Mélanges offerts à Louis BAZIN par ses disciples et ses amis

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Publié le : mercredi 1 janvier 1992
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EAN13 : 9782296273429
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MÉLANGES OFFERTS À LOUIS BAZIN

Dans la Collection

"Varia Turcica"

KANCALSalgur, THOBIEJacques, Turquie, Moyen-Orient, Communauté Européenne, Varia Turcica XIV/L'Harmattar:l, Paris, avril 1989, 398p. KANCAL Salgur, PEREZ Roland, THOBIE Jacques, Agriculture et industrialisation en Turquie et au Moyen-Orient, Varia Turcica XVIII L'Harmattan, Paris, Mai 1992, 514p.

@ L'Harmattan, ISBN:

1992 2-7384-1664-0

VARIA TURCICA XIX

MELANGES
OFFERTS À LOUIS BAZIN
par ses disciples, collègues et amis

"

édités par Jean-Louis UACQUÉ-GRAMMONT et Rémy DOR ayec le concours de Frédéric HITZEL et Aksel TiuET

l'Institut

Français

et publiés par d'Études Anatoliennes

d'Istanbul

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

PRÉSENTATION

C'est une tâche bien agréable, et pour l'ancien et pour le présent directeurs de l'Institut Français d'Etudes Anatoliennes de présenter ces Mélanges offerts en hommage au professeur Louis Bazin, le maitre et l'ami. Tâche aisée? Peut-être pas, tant sont divers les auteurs et variés les sujets abordés. Et encore, par la force des choses, n'avons-nous ici qu'un brillant échantillon, car nous savons combien sont nombreux ceux qui, pour de très valables raisons, n'ont pu figurer dans ce volume; néanmoins l'origine nationale des auteurs révèle une belle palette: française, certes, mais aussi turque, américaine, allemande, autrichienne, hongroise, polonaise, russe, grecque, iranienne, chinoise, japonaise; cela confirme, s'il en était besoin, l'influence internationale de Louis Bazin. La belle diversité des sujets traités nous oblige, dans cette succincte présentation, à des regroupements toujours discutables, mais qui aideront à se retrouver dans les trente-neuf contributions présentées. Sept groupes comprenant des nombres de papiers naturellement différents, peuvent être distingués. Sept contributions sont des études posant essentiellement des problèmes de reconstitution et d'interprétation où l'intérêt est d'abord linguistique et de méthode. L'ouvrage s'ouvre sur toutes les péripéties liées au déchiffrement d'un "couplet" sino-turc qui laisse pantois le non-spécialiste. Je gage que Louis Bazin, qui s'est autrefois lui-même attelé au rébus, n'est pas resté insensible à la facétie de tel auteur suggérant, qu'en définitive, le texte pourrait bien être rédigé en accadien ou en eskimau ! Emprunt aussi de nostalgie, ce rappel de quelques textes de tradition orale Yôrük et Tahtacl, recueillis autrefois avec Louis Bazin: la fable des "Trois pals" est de la meilleure mouture. Le propos prend de l'ampleur avec l'interpétation du chapitre 14 du manuscrit de Hami, du Maitrisimit, texte ouïgour, avec le cheminement

des différents dérivés du verbe "olmak", ainsi qu'avec les intéressantes remarques sur la transcription du turc en caractères arabes. Pourtant, cette écriture a créé, vis-à-vis de l'évolution phonétique du turc, un état conservateur qui a pu être critiqué et dépassé grâce à l'étude cotnparative de textes en caractères non-arabes: ainsi se poursuit, sur cette base méthodologique, la reconstitution du vrai visage phonétique des textes turcs. C'est enfin à une véritable critique de sources historiques qu'on nous convie à travers la confrontation entre les ordres originaux de la Porte et leur enregistrement sur trois exemples précis du milieu du XVIe siècle. Il en ressort que les deux documents sont des copies également imparfaites qui se complètent sur bien des points, et qu'il est donc nécessaire, si l'opportunité archivistique s'en présente, de consulter les deux types de documents, originaux et miihimme, pour obtenir une information satisfaisante. Il est naturel que huit articles soient consacrés aux questions de diffusion et d'influence de la langue turque, puisque la grammaire est une des voies privilégiées de la diffusion de la langue. À cet égard, deux papiers tracent pour la France le chemin difficile qui mène des premiers essais de grammaire turque aux XVIe et XVIIe siècles, à celle de Jean Deny, juste avant la réforme de l'alphabet, et surtout à celle de Louis Bazin, en 1968, monument scientifique précieux, aujourd'hui indispensable à toute connaissance du turc. Quant aux innombrables cheminements historiques de cette langue, nous apprenons sur la base de l'expression "Tork-o tadjik", les avatars signifiants du mot tadjik jusqu'à la conquête de l'Iran; nous suivons les scrupules de ce traducteur qui, en Pologne au XVIe siècle, fait passer en kiptchak un Credo rédigé en arménien; nous constatons en Grèce au beau milieu du XXe siècle, non sans quelque étonnement, la résurgence de turquismes dans le monde des "Ré-

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bètes" : le "mangas" vante ses vertus viriles dans un vocabulaire emprunté au turc; on constate, chez les Turcs de Kaboul, arrivés surtout dans les années 1950, une certaine résistance des clivages ethniques de départ, mais aussi, devant la dégradation des facteurs identitaires, la plus grande résistance de la turcophonie, sans que pour autant l'auteur considère comme opérationnel le concept de "groupe ethno-linguistique" ; sur la base d'une enquête concernant deux jeunes Kirghizes immergés dans un milieu turc (à Van), l'auteur conclut que le degré de scolarisation influe fort peu sur les modifications du système phonique de référence et que les sujets ont subi une imprégnation turque qui affecte leur prononciation kirghize; enfin, l'on nous rappelle l'importance des liens entre politique et language, notamment à travers les péripéties relatives à la volonté plus ou moins affirmée de simplification et de purification de la langue (6z tÜrkçe). Les deux contributions concernant des problèmes de calendriers nous plongent également au cœur des recherches fondamentales de Louis Bazin, désormais plus aisément accessibles depuis la parution de son beau livre sur Les systèmes chronologiques dans le monde turc ancien (Akadémiai Kiado/Budapest, Ed.du CNRS/Paris, 1991,571 pages). La première présente quelques commentaires sur trois fragments rétablis du calendrier manichéen ouïgour, et l'autre souligne, chez les musulmans turcophones du Turkestan oriental, la résistance jusqu'à nos jours du calendrier des Douze Animaux, avec toutefois, à partir de la deuxième décennie du XVIe siècle, une avance de quatre ans sur le calendrier chinois, peu commode à expliquer; l'auteur propose une hypothèse tout en notant que l'utilisation conjointe du calendrier islamique rend cette déviation sans véritable conséquence. Viennent une série d'études proprement historiques, soit sur la base de matériel archéologique, soit sur la base de documents écrits, et où l'épigraphie prend bonne place. Trois études de type archéologique, au sens large, sont présentées. Celle concernant les deux reliefs mythologiques d'Erzurum tient de ces analyses fines et minutieuses qui ne sauraient être résumées: frappante est toutefois cette dialectique du dragon, à la fois céleste et souterrain, qui nous ramène à la Chine et au calendrier des Douze animaux; délicate également cette re-

constitution historique à partir d'un poème érotique rédigé en persan sur un bol de céramique du XIIIe siècle: se développe alors la vie de la poétesse Mahsati Ganjavi, enfant de l'Eraq persan, héroïne d'un roman d'amour, épouse d'un saint homme, merveilleuse observatrice des artisans et commerçants du bazar; quant aux volumineuses investigations archéologiques dans le Gorjân, elles passionneront certainement les initiés, mais elles ne peuvent que réduire à un silence approbateur le non-spécialiste. Cinq contributions débouchent sur une analyse d'histoire socio-religieuse. Une piste de recherche nous est proposée à travers la présentation de six groupes en fonction des titres et grades de la structure sociale du khanat de Khiva. Le Mont Ida de Bithynie nous laissera-t-il percer le mystère de la "nymphe blonde", une des figures légendaires les plus riches d'Anatolie et qui déborde largement la communauté alevi ; serait-elle la fille cachée d'Ali, née du souffle de Dieu? Et les trois pattes de l'oie, associée à ce mystère, ne signifient-elles pas la Trinité AllahMahomet-Ali? L'éternel retour des cycles agricoles, pastoraux et humains commandent ces fêtes du renouveau tout imprégnées de culture religieuse et dont certaines fleurent le vieux Caton. L'hérétique Fazlullah, fondateur de l'hurufisme, propage une doctrine qui est un panthéisme sous sa forme mystique et une sorte de divinisation de l'homme: répandu d'abord en Azerbaïdjan et en Asie centrale, l'hurufisme s'intègre ensuite au Bektachisme et se répand en Anatolie et en Roumélie. Lié aux grands mouvements socio-religieux des XIVe et XVe siècles, il pénétrera jusque dans le palais du Sultan; il sera aussi le promoteur de la moustache, qui fait apparaître sur le visage de l'homme le nom de la divinité. D'autre part, la présentation d'un document inédit sur les tekke kâdiri, montre l'extraordinaire expansion géographique de ces couvents dans l'Empire ottoman et le monde musulman: de l'Égypte à la CEI, de la BosnieHerzégovine à l'Inde, de la Tunisie au Yémen et à la Syrie. n est bien naturel que l'histoire de l'Empire ottoman et de la Turquie ait une bonne place dans ces Mélanges, car Louis Bazin, même s'il s'en défend, ouvre, par nombre de ses travaux, des voies favorisant la compréhension de l'histoire. Sur les onze contributions cherchant à

