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Mélanges offerts à Maître Titinga Frédéric Pacéré

432 pages
Publié par :
Ajouté le : 01 janvier 1996
Lecture(s) : 259
EAN13 : 9782296320796
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MÉLANGES OFFERTS À
Maître Titinga Frédéric Pacéré
OUAGADOUGOU 10, 11, 12 MAI 1991

Université

de Ouagadougou

,

MELANGES OFFERTS
À
Maître Titinga Frédéric Pacéré

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'École~Polytechnique 75005 PARIS

@.L'Harmattan, 1996 ISBN 2-7384-4354-0

PRÉFACE
Peu connue à l'intérieur, mal connue à l'extérieur, la littérature burkinabé, à l'image du pays, se bat pour se créer un rayon de soleil dans l'univers littéraire et ce, grâce à la plume de certains écrivains dont la renommée n'est plus à faire. Parmi ceux-ci, figure en bonne place, l'écrivain-poète émérite, Maître Titinga Frédéric PACERE. Avocat de profession, il a su faire de la littérature un espace d'affirmation de soi et des autres, donc une aire de liberté et surtout de libération. PACERE est un homme du monde qui veut, à sa manière, contribuer à le bâtir en apportant sa motte à l'édification de la grande Termitière. Avocat des minorités et des marginalisés, PACERE est un passionné des causes justes qui s'investit sans compter. Écrivain prolixe, il a plus d'une vingtaine d'écrits allant du Droit à l'Histoire en passant par les Lettres et l'Économie. S'il fallait caractériser l' homme, PACERE est un homme de culture au sens noble du tenue qui, après avoir forgé un concept nouveau «la Bendrologie », a érigé à Manéga le premier musée privé de la sous-région, renfermant de nos jours, plus de huit mille (8 000) objets. Les journées que l'Université de Ouagadougou, à travers le Département de Lettres, consacra à l'écrivain furent une tentative de saisie des multiples composants de l'homme qui échappe à toute catégorisation, à toute étiquette. C'est à juste titre que parlant de lui-même, comme il sait fort bien le faire, il écrit: «Maître Pacéré c'est l'esprit qu'il a voulu incarner, représenter, assis malgré lui, sur deux chaises, perturbé, ballotté par des courants souvent divergents. Il a eu une foi inébranlable, que la culture de ses pères vaut la culture de tous les pères et n'a pas droit à un enterrement de première classe, agrémenté de tam-tams nègres et jamais à la 5

résurrection des morts»: (Annales de l'Université de Ouagadougou, numéro spécial, décembre 1988, p. 151). C'est donc ainsi que l'on verra tour à tour, des hommages à lui rendus, des études à lui consacrées à travers les communications portant sur l'homme et ses œuvres littéraire, humanitaire, juridique, sociologique... dans les présents actes. Les journées, loin d'être closes, sont ouvertes, bien au contraire, car elles n'ont pas réussi à épuiser et l' homme et son œuvre multidimensionnelle. Chevalier des temps modernes, Pacéré s'attaque encore et toujours à toutes les citadelles ethnocides. L'homme de Manéga veut faire de son village, de sa ville, de son pays, de son monde, le village, la ville, le pays et le monde de tous, car, Manéga, c'est le monde, et le monde ne saurait être sans Manéga.
Albert OUEDRAOGO Doyen de la Faculté des Langues, des Arts, des Sciences Humaines des Lettres, et Sociales (FLASHS) Université. Ouagadougou

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,

OUVERTURE

DES JOURNEES

SÉANCE SOLENNELLE

D'OUVERTURE

Discours du président du Comité d'organisation
Camarades Membres du Comité Exécutif du Front Populaire, - Camarade Recteur, Président de l'Assemblée de l'Université, représentant le Camarade Ministre des Enseignements secondaires, Supérieurs et de la Recherche Scientifique, - Camarade Représentant la Camarade Ministre de l'Information et de la Culture, Camarade représentant le Camarade Ministre de la justice - Camarade Vice-Recteur, - Camarades Directeurs de toutes les Institutions de l'Université, en particulier Camarades Directeurs de l'INSULLA et de l'INSHUS, les enseignants, les étudiants, Excellences Messieurs les Ambassadeurs ou leurs représentants, Messieurs les représentants des Organisations Internationales et les Organismes Internationaux, Messieurs les représentants des Autorités civiles, religieuses, et coutumières - Camarades Directeurs et Chefs de services, Le Comité d'organisation des journées sur Maître Titinga Frédéric Pacéré est heureux d'avoir eu la charge de mener à son terme partiel l'heureuse initiative des directeurs de l'Institut des Sciences Humaines et Sociales (INSHUS) et de l'Institut Supérieur des Langues, des Lettres et des Arts 9

(INSULLA). Il espère la mener à son terme final sous de bons auspices. Nos deux directeurs ont eu là une idée qui honore ses promoteurs. Ils ont su, sans fausse modestie, jeter un regard plein d'admiration sur un des fils de notre pays, cette terre des hommes, selon une expression vieille de plusieurs décennies. Désormais il faudra parler d'hommes de valeur et non de main-d'œuvre abondante, c'est-à-dire ajouter la qualité au sens large de ce terme à la quantité qui nous était reconnue jusque là. Attirer de temps en temps l'attention sur l'un de ces hommes qui font ou ont fait la fierté de leur pays, ce n'est point commettre péché d'orgueil mais rendre un hommage mérité à des compétences, à un dévouement, à des dons, à une somme de sacrifices, à un rayonnement international, à une soif de connaître et de faire connaître, à un enracinement dans le terroir sans repli sur soi, à une volonté de contribuer au bien-être commun, à un souci de promouvoir le développement collectif, à une lutte sans relâche pour la justice des droits de l'homme et des peuples, à un combat soutenu pour la démocratie, au refus obstiné de baisser les bras quelles que soient les difficultés, bref, c'est rendre hommage à une somme de qualités qui forcent le respect. Ces qualités, s'agissant d'un vivant, n'ont peut-être pas encore donné la pleine mesure de leur capacité. L' Hommage doit alors se concevoir comme une invitation à mieux faire, à se surpasser, à voler vers les cimes. Voilà un défi que les jeunes pays, peu avertis de leur passé, ont intérêt à mettre en honneur. Maître Titinga Frédéric Pacéré est vivant et content de vivre. Par ces journées il lui est demandé de faire encore plus et mieux, en d'autres termes, de développer au maximum ses talents. Désormais la médiocrité lui est interdite. Il doit faire devant nous le serment d'être toujours le meilleur. En ce sens un hommage est une servitude, mais une servitude adorable dont beaucoup d'entre nous aimeraient être victimes. A cela il faut ajouter que l'hommage n'est pas totalement dépourvu d'épines. C'est même à ce prix que celui qui en fait est l'objet. peut, à l'avenir, donner le meilleur de lui-même parèe qu'il se sait perfectible. Què tous ceux q'iciet d'ailleurs qui participent à ces journées aient tout cela présent à l'esprit et fassent en sorte que les débats se déroulent dans la plus grande 10

