le monde et de plus en plus conscients du décalage qui existe entre pays riches et pays pauvres. Cette sensibilisation, cette prise de conscience conduisent donc naturellement à une volonté d'agir concrètement, d'être présents sur les lieux défavorisés, d'être solidaires avec ceux qui œuvrent pour le développement ou l'aide d'urgence. Une association comme Médecins Sans Frontières reçoit plus de 4()Ocandidatures spontanées par mois; la Banque Mondiale, organisation internationale, reçoit plus candidatures pour 20 postes destinés aux jeunes. de 3 (}()O La volonté d'agir des jeunes est bien réelle. La possibilité d'une action personnelle oblige à se poser des questions sur la situation mondiale et sur le développement; questions dont on ne peut faire l'économIe. En effet, aujourd'hui, il n'existe pas un conflit, pas une crise économique, pas une déchirure sociale au "Sud" dont les ondes de choc ne viennent secouer les pays du "Nord" . Face à la complexité de cette situation, on se sent perplexe et la question essentielle demeure: "que puis-je faire à mon niveau? comlnent agir? " Malgré la difficulté de la réponse, beaucoup de jeunes sont décidés à consacrer une partie de leur vie ou de leur temps à ces problèmes cruciaux. Mais, vous, personnellement, vous vous sentez perdu face à l'extrême diversité des types d'actions possibles, et plus encore, face aux interrogations que chacune de ces actions suscite quant à son efficacité et à son sens: faut-il 13

agir "ici" ou "là-bas"? Faut-il plutôt travailler dans l'aide d'urgence ou dans. l'aide au développement? Comment faire et où s'adresser si l'on souhaite être bénévole, volontaire? Que faire pour être salarié dans une association ou dans un organisme international? Enfin, et cette question intéresse beaucoup d'entre vous: comment partir dans le Tiers Monde? Cet ouvrage tente de répondre aux questions que vous vous posez en proposant des pistes de recherches parmi lesquelles vous devez trouver ce qui convient le mieux à vos désirs, à votre disponibilité et à vos compétences. La première partie fait un tour d'horizon du monde méconnu de la solidarité internationale et de ses acteurs en décrivant par exemple, les associations de solidarité internationale (ou organisations non gouvernementales: ONG) ainsi que les initiatives publiques et les organismes internationaux. Puis une partie sur le bénévolat et le volontariat fournit des repères concrets grâce à des témoignages d'histoires vécues, des exemples d'initiatives fructueuses. Ces deux formes d'action sont capitales pour qui souhaite travailler un jour comme salarié. Pour cette raison, il était nécessaire de les inclure dans un ouvrage sur les métiers et ceci avant de s'intéresser dans la troisième partie aux salariés. Enfin, la rétlexion, l'information, et la formation semblent incontournables pour qui veut trouver sa place dans le monde de la solidarité internationale.

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PARTIE I

LE MONDE DE LA SOLIDARITÉ INTERNA TIONALE

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1. LES ASSOCIATIONS DE SOLIDARITÉ INTERNA TIONALE
ou « Les Organisations Non Gouvernementales » (ONG)

QU'EST-CE Q{J'UNE ASSOCIATION DE SOLIDARITE INTERNATIONALE?
Il existe dans le monde un grand nOlnbre d'organisations privées, sans but lucratif, qui œuvrent à plus ou moins grande échelle pour le développell1ent. Malgré leurs nOlllbreuses appellations, telles que: association de solidarité internationale ou association hUlllanitaire, elles sont plus souvent désignées sous le vocable général d'ONG : Organisation Non Gouvernementale. Les ONG de développement sont dites non gouvernenlentales par rapport aux organisations intergouvernementales telles que l'ONU (Organisation des Nations Unies) ou le Conseil de l'Europe. Et1es trayaillent aussi hors du cadre de la coopération bilatérale d'Etat à Etat et ne sont pas des initiatives publiques. En France, la plupart d'entre elles se sont créées dans le cadre de la loi 1901 sur les associations. Nous emploierons le plus souvent un terme qui semble plus approprié: association de solidarité internationale (ASI). A la différence des organismes internationaux, ces associations ont tout d'abord une éthique particulière: les valeurs de gratuité, de bénévolat, de désintéressement, de partage et de respect des droits de l'homme sont revendiquées et perçues comme identificatrices. Une préférence pour des objectifs de solidarité plutôt que la rec11erche du profit distingue donc les associations de solidarité des entreprises. Par ailleurs, les associations ont plusieurs types d'actions complémentaires vis-à-vis des pays en développement notamlllent l'aide d'urgence et l'aide au développement. 17

