Lexique d'informatique français-anglais-berbère

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Publié le : lundi 1 janvier 1996
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EAN13 : 9782296325937
Nombre de pages : 132
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n tsEnsElkimt amawal
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Leique d'informatique
Tronçais - Angrois - Ber6ère
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ttrolosei- - tegISXei - -1-EArgr-1- Samiya Saad-Buzefran
itmawal n tsenselliimt
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Lexique d'informatique
Français - Angfais - Ber6ère
L:1 1 -1-0410+111S2r
-
L'Harmattan Inc. L'Harmattan
55, rue Saint-Jacques 5-7, rue de l'École Polytechnique
Montréal (Qc) - CANADA H2Y 1K9 75005 Paris - FRANCE
© L'Harmattan, 1996
ISBN : 2-7384-4650-7 Asennemer
Tanetnmirt tameqwrant i akw wid i-d yefkan afus i tira n umawal agi, ama di Le7.7..ayer,
di Lmaruk ney di Fransa, d imusnawen di tutlayt tamaziyt ney d imeynasen n Tmaziyt.
Tamuyli nnscn yef açlris amenzu n umawal agi terna-yid afud i wakken at siwçley ycr
taggara. Ad iyi surfen m' ur ten-id udrey ara akw yiwen yiwen, tajmilt nnsen meqwret.
Tanemmirt !
Remerciements
Je suis très reconnaissante à toutes les personnes qui m'ont aidée, qu'elles soient
algériennes, françaises ou marocaines, qu'elles soient spécialistes de la langue Amaziy, qu'elles en
soient praticiennes ou simples militantes.
Leurs critiques, leurs conseils, leurs encouragements et leur aide amicale m'ont été
bénéfiques. Qu'elles m'excusent de ne pouvoir les nommer toutes et trouvent ici l'expression de
ma profonde gratitude et de mes remerciements les plus chaleureux. itE0:1 E.ZZ2 n IZO
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" Iffaut Laisser aux gens Ce soin &inventer Leurs
propres valeurs en leur donnant au départ Ce maximum
de Cderté de création. Car à un certain niveau de
profondeur, si une culture est réelle, elle est li6ératrice."
Viodoad 7/taamea
qrun mati d kra
I jâussen amer at-tesi
Aranni d-teunved ass-a
Tirget garaney i-d-teya
'Yod wa d asyar i-s-d-yerna
riven-i4 yess ad te_gali
Isyaren nni ad gen taifa
Ajaji6 deg genni ad yafi
,leeeià w ,le wea«esete Amawal n tsenselkimt - Tafransist - Taglizit - Tamaziyt
Tazwert
/musnawen imaziyen yuran di zzman aqbur (Apulée, Averroès, St Augustin, ....) uran s
tutlayin tiberraniyin. Ibn Xaldun yura « lmaziyen sân atas n Inuicuha, d aven a vacaren dmmur n
vedlisen ».
(Di tizi i deg nella ass-a, d acu i-d-yeqqimen seg wayen uran imezwura ? Anida ar' anaf later-
is di tyerma tagraylant?
Slifella n wakal, qqimen-d yelmezyen, ifassen d ilmawen, tirrugza deg ulawen. Seddaw
wakal, mazal ilebda izuran n Tmaziyt, yettfen si tigzirin Tiknariyin ar Ssiwa di Malter. Izuran i
yesswen idammen n wid yemmuten yef Tmaziyt mgal acengu id yusan scg wgafa ney scg wsammar.
izuran ass-a fkan-d isegman. Yal mar' ad ilal wedlis s Tmaziyt, d ajeggig di Tefsut Imaziyen.
Amawal agi n S. Saad-Buzefran d isegmi i-d-yernan yer wid i-d-yegga Lmulud n At Mâmmar.
Asirem nney d akken agas ar a-t-id idefren.
Amawal agi yâna akw wid yetnadin di Tmaziyt, labâda iselmaden d ineymasen. Ad yessishel
tira n yeçlrisen di tussna tasenselkamt, akken arraw-nney azekka ad rnun tiktiwin nnsen i tussna
tagraylant. Akken Tamaziyt ad-teffey si tesraft deg i-t-segrarben imnekcamen i-d-yemseçlfaren di
Tefriqt ugafa, atettef amkan-is ger tutlayin mcrra deg wmaial.
Abrid mazal ywezzif, lamâna yenger, nferz-it. Yal yiwen a-d-yefk afus akken yal ass anal
yer zdat. Allalen imaynuten n tsenselkimt (agetlyu, multimédia) rran tâkumt fessuset. Mazal kan
anxemmel i yyallen.
'Tanemmirt i wid yezwaren. Afud ameqwran i wid i-d-iteddun !
Préface
Traversant les siècles et les idéologies, la culture berbère, et notamment la langue qui lui donne
vie depuis des millénaires, est présente plus que jamais dans la vie publique des pays d'Afrique du Nord
et entend participer à la culture universelle en occupant pleinement l'espace qui est le sien.