courtoisie. Le succès de nos travaux en dépend. Il tient à remercier ceux qui l'ont aidé dans l'accomplissement de la tâche abattue jusque là et espère pouvoir compter sur eux pour ce qui reste à faire. Il fait mention particulière pour ceux qui sont venus de loin apporter leur caution à notre entreprise. Leur présence administre la preuve que nous ne sommes pas guidés par des analyses subjectives ou par un nationalisme complaisant. Le mérite ignore les frontières et désigne l'homme aux hommes, à tous les hommes. Nous avons aussi une pensée pour ceux qui ont apporté ou envoyé des témoignages ou communications, burkinabé ou étrangers; qu'ils trouvent ici l'expression de notre gratitude. Grâce à eux ces journées seront immortelles. Grâce à eux sera mieux cerné le caractère multidimensionnel de l' œu vre de Maître Titinga Frédéric Pacéré qui défiera victorieusement le temps. Très conscient de ses limites, le comité implore dès à présent l'indulgence de tous les participants à ces journées pour les imperfections qu'ils ne manqueront pas de déceler malgré ses techniques de camouflage. Fort du soutien de tous, il attend avec confiance le film des trois journées consacrées à l' œuvre de Maître Titinga Frédéric Pacéré parce qu'il caresse l'espoir que ces journées se déroulent à la satisfaction générale. La Patrie ou.la Mort, nous vaincrons!
Président du Comité d'organisation Hyacinthe SANDWIDI

Il

Discours de Monsieur le Directeur de l'INSULLA
-

Populaire, - Camarade Recteur, Président de l'Assemblée de l'Université, représentant le Camarade Ministre des Enseignements secondaires, Supérieurs et de la Recherche Scientifique, - Camarade Représentant la Camarade Ministre de l'Information et de la Culture, Camarade représentant le Camarade Ministre de la justice - Camarade Vice-Recteur, Camarades Directeurs de toutes les Institutions de l'Université, en particulier Camarade Directeur de l'INSHUS, les enseignants, les étudiants, Excellences Messieurs les Ambassadeurs ou leurs représentants, Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et les Organismes Internationaux,
-

Camarades Membres du Comité Exécutif du Front

religieuses, et coutumières - Camarades Directeurs et Chefs de services,

Messieurs les Représentants des Autorités civiles,

L'Institut des Sciences Humaines et Sociales (lNSHUS) et l'Institut Supérieur des Langues, des Lettres et des Arts (INSULLA) sont heureux d'organiser ces journées sur Maître Titinga Frédéric Pacéré. L'organisation de ces journées n'a été possible que grâce à l'aide que le Camarade Président du Front Populaire, Chef de l'État et du Gouvernement, a bien voulu nous accorder. Ce geste, auquel nous avons été profondément sensible, témoigne de la primauté qu'il accorde à la culture qui informe, au sens étymologique du terme, la démocratie, facteur de développement. Les deux instituts adressent leurs sincères remerciements et expriment leur profonde gratitude au camarade président du Front Populaire, Chef de l'État et du Gouvernement. Nos remerciements vont également: 12

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à l'Ambassade de France qui nous a donné sa main

pour organiser ces journées; - au Camarade Recteur de l'Université de Ouagadougou qui nous a soutenus tout au long de la préparation de ces journées, démontrant ainsi la volonté de récréer sur le campus une vie intellectuelle intense. D'avance merci à tous ceux dont l'aide est en route, car les journées ne font que commencer.

Maître Pacéré, Les trois journées sur vos travaux, trois journées parce que dans la société moaaga le chiffre de l'homme est trois, s'ouvrent sous un ciel chargé de suspensions poussiéreuses qui installent un temps triste. Hier, à la radio, un météorologue en a donné une explication. Mais ceux qui ont été piqués par «la petite fourmi rouge du langage des ancêtres» savent que c'est parce que commencent des journées consacrées à celui qui, dans Refrains sous le Sahel, se dépeint ainsi:
« Je suis triste je suis né dans la tristesse»

Maître Pacéré, L'association des écrivains de langue française vous a décerné en 1982 le grand Prix Littéraire de l'Afrique Noire pour vos recueils de poèmes la Poésie des griots et Poème pour l'Angola. Vous êtes un Poète émérite qui est sur «la chaussée des hommes de son temps» selon l'expression de Saint-John Perse. En effet, vous alliez le culturel et le social: vous avez réalisé à Manéga le Musée de la Termitière, le Musée de la Bendrologie, une école primaire de six classes, un 13

dispensaire, une maternité - PMI, une maison des jeunes et de la culture, un terrain de sport, une pharmacie villageoise - toutes choses qui attestent que vous être un «termite de la termitière» qui ajoute une motte de terre à la terre. Notre vœu, en organisant ces journées sur vos divers travaux, est de vous encourager à aller loin dans la voie que vous vous êtes tracée de sorte qu'en vous retournant un jour, vous aperceviez cheminer derrière vous, d'autres Burkinabé. La Patrie ou la Mort, nous vaincrons!
Directeur de L'INSULLA Vinu Muntu YE

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Allocution de Maître T. F. Pacéré
- Camarades Membres du Comité Exécutif du Front Populaire, - Camarade Recteur, Président de l'Assemblée de l'Université, représentant le Camarade Ministre des Enseignements secondaires, Supérieurs et de la Recherche Scientifique, - Camarade Représentant la Camarade Ministre de l'Information et de la Culture, Camarade représentant le Camarade Ministre de la justice - Camarade Vice-Recteur, Camarades Directeurs de toutes les Institutions de l'Université, en particulier Camarades Directeurs de l'INSULLA et de l'INSHUS, les enseignants, les étudiants, Excellences Messieurs les Ambassadeurs ou leurs représentants, Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et les Organismes Internationaux, - Messieurs les Représentants des Autorités religieuses, philosophiques et coutumières - Camarades Directeurs et Chefs de services, - Mes Chers maîtres, mes chers confrères de la plume et de la Défense - Chers amis, Je ne crois pas qu'un compatriote ait connu à ce jour, cette situation dans laquelle je me trouve. Une joie ineffable certes, mais teintée de surprises, d'inquiétudes, de perturbations et des questions qui fusent, à l'esprit de l'homme. - Suis-je encore en vie, ou suis-je mort ? - Puis-je encore mourir, ne dois-je plus mourir? Ne doisje pas mourir et mourir ce jour pour rester égal à moi-même, dans un monde où le dérapage guette le quotidien.