Mais il existe aussi des actions menées en France: l'éducation au développement (sensibilisation au Tiers Monde), le lobbying (groupe de pression) auprès des pouvoirs publics par exemple ou les actions en faveur des inlmigrés... Enfin, ces associations cherchent à conserver une certaine indépendance vis-à-vis des États et des gouvernements. Elles peuvent agir dans des contextes politiques difficiles, auprès de minorités ethniques par exemple, actions qu'un gouvernenlent ne peut pas toujours se permettre. "Désintéressement, apolitisme, dimension Nord-Sud, voilà en principe, le trépied de la définition conceptuelle des ONG" (Charles CONDAMINES : L'Aide hUJnal1itaireentre la
politique et les a.ffaires J. Les associations de solidarité sont, en France, très diverses et très nombreuses:
- petites ou grandes, - nationales ou locales, - confessionnelles ou laïques, - indépendantes ou rattachées à un syndicat, une entreprise, une Inairie ou une église, - spécialisées dans des projets de développement ou Ù,U1Sl'aide d'urgence,

- spécialisées dans un dOlnaine particulier (santé, agriculture, éducation...) ou généralistes soutenant des projets qui intègrent les différentes dunensions du développement.
Il y aurait environ 1 000 associations animées par + de 20 000 militants actifs. L'aide privée s'élève à environ 1 milliard de francs français. Le volume d' acti vités salariées, 11lilitantes ou bénévoles qu'elles canalisent est considérable. Les réunions internes ou publiques se comptent par dizaines de milliers et les bulletins, 11lailings par 11lillions.

LE RÔLE DES ASSOCIATIONS

DE SOLIDARITÉ

L'AIDE D'URGENCE: Dès l'origine, les associations de solidarité se sont consacrées à l'action caritative, au secours d'urgence, à l'aide alimentaire, à l'assistance médicale. Dans les cas de guerres ou de catastrophes naturelles (sécheresses, inondations ou tremblenlents de terre), elles ont jadis, et certaines continuent à le faire, collecté et distribué des vêtenlents, des médicaments, de la nourriture pour soulager les 18

misères les plus criantes. Elles ont notamment su être présentes en Ethiopie, en Amérique centrale, en Asie du Sud, comme auparavant au Biafra ou au Bengale. Elles sont aujourd'hui présentes en ex-Yougoslavie et en Somalie. La souplesse de leur fonctionnement, leur rapidité d'intervention, et leur capacité à atteindre les populations les plus défavorisées, ainsi que le dévouement des volontaires ont été reconnus rapidement par les gouvernements et les institutions internationales qui n'hésitent pas à faire appel à elles chaque fois qu'un nouveau drame éclate dans une région du monde. MSF (Médecins Sans Frontières) est l'une des plus connues parmi ce type d'ONG. Autres exemples d'organisations: la Croix Rouge bien sûr, l'Ordre de Malte... Nombre d'associations cependant se sont rendu compte au 111 années que cette aide d'urgence, si elle est indispensable des lors de catastrophes, ne s'attaquait qu'aux conséquences des problèmes, mais jalnais à leurs racines. La pauvreté, la misère constituent dans ces pays des données non pas conjoncturelles, mais structurelles. Ce problème a conduit de nombreuses associations du Nord à s'orienter vers des actions de développement, comme les micro-projets de développement. LES PROJETS DE DÉVELOPPEMENT: Sous des noms divers, tels que micro-réalisations, projets de développement, des réalisations à petite échelle se sont développées. Ces actions consistent à creuser des puits, aménager des routes, créer des écoles, des dispensaires, former du personnel de santé dans les vnlages, soutenir les initiatives locales, enseigner des technologies appropriées, mobiliser l'épargne locale et l'orienter vers des projets productifs, mettre sur pied des coopératives, etc. A l'origine, ces réalisations dispersées répondaient à des besoins ponctuels dans le domaine de la santé, de l'agriculture, de l'éducation, mais sans véritable projet, sans vision globale du développen1ent. Ces réalisations étaient bien souvent perçues comme des cadeaux bienvenus de la part des pays riches, mais n'in1pliquaient ni choix véritable, ni décision ou participation réelle de la part des bénéficiaires. Progressiven1ent, stimulées par le contact avec le terrain, les associations cherchent à établir un partenariat durable et égalitaire avec les populations locales en leur demandant: "Que pouvons-nous faire avec vous, quel peut être notre rôle ?"