Par le passé de nombreux intellectuels berbères tels St Augustin, Apulée, Averroès ... se sont
détroumés de leur propre culture, étouffée par des invasions incesssantes, pour apporter une pierre de
taille à la culture latine. Des écrivains contemporains, notamment algériens tels J. Amrouche, M.
Feraoun, M. Mammeri, K. Yacine ... ont utilisé la langue de l'envahisseur pour défendre leur culture et
se réapproprier leur Histoire.
La dialectique de ce cheminement a conduit à une prise de conscience générale du fait berbère
par les Berbères eux-mêmes et on a assisté ces dernières années et surtout depuis le Printemps Berbère
de 1980, à une profusion d'oeuvres littéraires et artistiques. De très nombreux romans, recueils de
poésie, films ... écrits dans la langue berbère ont vu le jour. Tandis que la chanson engagée, notamment
la chanson kabyle, a été et demeure l'outil majeur de la revendication identitaire berbère.
L'acharnement des détracteurs de la civilisation berbère à ignorer cette langue qui est l'une des
plus anciennes langues du Bassin méditerranéen et demeure plus vivante que jamais, ne fait qu'accroître
la volonté de ses défenseurs à mener le combat jusqu'au bout, pour sa reconnaissance, inexorablement,
en tant que langue nationale et officielle.
Inéluctablement, cette culture revit et se revigore. Les techniques modernes de l'informatique, et
notamment le multimédia qui instaure la communication par l'image et par le son, sont là pour lui
donner un support vivant. Tandis que les frontières culturelles s'ouvrent pour lui permettre de s'épanouir
et d'opérer des échanges bénéfiques avec les autres cultures du Monde. Le présent lexique est un
nouveau maillon de cette longue chaine qui se &ploie sans cesse pour réunir les joyaux de la civilisation
berbère.
Malgré certaines imperfections de jeunesse, ce lexique sera sans doute très utile aux gens de lettres, aux
scientifiques. étudiants et journalistes.
Arezwi n Al Yusef informaticien
3 Amawal n tsenselkimt - Tafransist - Taglizit - Tamaziyt
INTRODUCTION
Ce lexique est composé de mots donnés pour la plupart dans l'ordre suivant: Français-
Anglais-Amaziy excepté pour quelques uns qui sont souvent des sigles en anglais qui, dans ce
cas, sont suivis de l'équivalent français lorsque ce dernier existe.
La majeure partie des mots berbères sont suivis d'une indication en indice qui référence sa source
bibliographique. Par exemple, 'asmiçlan MAT est un mot berbère répertorié dans le lexique de
mathématiques et est donc suivi de l'indice MAT. Cette référence permet de retrouver, si besoin est,
l'ouvrage (dictionnaire, lexique ou autre) dans lequel le sens général du mot est donné et quelques
fois accompagné d'exemples. La liste de toutes les références (MAT, MW, MZB, KBL,...) est donnée
dans la bibliographie.
Les mots suivis d'une étoile (*) sont des propositions personnelles pour des termes pour lesquels
je n'ai pas trouvé un équivalent dans les ouvrages que j'ai compulsés. Le ou les mots qui m'ont
servi à créer le néologisme sont souvent mentionnés entre parenthèses. Leur origine est souvent un
verbe lorsque celui-ci existe ou à défaut un nom. Lorsqu'il y a plusieurs propositions pour un
mot, elles sont séparées par /. La présentation générale avec des références a été choisie pour
permettre au lecteur profane de connaître leur provenance: ce qui facilite leur mémorisation et
pour offrir la possibilité au connaisseur du domaine de proposer mieux là où ma proposition
paraît peu fructueuse ou peu adéquate.
Les néologismes ont été élaborés comme suit. Après avoir répertorié tous les mots utilisés
en informatique, à partir de dictionnaires français et anglais récents de l'informatique, il a fallu
dans une première étape puiser dans les parlers berbères. afin d'éviter de créer des néologismes
chaque fois qu'il était possible de trouver ces mots dans au moins un parler berbère. Comme je
l'ai précisé en bibliographie, les dictionnaires consultés sont ceux du Kabyle (Km.), du Touareg
(Mcr), du Chleuh (cul), du Mozabite (mzi3), du Chaoui (cw) mais aussi le lexique Amawal (Nev)
et le lexique de mathématiques (MAT) pour utiliser le maximum de mots usités. Pour les mots
purement techniques informatiques inexistants dans les dictionnaires et les lexiques actuels, il a
fallu procéder dans une seconde phase à la création de néologismes.