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éclairer quelques points de cette histoire, six nous mènent du IVe au XVIe siècles et cinq couvrent les XIXe et XXe siècles. On peut, en effet, se demander pourquoi, en plus de Byzas et Constantin, avoir inventé un troisième fondateur de Constantinople: Yanko bin Madyan. Partant de la première apparition du mythe turc au milieu du XVe siècle, l'auteur, à travers une solide analyse de textes, montre comment nombre d'écrivains inconnus, en cherchant un fondateur maudit, ont inventé Yanko bin Madyan, sur la base d'une erreur de lecture parfaitement intentionnelle. Quelques repères chronologiques nous sont donnés à travers une esquisse de l'évolution ethnique en Asie occidentale au XIIre siècle. Un bon exemple nous est fourni du caractère complémentaire de l'épigraphie, pour un discours historique valable, par le commentaire d'inscriptions de titulatures des derniers Seldjoukides et des premiers Ottomans. Vanité et vénalité de souverains qui cherchent à tirer profit de la possession d'un cadavre princier : le récit du macabre trafic qui suit la mort du prince Djem ne manque pas d'humour noir : après Charles VIII et Frédéric V de Naples, c'est finalement le Sultan Bajazet qui récupère le corps, ignorant sans doute, en retard d'une géopolitique, qu'il ne s'agissait plus que d'un fantôme. L'ambition et l'appât de la fortune est aussi au cœur de l'histoire que nous révèle l'étude de trois l~ttres de Ferhâd Pa~a sur la fin de 'Alî Beg, beylerbey de la Zû-1-1.<adriyyeen 1522. Après avoir convaincu Soliman de la culpabilité d'Alî Beg, Ferhâd Pa~a élimine sur ordre son vieil ennemi et ses trois fils ; ayant commis l'imprudence de s'emparer de ses biens, il entre en semi-disgrâce, puis est finalement exécuté. Typique d'un certain haut personnel politique, l'attitude de Ferhâd Pa~a ne doit pas cependant être généralisée: sa déconfiture vient au moment où monte en puissance le grand-vizir ibrâhîm Pa~a et où l'autorité centrale s'affermit sur les provinces. Enfin, ici, c'est la pesanteur ethno-linguistique qui fait la différence: la comparaison des biographies existantes de Ma1)mûd Pa~a, grand-vizir de Mehmet le Conquérant, partagées entre la "turcologie" et la "balkanologie" en apporte une preuve concrète. Mis à mort dans des conditions suspectes dans la tradition turcologique, il s'avère, à travers la version occidentale, que Ma1)mûd Pa~a négociait la vente à Venise d'une partie de la flotte ottomane, discussion à

risque, s'il en fut. On attend désormais le véritable historien de Mahmûd. Cinq contributions évoquent l'histoire contemporaine des régions turcophones. L'une plaide pour une étude approfondie de la vie et de l'influence de Ali Mardan Topçuba~l, partagé entre deux langues, l'azéri et le russe, trois pays, la Russie tsariste, l'Azerbaïdjan indépendant et la France de l'exil. Ayant mené la délégation azerbaïdjanaise indépendante à la Conférence de la Paix, Ali Mardan Topçuba~l plonge au cœur de la refonte intellectuelle des musulmans de Russie. Des sources multiples rendent possibles et souhaitables des recherches approfondies sur cet acteur essentiel de l'histoire récente de l'Azerbaïdjan. Les quatre autres papiers nous ramènent à l'Empire ottoman et à son ouverture à la modernité. Les militaires français à Istanbul ont constitué une voie de pénétration des idées révolutionnaires, dans le cadre de la modernisation de l'armée ottomane, surtout dans la dernière décennie du XVIne siècle. Invités à enseigner à l'école navale et à l'école du génie, ces spécialistes ont pu, à travers maintes péripéties (accueil chaleureux, surveillance, expulsion), répandre quelques .bribes de la culture des Lumières et des idées révolutionnaires, ainsi qu'en témoignent les écrits de l'ingénieur Seyyid Mustafa. Mais la diffusion plus massive des idées issues de la Révolution française sera pour un peu plus tard. Il n'est toujours pas aisé de répondre à la question de savoir si les Jeunes-Turcs ont été soutenus sans réticence par les Juifs après la révolution de 1908. Le Grand Rabbin Haim Nahum a grandement contribué à un appui sans défaillance à Istanbul, mais ce ne fut pas forcément le cas ailleurs. Les réformes communautaires issues de ces événements furent très timides. Deux approches de relations extérieures complètent les contributions d'ordre politique. Sous l'Empire ottoman se trouve posée une question originale, relative à la vision que peut en avoir l'Extrême-Orient au début du XXe siècle d'après le récit du voyageur Abdürre~id ibrahim. Cela dépend bien sûr des interlocuteurs, mais s'entrecroisent, sympathie pour la révolution jeune-turque, regrets pour la déposition du sultan-calife. Les consulats ottomans dans la région sont abandonnés, faute de moyens: non

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seulement l'Empire ottoman n'est plus un modèle, mais certains de ses sujets regardent vers le Japon qui montre la voie de l'indépendance et du développement. Au temp de la République, nous sont rappelées, avec une touche personnelle et sentimentale, les prémices, très étudiées, de la guerre froide en Turquie. Trois papiers enfin parlent littérature. Ainsi, les emprunts turcs en russe littéraire sont beaucoup plus tamisés que dans le langage parlé: c'est que le russe littéraire s'est réorienté vers des emprunts occidentaux et est même plus victime de l'idéologie que le français. Comme l'auteur pense qu'il n'y a rien à attendre des slavisants, qui "suivent" les Russes, le seul espoir de voir réintégrer dans le russe littéraire des mots chassés d'origine turque est désormais entre les mains des turcologues. La littérature turque contemporaine campe souvent des personnages juifs dont quelques-uns sont ici évoqués: chez Nâzlm Hikmet, le personnage historique complètement réinventé, Torlak Kemal, le capital financier personnifié avec Mardanapal et Ra~el, le rêve possible d'un bonheur impossible. Les femmes juives des années 1950, comme Esther, Roza, Sarah, héroïnes de plusieurs nouvelles, et considérées comme les

seules initiatrices possibles aux choses de l'amour. D'autres personnages juifs sont évoqués, notamment des émigrés en Israêl. Citons enfin le Moiz de Üç Istanbul, grand cœur devenu crapule par la guerre et l'enrichissement facile. L'influence de Sait Faik y est évoquée, mais un papier étudie particulièrement les Grecs dans les nouvelles de cet auteur. Le retour des minorités, et notamment des Grecs, dans la littérature turque montre qu'une étape est franchie et une page tournée. Sans doute les raisons sontelles multiples de sa prédilection pour les Grecs: une grande indulgence pour les faibles, sa familiarité avec le monde des pêcheurs et artisans grecs, son homosexualité aussi. Mais le message est clair d'amitié, de fraternité, d'universalité. Telle est la gerbe de travaux qui tous se situent dans les secteurs qui furent et demeurent les préoccupations scientifiques de Louis Bazin. Ses disciples, collègues et amis formulent de ce fait le vœu qu'il poursuive bien entendu son œuvre, restant ainsi pour tous le savant, le guide et l'humaniste, ce dont nous voulons ici tout simplement le remercier. Jean-Louis BACQUÉ-GRAMMONT Jacques THOBIE

Talat TEKiN

THE HUNNIC (HSIUNG-NU)

COUPLET IN CHIN-SHU

As is known in the circles of Turkic and AItaie studies, in Chin-shu, the Chinese history of the Chin dynasty, there occurs a Hunnic (Hsiung-nu) couplet or sentence mentioned in connection with an event which took place in Lo-yang in 329 A.D. The passage at the end of which the Hunnic text is given with an accompanying word-for-word Chinese translation was first published by Shiratori1. It reads as follows: Der Konig Shi Lo stammte aus einer Familie der Hiung-nu Hoh. AIs er einst im Begriff war, mit dem feindlichen Konig Liu Yao Krieg zu führen, warnten ihn alle seine Vasalien, indem sie behaupteten, dass der Krieg für ihn unglücklich enden würde. Shi Lo fragte den Priester Fo-t'u-teng, welcher im Jahre 310 n. Chr. aus Indien nach der damaligen Hauptstadt Chinas Lo-yang gekommen war und bei Shi Lo in grosser Achtung stand, wie man es mit dem Krieg haIten solie. Da schwang der Priester eine ringformige Schelle und deutete ihren KIang:

Shiratori was the first scholar who attempted to interpret this short Hsiung-nu text in terms of Turkic. He identified siu-k'i as Old Turkic s6ngÜs "fight", t'i-li-kang as Chagatay tolgan- "to move around, circle", puh-koh as Old Turkic Mdig "the throne (ace.)", ka- as Old Turkic kop "whoIly, completely" and t'u~tang as Common Turkic tut- "to catch, seize". It goes without saying that all these idenfications with the exception of t'u-tang

=

tut- are

wrong. Ramstedt who became interested in this Hsiung-nu text interpreted the individual words in it as foIlows' :
l siu-k'i

= OT

saktt (sÜ "fighting army, fight",

-ktt dative suffix) ; 2 t'i-li-kang or t'ai-li-kang = tal'ïqiii or tal'ïqaii (= OT tasïqïii) "go out!" ; 3 puh-koh = OT bÜga "wise" used as the title of the rival leader) or agtt (an Old Turkic high rank) ; 4 ka- = OT -g (accusative suffix belonging to
the previous word) ; 5 t'u-tang = the imperative

tt
siu-k'i

1It~
t'i-li-kang

1t }J--.
puh-koh

r.ab

tt

k'Ü-t'u-ul11g

Dieses siu-k'i bedeutet auf hohisch "Armee", t'i-li-kang "ausziehen", puh-koh ist der Rang des Liu Yao und k'a-t'u-tang bedeutet "gefangen nehmen". Aus dem Ganzen ergiebt sich also der folgende Sinn: Wenn man (in dem Krieg) auszieht, so kann man Liu Yao gefangen nehmen2.

form of Turkic tut- "to seize, capture". Under the light of these identifications, Ramstedt's interpretation of the Hunnic couplet can be given as follows: sÜktt tal'ïqïfi (or tal'ïqaii) "zieh aus zum Krieg" und bÜgag (or iigttg) tutan "fange den Bügü" Ramstedt's interpretation of the second word of this Hunnic text as the imperative form

1) K. Shiratori, "Über die Sprache der Hiungnu und der Tunghu-Stiimme". IZl'cstija illlJ'cratorskoj akadclllii lIauk. T. XVII, N° 2 (1902), 01032. 2) K. Shiratori, op. cit., pp. 6-7. 3) G. J. Ramstedt. "Zur Frage nach der Stellung des tschuwassischen",JSFO", XXXVIII. 1 (1922). p. 31.