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DEUX EXEMPLES DfASSOCIATIONS PARTICULIÈRES: LA CROIX ROUGE ET AMNESTY INTERNATIONAL
La Croix Rouge française est une grande association d'entraide médico-sociale, d'assistance et de secours. Elle est neutre, internationale et auxiliaire des pouvoirs publics. Elle est neutre, c'est-à-dire qu'elle ne fait aucune distinction de race, de religion, de condition sociale, d'appartenance politique. Elle est auxiliaire des pouvoirs publics car elle exerce une fonction d'intermédiaire entre les personnes assistées et les services compétents de l'État, des n1unicipalités et des organislnes spécialisés COllllnela Sécurité Civile et les SAMlJ. Elle est, en outre, en vertu des Conventions de Genève, auxiliaire du Service de Santé des Années en ten1ps de conflits ou de détresse. Elle est internationale car elle appartient à un grand Inouven1ent mondial, celui de la Croix Rouge Internationale. Celle-ci cOlnprend 149 sociétés nationales, La Ligue qui les fédère et le COll1itéInternational de La Croix Rouge de Genève (CICR). Quelques chiffres de la Croix Rouge française: 800 000 adhérents, 13 000 salariés, 100000 bénévoles. Activités principales: activités Inédico-sociales. actions pour la jeunesse, secourisn1e, fannalion, ll1issions d'urgence. Anlnesty International lulte depuis trente ans, pour le respect du droit international lié aux ch'oitsde rhoIll1ne. En effet, par leur adhésion à l'ONU, les États s'engagent à respecter la Charte de cette organisation, et en premier lieu, la Déclaration des Droit~ de l'Hol11ffiede 1948. "Tel État elnprisonne des personnes qui ne croient pas conm1e les autres. Tel autre persécute des Inilitants syndicaux. Celui-ci fait arrêter et passer à tabac des Inanifestants. Celui-là envoie des opposants au fond d'une pdson ou Inêlne les fait exécuter sans les juger. Inforn10ns ! Les gouvernelnents doivent savoir que l'opinion publique n10ndiale sait." Tel est l'un des grands principes d'action d'Alnnesty. Quelques chiffres: depuis 61, Amnesty a travaillé sur 42 000 dossiers et 38 000 sont clos. En 1991, 823 actions urgentes sont lancées, 1609 prisonniers libérés, 1683 nouveaux dossiers ouverts, 72 missions sont menées dans 43 pays. En France: 400 groupes locaux, 22 000 membres et 190 000 donateurs, au niveau mondial, Amnesty compte 4 354 groupes locaux et un million de membres dans 192 pays. Moyens d'action: des millions de lettres envoyées aux prisonniers, aux États, aux ministres; des ouvrages, Iivres, documents publiés; des juristes internationaux, des spécialistes des droits de l'homme, des médecins parcourent le monde pour faire des enquêtes, entretenir des relations avec les gouvernements, observer.

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En identifiant ensemble les problèmes, les besoins essentiels en matière d'agriculture, de santé et d'éducation, les associations de solidarité internationale ont désormais tendance à passer de l'intervention ponctuelle à des projets insérés dans un programme de développement global. Une politique de coopération', de partenariat, fondée sur le dialogue, est l'une des caractéristiques principales de la mutation en cours des organisations de solidarité. L'ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT: Certaines associations sont devenues, ces dix dernières années, des acteurs importants de la sensibilisation de l'opimon publique occidentaleaux problèmes de développement. Les associations de solidarité et les médias, fournissent l'essentiel des informations que reçoit le public sur les problèmes des pays en développement. Leurs activités d'information du public ont pour but initial de collecter des fonds pour leurs projets dans ces pays. Cepenaant, avec les années, les grandes associations ne se sont plus contentées de faire appel à la charité. Désormais, elles s'efforcent aussi de faire con1prendre les causes de la pauvreté, les problèmes du développement et des interdépendances Nord/Sud. Les thèmes abordés sont aussi divers que la participation con1munautaire, le statut de la femme, l'érosion des sols, l'eau, la santé, la malnutrition, la formation et les systèmes de crédit, la démocratie, les droits de l'homn1e ... Les efforts déployés par les associations pour promouvoir les campagnes de sensibilisation et d'information revêtent différentes formes: - Production de publications telles que revues, bulletins d'informations, brochures, dépliants, livres ... - Présentation de 111n1s, cassettes vidéo et diapositives. - Organisation de conférences, congrès, sélninaires, stages. - Information des médias. ASSOCIA TIONS ET NOUVEL ORDRE INTERNA TIONAL : Depuis quelques années, l'économie du monde est entrée dans une période durable de croissance lente et le jeu planétaire multiplie les perdants: problèmes de la dette, inégalités dans les termes de l'échange, inégalités aussi dans la compétitivité internationale.. . 21