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Camarade Ministre, Il est rare que les Nations une stèle, superbe, à dominer Les raisons des légitimités L'Homme peut faillir au l'État qui a devancé le temps, son destin.

figent les vivants pour en faire la nature. ne manquent pas. dernier soir de sa vie, mettant dans une incertitude morale de

Les raisons ne manquent pas. L'absence de raison, au simplisme des conflits artificiels et artificieux, à l'intérieur des générations ou entre les générations. Les raisons ne manquent pas. Dans nos pays libres ou en quête de liberté, à multiples composantes, la conscience est difficile à réaliser sur un mortel qui n'est pas encore mort. C'est dire que l'homme aujourd'hui qui sera au centre de préoccupations du Creuset de formation de la plus grande intelligence de son peuple, est encore hagard, depuis trois mois qu'il fut informé de l'initiative. Il ne craint pas les aléas, amertumes et traumatismes de la vivisection, dont les conséquences immédiates peuvent être une mort prématurée. En fait ici, peu importe; en effet, le principe de l'appréciation est déjà un honneur, et le choix fait, un hommage; pourrait-il seulement être celui qu'on recherche? Il le souhaite au plus profond de lui-même. Certes, des faits et chiffres peuvent parler; de ce qui a pu être inventorié, bien que partiellement, nous n'avons jamais pensé un jour faire le bilan de notre vie; nous sommes surpris. Nous avons à ce jour, été à la tête ou à l'honneur de plus d'une trentaine d'organisations nationales ou internationales; Grand Prix Littéraire de l'Afrique Noire, Président du Conseil International des Sages de AID Quart Monde qui a voix consultative à l'ONU et dans les organes spécialisées, membre de la société des Africanistes, Bâtonnier de son pays,... etc. En quinze ans et en moyenne, nous sommes apparu dans la presse nationale, publique ou privée, écrite, parlée ou télévisuelle environ une fois par semaine et avons été intéressé par près de la moitié de la presse parlée mondiale. 16

Nous avons écrit plus d'une vingtaine d'ouvrages en quinze ans, portant sur une cinquantaine de volumes portant sur les lettres, le Droit, l'Économie, la justice, l'Art, l'anthropologie.. etc; avons prononcé plus de trois cents discours, communications, conférences, dans plus de soixante-dix pays à travers l'Afrique, les Amériques, l'Europe Ouest et Est, l'Extrême Orient, les Iles. Tout cela, Tout cela est vrai. Nous avons rassemblé des manuscrits, des objets rares de la mémoire du Burkina, pour les faire connaître, au travers de fondations personnelles de musées vivants. Nous avons défendu des enfants sans père et sans nation, des peuples exploités et exclus, accompagné des hommes devant des pelotons d'exécution. Nous avons présidé des Assemblées de marées humaines à la Maison du Peuple à Ouagadougou, au Musée de l'Homme à Paris, à Bloomington, dans l'Indiana aux États-Unis; nous figurons dans un certain ouvrage comme étant aux termes d'enquêtes ou de sondages l'une des cents personnalités d'Afrique qui construisent le plus l'Afrique. Tout cela, Tout cela est vrai. Nous pouvons être témoin de notre temps. Mais, ce jour, le brouillard emplit ma mémoire. L'homme n'a même pas cinquante ans; certes je rai écrit relatif quand il s'agit de l'âge des hommes dans la définition des hommes. Mais l'homme n'a même pas cinquante ans. C'est pour cela que cette Université dont je fus des premiers étudiants Université qui, vingt-six ans plus tard me pose en son centre comme objet d'intérêt et matière à études, me réserve un honneur inespéré et impensé de l'origine. C'est pour cela que ce qui peut être dit par moi, ce jour, se ramène à un seul mot: MERCI Merci! Merci ! En ce jour où l'homme est juché seul sur la montagne pour prêcher mais sans parler, je voudrais aVOIrune pensée. 17

« ces hommes là n'ont pas d'anniversaire », et tout cela est

Une pensée pour les acteurs de notre vie. Au-delà de notre famille, notre belle-famille, la famille qui nous mit à l'école, toutes honorées ici avec nous, nous voulons avoir une pensé profonde, déférente de gratitude à notre pays. Nos remerciements aux autorités publiques. Nous le savons une telle initiative aussi grave, délicate relève toujours d'une volonté d'État, de son support moral en même temps que materiel. C'est pour cela que nous voulons vous prier Camarade Ministre, de transmettre au Camarade Chef de l'État notre profonde déférence, nos sincères remerciements pour tout ce qui a été fait par lui et toute l'Autorité Gouvernementale, jusqu'à votre éminente présence ici et celle du Gouvernement. Nos remerciements en particulier au Camarade ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique dont les termes de la lettre portant accord pour la tenue de ces journées constituent une réhabilitation des hommes de Culture du pays. Nos remerciements à l'Université de Ouagadougou; Au camarade Recteur, à toutes les Institutions, Écoles, Enseignants, Étudiants, Personnel. Nous voulons particulièrement remercier les Camarades Directeurs, Professeurs et étudiants de l'Institut supérieur des langues, des lettres et des arts (INSULLA) et de l'Institut des sciences humaines et sociales (INSHUS) pour l'initiative qui se concrétise ce jour. A tous merci. Nous voulons remercier les Universités d'Afrique et du monde, écoles et enseignants, qui furent nos maîtres et diffusent nos œuvres, en particulier, l'École Normale Supérieure d'Abidjan et l'Université d'Abidjan. Nos premiers ouvrages sont sortis de presse en 1976 ; dès 1977, ils étaient inscrits au programme de l'Université d'Abidjan. De nos jours, plusieurs thèses d'État et mémoires de' maîtrise portent sur nos travaux. A l'École Normale Supérieure depuis une décennie, un sujet sur deux du CAPES porte sur Maître Pacéré; un professeur porte même le' surnom de Pacéré Titinga.

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Une pensée de profond respect et cordialité vers tous nos collaborateurs du quotidien et de leur Administration. Les Ministères de tutelle: - La justice, la Magistrature, l'Ordre des Avocats, de ce pays, et de tous pays unis par la Grande Robe de la DEFENSE; tous les auxiliaires de justices. La Culture et toute les confraternités de plume, de parole, expressions du cœur; et de l' Art. Nos pensées et remerciements vers : - Le corps Diplomatique qui nous permit de parcourir le monde et pouvoir parler du monde; - Nos maîtres du Primaire à l'université; La Presse Nationale et Internationale (Publique et privée) ; - Nos collaborateurs du travail qui ne connaissent ni repos ni sommeil, toujours d'une disponibilité absolue; Toutes les personnes physiques ou morales, tous les hommes de bonne volonté. Une pensée vers tous, mais une pensée vers l'insondable destin, la grandeur de ceux qui devancent qui furent tous, dans la culture (que celle-ci soit littéraire, juridique ou autre), nos maîtres au-delà de toutes distances. Qu'ils reposent en paix et soient glorifiés par les présentes journées: Dim-Dolobsom, Nazi Boni, Larle Naba Ambaga, la Cantatrice Kouambga, Dao Oumarou et les autres; notre mémoire nous fait terriblement défaut, mais tous sont dans le cœur ce Jour. Chers Amis, Professeurs, Chercheurs, Étudiants! Pour connaissance, puisqu'elle sera sujet d'intérêt, ma vie a été définie par mes Pères comme devant être au service des autres, ceux qui sont morts, ceux qui sont vivants et ceux à naître. La foi en la Culture dès lors, et la place de celle-ci dans le quotidien, devait être, l'élément de permanence. Le respect de la différence, la liberté pour moi-même, la libert~ pour chaque homme, la nécessité à la base de la construction de la termitière dans une Nation aù-dessus de. tO\lt élivage, en ajoutant de la terre .à la terre, setont d'autres éléments de permanence. J'ai vécu entre deux mondes et sur deux mondes d'interdépendances et de déchirures. 19