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TALA T TEKiN

of *tal'ïq-, i.e., the older form of OT tasïq- "to go out", is a very important ~iscovery. According to him, the Ho language, Le., the Hunnic dialect in which this couplet h~d been uttered was very close toOld Turkic, but obviously it was an 11/ language like present-day Chuvash. Ramstedt who was understandably happy to find an older form with /1/ of OT tasrq- in this text dating froin the first half of the 4th century pointed out that the time gap between Hunnic *talïq- and Old Turkic tasïq- was long enough for the occurrence of the sound change *1' > s he assumed for Turkic. The first attempt to interpret the Hunnic text after the appearance of Karlgren's dictionary was made by the well-known French Turkologist Louis Bazin4. Bazin first gave the ancient pronunciations of the 10 Chinese characters transcribing the Hunnic couplet. They read: siôg t!eg t'iei liad kâng b'uok kuk g'{ll (uk tâng Bazin interpreted this text as follows: sag tiigti ïdqan "envoyez l'armée à l'attaque, boqU'Yï'Y tutqafi capturez le commandant 1" As is seen, Bazin's interpretation is quite different from that of Ramstedt's. According to Bazin: l the first sign represents *sÜg, i.e., a word which is identical with the accusative form of Old Turkic sa "army" ; 2 the second and third signs stand for */iigti "attack", a hypothetical deverbal noun in -ti derived from OT tiig- "to attack" ; 3 the fourth and fifth signs should be read and understood as *ïdqafi, an older (Proto- Turkic) 2. p. plural imperative form in *-qan of the verb ïd- "to send" ; 4 the sixth, seventh and eighth signs represent *boqu'Yï'Y, the accusative form of the title *boqu'Y meaning "leader" ; 5 finally, the last two signs transcribe *tuqtafi which is the metathetical form of an original *tutgafi, Le., the older imperative form in -qafi of the verb tut- "to capture". Prof. Gabain who reviewed Bazin's interpretation criticised his views as follows5 : l According to the Chinese translation, not only the first sign, but the first two signs mean

"army" ; 2 The suffix -ti forming nouns from verbs is a . comparatively new suffix in Turkic ; 3 According to the Chinese translation, not only the fourth and fifth signs, but the third, fourth and fifth signs mean "to go out" ; 4 The older form of the Old Turkic 2. p. plural imperative suffix -ïfi/ -an could not be *-qan ; 5 Bazin's interpretation of the second line as tutgafi is based on the assumption that *!JOqu'Yï'Y here we have two metathetical forms (Le., -'Yï instead of and *tuqtafi instead of tutqan) -ï'Y' which is unlikely. After criticising Bazin in this way, Prof. Gabain herself made an attempt to interpret the Hunnic couplet. Gabain's interpretation is, "mit starkem Zweifel am letzten Wort", as follows: siirig tïli'lqafi "Du wirst das Heer herausführen", bu'Yu'Y k6tÜrkiifi "du wirst den 'Hirsch' entführen". As is seen, Gabain reads the first two signs meaning "army" as *siirig. She. maintains that this could be a dialect form of Old Turkic ciirig. In other words, she believes that a sound change c- > s- similar to the change in Sagay and Koibal might have taken place in this particular dialect of Hunnic. It goes without saying that such a view can hardly be accepted; for the sound change c- > s- in Khakas (and Bashkir) is only a recent development in Turkic. To think that the same change might have occured also in ProtoTurkic times would be anachronistic. Gabain accepts Ramstedt's interpretation of the third, fourth and fifth signs with the only difference that she sees here a verbal stem *tïlït-, i.e., the causative form of a hypothetical *tïlï-, instead of Ramstedt's *talïq- or *tïlïq- (= OT tasïq-). She thinks that what we have here is not

an intensive stem in -q- as in OT tasrq- « tas+ïq-), but a causative stem in -t- as in *tasït«tas + ï- "herausgehen"). It should be said that this is not very convincing, because OT tasïq- is a direct derivative in +ïq- derived from the noun tas "outside, exterior", but not an intensive stem in -q- derived from a hypothetical *tas+ï-. Finally, Gabain's interpretation of the eighth, ninth and tenth signs as *k6tÜkriin, Le., a metathetical form of an original *k6tÜrkiin "du
pp. 208-219.

4) Louis Bazin, "Un lexIe prolo-Iurc du Oriens. 1 (1948), Iv" siècle: le distique Hiong-nou du 'Tsin-chou''', 5) Annemarie von Gabain, Besprechungen (review of Bazin). Der lI-lam. 29 (1950), pp. 244-246.

THE HUNNIC COUPLET

IN CHIN-SHU

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wirst entführen" is indeed very doubtful, as she herself admits. In connection with this, it must be emphasized that aT kotÜ,.- means "to raise lift", not "to capture, seize". Benzing who took the Hunnic text in hand after Gabain did not attempt to read and interpret it, but he contented himself with summarizing Ramstedt's, Bazin's and Gabain's readings and interpretations6. Nevertheless, Benzing could not himself take away from stating that the two words of the Hunnic text could be identified rather safely: t'uk-tâng clearly represents *tuqta- "festhalten" which is identical with Mo. toqta- "anhalten" and aT t/.lt- "halten" (for the sound correspondence, cf. Mo. aqta "Wallach" = aT at "Pferd") ; siôg (tieg ?) might belong to aT su "army", but whether the text is in Turkic, or Mongolian, or Tungus could be understood only after an elegant interpretation of the remaining words 7. Benzing's reading of the signs t'uk-tâng as *tuqta- and his equating this verb with Mo. toqta- (better to"{ta-) and Turkic tut- is very interesting. This view of Benzing, however, has been criticised rather severely by Clauson8. According to Clauson, "Mo. toqta- means not 'to grasp' but "to be immobile, fixed, still, permanent; to decide, settle a matter'. Furthermore, Clauson claimed that the equation Mo. aqta "gelding" = Trk. at "horse" could not be correct, since "Mo. aqta is not old Mongolian at all, it is a 13th century loan word, from Persian axta, the Past Passive Participle ofaxtan 'to geld"'. The Hunnic couplet in Chin-shu has recently been touched by Ligeti, Pulleyblank and Doerfer. As is known, Ligeti, the eminent Hungarian scholar, has always been sceptical about the Hsiung-nus being the ancestors of Turks. He rather believed that the Hsiung-nu were the ancestors of Kets or Yenisei Ostyaks. Consequently, he stated that the so-called Hunnic text in Chinshu was not in Turkic or Altaic, but it was in the Ho language as understood clearly from the passage9.

Pulleyblank who has recently dealt with the problem of the identification of the Hsiung-nu and their language also touched the problem of the language of the so-called "Hsiung-nu couplet"lO. On the several attempts made to interpret this couplet Pulleyblank commented as follows: On the supposition that the Hsiung-nu spoke Turkish a number of attempts have been made to interpret the couplet in terms of Turkish (in recent times we may note the attempts of Ramstedt 1922, Bazin 1948, and Gabain 1949). None of these interpretations can be considered very successful since all do more or less violence to the phonetic values of the Chinese characters and to the explanation given in the accompanying Chinese textll. He then gave the ancient pronunciations of the Chinese characters used in the transcription of the Hsiung-nu couplet. Pulleyblank's reconstruction of the Hsiung-nu text is as follows:

sûx-kë Îz "army"

tt

~t~
Se(t )s-Iet Ile(t )s-kafi "go out"
!3h

buk-kokl(g)ôok "Liu Yao's rank"

1t là---

kt

goÎz-thokleok-tafi "capture"

Pulleyblank did not attempt to add to the list of suggested reconstructions, at least for the present. But he nevertheless remarked that -fi was a common verbal ending in Yenisseian, especially in Konish, thus implying that the Hsiung-nu of the Chinese sources spoke a language of the Yenissei family, Le., not early Turkic or any form of Altaic. In the same year, Doerfer, after reproducing Ramstedt's, Bazin's and Gabain's interpretations which differ greatly from one another, ironically claimed that tQe so-called Hunnic text could even be read and. interpreted in terms of Akkadian (and he actually did this)!!. Most reFundamenta I (1959). pp. 685-695.

6) Johannes

Benzing.

"Das Hunnische.

Donaubolgarische

und Wolgabolgarische".

7)1. Benzing, op. cil.. p. 687. Major. VIII (1962), p. 107, note 2. 8) Gerard Clauson, ''Turk, Mongol, Tungus".Asia 9) L. Ligeti, "À propos des éléments 'altaïques' de la langue hongroise". Acta Linguislica. XI (1960). 10) E. G. Pulleyblank. "The consonantal system of Old Chinese: l'art II, Appendix: The Hsiung-nu 239-265. Il) Pulleyblank, op. cil., p. 264. 12) Gerhard Doerfer, Tr:irkische u/ld II/o/lgolische neil/elite iII/ Neupersische/l, I (1963), p. 96.

p. 23. Language".

Asia Major. IX (1963), pp.

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TALAT TEKiN

cently, in his long article dealing with the language of the Huns, Doerfer has maintained the same negative and ironic attitude and claimed that the so-called H:unnic text might even be read in the Eskimo language! 13 After this rather long introduction, I now would like to offer my interpretation of t~e Hunnic couplet in Chin-shll dating from the 4th century. As will be seen, my interpretation is mostly identical with that of Ramstedt (the first line and the last word of the second line). I also partly agree with Bazin on his interpretation of the rival Hsiung-nu leader's title. Here is my interpretation : _1 Karlgren siôg tleg, Pulleyblank sÜx këh "army". The first sign is in all probability nothing but the Old Turkic word for "army", Le., sÜ as Ramstedt, Bazin and Benzing rightfully assumed. The diphthong iô in Karlgren's reconstruction and the long il in PuIleyblank's transcription suggest that OT sÜ had a long {J. As a matter of fact, OT sÜ is spelt slÏlï in some Uighur texts. Therefore it is very probable that this word had a long Ü. As for the second sign, Kalgren's and Pulleyblank's reconstructions of this sign are quite different from one another. If Pulleyblank's reconstruction is correct we may then assume that the first two signs meaning "army" stand for an original *sllkil, Le., the dative form of OT sil. The reconstruction of the first two signs as *siJka "to the army (on campaign)" fits the reconstruction of the following three signs (see below). 2 /J.:.~ Karlgren t'iei Nad kâng, Pulleyblank ee(t)s-letlle(t)s-kafi "go out". As I have already mentioned, Ramstedt reconstructed these three signs as *tal'ïqïfi or *tal'ïqan and regarded this as the older form in 11/ of OT taslq1l1 "go out!" (2nd person plural imperative of OT taSlq"to go out"). I completely agree with Ramstedt on this very interesting and rightly assumption of his. Only, I am of the opinion that the second form suggested by Ramstedt, Le., ta/'ïqaii fits better the ancient phonetic value of the fifth