"Aucune solution n'apparaît à [fhorizon, ni sur les tableaux de bord, ni dans les discours des tribunes onusiennes (H. Rouille d'Orfeuil, Coopérer autreJ11.ent). Dans ce contexte, l'association peut être un moyen de reconstruction, une manière dén10cratique de donner forme et force aux dynamiques populaires. "Mais les ONG semblent bien petites pour faire dévier de quelques degrés le navire de sa trajectoire. Comment peuventelles faire?" (H. Rouille d'Orfeuil, op cil.) Selon de nombreuses associations, il faut, au Nord et au Sud, construire et consolider des alliances avec les acteurs impliqués dans les rapports de force d'un nouvel ordre mondial.
ft.

Deux axes semblent prioritaires: S'organiser pour changer les règles du jeu. Les associations de solidarité internationale doivent se joindre à ceux qui luttent contre les règles du jeu économique mondial dominant et participer à la réflexion pour la définition d'une alternative, en développant par exemple des modes de production et des technologies qui ren10bilisent les ressources locales. Elles peuvent aussi faire du lobhying en agissant COlTIlne des groupes de pression. Citons: Agir Ici ou Amnesty International. Aider les stratégies populaires. Les associations peuvent expérimenter de nouvelles stratégies de développement et essayer de lnontrer qu'il existe d'autres solutions en s'appuyant sur les dynalniques populaires ou l'opinion publique. Enfin, avec leurs partenaires du Sud, elle peuvent constituer un front susceptible de peser sur les rapports de force internationaux, nationaux, régionaux ou locaux.

RAPPEL

HISTORIQUE

Il Y a bien longten1ps déjà, des hommes travaillaient à an1éliorer le sort de leurs contemporains. L'Ordre de Malte date du Xe siècle, les missions de Saint Vincent de Paul du XVIIe siècle, La Croix Rouge fut créée à l'époque de Napoléon III. Au XIxe siècle, les missions catholiques et protestantes n1enaient des actions dans les pays colonisés en faveur de l'éducation et de la santé. De fait, les organismes confessionnels et 22

des mouvements d'inspiration religieuse occupent aujourd'hui une place préén1inente dans la communauté des associations de solidarité. Voici, schématiquement résumée, l'évolution que connaissent les ONG depuis quatre décennies: LES ANNÉES 60 : NAISSANCE DES ONG L'apogée des luttes de libération nationale puis la décolonisation marquent une rupture dans l'histoire car elles sont la preuve de l'irruption des Tiers Mondes con1me acteurs politiques sur la scène internationale. Trois courants canalisent déjà les intérêts: un courant chrétien (tradition missionnaire), un courant anti-impérialiste, marxiste, et un courant laïque. Les associations dites de la première génération se mobilisent contre la fain1 et la n1isère en envoyant de l'argent, des vivres, des médicaments avec des volontaires pour les distribuer. Mais les actions purement caritatives ne suffisent plus. L'aide alimentaire peut même dans certains cas avoir des effets pervers, en déstructurant par exen1ple la production locale. Une évidence peu à peu s'impose avec force: le développement passe avant tout par les hon1n1es. LES ANNÉES 70 : MOINS DE CHARITÉ, PLUS DE PARTENARIAT La plupart des associations cherchent, grâce aux microprojets, à accroître les transferts d'idées, de capitaux, et de technologies. Mais, peu à peu, on prend en compte l'opinion des populations, l'idée de partenariat se développe car seule la participation des bénéficiaires peut garantir la pérennité des actions. Des associations locales apparaissent alors dans les pays du Sud. LES ANNÉES 80 : L'APPUI AUX INITIATIVES LOCALES La conviction que le monde occidental n'est plus un modèle à in1iter se renforce dans les années RO.Les ONG du Sud (groupements locaux de villageois, par exelnple) se multiplient et deviennent des acteurs de développement au mêlne titre que les ONG du Nord. Il faut aider les populations à s'orgaruser et à se poser en interlocuteur des pouvoirs économiques et politiques en place. Les associations de solidarité découvrent qu'elles peuvent jouer un rôle critique vis-à-vis des gouvernements en place au prix de 23