L'incomplétude a été à la base de ma vie publique. Témoin à l'enfance et à l'adolescence d'exactions d'une rare violence sur une culture, les hommes et moi-même, je devais en garder des stigmates dont l'expression par la passion en sera le reflet. Je suis un homme qui aura essayé de se débarrasser du temps, qui aura réussi en la matière en maints domaines mais peut-être, qui aura aussi pêché en certains autres. Je ne peux pas penser, rédigeant une cinquantaine de volumes portant tous sur la vie des hommes, par mille interventions à travers le globe, dans une improvisation souvent totale dans tous les aspects de la vie des Nations et pouvoir toujours contenter l'unanimité ou réfuter la possibilité de l'erreur. C'est pour cela qu'au-delà de la vérité historique qui a toujours guidé notre conscience, nous nous sentons honoré par ces journées pour un courage à redoubler. Cela fait du discours de cette vie, un langage commun, perçu et accepté par notre Université vers laquelle nous nous sommes toujours retourné, pour une formation permanente et continue. Ces journées iront certainement à l'essence par une lecture et une écriture du fond. Les limites de nous-même, seront toujours de perception et la sauvegarde des inventions, fussent-elles modestes de l'homme. Aussi, je voudrais une fois de plus, Autorités publiques, Universités, Chers Amis, vous remercier pour l'honneur fait à ma modeste personne qui refusera désormais avec tout ce qu'elle a illustré et défendu, de mourir, encore qu'elle ne le pourrait plus, pour rester à la grandeur de votre espoir. Je vous remercie.
Ouagadougou, le 10 mai 1991

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Discours d'ouverture prononcé par le Camarade Recteur de L'Université de Ouagadougou
Camarades Membres du Comité Exécutif du Front Populaire, - Camarade Représentant la Camarade Ministre de l'Information et de la Culture, Camarade représentant le Camarade Ministre de la justice - Camarade Vice-Recteur, - Camarades Directeurs de toutes les Institutions de l'Université, les enseignants, les étudiants, en particulier Camarades Directeurs de l'INSULLA et de l'INSHUS, Excellences Messieurs les Ambassadeurs ou leurs représentants, Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et les Organismes Internationaux, - Messieurs les Représentants des Autorités civiles, religieuses, et coutumières - Camarades Directeurs et Chefs de services, A travers l'Institut des Sciences Humaines et Sociales (INSHUS) et l'Institut Supérieur des Langues, des Lettres et des Arts (INSULLA), l'Université de Ouagadougou est heureuse d'organiser ces journées sur Maître Titinga Frédéric Pacéré. Elles s'inscrivent dans le cadre de la recommandation relative aux artistes, aux hommes de lettres et de culture émise lors du premier Colloque International sur la Littérature Burkinabé, organisé du 5 au 10 décembre 1988. Quelle est la contribution de Maître Titinga Frédéric Pacéré à la culture Burkinabé? Telle est la question que la vingtaine de communications tenteront de cerner avec l'esprit d'objectivité scientifique qui caractérise le monde universitaire. Camarades enseignants chercheurs, En organisant les présentes journées, vous voulez attirer l'attention du public et des autorités sur l'œuvre de Maître Pacéré. Vous démontrez, ce faisant, que vous restez fidèles à votre mission de prospecteurs et d'émulateurs de la vie culturelle et intellectuelle. 21

Maître Pacéré, L'Université de Ouagadougou, par ces journées, se fait le plaisir de vous féliciter pour la somme de votre contribution à l'éclosion de la culture Burkinabé en particulier et africaine en général. Vous êtes un militant convaincu et conséquent de l'action culturelle. Vous participez intensément à de nombreuses associations culturelles nationales et internationales. Vous écrivez, vous enquêtez, vous enregistrez, vous collectionnez. Vous abordez des domaines variés: le social, le droit, l'économie, la musique, la poésie, l'histoire, etc. Nous sommes convaincus que ces journées ne sont pas une fin pour vous. Elles donneront à vos recherches, à vos écrits, un autre élan qui tirera profit de la réflexion des autres pour s'enrichir encore davantage. A travers vous, c'est un hommage que l'Université de Ouagadougou voudrait rendre à tous les Burkinabé qui ont oeuvré ou qui œuvrent d'une manière ou d'une autre à la valorisation de nos cultures nationales. Camarades enseignants chercheurs, Puissiez-vous continuer à détecter et à faire connaître les hommes de bonne volonté de la culture. Et puissent ces journées, premières de leur genre, annoncer d'autres journées sur d'autres hommes burkinabé. La Patrie ou la Mort, nous vaincrons!
Pour le Camarade Secondaires, Supérieurs Ministre des Enseignements Scientifique. Recteur,

et de la Recherche

Le Camarade Président de l'Assemblée Général

de l'Université. Alfred TRAORE

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PREMIÈRE

PARTIE

CONNAISSANCE

DE L'HOMME

L'IMAGE DE PACERE TITINGA AU SEIN DE LA JEUNESSE ÉTUDIANTE

Par Boniface Attaché

Gninty BONOU de Recherches

au CNRST-IRSSH

Introduction

Ma communication sera différente de celles de beaucoup d'intervenants en ce sens qu'elle n'est pas une réflexion sur l' œuvre ou les œuvres de Frédéric Titinga Pacéré ; elle n'est pas non plus une analyse textuelle de tout ou partie d'une œuvre. Elle est simplement une autre manière de contribuer à la meilleure connaissance de l'homme. Elle a été inspirée en partie par le portrait que l'intéressé a donné de lui-même lors du Premier Colloque International sur la littérature burkinabé, organisé du 5 au 8 décembre 1988 à Ouagadougou. Maître Pacéré Titinga dans une intervention, avait fait une présentation de sa propre personne dans un article intitulé par les Annales: Exposé de la théorie I Il nous a donc semblé nécessaire de fournir aux participants à ces journées de réflexion une autre image du Maître car quel que soit le degré de sincérité qu'on. peut avoir, on est toujours subjectif par rapport à soi-même. C'est ce que Pacéré Titinga lui-même reconnaît quand il dit: «Il n'e:;t pas facile de parler de soi-même; une conviction forgée par une pratique d'une
1. Pacéré Titinga: Exposé de la théorie, Annales, Numéro spécial, décembre 1988, pp. 129-152-1129, décembre 1988 . 25

vingtaine d'années de canière professionnelle me dicte qu'en fait, l'homme est le plus mal placé pour s'analyser et se connaître; c'est pour cela que j'ai dit que c'est un honneur qui m'a été fait, mais qui est redoutable» Nous voulons donc lui faciliter la tâche en parlant de lui, nous voulons surtout lui rapporter ce que la jeunesse burkinabé pense de lui, en particulier sa fraction estudiantine, ce qu'elle espère et croit.