(or *tïlïqaii) "Go out against the army (on campaign) l". . Here it should be reminded that OT sÜ "army" was also used with the meaning "an army (on a campaign)", or directly "fight, battle, war". Observe the following example: q(a)n süka b(a)rmïs y(a)-yï-y s(a)ncmiS "A khan went to the army (Le., in war) and routed the enemy" (Irk Bifig, XXXIV).
bllk-kokl(g)ôi5k "Liu Yao's rank". Ramstedt assumed that the underlying word here could be OT bÜgÜ "wise". Gabain thought that OT bu-yu "male deer, stag" plus the accusative suffix --y Le., bu-yu-y would make a better reconstruction for the signs b'uok-kuk. Bazin who read this title *boqu-y put forward an entirely different theory. According to him, this title which occurs together with the OT title tutuq "military governor" in the Bilga Kagan inscription (southern side, line 10) could be the prototype of the Old Ottoman title bo-y "commander" : *boqu-y > *bo-yu-y > *bo'u-y > *b0'Y > bo-y 14. Putting aside the discussion of the possibility of such a phonetic development for the time being, it should be noted that the signs b 'uokkuk in the Hsiung-nu couplet might have been underlying an old title like *boquq or boquq, a form which actually occurs in the sources related to Old Turkic : ~I.> J';~ ,boquq xan in Juwainï, bU'Yl/'Y in the phrase tilfirikilfi uY'Yl/r bu'Yu'Y xan in Thomsenfestschrift, Bona Qan in Chav.Pell., lA 1913, 197 (TÜrkische TurfanTexte II,

311. ~

Karlgren b 'uok kuk, Pulleyblank

t t

f

p.

413). Under the light of the discussion above, I read the first two signs of the second line as *boquq or *boquq, thinking that only a form like *bOq could be the prototype of Old Ottoman bo-y (cf. OT aq > Old Ottoman a'Y' Az. a-y, etc.). The clement -uq in *boquq can best be explained as a diminutive or endearment suffix (cf. Uig. ogÜk "Mütterchen").
4 ~Q

tt

Karlgren glu t'uk tâng, Pulley-

sign:

kâng

= -qafi.

It is also very probable

that

the Hunnic or Proto-Turkic word underlying these three signs is not *ta/ïqan, but *rr/ïqan. Thus, the first line reads as follows: slÏkil ta/i'qan
13) Gerhard Doerfer, "Zur Sprache der HlInnen". 14) L. Bazin, op. cil., p. 211. For the pronunciation with bas "head, leader, chier' see Tarama Soz/Ügrï. CAl, XVII (1973), of Old Ottoman

blank goh-thokleok-tafi "capture". The first sign can be reconstructed as *-'Y[, Le., the Hunnic (Proto- Turkic) accusative suffix corresponding to the Old Turkic accusative suffix -(ï)-y. As is known, the Old Turkic accusative
pp. 1-50 (his remarks on the Hunnic couplet: p. 4).

ho",! with /0/ see Redhollse

and ~. Sami, and for its use synonymously

THE HUNNIC COUPLET

IN CHIN-SHU

5

suffix -(ï)"( goes back to an older *- "(t' which corresponds to Written Mongolian accusative suffix -yi going back to an older *- "(t'I-gi. The suffix *_ "(f!-gl with a short narrow vowel in final position could easily develop into a form like -"(I-g (i.e., a form which is identical with the Old Turkic accusative suffix ."(I-g) : bali'q."(ii I bali'q-t'''( "the city". The last two signs of the second line, i.e., t'uk-tâng in Karlgren's reconstruction, obviously stand for an original *tuqtan corresponding to Old Turkic tutan. As is generally known, OT tllthas a dissylabic variant tuta- (cf. MK tut- "to seize, capture", but tutam "a handful" I tl/ta-m, tutast" "continuously" I fllta-s-t', etc.). It is obvious

that Common Turkic tut. goes back to an older *tuta-, and this, in its turn, probably to a still older *tuqta- (cf. Turkic bat- "to go down, sink" = Mo. ba"(ta- id.). Thus, the second line of the Hunnic couplet in Chin-shu reads, in my opinion, as follows: bOquq -"(f tuqtan "capture the Bokuk !" My reconstruction of the whole couplet could then be given as follows: sukii rali'qan (or ti'1i'qan), "Go out to the army (on campaign) boquq"(l: tuqtan ! (and) capture the Bokuk !" T.T.

James HAMILTON

CALENDRIERS MANICHÉENS

OUÏGOURS

DE 988, 989 ET 1003

De ces trois fragments de calendriers manichéens ouïgours, provenant tous de la région de Tourfan, le plus grand fut publié en fac-similé (n° 88, pl. 95-97, pp. 101-103) par Houang Wenpi en Chine dans un recueil de 1954 de manuscrits divers trouvés au cours des années précédentes dans la région de Tourfan, intitulé Toulou-fan k'ao-kou ki ("Notes archéologiques de Tourfan"). Il s'agit d'un texte de 52 lignes en écriture ouïgoure de la période moyenne, écrit au dos d'un rouleau chinois bouddhique du VTTle siècle environ, et qui représente un fragment de calendrier manichéen comprenant à peu près une année entière, qui serait celle de 10031. Les deux autres fragments de calendriers manichéens ouïgours, bien plus petits et qui se rapportent à mon avis aux années 988 et 989, furent édités sans fac-similés par G. R. Rachmati dans Türkische Turfan-Texte VIl, APAW, 1936, n° 8 (T. 1601) et n° 9 (TM. 299), pp. 19-20. En fait, c'est surtout le fragment de l'année 1003, bien plus grand et bien plus complet que les autres, qui permet de saisir au mieux la structure du calendrier manichéen ouïgour et la nature de ses di-

vers composants". Le propos principal du calendrier manichéen ouïgour représenté par les trois fragments précités est de préciser pour chaque mois solaire manichéen de trente jours le moment de l'apparition de la nouvelle lune, ou plus exactement de

>

la "nouvelle lumière", c.-à-d. du nouveau croissant, en le définissant notamment par rapport au calendrier lunaire d'inspiration chinoise. Or, étant donné que le moment de l'apparition de la "nouvelle lumière", c.-à-d. des premières lueurs visibles de la nouvelle lune, intervient toujours avec un retard d'environ un jour par rapport au moment de la nouvelle lunaison du calendrier chinois, le jour indiqué comme étant le premier jour du mois lunaire, au cours duquel doit apparaître la nouvelle lumière, tombe le plus souvent le deuxième et même parfois le troisième jour du mois lunaire chinois. Il est à noter de surcroît que le nycthémère ou jour complet des Manichéens devait être du type "nuit + jour", s'étendant du coucher du soleil au coucher du soleil suivant, alors que le nycthémère chinois s'étendait de minuit à minuit'. Ainsi, pour les Manichéens, le quantième jour du mois, soit tel jour à nom iranien du mois solaire manichéen, de même que tel jour de la semaine, débutait seulement à la tombée de la nuit pour s'étendre d'abord sur le dernier quart, en moyenne, d'un nycthémère chinois jusqu'à minuit et ensuite sur les trois premiers quarts du nycthémère chinois suivant jusqu'au prochain coucher du soleil. Tel jour du mois manichéen était donc désigné sous le nom du jour du mois ou de la semaine au soir duquel il débutait, tout en étant assimilé au jour cyc1iquechinois sui-

1) Cette étude a bénéficié de la collaboration du Professeur Geng Shimin de Pékin, qui, lors de mon séjour en Chine en 1985, a bien voulu me fournir des photographies de ce manuscrit accompagnées d'une première transcription. Qu'il en soit chaleureusement remercié, en même temps que l'Académie des Sciences Sociales de Pékin Il laquelle je suis également redevable. 2) J'exprime ici ma reconnaissance au Professeur Louis Bazin, grand spécialiste des calendriers turcs anciens Il qui je dédie cette étude, de m'avoir si aimablement accordé. dès le début de mes recherches, son aide et ses conseils.

3) À cet égard, cf. Willy Hartner, dans

nil: Cambridge History of

Irall. Vol. 2. (1985), chapitre 16, "Old 1ranian Calendars", p. 741, à

propos du calendrier babylonien: "As inmost other lunisolar calendars (except for the Chinese, which is based on true conjunctions), the first day of the month is the one on which the thin crescent of the New Moon for the first time after conjunction becomes visible after sunset, whence, logically, the days are counted from sunset".

8

JAMES HAMILTON

vant, qui partait en fait seulement de minuit, soit en moyenne six heures plus tard, mais avec lequel il coïncidait pendant les dix-huit heures suivantes, c.-à-d. pendant les trois quarts du nycthémère4. Ainsi donc, pour chaque mois solaire iranien de 30 jours du calendrier manichéen, à la suite de l'indication du mois lunaire chinois correspondant dont le premier jour comportait la nouvelle lumière, il était précisé que ledit premier jour, qui était ensuite identifié avec tel jour du mois solaire désigné par son nom iranien, avec tel jour de la semaine, et avec tel jour du cycle chinois de soixante, était soit "grand" soit "petit". Plus loin, enfin, étaient précisées l'heure et la fraction par cinquièmes de l'heure du jour ou de la nuit auxquelles devait intervenir la nouvelle lumière. Quant à l'indication de "grand" (ulur) ou de "petit" (kicig) qui figurait toujours immédiatement après la mention du premier jour de tel mois lunaire, et d'ailleurs toujours en alternance régulière d'un mois à l'autre, on a généralement tenté de l'expliquer comme l'équivalent des mois "grand" ou "petit", c.-à-d. "plein" de 30 jours ou "cave" de 29 jours du calendrier lunaire chinois (cf. TT VII, pp. 59, 61, et 88). Or, on s'aperçoit que dans tous les cas des premiers jours "grands", l'apparition de la nouvelle lumière est fixée à un certain moment de la nuit, c.-àd. dans la première moitié du nycthémère manichéen, et inversement dans tous les cas des premiers jours "petits", elle est fixée à un certain moment du jour, c.-à-d. dans la dernière moitié du nycthémère manichéen. On peut en déduire que, pour les Manichéens, le premier jour du mois lunaire commençait seulement à partir de l'apparition de la nouvelle lumière, et que ce premier jour était considéré comme "grand" lorsqu'il durait plus de la moitié d'un nycthémère, c.-à-d. plus de douze heures, et comme "petit" dans le cas contraire. Les fragments de calendrier de 988 et de 1003 comportent au début de l'année solaire ma-

nichéenne intervenant vers l'équinoxe vernal une série d'indications d'ordre général sur l'année qui commence. Y est indiquée tout d'abord l'année cyclique chinoise dans laquelle débute l'année manichéenne solaire. Dans le calendrier de 988 il est ensuite précisé que "le nombre (des années de règne) du Roi Yaztigird est de 358". On a estimé qu'il y avait là, de la part des Manichéens ouïgours, une erreur de calcul d'un ou même de deux ans, et qu'il aurait fallu situer la 358e année du Roi Yaztigird en 989 ou en 990 (cf. entre autres G. R. Rachmati, TT VII, pp. 20, 62, et 82, et S. H. Taqizadeh chez W. B. Henning, "The Manichrean Fasts",JRAS, 1945, p. 157). Or, lorsqu'on sait que la première année du règne du Roi Yaztigird coïncidait en grande partie avec l'année 632 et qu'on ajoute les autres 357 années restant, on tombe en effet dans l'année 989