Les procédures de création sont celles attestées en berbère (S. Chaker 1984). Les principales
règles de création sont la composition et la dérivation. En voici des exemples:
5 Lexique d'informatique - Français - Anglais - Berbère
1. Composition: à partir de deux lexèmes
- nom + nom: atamçlan(octet, de tam: huit mc, et amen: nombre ,„, w)
- verbe + nom: tasenselkimt (informatique. de issin: savoir et aselkim*: ordinateur ) KBL
-nom + verbe: tahlaskit (programmétrie, de ahil: programme et sket: mesurer mer) MW MAT,
2. Dérivation: procédure très productive qui permet, entre autres, de dériver à partir d'un verbe
un nom d'action verbale ou un nom d'agent ou un nom d'instrument ou un adjectif. Il y a deux
types de dérivation: la dérivation verbale et la dérivation nominale.
a. Dérivation verbale
- forme factitive: sfurkec* (multiplexer, de .fierkec*: être multiplexé)
qqen: - forme réciproque: amyuqqen (interconnexion, de my: préfixe de réciprocité et
i) connecter „
b. Dérivation nominale
- nom d'action verbale: asengel* (codification, de sengel*: codifier)
- nom d'agent: asemlellay* (assembleur, de semlil: assembler KBL )
suney: dessiner, tracer MW ) - nom d'instrument: asunay (traceur, de
- adjectif: uqqin (connecté, voir mode connecté, de qqen: connecter KBL )
Outre ces deux méthodes de dérivation, j'ai aussi opéré certaines dérivations nominales basées sur
la préfixation.
Exemples: agrudem (interface, de ager*: inter et idem: face KBL )
processeur) azarsekkar (préprocesseur, de azar: pré et asekkar*: MAT
micro et aselkim*: ordinateur) amikruselkim (micro-ordinateur, de amikr*:
J'ai été confrontée à certaines situations délicates dans lesquelles des noms ou des adjectifs sont
donnés dans un dictionnaire sans que le verbe correspondant y figure. Quelquefois, j'ai pu
retrouver ce verbe dans un autre parler.
Dans Amawal. on trouve armud pour activité et j'ai retrouvé rmed Nicr pour Exemple:
activer.
Quand la recherche échouait, il fallait en dériver une famille de noms. J'ai alors créé un verbe à
partir d'un nom existant pour obtenir ce résultat. Ce procédé peut paraître audacieux mais cette
solution présente l'avantage de sauvegarder ces mots existants pour donner naissance à une
famille ayant la même racine.
Exemple:
6
Amawal n tsenselkimt - Tafransist - Taglizit - Tamaziyt
du nom angal (code, mot qui a un sens caché mcr), j'ai créé ngel* pour coder, aneggel*
pour codage, anagal* pour codeur etc ...
La création de néologismes m'a permis, en outre, de proposer principalement des préfixes
assez répandus dans le lexique d'informatique mais inexistants dans le lexique de mathématiques.
Exemples: als de ales (répéter KBL) traduit le préfixe re comme dans régénérateur.
aks de kkes (supprimer Ku ) traduit le préfixe dé comme dans désérialisation.
La liste complète des préfixes/suffixes utilisés dans ce lexique est donnée à la fin de cette
introduction, ceux qui sont suivis d'une étoile sont des propositions personnelles.
J'attire l'attention du lecteur sur certaines dérogations aux règles décrites ci-dessus.
1- les noms universels tels que les noms des langages de programmation (PASCAL, C,
SMALLTALK etc ...) ou sigles (Intemet, ISO, Ethemet, FDDI, ...) sont volontairement omis car
de toute évidence, ils restent les mêmes dans toutes les langues.
2- beaucoup de mots ont été traduits directement de l'anglais car la traduction française n'est
pas toujours adéquate (exemple: le mot français déroutement tiré du mot anglais trap qui
signifie piège a été traduit en tasraft KBL )
3- il existe des mots pris des lexiques Amawal (mw) ou mathématique (MAT) pour lesquels j'ai
fait une modification mineure qui consiste à changer une voyelle afin d'obtenir une forme berbère
normalisée. Ce genre de modification est en général mentionné.
Exemple: dans le lexique de mathématiques (MAT), on trouve alyawi pour l'adjectif formel; j'ai
dû le transformer en alyawan*.
4- les mots composés sont généralement écrits d'un seul tenant. Néanmoins pour les termes
techniques composés, on peut mettre un tiret (-) entre les mots constituants afin de les mettre en
évidence. Le but n'est pas toujours d'en faire un seul mot comme en littérature. Dans certains cas
ces mots seraient trop longs et trop complexes. Selon les préférences de chacun, on pourra écrire
afelm-iselkim (superminiordinateur) ou afèl-m;i-selkim (super-mini-ordinateur).
5- j'ai indiqué sous forme de remarque (Rmq) les contradictions que j'ai relevées dans mes
différentes lectures, ou encore des constatations générales susceptibles d'être utiles au lecteur
intéressé.
Exemple: pour le mot uslig sont données des traductions différentes voire contradictoires dans
le lexique de mathématiques qui l'utilise pour spécial et dans Amawal qui l'utilise pour privé et
double. J'ai indiqué cela de la façon suivante: (Rmq. uslig x,rw uslig= privé tirs, = double Km/ =
spécial MAT ).
Le motfixe est traduit par yemmuten dans le lexique de mathématiques alors qu'il existe un
sbej: être immobile, fixé Km) plus adéquat. Ma remarque concernant fixe terme usbid (de KBL
7

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