Notre propos se déroulera en quatre étapes: IIIIIIIVMéthodologie

La méthodologie Connaissance de Maître Pacéré Qualités et défauts Messages à Maître Pacéré

Nous avons élaboré un questionnaire en dix points dont ]' objectif était de recueillir des informations portant sur: - la profession de Maître Pacéré - Ses activités diverses - Ses qualités, - Ses défauts, le ou les messages ou conseils qu'on pourrait lui donner, - etc. Dans un premier temps nous avions voulu mener les enquêtes au sein de toutes les couches socioprofessionnelles; mais compte tenu du temps dont nous disposons, nous avons opté pour une mesure au public-cible de ces présentes journées. L'enquête elle-même s'est déroulée du 30 avril au 8 mai ] 991 et a concerné une centaine d'étudiants de disciplines diverses. Nous aurions voulu interroger 1 000 ou 3 000 étudiants afin que les résultats soient le plus proches de la réalité, mais le temps ne nous a pas permis de faire un tel travail.
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Au plan de l'enquête sont apparus:
-

un certain nombre de problèmes

enquêtées; - le manque de courtoisie; - le refus de répondre; - les réponses fantaisistes; - etc. En dépit de ces problèmes communs à presque toutes les enquêtes et en dépit de la taille relativement réduite de l'échantillon, un certain nombre de tendances ont pu être dégagées.
Connaissance de Maître Pacéré

la sincérité pas toujours évidente des personnes

De façon générale Titinga Pacéré est assez bien connu en milieu étudiant. Ainsi 94,66 % des étudiants interrogés le connaissent et savent qu'il est avocat de profession. Mais en fonction des disciplines ce pourcentage varie: par exemple 100 % des étudiants en Géographie le connaissent, 100 % en Lettres Modernes, 90 % en Philo, 100 % en Droit et 70 % en Sciences Économiques. On peut toutefois expliquer pourquoi les étudiants de Lettres Modernes le connaissent tous. Titinga Pacéré est un écrivain et les étudiants de Lettres Modernes ont eu l'occasion de l'étudier ou de le lire sous l'impulsion de leurs enseignants. C'est le lieu de rappeler que l'enseignement de la littérature burkinabé écrite s'étale de la première à la troisième année de Lettres Modernes. On peut aussi expliquer pourquoi les étudiants de Droit le connaissent tous; il est le premier avocat à la cour et est actuellement le bâtonnier du barreau. Si on connaît quelque peu Maître Pacéré physiquement et sur le plan professionnel, par contre la situation est plus complexe au regard de ses activités diverses. Au titre de la littérature il a écrit une vingtaine d'ouvrages. La qualité de ses écrits feront de lui le Grand Prix littéraire de l'Afrique Noire en 1982 avec Poème pour l'Angola et La Poésie des Griots. Abstraction faite des étudiants de Lettres Modernes qui à 100 % savent qu'il est écrivain, la situation se présente de la 27

façon suivante: Sociologie 60 %, Anglais 70 %, Sciences Économiques 70 %, Droit 75 %, ISN-IDR 37,50 %, Linguistique 90 % etc. Au total c'est une activité bien connue même si certains étudiants n'ont jamais lu une seule œuvre de Titinga Pacéré en intégralité. Les activités littéraires ont conduit Maître Pacéré à limiter au sein des associations d'écrivains telles l'Union des Gens de Lettres (U.G.E.L.) dont il est le Président et la Fédération des Associations des Écrivains de l'Afrique de l'Ouest (F.A.D.E.A.O.) dont il est aussi le Président. Cette participation dans les associations littéraires est assez mal connue du public non littéraire. En Géographie 10 % seulement des étudiants le savent tandis qu'en Droit, Sciences Économiques, Anglais et Philo aucune allusion n'est faite à ces activités. Concernant les recherches sur la culture burkinabé (histoire, musique, sociologie, installation de musée) 60 % des étudiants toutes disciplines confondues en sont informés et l'encouragent même dans ce sens. Mais seulement 3 % des étudiants savent qu'il s'intéresse au sport, qu'il a été président de l'équipe de football «La Jeanne d'Arc de Ouagadougou» et que c'est précisément lui qui a changé le nom de l'équipe en Yennega Club de Ouagadougou pour être plus authentique.
Qualités et défauts

1. Qualités Dans l'ensemble Titinga Pacéré est positivement apprécié par la jeunesse estudiantine. Parmi les qualités souvent évoquées, il y a celle de beau parleur, de maître de la rhétorique, qualité qu'on attribue à sa profession d'avocat. Sont de cet avis 40 % des étudiants de Sciences Économiques, 50 % des étudiants de Lettres Modernes, 30 % des étudiants d'Anglais, 40 % des étudiants de Sociologie, 50 % des étudiants de Droit, 10 % des étudiants de l'ISNIDR 30 % des étudiants de Philosophie. Par ailleurs on le trouve bon défenseur de la culture, du patrimoine culturel. Il s'agit de 10 % des étudiants de Géographie, 20 % des étudiants de Sciences Économiques, 28

10 % de ceux de Lettres Modernes, 10 % de ceux de Sociologie. En ce qui concerne son courage et sa persévérance ces deux qualités sont relevées par 10 % des étudiants de sociologie, 20 % des étudiants d'anglais, 10 % des étudiants de linguistique et 10 % des étudiants de géographie. Enfin 30 % de l'ensemble des étudiants interrogés le trouvent intelligent. 2. Défauts Le défaut qui revient le plus souvent c'est que Maître Pacéré est fier de lui, il pense tout savoir. Sont de cet avis 30 % des étudiants de Géographie, 40 % des étudiants de Lettres Modernes, 25 % des étudiants de Droit, 40 % des étudiants de l'ISN-IDR, 20 % des étudiants de Sociologie, 50 % des étudiants d'Histoire. Un certain nombre de comportements tendent à justifier cette appréciation. N'est-ce pas par amour propre excessif, autrement dit par orgueil que Titinga Pacéré s'inscrira à trois disciplines en même temps? Lui-même rappelle cet épisode de sa vie en ces termes: «Notons que c'est parce qu'un professeur raciste m'avait lancé la phrase que les Nègres sont des crétins et des êtres inférieurs qu'en riposte je me suis inscrit en droit, Lettres, C.A.P.A. et ai réussi à toutes ces années en même temps» 2 Un autre défaut qui a été relevé et qui est peut-être une conséquence du premier, c'est que Maître Pacéré est imperméable à la critique. Là encore certains propos de Titinga Pacéré semblent le confirmer: «En fait l'objet était de m'égratigner, en sorte que je préfère encore garder mes batteries pour d'autres attaques. Ce que je peux dire c'est que toutes ces questions, toutes ces réflexions auront enrichi mes propres travaux de points assez
intéressants» 3

Cette phrase laisse croire que Maître Pacéré a pris en compte un certain nombre de critiques et d'observations.
2. Titinga Pacéré, Exposé de la théorie, Annales, Numéro spécial, décembre 1988, p. 135. 3. Titinga Pacéré, «La Bendrologie en question, réponse de Maître Pacéré» ln Annales de l'Université, Numéro Spécial, déco 1988, p. 169. 29

Mais penser pareille chose est une erreur car Titinga Pacéré déclare plus loin:
« Je remercie beaucoup le camarade conférencier qui m'a permis d'approfondir même si je dois rester sur mes positions après avoir approfondi» 4. Comme on le constate Maître Pacéré n'a pas tenu compte des points de débats. Il n'a pas accepté la critique. Sa position est en fait contradictoire puisque d'un côté il accepte et de l'autre il refuse. Enfin on reproche à Titinga Pacéré d'être éthnocentriste. On estime qu'il doit s'intéresser aux autres Ethnies également. Sur cette question lui-même fournit un certain nombre d'explications: « l'ai commencé certes par mon village, mais il était nécessaire que je me forme à partir d'un échantillon; puis j'ai étendu les travaux à tout le terrain ancien des Mossé (voir l'ouvrage Bend N'Gomde, Parole et poésie du Tam-Tam, en onze volumes sans les notes). De nos jours je suis sur l'ensemble du Burkina, en enquêtes pour exploitation, afin d'avoir tous les éléments possible d'expression» 5.