_

mais justement celle-ci fut en partie comprise dans l'année manichéenne en question qui s'étendait depuis le 24 mars 988 jusqu'au 24 mars 989. En somme, les Manichéens ont d'Û compter l'année manichéenne correspondant à 631-632 comme la première année de règne du Roi Yaztigird, l'année suivante 632-633 comme la deuxième, etc., jusqu'à l'année 988-989 qui aurait été la 358e. Dans le passage correspondant du calendrier de 1003, il est précisé que le "le nombre (des années de règne) du Roi céleste Bügü Bilga est de huit". Il y avait donc un souverain de l'Empire des Ouïgours occidentaux du nom de Bügü Bilga qui aurait régné depuis 996. Bügü Bilga aurait eu pour successeur en 1007 Kal Bilga, qui, lui, aurait régné au moins jusqu'en 1024, comme il ressort de deux inscriptions ouïgoures sur pieu et de textes historiques chinois (cf. l'Introduction, pp. XVII-XVIIJ, de mon édition des Manuscrits ouïgours du [xe_xe siècle de Touenhouong). Or, dans son dictionnaire de la langue turque, rédigé vers 1072, moins de cinquante ans plus tard, Mahmoud Ka~'YarÎ nomme un certain KÜI Bilga Khan, souverain des Ouïgours, dont le

4) Voilà ce qui semble expliquer le décalage d'un jour par rapport au calendrier chinois dans la date de l'inscription sur pieu en chinois des Ouïgours occidentaux éditée par F.W.K. Müller. Zwei Pfahlillschriftell ails dell Tllrfanftmden, APA W, 1915, pp. 18-21. Dans "Neuf Notes sur des questions d'Asie Centrale", T'ollng Poo, XXVI-4/5, 1929, p. 254, Paul Pelliot a montré que la date donnée à la première ligne de l'inscription, à savoir le jour sin-sseu, 25e de la se lune de rannée kouei-wei, devrait correspondre à un jour du mois de juillet 983, mais alors que le 25e jour de la 5e lune correspondait au 8 juillet de celle année-là, le jour sin-ssell, 18e dans cycle chinois de 60, correspondait, selon le calendrier chinois, au 26e jour de la lune en question, c.-à-d. au 9 juillet 983 (par une méprise, Pelliot a fait correspondre le jour sin-sseu au 24e jour, soit au 7 juillet 983). Or, comme nous venons de voir, chez les Ouïgours manichéens, tout au moins, le 25e jour du mois aurait été normalement assimilé au jour cyclique chinois suivant, en l'occurrence au 26. jour du mois, ce qui représenterait dans le cas présent le nycthémère s'étendant depuis la tombée de la nuit du 8 jusqu'à la tombée de la nuit du 9 juillet 983.

CALENDRIERS MANICHÉENS

OUÏGOURS

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titre signifierait "Intelligence (vaste) comme un Lac", et, immédiatement après cette mention de K61 Bilga Khan, il cite le nom de Bügü Bilga (cf. R. Dankoff et J. Kelly, Compendium of the Turkic Dialects, I, p. 324). À présent, le rapprochement de ces deux noms chez Ka~"{arï paraît très signicatif : l'évocation chez lui de K61 Bilga Khan a dû rappeler aussitôt à son esprit le nom de son prédécesseur Bügü Bilga, dont le règne nous est révélé pour la première fois par le calendrier manichéen de 1003. Voici donc tout d'abord le texte en translittération et en transcription du calendrier de 1003 (Manuscrit 88), suivi des textes des fragments de calendrier de 988 (Manuscrit 9) et de 989 (Manuscrit 8). Ces textes de calendrier sont présentés ensuite avec leurs traductions sous forme de tableaux, que vient compléter un commentaire. Dans les tableaux, les numéros des lignes du manuscrit sont indiqués par les chiffres inscrits au-dessus des lignes de la transcription, tandis que les restitutions ou les portions de texte rétablies d'après mes calculs apparaissent en caractères gras.
Manuscrit 88 dans le T'ou-lou-fan K'ao-kou ki, P .95-97, Pl). 101-103. 1. //////////////////// "L TY YKRMY XWL W 'RTMYST' altine oota ekki yüz alti yegirmi qolu artmiSta 2. /////////////////! 'Y PYR Y'NKYSY KYCYK my~Bw e eax~apat ay bir yangisi kieig 3. ////////////////////// C SW~ XWTLwr KWY LTZYN w't rwe tyr zmnw altÎne suB qutlu"{ kui la"{zIn 4. /////////////////////// LTYNC 'WYDT' ZYMTYC künkü küntüz my&ne'ty altinc 6Ma rymtyc 5. /////////////NKYSY 'WLWr W'T RWC N'XY-D ZMNW'WYCWNC ram ay bir yangisi ulu"{w't rwc n'Xy-3 zmnw ücünc 6. //// XWTL wr KWY YYL'N KWYNK' . TWYNL' NYMY'XSPH suB qutlu"{ kui yilan künka tünla nymy 'x~ph . . 'XSWMSYPC 'YKYNTY 7. "LTYNC 'WY-DT' "Y PYR altinc 6-3ta . . 'x~wm~ypc ekkinti ay bir .. 8. Y'NKYSY KYCYK R'M RWC KYW'N ZMNW "L TYNC SW~ yangisi kicig r'm rwc kyw'n fmnw altinc suB 9. XWTLWr ZYM 'YT KWYNK' KWYNTWZ MYDNC'TY YYTYNC qutIu"{ ~im it künka küntüz my&nc'ty yettinc

10. 'WYDT' . YWZ TWYRT 'L YK XWLW
'R TMYST' .

6Ma . yüz t6rt alig qolu artmi~ta

.

11. PYSYNC "L TWN XWTL wr KWY Y T'~YSrN YYLXY LyrZYR be~inc altun qutlu"{ kui-i taBg"{an yilqi ll"{zir

12. PWYKW PYLK' TNKRY 'YLYK S'NY . S'KYZ. . KWYN TNKRY bügü bilga tangri ellig sam. sakkiz . . kün tangri 13.PWN S'NY . TWXWZ 'WN T'XY PYR TSW . . TWYRTWNC . bun sani . toquz on taqi bir tsw . . t6rtünc . . . "Y 14.WPYNCY'RTWXWSTRWC'YL'NWR TNKRY PWN SNY wpyncy 'rtwxw~t rwc ellanür ay 13ngri bun s(a)ni 15.TUXWZ ('WYD ?) T'XY 'WYC PNCW . . SIT' YWRYM'X PW YYL toquz (0&?) taqi üc pncw, . s"{t'yorimaq bu yU 16. WSrN' RWC 'WL. . T'XY YM' "Y TNKRY

..

NYNK PWN S'NY w~"{n'rwc 01 . . taqi yema ay tangri-ning bun sani 17. PNCW 'WYNTWRM'K PW YYL S'XTYMYZ . YYTY 'WTWZ S'N pncw 6ntürmak bu yil saqtimiz yetti otuz san

18.'WL . . N'WS~D MYR ZMNW P'STYNXY
SW~ XWTLWr 01 . . n'wsr& myr ~mnw ba~tinqi suB qutIu"{

.

19. TY 'WD KWYNK' .
'WYWNC "Y PYR Y'NKYSY
ti u3 künka

. N'WSRDYNC
ZMNW .

. . n'wsr3yncü(c)ünc aybir yangisi
~r'Y R WC M'XW

20. KYCYK

.. ..

'WYCWNC SW~ XWTLWr kicig B"{'yrwc m'Xw zmnw . ücünc suB qutIu"{ 21. ZYM LWW KWYNK' KWYNTWZ XWYRSNY 'YKYNTY 'WY-DT' zim luu künka küntüz Xwyrsny ekkinti 6-3tii NYNCTWYRTWNC
ekki sakkiz on qolu artmgta

22. 'YKY //////!INX/LW'RTMYST' . . XWRSY-

..

Xwrsynync

t6rtünc

.

23. "Y PYR Y'NKYSY . 'WLwr ~rY R WC TYR ZMNW"L TYNC
ay bir yangisi

. ulu"{ B"{'yrwc tyr zmnw altinc

24. SW~ XWTLWr ZYM 'YT KWYNK' .
TWYNL' rR'NXS'MY suB qutlu"{ zim it künka tünlii "{r'nx~'my 25. /////// 'WY-DT' 'YKY S'KYZ 'WN XWLW

.

'RTMYST' . . rws DSCY

ekkinti 6-313 ekki sakkiz on qolu artmgta 26. //////// PYSYNC "Y PYR Y'NKYSY KYCYK
nysnyè be~inc ay bir yangisi kicig "{w~ Mcy

..

10

JAMES HAMILTON

27. ////////ff ZMNW

. 'WYCWNC

'yr'C

XWTLWr

TSYN T'~YSr'N rwe Xwrmzt ?:mnw üeüne l)'ae qutlu)' tsin ta13l~)'an 28. ////////////////RSYNY 'YKYNTY 'WY-DT' 'YKY YWZ "L TY künka küntüz Xwyrsyny ekkinti ô-Ota ekki yüz aItI

.