difficultés ponctuelles avec les pouvoirs locaux comme ce fut le cas pour Médecins Sans Frontières en Ethiopie. De non1breuses ONG se reconnaissent dans le courant de pensées qui est en train de se développer, même si cette évolution n'est ni linéaire ni homogène. "L'aide apportée n'a de réel intérêt que si elle se situe directement ou indirectement par rapport aux systèlnes productifs et sociaux existants et appuie la trajectoire d'évolution de ces systèlnes", écrit H. Rouille d'Orfeuil. Par ailleurs, certaines associations se sont investies d'une nouvelle mission: sensibiliser l'opinion publique de nos pays aux réalités des PED (Pays En Développement). LES ANNÉES 90 : DE NOUVEA UX ESPOIRS Le facteur prin10rdial de la réussite d'un projet d'aide au développement sen1ble donc être la participation effective et la responsabHisation des bénéficiaires: cette approche du déveIOppell1ent est reconnue aujourd'hui par la plupart des associations. Participation à toutes les étapes: analyse des données et des problèmes rencontrés, expression d'un besoin, conception du projet, réalisation, puis suivi lorsque l'association du Nord est repartie. Les bénéficiaires développent une autonomie de plus en plus grande (favorisée par l'utilisation des matériaux locaux). L'association désengagée du projet peut alors travailler dans un autre village par exemple. Les projets peuvent ainsi être n1ultipliés. La pérennité et la reproductibilité des réalisations est l'une des issues ouvertes aux petits projets pour dépasser le stade n1icro-économique, la condition nécessaire pour s'échapper d'un état d'expériences ponctuelles et isolées et parvenir à une dynamique véritable. Cette évolution est favorisée par l'émergence de collectivités locales de plus en plus organisées, structurées et efficaces. Par ailleurs, de nouveaux "chevaux de bataille" apparaissent. Schématiquement: * Droit d'ingérence hun1anitaire dans les pays où les droits de l'homme sont bafoués, inforn1ation de l'opinion publique mondiale, tentatives de démocratisation en Afrique ... * Environnement: avec une conférence mondiale des ONG à Paris en décelnbre 91 et la conférence des Nations Unies à Rio de Janeiro en juin 92, les problèmes de l'environnement liés au développell1ent sont à l'ordre du jour. * Projets urbains: les projets économiques et les projets urbains tels les projets "enfants de la rue" se multiplient 24

(le problème des bidonvilles se fait par ailleurs de plus en plus aigu). * Coopération Sud-Sud: citons encore le développen1ent des transferts Sud-Sud avec l'augmentation des échanges commerciaux entre régions ou entre continents. Afrique Verte, par exen1ple, est une association qui organise en Afrique de véritables mouvements de commercialisation, entre régions excédentaires et régions déficitaires en céréales locales et produits maraîchers. Avec l'ouverture de l'Europe, il faut aussi s'interroger sur le devenir des associations françaises et de la collaboration possible avec des associations européennes. Tels sont les principaux champs d'action et de réflexion pour les années à venir. DES ASSOCIATIONS DE SOLIDARITÉ AUX BUREAUX D'ÉTUDE ...

Outre les associations de solidarité internationale, il existe par ailleurs des organismes qui jouent un rôle dans l'aide au développement: les bureaux d'étude. Si les DNG sont à but non lucratif, les hureaux d'étude, de par leur statut, ont une logique commerciale. On peut donc parler, a pIlori, de développement et non de solidalité. Un bureau d'étude travaille sur "contrats" grâce à des appels d'offres émanant de bailleurs de fonds internationaux, de partenaires locaux ou de pouvoirs publics. Forn1és d'experts de haut niveau, les bureaux d'étude œuvrent dans des domaines très variés: développen1cnt rural, travaux publics et transports, urbanisn1e et habitat, inventaire et gestion des ressources naturelles, industrie et organisation. Citons le BCEOM (Société Française d'ingénierie) ou le
BDP A-SCET AGRI.