Voilà qui lève toute équivoque. Sans faire l'avocat de l'avocat, il me semble que faire des recherches chez soi n' a rien de répréhensible. Au contraire cela comporte des avantages: il n'y a pas en principe de problème de langue, donc pas d'interprète, ce qui préserve souvent de biens des erreurs; les populations ont plus confiance en vous et cela vous permet d'avoir plus facilement accès à des informations très précieuses.

4. Titinga Pacéré,« La Dendrologie en question, Pacéré» ln Annales de l'Université, Numéro Spécial, 5. Titinga Pacéré, «La Dendrologie en question, Pacéré », ln Annales, Numéro Spécial,déc. 1988, p. 30

Réponse de Maître déco 1988, p. 187. Réponse de Maître 173.

Devenir comme Maître Pacéré ?

D~ns l'ensemble il y a trois sortes de réponses à cette question: Il Y ad' abord ceux qui veulent être comme Titinga Pacéré pour des raisons diverses: amour de la recherche, ~mour de la réthorique, amour du métier d'avocat, etc. Ce sont les plus nombreux :90 % des étudiants de Lettres Modernes, 63 % de Droit, 60 % de Sociologie, 50 % de Linguistique, 62,5 % d'Histoire. Ensuite il y a ceux qui ne veulent pas être comme lui, qui répondent non. Ils sont 60 % en Géographie, 50 % en Anglais, 30 % en Sciences Économiques, 40 % en Linguistique, etc. Les raisons sont diverses, mais on peut retenir pour l'essentiel, l'orientation universitaire, le peu d'intérêt pour les activités culturelles, etc. Enfin 4 % de l'ensemble des étudiants interrogés ne veulent pas ressembler à Maître Titinga Pacéré. Ils estiment qu'il est de leur devoir de faire mieux, de le dépasser.
.

Message à Maître Pacéré

Courage et persévérance: ce sont les premiers souhaits formulés à l'égard de Titinga Pacéré par plus de 60 % des étudiants qui veulent le voir continuer les recherches sur la culture burkinabé. Une infime partie de ces étudiants souhaitent que la Bendrologie soit approfondie. Responsabilités politiques: ce sujet a été abordé par cinq étudiants seulement. Deux d'entre eux souhaitent qu'il prenne des responsabilités politiques, un troisième va plus loin en lui demandant de se présenter aux élections présidentielles et enfin les deux derniers sont d'un avis tout à fait contraire: ils estiment que Titinga Pacéré doit rester en dehors de la politique pour éviter d'être corrompu et continuer tranquillement ses recherches. Modestie: Nous avons évoqué plus haut que Titinga Pacéré était perçu comme une personne trop fière d'elle et imperméable à la critique. Il en découle logiquement que le souhait de ces camarades est de voir Titinga Pacéré devenir modeste et accepter les critiques pour pouvoir mieux avancer. 31

Constitution d'une équipe de recherche: dans l'ensemble les étudiants déplorent le fait que Maître Pacéré travaille seul et cela n'est pas une bonne chose dans la mesure où dans de telles conditions il ne peut pas initier des jeunes à la recherche et ne peut donc pas assurer une certaine continuité, même si tel est son souhait: Il est évident que les colloques ont une grande importance en ce sens qu'ils constituent un forum d'échanges, de popularisation des idées. Mais il est difficile que les colloques soient des cadres appropriés d'initiation à la recherche. C'est pourquoi le souhait d'un certain nombre d'étudiants est que Maître Pacéré constitue une équipe de recherche, gage d'une relève sûre.
« Mon souhait, c'est la relève. celle-ci existera par de tels colloques qui sont des tremplins pour la sauvegarde 6 des patrimoines»

Conclusion Nous avons tenté de montrer la perception que les

étudiants ont de Maître Titinga Pacéré. Il . ressort de notre
présentation qu'il jouit d'une grande estime au sein de la jeunesse étudiante, on lui reconnaît beaucoup de qualités, on l'admire et l'encourage dans ses activités. Mais on lui reproche également un certain nombre de choses dont la rectification lui assure un grand bond en avant. En dernière analyse nous dirons avec lui: « Qu'on n'attache aucune importance à ses erreurs de vie;
On ne peut pas vjvre en brousse et en ville, avant pendant et après, sans connaître œ dérapage; c'est l'esprit qu'il a voulu incarner, qu'il enseigne, et souhaite que les générations

retiennent: son esprit!

»

7

6. Titinga Pacéré, Exposé de la théorie, p. 151. 7. Titinga Pacéré, Exposé de la théorie, p. 151.

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Bibliographie
Albert Ouédraogo, «La bendrologie en question », In Annales, Numéro Spécial, déco 1988, pp. 153-167 Maître Pacéré, «La bendrologie en question, Réponse de Maître Pacéré », ln Annales, Numéro Spécial, déco 1988, pp. 169-187. Titinga Pacéré, «Exposé de la théorie », ln Annales, Numéro Spécial, déco 1988, pp. 129-152.

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Maître Titinga Pacéré dans la presse (Répertoire)
Par Hortense KABORE sous la direction de SANOU Salaka Maître Assistant de lettres, INSULLA UNIVERSITÉ de OUAGADOUGOU

Introduction

Les journées de réflexion que l'Université de Ouagadougou organise en l' honneur de Maître Titinga Pacéré Frédéric constituent une grande première et suscitent beaucoup de questions en chacun de nous ici présent. A quoi peuvent bien servir de telles journées? A identifier davantage l'homme dans sa vie à multiples facettes? Peut-être. A apprécier ses écrits et ses réalisations? Sans doute. A évaluer son apport intellectuel et ce qu'il permet d'ébaucher pour le présent et pour l'avenir? Assurément! 10 Mai 1991 ! Environ dix-huit ans que Titinga Pacéré a lié pacte avec la société et s'est engagé à instaurer le dialogue permanent sous ses diverses formes. En effet, des domaines aussi nobles et variés comme la culture, la littérature, le droit, la sociologie, l'économie sont au centre de ses préoccupations, dans l'unique souci d'apporter sa contribution à plus d'une personne, ce qui légitime le grand hommage que lui rend aujourd'hui l'Université de Ouagadougou. Son œuvre est immense et il faudrait multiplier les occasions pour la populariser, pour permettre de mieux la connaître. De la plus brève entrevue en passant par ses différents écrits ou même ses différentes réalisations sociohumanitaires, ce n'est certainement pas la Presse qui sera en reste. Oui, la Presse Écrite tant Nationale qu'Internationale a grandement joué son rôle pour la connaissance de Maître Pacéré ici et ailleurs dans le monde. Elle a aussi grandement contribué à la connaissance et à la divulgation de son œuvre gigantesque. Les informations qu'offre la Presse Écrite sur la vie, la personne et les activités de Maître Pacéré constituent un trésor véritable. C'est pour cela, que nous avons décidé, loin 34