45. 'RTMYST'. . BwrC PYR YKRMYNC "Y
PYR Y'NKYSY Bw)'e bir yegirmine ay bir yanglsl 46. KYCYK M'XW R WC KYW'N ZMNW 'WYCWNC 'WT XWTLWr kieig m'Xw rwe kyw'n ?:mnw ücüne at qutlu)' 47. PWW KWYSKW KWYNK' KWYNTWZ XWRSYNY 'WYCWNC 'WYDT' buu küskü künka küntüz Xwrsyny üeüne Mta 48. 'YKY YWZ S'KYZ TWXWZ 'WN XWL W 'RTMYST' . . MYS~WrC

zmnw . altlne at qutlu)' ki goyn künka tünla 44.rR'NXS'MY 'WYCWNC 'WY-DT' YWZ TWYRT'L YK XWLW )'r'nX~'myüeüne ô-ôta yüz tOrt alig qolu artmiSta

29. /KRMY X/LW ///MYST'.
"LTYNC "Y PYR
yegirmi qolu artmiSta

. PS'KYNC

..

. . ps'kynealdne aybir

30. Y'NKYSY 'WLwr rws DSCY RWC KWW'N ZMNW"LTYNC yanglsl ulu)' )'w~ Mey rwe kww'n ~mnw altine

31. 'yrc

XWTLwr TSYN T'XyrW KWYNK'

TWYNL' rR'NXS'MY 1)'(a)e qutlu)' tsin taql)'u künka tünla )'r'nX~'my 32. 'YKYNTY 'WY-DT' 'YKY YWZ "L TY YKRMY XWLW'RTMYST' ekkinti ô-Ota ekki yüz aid yegirmi qolu artmiSta 33. . . SN'XNTYNC YYTYNC "Y PYR Y'NKYSY

ekki yüz sakkiz toquz on qolu artmiSta
my~B;v)'e

..

. (KYW'N - ) KYCYK tSW rws . . ~n'xntyne yettine ay bir yanglsl kicig )'w~ 34. RWC MYR ZMNW . 'WYCWNC 'yr'C XWTLwr XY Y P'RS rwe myr ?:mnw . üeüne l)'ac qutlu)' ql-l bars 35. KWYNK' KWYNTWZ XWYRSYNY 'YKYN-

.

49. CXS'PT "Y PYR Y'NKYSY 'WLwr M'XW RWCM'XW e(a)x~ap(a)t ay bir yanglsl ulu)' m'Xwrwe m'Xw 50. ZMNW "LTYNC 'WT XWTLWr PWW YWNT KWYNK' . TWYNL'
~mnw altlne at qutlu)' buu yont künka

TY 'WYDT' . M'ZYrTYC
künka küntüz Xwyrsyny ekkinti Mia

36. S'KYZYNC "Y PYR Y'NKYSY
RWC WNX'N ZMNW

. 'WL rws wr

. m'zy)'tyc

51. //////////////////////////////// S'KYZ TWXWZ 'WN l"nxs'my üeüne ô8ta ekki yüz sakkiz toquz on 52. ///////////////////////////////////// YR Y'NKYSY qolu artmiSta 1Iymtyèram ay bir yanglsl Manuscrit n° 9 (T.M. 299 = U 495) chez Rachmati, Türkische Turfan-Texte VII, pp. 19-20. Recto

. tünla

sakkizine ay bir yanglsl ulu)' Xw~ rwc wnX'n zmnw 37. "LTYNC 'yrC XWTLWr XY PYCYN KWYNK'. .TWYNL' aldnc 1)'(a)c qutlu)' ql beCin künka tünla

.

38.rR'N 'XS'MY'YKYNTY'WY-DT' . . ~rK'NC
TWXWZWNC )'r'n 'x~'my ekkinti ô-ôta. . B'Vk'nc toquzunc 39. "Y PYR Y'NKYSY KyéYK TYS R WC TYRZMNW'WYCWNC ay bir yanglsl kicig ty~ rwe tyr+ ~mnw ücünc 40. 'WT XWTLWr KY 'WD KWYNK' KWYNTWZ XWRSYNY'WYCWNC at qutlu)' ki uô künka küntüz Xwrsyny ücünc

..

1.//////////////////////. .

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v

41. 'WY-DT' . YWZ TWYRT 'LYK XWLW 'RTMYST'
ô-Ota yüz tôrt alig qolu artmiSta 42. "P'NC 'WNWNC /IY PYR Y'NKYSY 'WLwr TYSRWCN'XY-D "p'ne onune ay bir yanglsl ulu)' ty~rwe n'XY-ô 43. ZMNW . "LTYNC 'WT XWTLwr KY XWYN KWYNK' TWYNL'

.

5. //////////////////// YNC tyr 1Imnwaltlne 6. /////////////// KY oot qutlu ki (lacune:) 6.a. [qoyn künka küntüz 6.b. ekkinti Mta 6.c. ekki yüz alti yegirmi] 7. //LW 'RTMYST' qolu artmiSta 8.

CALENDRIERS MANICHÉENS

OUÏGOURS

11

9. 'WYCWNC 'WWT XIIIII (rouge) üeüne oot qutlu
10. PWW KWYSKW buu küskü yBqi

.. ..

YYLXY

. . . . (rouge)
. .

11. YZ TYKYRD 'YL YK S'NY y(a)ztigird ellig sani . . 12. 'WYC YWZ T'XY S'KYZ üe yüz taqi sakkiz
13. "L TMYS

33. TWXWZWNC 'WY DT' . . toquzune a-ôta. . 34. YWZ TWYRT'L YK yüz tort alig 35. [qolu artmgtal Manuscrit n° 8 (T.I 601) chez Rachmati, Türkische Tur/an- Texte VII,

. . . . kün 14. TNKRY PWN S'NY . . PYR tangri bun sani . . bir 15. T'XY 'WYC TSW . . . . taqi üe tsw . . . .
altmi~

. . . . KWYN

p.19.

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Les trois fragments de calendriers ouïgours manichéens étudiés ici sont du même modèle, tout en étant plus' complets, que les fragments des calendriers sogdiens N° 1 à 4 édités par W. B. Henning dans "The Manichrean Fasts", IRAS, 1945, pp. 148-154. En effet, les fragments sogdiens indiquent comme les fragments ouïgours le jour du mois solaire, le jour de la semaine, l'heure et la cinquième partie de l'heure de la nuit ou du jour auxquels apparaît la "nouvelle lumière" ou le "nouveau dieu", c.-à-d. la nouvelle lune, au cours de chaque mois solaire. Les fragments ouïgours précisent en outre le mois du calendrier lunaire dont le premier jour comporte la nouvelle lumière, la durée grande ou petite de ce premier jour à partir de la parution de la nouvelle lumière, et le jour du cycle chinois de soixante auquel correspond ce premier jour en fonction du nycthémère manichéen partant de la tombée de la nuit. En ce qui concerne le moment de l'apparition de la nouvelle lumière, les calendriers sogdiens et ouïgours indiquent tous deux une succession par paires de jours du mois solaire en ordre décroissant avec une alternance régulière du jour et de la nuit, tandis que les heures se suivent par séries de six en ordre croissant et les cinquièmes parts d'heure (pancu) qu'expriment les ra1l1ou qolu se succèdent par paires dans l'ordre 72 (= 12 minutes), 72, 216,

12

JAMES HAMILTON

216, 0, 0, 144, 144, 288, 288. D'après mes calculs des données des calendriers ouïgours, les lunaisons qui débutent avec le premier membre d'une telle paire de cinquièmes d'heure sont toujours de 29 jours 12 heures, alors que les lunaisons qui débutent alternativement avec le second membre d'une paire de cinquièmes sont variables et se terminent toujours par des cinquièmes d'heure. À cet égard je dois préciser qu'à mon avis, dans l'expression "à la quantième heure", c.-à-d. à la première heure, à la deuxième heure, etc., il s'agit du point de départ de telle heure et non du point de son arrivée, du début de l'heure et non de sa fin. Par exemple, à la I. 32 ekkinti 6ôtii ekki yaz alti yegirmi qolu artmista est à interpréter comme "dans la deuxième heure (= depuis le début de la 2e heure) 216 qolu (36 minutes) s'étant écoulés", de même qu'à la I. 35 ekkinti 6ôta "à la deuxième heure" sans qolu à sa suite doit être entendu comme "au moment (du début) de la deuxième heure, au point (du départ) de la deuxième heure" et non pas "au moment (de la fin) de la deuxième heure", contrairement à ce qu'avait affirmé W. B. Henning dans "The Manichrean Fasts", p. 152, n° 3, qui estimait qu'il fallait compter une heure citée sans ratu (= qolu) comme une heure accomplie, c.-à.-d. comme signifiant "à la fin de telle heure". Aux 11.12-14 du Ms. 88 de 1003, il Y a kÜn tangri bun sani toquz on taqi bir tsw t6rtane wpyney 'rtwxwst rwe ellanÜr, tandis que le Ms. 9 de 988 porte aux 11. 13-17 kÜn tangri bun sani bir taqi ae tsw bastinqi nyrn' rwc ella-