Pour avoir un réDertoire des bureaux d'étude, contactez la Maison de l'Ingénierie (01 44 30 49 00) et demandez l'Annuaire Syntec correspondant: Management (310 F) ou Informatique (150 F) ou Ingénierie (290 F). Deux exemples de bureaux d'étude Le BCEOM, fondé en 1949, intervient à tous les stades d'un pro gran1nle de développement: identification, faisabilité, avant-projet, projet détaillé, préparation des cahiers des charges 25

et documents d'appels d'offres. Il assiste le maître d'ouvrage, et intervient pour l'entretien et la réhabilitation des infrastructures. Il participe aussi à la formation des intervenants. Grâce à des experts, il réalise donc des missions de terrain (conception, logistique, études, audit ...). Le BDP A-SCET AGRI est une société d'ingénierie et de conseil, spécialisée dans le développement du monde rural et de la filière agro-alimentaire, l'inventaire des ressources naturelles et l'équipement agricole. Elle réalise des études, fournit une assistance technique aux projets de développement et assure la formation et la diffusion de l'information technique. Elle intervient également comme promoteur, opérateur et gestionnaire d'entreprises agricoles, et agro-alimentaires.

Il est important de souligner par ailleurs que certaines ONG fonctionnent de plus en plus comme des bureaux d'étude (travail sur contrats, avec des experts). Citons le GRET et l'IRAM : * Le Groupe de Recherche et d'Échanges Technologiques (GRET) apporte un soutien efficace à des partenaires des PED engagés dans la promotion de l'agriculture familiale, la création et le renforcement de la petite entreptise, le développement local urbain. Le GRET propose des solutions diversifiées, diffuse analyses et infonnations. * L'Institut de Recherches et d'Applications des Méthodes de développement (IRAM) est depuis 30 ans un centre de réflexion et de recherche sur le développeInent rural. Il associe l'intervention sur le terrain, la capitalisation et la rétlexion sur les actions menées et la formation, des cadres, paysans, artisans ou ouvriers.

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LES ONG ET LEURS REGROUPEMENTS
La grande majorité des associations de solidarité internationale se regroupe par affinités au sein de collectifs nationaux. Certaines appartiennent à plusieurs d'entre eux.
* Le Centre de Recherche et d'Information pour le Développement (CRID) regroupe une quarantaine d'associations exclusivelnent engagées dans l'appui au développement, la sensibilisation de l'opinion et la solidarité internationale. 14, passage Dubail 75010 Paris. Tel: (1) 44 72 07 71 * Le Comité Français Contre la Faim (CFSI) participe à la campagne mondiale contre la faim et rassemble + de 80 associations nationales. Il est en voie de restructuration et renforce ses relations avec les pouvoirs publics. 32, rue Le Peletier 75009 Paris. Tel: 01 44 83 09 15 Comité National de Solidarité Laïque (CNSL ex CLEDESF) comprend 56 organisations membres: organisations regroupées d'éducation populaire, syndicats, mutuelles, coopératives... Il soutient et coordonne des actions dans les pays du Tiers Monde dans le secteur de l'éducation, sensibilise l'opinion française, informe et forme des éducateurs. 62, bd de Garibaldi 75015 Paris. Tel: 01 47 83 66 66 CLONG réunit 15 associations qui envoient des volontaires sur des projets de développement dont les objectifs sont à moyen et long terme et qui travaillent souvent avec des associations locales. 14, passage Dubail 75010 Paris. Tel: 01 44 72 93 72 * Le Comité pour les relations Nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d'Éducation Populaire (CNAJEP) est composé de 72 associations qui interviennent dans le domaine de la jeunesse, de l'éducation, de l'action sociale et culturelle, de la formation, des relations internationales... . 15, rue Martel 75010 Paris. Tel: (1) 47 70 71 31 * La Commission Nationale de la Jeunesse pour le Développement (CNJD) regroupe 9 organisations de jeunes, engagées dans un développeInent mondial solidaire. .'Chemin du Bois du Faye BP 32 91311 Monthléry cedex. Tel: 04 69 80 94 61 * La Coordination d'Agen pour les missions d'urgence et de coopération volontaire, constituée à l'inititiative de la Guilde Européenne du Raid, réunit les associations spécialisées dans les actions d'urgence nécessitant 27

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