des chemins battus, de vous parler de l'homme dont il est question aujourd'hui à travers une revue des différents organes de Presse disponibles dans sa bibliothèque personnelle. Le choix que nous avons fait de travailler sur la Presse n'est sans doute pas un hasard. Et pour revenir un peu à l' œuvre de Pacéré, - Ce n'est un secret pour personne, il collecte des objets d'Arts en vue de l'édification d'un Musée à Manéga. Ce qu'il a officiellement appelé Musée de la Bendrologie et officieusement pour l'instant, la fondation Pacéré. La Fondation Pacéré englobe en plus du Musée Sacré, une riche et vaste bibliothèque privée. C'est ainsi que, vu l'énormité de sa tâche, nous avons décidé de lui apporter notre aide par l'organisation matérielle de cette bibliothèque. On y trouve une importante documentation sur le Burkina (Ouvrages Littéraires, scientifiques, Juridiques et économiques) et sur l'Afrique (ouvrages littéraires et scientifiques également). On y trouve des ouvrages très anciens ou très rares, surtout un important stock de journaux et de revues portant sur Maître Pacéré, ses activités, ses écrits. Elle est énorme; elle est importante parce qu'elle nous dit tout sur Maître Pacéré. Compte tenu des informations intéressantes qu'elle contient, nous profitons de ces journées pour vous présenter ce répertoire, pour porter à votre connaissance cette source d'exploitation des données de la presse. L'objectif de notre participation à ces journées est double; pouvoir susciter une réflexion positive sur Maître Pacéré à travers les données de ce répertoire d'abord, mettre à la disposition des professeurs, chercheurs et étudiants, ensuite, une bibliographie des revues ou des articles disponibles à la bibliothèque de la Fondation . pour d'éventuels travaux de recherches. Notre analyse prendra comme support, l'ensemble des articles de journaux, portant sur la culture, la littérature, le droit, l'économie politique et le sport qui sont les domaines d'activités de Maître Pacéré, sous réserves des journaux abîmés ou égarés.

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Maître Pacéré dans la presse: quels types d'articles? L'activité journalistique semble avoir débuté avec son entrée dans la vie active et littéraire. En effet 1973, date du retour d'études de Me Pacéré au pays, marquera les premiers pas de cet homme dans tous les domaines: Culture, littérature, vie professionnelle. Déjà à cette époque, certains organes de Presse avaient commencé à écrire. Cela nous amène à affirmer que Maître Pacéré est présent dans la Presse depuis cette date. Exceptée la Presse parlée, nous disposons à ce jours d'environ deux-cent-cinquante et un articles de nature diverse. Mais quels sont les auteurs de tous ces articles? D'abord, il y a les articles des spécialistes c'est-à-dire les journalistes faisant état de Maître Pacéré dans leurs écrits. Ensuite, nous avons des articles de Maître Pacéré sur luimême, sur de tierces personnes ou sur un thème donné. Enfin, nous rencontrons souvent des articles de tiers ou des interviews de tiers, faisant fortement référence à Maître Pacéré. Nous constatons que les auteurs sont diversifiés mais le sujet des articles reste le même: Tout tourne autour de la personne de Maître Pacéré, de son œuvre (littéraire et autres) et de son apport à la connaissance de la culture du terroir burkinabé moaga d'abord et national ensuite. La répartition géographique des revues Pacéré s'est imposé dans le monde de la Presse et partout dans celui du public lecteur. Trente-deux revues dispersées à travers le monde, ont constamment fait état de sa personne et de ses activités. Aussi bien au Burkina, en Mrique qu'ailleurs dans le monde, les articles fusent et cela pourrait une fois de plus démontrer ce que vaut l' homme. En effet, pour l'Afrique, cinq pays, le Bénin, le Burkina, le Côte-d'Ivoire, le Niger et le Sénégal ont régulièrement fait cas de Pacéré qu'il s'agisse de Presse privée ou étatique, qu'il s'agisse de culture, de littérature ou de Droit. Nous enregistrons en moyenne quatre revues par pays. (cf. annexe Al, A2, A3).

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Bénin Magazine

Burkina Carrefour africain Dunia Intrus

Côte d'Ivoire Flamme Fraternitématin Frat-Hebdo Ivoire Dimanche

NÎlzer

Sénés!:al Afrique Nouvelle Le Politicien

Le Sahel

EntenteAfrioue

Observateur Sidwaya Ivoire-soir MaJ!:azine Sidwava Télé-soir Annales de l'Université Le Soleil Jeune-Volta

Soulignons que le nombre d'articles par revue varie entre 5 et 10 en moyenne. Pour l'extérieur, six pays, l'Allemagne, la Belgique, le Canada, la France, la Suisse et les États-Unis ont accordé au moins 2 à 3 articles par revue à Me Pacéré. ces chiffres apparaissent insignifiants au regard de ce que nous pouvons considérer dans les organes de Presse dans notre continent. La Presse étrangère parle peu de Me Pacéré sous réserve de la Presse Française. Pacéré est beaucoup plus connu dans son pays, en Afrique plus qu'ailleurs. Il est néanmoins l'un des rares Africain à être autant cité hors du continent en matière de culture.
Allemasrne Belsrioue Canada France Bingo Culture française, Jeune Volta, Lettre et culture française, Mobil O. Notre librairie Suisse USA

Afrika

Festival européen

Écriture française

CIMA

Journal dl Centre culturel américain

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Après, cet aperçu général sur la répartition des revues sur Pacéré dans les pays extérieurs, nous allons analyser plus en profondeur la Presse Burkinabé. La presse écrite burkinabe Elle enregistre le plus grand nombre de revues et d'articles dans notre répertoire. Ces revues se répartissent en revues privées et revues étatiques avec en moyenne dix à vingt articles pour chaque organe. Nous avons pu dénombrer au total pour la presse Burkinabé (Presse privée ou Presse d'État) environ cent-cinquante neuf numéros relatifs à Me Pacéré et ces numéros vont de 1973 à nos jours. Au titre de la Presse privée, nous notons: L'Observateur C'est l'organe qui a enregistré le plus grand nombre de numéros de 1973 date de ses premiers contacts avec Me Pacéré jusqu'en 1984 date à laquelle ce Journal a cessé de paraître avant de reprendre tout récemment; durant toute cette période, l'Observateur a pu consacrer à Me Pacéré, cent deux numéros répartis de la façon suivante: Soixante-douze articles portent sur le Droit et la Justice. dix-sept articles portent sur la Culture et le Social. Huit articles sur la Littérature et cinq articles sur le Sport. (cf. annexe B2) relevé des numéros de l'Observateur). Substance des articles de l'Observateur Tous les domaines d'activités de Maître Pacéré sont repris dans les articles de l'Observateur sous des formes diverses: analyse culturel ou sur la parution d'un recueil de poèmes; commentaire sur une cérémonie culturelle, etc. Il ressort que les articles portant sur le droit dominent. Ils portent notamment sur les premiers moments de l'intéressé dans la profession d'avocat; prestation de Serment, les premières plaidoiries. Ils portent aussi sur les audiences des Cours d'Assises où il s'agit des cas les plus graves et les plus extraordinaires. On remarquera dans les numéros de L'Observateur que certains articles juridiques sont signés Tibo. C'est le pseudonyme que Me Pacéré prend afin de mettre à nu le contenu de certains dossiers jugés confidentiels. En somme 38