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m'ir. On peut penser que le bun sani "nombre fondamental", correspondant au bun marag des fragments sogdiens, qui se termine en "quarts" (tsw), sans doute de jour, dans le cas du soleil et en "cinquièmes" (pncw) d'heure dans le cas de la lune, représente un calcul de correction, d'une part, du calendrier solaire et, d'autre part, du calendrier lunaire, dont je ne saurais malheureusement pas rendre compte actuellement. En ce qui concerne le second membre de la phrase, cependant, où il est dit dans le calendrier de 1003 que "le jour du quatrième épagomène 'rtwxwst il (le dieu soleil) règne" et dans le calendrier de 988 qu'''i! règne le jour du premier (épagomène) nyrn "', on peut remarquer que le jour indiqué correspond dans les deux cas au 19 mars respectivement de 1003 et de 988. Or, comme à cette époque le 19 mars julien tombait effectivement deux ou trois jours seulement après l'équinoxe

vernal, je suppose que cette indication servait à préciser le moment où commençait effectivement le règne prédominant du soleil. D'après ces deux textes, d'autre part, il apparaît que le premier épagomène portait le même nom que le jour qui le précédait, à savoir le 30e jour du mois nyrn' rwe, et que le quatrième épagomène portait le même nom que le 3e jour du mois 'rtwxwst rwc, d'où il devrait s'ensuivre que le deuxième épagomène aurait porté le nom du 1er jour du mois xwrmzt', le troisième épagomène celui du 2e jour du mois Xwmn " et le cinquième épagomène celui du 4e jour du mois xsywr. Jusqu'à présent, comme nom d'épagomène, seul avait été trouvé 'rtyl1/stnile, qu'on a cru pouvoir identifier d'abord avec le se et ensuite avec le 3e épagomène (cf. W. B. Henning, "Zum soghdischen Kalender", Orientalia, 1939, p. 90, et "A Sogdian God", BSOAS, 1965, p. 251, n° 58). Il est à remarquer enfin que dans nos deux calendriers manichéens ouïgours de 988 et de 1003 les cinq épagomènes se trouvent après le 12e mois solaire et non après le 8e mois solaire Aban comme il a été dit par Biruni et d'autres auteurs anciens à propos de calendriers iraniens similaires (cf. WiIly Hartner, "Old Iranian Calendars", in The Cambridge HistOlY of Iran, 2, 1985, pp. 758-771, et E. Bickerman, "Time-Reckoning", The Cambridge HistOl}1of Iran, 3(2), 1983, p. 787). À la I. 15 du Ms. 88, où il faudrait probablement rétablir 6ô après toquz pour comprendre le nombre fondamental du dieu lune comme étant "neuf heures et trois cinquièmes", on lit ensuite Syt' yorimaq bu yi! wsyn' rwe 01, et d'après les traces qui subsistent aux II. 20-22 du Ms. 9 on doit sans doute y rétablir tout à fait le mé-me texte. À ce propos je signale une publication récente en japonais de Yoshida Yutaka dont je viens de prendre connaissance, à savoir "Sogudo-go zatsuroku II ("Miscellanées sogdiennes II''), Oriento (Bulletin of the Society for Near Eastern SUldies in Japan), 31/2, mars 1989, pp. 165-176, dans laquelle se trouvent résumés et commentés les fragments de calendrier du Ms. 9 édité par Rachmati et du Ms. 88 édité ici, et où une confusion possible de la graphie syt' avec la graphie s'm'est évoquée à la p. 168. Or, dans le cas présent, il suffit d'un coup d'œil sur les deux manuscrits, surtout le Ms. 9, pour se convaincre qu'il s'agit bien desyt' et non des'nt'. Quant à la phrase Syt' yorimaq bu yi! wsyn' rwe 01, "la mar-

CALENDRIERS

MANICHÉENS

OUÏGOURS

13

wsrn> (= le 20ejour du mois solaire)", je remarque qu'en 1003 le dernier jour du mois lunaire précédant le Nouvel An (= le 21.03.1003) fut effectivement le 20e jour du 12e mois solaire, à savoir le 5.03.1003. Dans le calendrier de 988, cependant, le dernier jour du mois lunaire précédant le Nouvel An (= le 24.03.988) aurait été le 2e épagomène (= le 20.03.988), tandis que le 20e jour du 12e mois solaire aurait été le 8.03.988, et c'est seulement à la fin de l'année 988-989 que le 20e jour du 12e mois, soit le 8.03.989, coïnciderait avec l'avant dernier jour du dernier mois lunaire précédant le Nouvel An (= le 24.03.989). On remarque que le Ms. 88 écrit (1. 14) wpyney alors que Ie Ms. 9 (1. 3) a wpney pour Ie sogdien wp'ne 'k, tout comme il note en -yné les noms de plusieurs mois solaires iraniens er terse minant en -ye comme n 'wsrôyne epour le 1 mois nye n 'wrôye, xwrsynyne pou rie 2 moi s XI1-'I} / xwryznye, ps'kyné pour le 4e mois ps'kyé, et sn 'Xntyné pour le 5e mois sn 'xntyé. On peut penser que cette orthographe des Manichéens turcophones était contaminée par le suffixe -yné ou -wne, fréquent en turc, des ordinaux tieÜne, t6rtane, befine, altfne, yettine, etc. On remarque par ailleurs dans le Ms. 88 d'assez nombreuses orthographes variantes ou inédites des termes d'origine iranienne, tels que m 'zyrtyé (1. 35), nom du 6e mois, 'xswmspye (1. 7), nom du 12e mois 'xswmye (mais dont la variante x.vwmsf3'yc est attestée dans un manuscrit sogdien inédit de Tourfan: cf. Yoshida, op. cit., p. 167), xwyrsyny (1. 35) et xwrsyny (1. 40) pour xwyrsny (1. 21) "levée du soleil", et kww'n (1. 30) pour "-J'w'n (1. 8) "same." d1 .

cette forme dans le manuscrit ouïgour du Maitrisimit trouvé à Hami et datant vraisemblablement du Xe_XIe siècle: cf. dans le volume Houei-hou wen Mi-Io houei-kien ki (Urumci 1987-1988) pp. 1ge planche des facsimi2 et 114,1. 3, ainsi que la lés: qutlur qoyn yU zan aeané ay. Voir aussi l'édition du même manuscrit par H. Eimer, J. P. Laut, Geng Shimin, et H.-J. Klimkeit, Das Zusammentreffen mit Maitreya, Asiatische Forscl1Ungen, Band 103 (Wiesbaden 1988), I, p. 10, 1. 3, et Il, n° 1, où la forme est cependant transcrite z-iin, et la planche de facsimilé dans II, p. 1, Kolophon a. Le même terme est attesté vers l'époque des Ming sous la forme san (cf. Türkische Twflln- Texte VII, p. 59, n° 4.80, et L. Ligeti, "Un vocabulaire sino-ouigour des Ming", Actll Orientll!ill (Hungllricll), t. XIX-2, 1966, p. 199). Le mois intercalaire de l'année 988-989 était donc placé après le 2e mois dans le calendrier manichéen ouïgour, alors qu'il se trouvait après le 5e mois dans le calendrier chinois. À la fin de la 1. 6 du Ms. 9 il faut rétablir le mot KY, soit ki, dont des traces de la partie supérieure des lettres subsistent, pour lire 1IItine oot qutlur ki qoyn kankii, c.-à-d. le 56e jour cyclique correspondant au 22 mars 988, le premier jour du mois intercalaire. Il Ya ensuite entre les deux morceaux de la feuille en question une lacune d'environ trois lignes où devait figurer au recto (a) qoyn künkii küntüz (b) ekkinti oPtii (c) ekkiyüz alti yegirmi, et au verso (a) ay tiingri-ning bun sani (b) pncw ontürmiik bu ytl (c) saijt'lmlz

Dans le Ms. 9, à la 1. 2 devant le mot lIV, on distingue nettement le trait horizontal correspondant à celui d'un -n final. Il est donc exclu de pouvoir rétablir ici devant lIYle mot ekkinti pour lire "la deuxième lune", puisque son -i final a une forme très différente du trait horizontal que porte le manuscrit. Il doit s'agir en fait du mot ZWYN, soit zan, emprunté au chinois jouen (*tiz{uen) "(mois) intercalaire", qui figure sous

san 01, comme dans le calendrier de 1003. Comme l'a remarqué également Yoshida Yutaka à la p. 166 de son commentaire précité, il faut rétablir à la 1. 26 du Ms. 9, à la place de [.... yoJnt lu par Rachmati, p. 20, zim it, d'autant plus surement que dans le manuscrit on voit un Yplutôt qu'un N devant T. Il s'agit, bien entendu, du 5ge jour cyclique correspondant au 25 mars 988, le Jour du Nouvel An.
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CALENDRIERS MANICHÉENS

OUÏGOURS

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Manuscrit

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JAMES HAMILTON

Manuscrit 88 du rOll-lori-fail lignes 8-32

K'ao-koll

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CALENDRIERS MANICHÉENS

OUÏGOURS

21

Manuscrit

88 du rOll-loll-fan lignes 27-52

K'ao-koll

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22

JAMES HAMILTON

Collection

Manuscrit 9 (T.M. 299), recto des textes de Tourfan. Académie des Sciences de la RDA. Berlin. (Cliché M. Hamann)

CALENDRIERS MANICHÉENS

OUÏGOURS

23

Collection

Manuscrit 9 (T.M. 299), verso des textes de Tourfan. Aeadémie des Sciences de la RDA. Berlin. (Cliché M. Hamann)

Geng SHIMIN,

Hans-Joachim

KLIMKEIT

und Jens Pet~r LAUT

"DER GANG ZUM BODHI-BAUM". DAS 14. KAPITEL DER HAMI-HANDSCHRIFT DER MAITRISIMIT

EINLEITUNG

Das 14. Kapitel der uigurischen Maifrisimif ist bisher nur aus den wenigen Fragmenten der Sangimer Handschrift des Textes bekannt1. Die drei Blatter (Blatt 10-12) kônnen nunmehr durch das Hami-Material der Maitrisimif2 erganzt werden: hier sind vom 14. Kapitel die Blatter 6-7 sowie ein Teil des Blattes 10 erhalten3. Das Kapitel ist damit zwar immer noch nicht vollstandig überliefert, wir erhalten jedoch einen wesentlich deutlicheren Einblick in den Gang der Handlung, aIs dies bisher môglich war. Das 14. Kapitel beschreibt die Zeit kurz vor der Erleuchtung (skr. bodhi), dem entscheidenden Ereignis im Leben eines jeden Buddha. Unsere Erzahlung urn den Buddha Maitreya ist ganz im Sinne der Buddha-Legende gestaltet, wie sie z.B. im sanskritischen Lalitavistara (LV) dargestellt ist. Wie zentral alles mit der Erleuchtung Zusammenhangende ist, geht daraus hervor, daB der unter dem Bodhi-Baum auf seinem "Dia-

mantsitz" (skr. vajrasana) sitzende Buddha im Mittelpunkt des künstlerischen Schaffens der Buddhisten steht, und zwar sowohl in der frühen, anikonischen Periode, in der nur Symbole wie Sitz und Baum seine Gegenwart versinnbildlichen4, aIs auch in der darauffolgenden ikonischen Phase, die die Kunst Zentralasiens gepragt hat. Nicht nur der Buddha Sakyamuni, sondern auch seine Vorganger ha ben in Literatur und Kunst ihre jeweils eigenen BodhiBaume', die diese in der anikonischen Phase auch symbolisch vèrtreten, und es ist nur konsequent, daB auch der zukünftige Buddha Maitreya seine Erleuchtung unter einem eigenen, nur ihm zugeordneten Baum, dem Nagapu~pa-Baum, findet. Die "Baume der Erleuchtung" stehen an genau derselben Stelle, auch wenn sie Weltzeitalter voneinander getrennt sind. Wir haben es hier, ebenso wie bei dem Baum an der Geburtsstatte eines Buddha, mit der Konzeption der axis mundi zu tun6. Auch im 14. Kapitel der Maifrisimif wird diese Einheit des Ortes betone.

1) Zur Anordnung dieser Blatter s. J.P. Laut : DcrftÛhc nïrkischc Buddhismus und seinc litcrarischcn Dcnk7ni:ilcr. Wiesbaden 1986, S. 28. (Verôffentlichungen der Societas Uralo-Altaica. 21.) 2) Von diesem Material sind bisher acht Kapitel von uns ediert worden: Dos Zusammemreffen mit Maitreya. Die ersten frinf Kapitel der Hami-Version der Maitrisimit. Teil I und II. Wiesbaden 1988. (Asiatische Forschungen. 103.) (Kapitel "Einleitung" bis 4]; "Der Herabsticgdes BodhisattvaMaitreya vom Tu~ita-Gotterlandzur Erde". Dos 1 O.Kapitel der Hallli-Handschrift der Maitrisimit. ln : Altorientalische Forschungen 14 (1987), S. 350-376; "Dos Erscheinen des Bodhisattva". Dos 11. Kapitel der Hami-Handschrift der Maitrisimit. ln: Altorientalische Forschungen 15 (1988), S. 315-366 ; Dos 16. Kapitel dcr Hami-Version dcI' Maitrisimit. In : Journal of Turkish Studies 9 (1985). S. 71-132. Die Bearbeitung weiterer Kapitel ist in Vorbereitung. 3) S. unsere Konkordanz am Ende des Beitrages ! 4) Vgl. D. Seckel: Jenseits des Bildes. Anikonische .~vlllbolik in dcr buddhistischen Kunst. Heidelberg 1976. S. 13 f. (Abhandlungen der Akademie der Wissenschaften. Phil.-his!. Klasse, Jahrgang 1976. 2.) 5) Vgl. A. Grünwedel : Buddhistischc Kunst inlndien. Unter Mitarb. von RL. Waldschmidt vôllig neugestaltet von Ernst Waldschmidt. I. Teil. Berlin 1932, S. 62, Anm. 1. (HandbÜcher der Staatlichen Museen zu Berlin. Museum für Vôlkerkunde.) und H.W. Schumann: Buddhistische Bilderwelt. Ein ikonographisches Handbuch dcs MahZivZino und Taf/trayZino-Buddhismus. Kôln ] 986, S. 8] -85. 6) S. Geng/KIimkeit/Laut : Erschcinen (s. Anm. 2), S. 320. 7) Vgl. ~. Tekin : Maitrisimit nom bitig. Die uigllrische Übersetzung eincs Werkes der buddhistischcn VaibhZi~'ika-Schlllc. 1. Teil. Berlin 1980, S. 114 (= Tafel39 verso (lies: recto !) Z. 6-201 J. (Berliner Turfan-texte. 9). Dieser Passus ist in der Hami-Handschrift nicht erhalten. Wenn in der

teils zerstôrten Tafel114 in Z. 13 tatsachlich siki « <skr. sikhin. Name eines früheren Buddha) zu erganzen ist, kann aIs Name seines Bodhi-

26

G. SHIMIN, H.-J. KLIMKEIT

und J.P. LA UT

Die legendare Vita des Buddha Maitreya, wie sie in der Maitrisimit überliefert ist, ist in weiten Teilen identisch mit der des Buddha Siikyamuni8. Hier, wie auch in anderen Vergleichstexten, ist das Geschehen urn die Erleuchtung ein vorgezeichnetes Drama, in der für Maitreya bereits alles festgelegt ist und die Moglichkeit eines anderen Ausganges ais des erwarteten überhaupt nicht erwogen wird. Nicht nur der Bodhisattva, sondern auch andere Beteiligte wie der Drachenkonig Krtya9, der dem Maitreya dessen zukünftigen Rang vorhersagt (Blatt 6a, 14ff.), wissen bereits urn die Rolle des künftigen Buddha und urn den Erfolg seiner Bemühungen. Das Geschehen ist also weitgehend fixiert, und zwar nach dem Vorbild schematischer Handlungen früherer Buddhas. Grundsatzlich und auch für das 14. Kapitel der Maitrisimit steht jedoch fest, "daB unser alttürkischer Text, bei aller Nahe zu den Schilderungen etwa im Lalitavistara oder im Buddhacarita, bisweilen durchaus eigene Wege geht"lO. Hier gilt sicherlich, was J.P. Laut von einem von ihm bearbeiteten Bruchstück einer uigurischen Buddha-Biographie feststellt, wenn er deren Sondercharakter gegenüber alien anderen Versionen hervorhebtll. Wir konnen zum einen vermuten, dal3 die zentralasiatischen Türken eine eigenstandige und sonst nicht überlieferte Buddha-Vita kannten, die sich freilich in wesentlichen Punkten an indische bzw. chinesische Vorbilder anlehnte. Môglich ist jedoch auch, daB gerade die Maitrisimit "ein Beispiel eines 'zentralasiatischen Eklektizismus' darstellt, d.h. ein Konglomerat verschiedenster Überlieferungen mit z.T. sogar ,,12. originaren Besonderheiten...

Der Sondercharakter unserer Vita wird deutlich im Vergleich zum LV, bei dem die Legendenbildung wohl am weitesten fortgeschritten ist. Nach dem Lob und der Prophezeiung des Schlangenkonigs, die im LV ausführlich dargelegt werden (im Alttürkischen nur teilweise erhalten), schmücken in unserer Version Visvakarman und andere Gotter den Baum den Nagapu~pa-Baum dem Anlaf3 entsprechend prachtig aus, noch ehe die Erleuchtung selbst erfolgt. Dieses Element fehlt im LV und zeugt von der weitergehenden legendarisch-wunderhaften Ausschmückung unseres Textes. Dieser geht auch über die im LV überlieferte Darstellung hinaus, wenn der geschmückte Baum ais belebtes Wesen mit Blumen ausstreuenden Handen den Bodhisattva dazu aufruft, auf dem diamantenen Thron unter sein en Àsten Platz zu nehmen. Das Motiv des lebendigen Baumes ist allerdings im hinduistischen und buddhistischen Indien nicht unbekannt13. Auch der weitere Gang der Handlung unseres Kapitels, dessen Titel "Der Gang zum Bodhi-Baum" (atü. bodi sagÜt tapa yaqïn barmaq) in der Sangimer Hs. überliefert ist14, enthalt stark wunderhafte Züge : zunachst geht es darum, den Vajra-Thron "der aus einem golden en Platz am Fuf3e des Baumes herausgekommen ist" (Blatt 7a, 3-4) mit Gras zum Sitzen zu bedecken 15. lm Alttürkischen arrangiert sich dieses ais svastika bezeichnete Gras, dem die Stiftung von Freude und Wohlsein zugesprochen und das dem Maitreya vom Gotterkonig Indra gegeben wird, von selbst kunstvoll auf dem Thron, nachdem der Bodhisattva es dorthin gelegt hat. lm LV hingegen wird überliefert, dal3 der Bodhisattva von ei-

Baumes in Z. Il pUlldarik o.a. « <skI'. pUI)<)arika)erganzt werden. Nicht auszuschlieBen ist jedoch. daB in den entsprechenden Liicken visvabu o.a. « <skr. visvabhuj, Name eines früheren Buddha und dessen Bodhi-Bmun .(al « <skr. .\:(10)zu erganzen sind. Jedenfalls ist diese Aufzahlungvon Vorzeitbuddhas nich ganz vollstandig. abgesehen davan. daB Il<lChKr;lkllcchanda del' Text leider abbricht. 8) Vgl. Geng!Klimkeit/Laut : Erscheillell (s. Anm. 2). S. ~2J. Anm. l 'J. 9) lm LV heiBt der Nagak6nig. SaJ.yamuni Buddha var dessen Erleuchtung ehrt und ihm die Buddhaschaft prophezeit.

Kalika (s. F. Edger-

ton: Buddhist Hybrid SallsÂ.7'it DictiollaJ)" New Haven J 95~. S. 181a [im folgenden : 13HSD)) ; vgl. E. Waldschmidt: Die Legellde l'om Lebell des Buddha. Nachdruck Graz 1982, S. 143-146; del's.: Buddhistische KlIlISl (s. Anm. 5). S. 70. Weitere skI'. Namensfonnen sind kala (BHSD, S. 179b) : DicliollaJ)' of Poli Proper Names. und kalaka (BHSD, S. 180a) ; in den Pali-Texten heiBt del' Nagakongi (Maha) kala: vgl. G.P. Malalasekera Vol. II. Reprint London 1960, S. 484-485 rim folgenden: DPI'N IIJ. Die Namenstorm Kf!ya (atii. kTli) ist in unserem Zusammenhang sonst nicht belegt, vgl. aber BHSD, S. 190b : "a kind of demon". 10) Geng!Klimkeit/Laut : Erscheillell (s. Anm. 2). S. 321. 11) S. J.P. Laut: Eill BmchstÛck ciller alttÛrkischen Bllddhahiop'aphie. ln : Ural-Altaische Jahrbiicher. N.F. 3 (1983). S. 88-101, insb. S. 90-

92.
12) J.P. Laut : Die Griilldllllg des bllddhistischen NOllllenordens iI/ der alttiirkischen Überliefellll1g. (1m Druck fiir die Ver6ffentlichungen del' 1. Deutschen Turkologen-Konferenz in Bamberg 1986.) 13) S. hierzu A. Heinrichs: Thall Shalt IIOt Kill a Tree,' Greek, Mallichaeal/ al/d ll/diall Tales. In : Bulletin of the American Society of Papyrologists 16 (1079), S. 85-108, insb. S. 101 f. mit Verweisen auf Manu und diverse .Iiitaka-Erzahlungen. 14) Tekin: Maitrisimit 110m bitig (s. Anm. 7). S. 116 [= Tafel147 recto Z. 26-27J. 15) Vgl. Waldschmidt: Legende (s. Anm. 9). S. 146-149.

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