les articles de droit renseignent le public lecteur sur la personne et la profession de Me Pacéré, mais permettent aussi de saisir le fonctionnement de la justice en général avec ses problèmes. Viennent par ordre d'importance, les articles sur la Culture et la Société. Il s'agit là des thèmes sociaux et culturels où Manéga est au centre. A travers les écrits de la Presse, Manégaapparaît comme un sanctuaire culturel où les habitudes communautaires, les cérémonies de réjouissances, la manifestation des coutumes trouvent leur réelle expression. Il s'agit aussi des nombreuses conférences que Me Pacéré a prononcées relativement au domaine social. Les articles des numéros 720, 722, 723 d'Octobre 1975 portant sur la Famille Voltaïque en crise illustrent ce propos. Les articles portant sur la littérature sont moins nombreux et traitent des écrits de Me Pacéré, Les Arts et les Lettres, n° 230 du mercredi 24 mars 1982. La poésie des griots, n° 2355 du mardi 8 juin 1982. «AINSI ON A ASSASSINE TOUS LES MOSSE» dans le n° 1"844. L'observateur a également fait état du Grand Prix Littéraire d'Afrique Noire de l'A.D.E.L.F. décerné à Me Pacéré en 1982 dans son numéro 2480 du lundi 6 décembre 1982. L'observateur nous informe parallèlement à tout cela que Me Pacéré adore le Football: Il était membre de la famille sportive burkinabé et a beaucoup travaillé pour le Yennenga Club de Ouagadougou (Y.C.O) en qualité de Président. Notons qu'à l'époque, c'est Me Pacéré qui a africanisé par l'actuelle appellation Yennenga club de Ouagadougou en la substituant à l'ancienne Jeanne D'Arc, (cf. l'article n° 1302 des 24, 25 et 26 février 1978 pages 10 et 11). De tout cela, nous constatons que l'observateur dans l'ensemble de ses articles sur Maître Pacéré, a privilégié l'aspect professionnel au détriment de la culture et de la littérature. Cela appelle les observations suivantes: -- l'Observateur, seul organe privé d'information pour la période jouissait d'une certaine liberté de Presse, ce qui lui a permis sans doute de publier sans inquiétude des articles relevant de la Justice, domaine jugé très sensible à toute époque; cela était d'autant plus indiqué que Maître qui 39

venait de prêter serment comme premier avocat Burkinabé s'était donné pour objectif de faire connaître la profession d'avocat, la justice et les juges. On verra que les premiers articles portent sur la rentrée judiciaire, les prestations de Serment, les plaidoiries, les audiences des Cours d'Assises et les articles contenant des interviews de Maître Pacéré où il fait des confidences à la Presse. Par contre, la littérature à cette époque semblait un «parent pauvre» pour l'opinion et pour la presse surtout que les écrits en ce domaine n'étaient pas légion. Maître Pacéré rappelons le a fait sortir en 1976, trois recueils de Poésie dont «Quand s'envolent les grues couronnées» lequel recueil, une dizaine d'années plus tard constituera la base de certaines thèses d'État. Si l'Observateur a salué les premiers écrits dès 1977, il n'en fera pratiquement plus état après quelques deux ou trois numéros, pour privilégier la justice ou le social. Une importance est accordée aux problèmes sociaux dans l'Observateur suite à la Conférence «La famille voltaïque en crise» et plaidoiries des dossiers criminels de viols fondés sur des problèmes sociaux. Dunia En dehors de ['Observateur, Dunia, un autre Journal privé lui a accordé un seul numéro portant sur le droit mais cet organe ne semble pas avoir fait long feu. (cf. article n° 176 du 5 mai 1980: Affaire, Annulation liste P.R.A. des HautsBassins sur les Élections à l'Assemblée Nationale et la majorité absolue de 57 Députés). La presse d'État A travers ses organes principaux, Carrefour-Africain et Sidwaya, elle présente aussi beaucoup d'articles sur l'activité culturel, littéraire, juridique et sportive de Pacéré. Carrefour -Africain (Mensuel) Les numéros enregistrés par la Revue Carrefour-Africain se chiffrent à onze et vont de septembre 1973 à avril 1989. Ils se répartissent de la façon suivante: quatre articles sur le droit, quatre articles sur la littérature, trois articles sur l'économie politique et un seul article sur le sport. Sous 40

réserves de numéros égarés, Carrefour-Africain n'a pu produire aucun numéro sur la culture. (cf. annexe BI, relevé des numéros de Carrefour). On constatera aussi que c'est en 1982 que cet organe public a fait état de Me Pacéré, écrivain, soit six ans après la parution des premières œuvres et seulement à la parution de son huitième livre. (cf. l'article n° 733 du 22 juin 1982 page 39 portant sur la Poésie des Griots.) On pourrait bien s'interroger, quand on sait par exemple que dans la même fourchette de temps, et en d'autres circonstances, beaucoup d'articles sur la culture ont paru dans le quotidien Sidwaya. Sidwaya Le Quotidien Sidwaya couvre la période allant de Juillet 1985 à nos jours. Quarante-neuf articles au total ont vu le jour sous réserve, là aussi, de numéros égarés ou de numéros non en possession. Ainsi, nous avons: - 27 articles consacrés à la Littérature; . 15 articles consacrés à la Culture; - 6 articles consacrés au Droit et, - 1 seul article pour le Sport. (cf. annexe B3, relevé des numéros de Sidwaya). Contrairement à ce que nous avons enregistré dans l'Observateur, ici c'est la littérature qui occupe le premier rang. Des publications d'ouvrages de Maître Pacéré aux grandes questions de littérature en passant par les activités au sein des associations d'écrivains, les congrès, les colloques, Sidwaya a beaucoup fait état de Maître Pacéré. En effet, Pacéré est l'un des plus connus et des plus profonds des écrivains Burkinabés. Il a toujours été à la tête de nombreuses Organisations culturelles et littéraires, ce qui pourrait expliquer que la presse lui fasse fréquemment référence. De 1980 à 1991, il s'est particulièrement manifesté sur la scène littéraire tant au niveau du Burkina qu'à l'extérieur. Sidwaya dès sa naissance faisait état de ses activités et publications. (cf. l'article n° 410 du 5 décembre 1985 sur Bendr N'Gomde). Une place importance est également accordée à cet homme quand à sa participation aux journées 41

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