MÉMOIRE ET VÉRITÉ DES COMBATTANTS D'AFRIQUE FRANÇAISE DU NORD

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Ce livre à pour but de rappeler l'histoire souvent méconnue des millions de français qui depuis deux siècles ont servi comme soldats en Afrique, et des centaines de milliers d'Africains qui ont contribué à la défense de la France. Il célèbre la mémoire de ceux qui sont tombés au combat, les derniers en Algérie après le cessez-le-feu du 19 mars 1962.
Publié le : lundi 1 janvier 2001
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EAN13 : 9782296162082
Nombre de pages : 176
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Cercle pour la défense des combattants d' AFN 138 boulevard Haussmann 75008

MEMOIRE ET VERITE DES COMBATTANTS D'AFRIQUE
-

FRANÇAISE Livre blanc -

DU NORD

Préface de Bernard GILLIS

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) CANADA H2Y 1K9

L 'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRŒ

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

2001 ISBN: 2-7475-0216-3

@ L'Harmattan,

Sommaire PREFACE INTRODUCTION
I. HISTOIRE DES COMBATTANTS D'AFN - Regards sur l'histoire de l'Algérie - La montée du nationalisme algérien, selon Mahfoud Kaddache - L'année française en Tunisie et au Maroc (1881-1963) - Les événements de mai 1945 à Sétif et Guelma - Déroulement de la guerre d'Algérie - La question algérienne dans le contexte international - Le drame du 5 juillet 1962 à Oran - Les harkis - Quand la guerre d'Algérie a-t-elle pris fin? II. THÈMES D' ANALYSE - L'armée française et les musulmans, de Bonaparte au général Challe - La torture en guerre d'Algérie - De la colonisation à la pacification - Les appelés en guerre d'Algérie - Le putsch et l'O.A.S. - Le camp de la trahison: déserteurs et porteurs de valise III. DOCUMENTS - Lettre du 7 mai 1846 du Ministre de la Guerre - L'affaire de Sakiet Sidi Youssef - Les attaques de mars 1962 contre le barrage - Pertes de la guerre d'Algérie - Prisonniers du F.L.N. de 1962 à 1966 - Le colonel Vaillant aux légionnaires du 1er R.E. - Reggane, les premiers essais nucléaires français (document FLN) - L'Algérie d'Evian, par Maurice Allais - Mémoire et repentance (articles de presse) - Chronologie de l'Afrique française du Nord - Carte des zones opérationnelles et des wilayas - Les autorités civiles et militaires - Bibliographie sommaire - Abréviations - Tennes arabes CONCLUSION 7 9 13 15 23 27 35 39 49 53 59 67
69 71 77 83 87 97 105 119 120 123 126 127 135 141 142 145 149 154 157 159 161 165 169

PREFACE

Ce Livre Blanc est une oeuvre collective réalisée par le CERCLE POUR LA DEFENSE DES COMBATTANTS D'AFRIQUE FRANÇAISE DU NORD. En tant que Délégué National du Cercle, j'en assume la responsabilité. Je remercie les associations participantes qui ont travaillé dans une grande ouverture d'esprit et avec le seul souci de la vérité historique: Fédération Nationale des Anciens d'Outre-mer et Anciens Combattants des Troupes de Marine, Association Soutien à l'Armée Française (ASAF), Association des Anciens des Mfaires Algériennes (les SAS), Union Nationale des Parachutistes (UNP), Association Nationale des Anciens d'Indochine, Droits des Religieux Anciens Combattants (DRAC), Promotion "Victoire - Coëtquidan 1945", Association "La Koumia", Union Nationale des Anciens Combattants d'Indochine, des TOE et d'AFN, (UNACIT A) Conseil National des Français Musulmans (CNFM), Association Nationale des Anciens des Forces Françaises de l'ONU, Association des Blessés de la Face et de la Tête "Gueules Cassées", Union Nationale de Combattants (UNC), Fédération des Sociétés des Anciens de la Légion étrangère (FSALE), et Souvenir de l'Armée d'Afrique. Je personnaliserai un seul remerciement: celui adressé au nom de toutes les associations au général FAIVRE, membre du Cercle, historien connu et reconnu et qui a été l'architecte de ce Livre. Bernard GILLIS Délégué National du CDCAFN

INTRODUCTION

Quelle image garderont nos enfants, nos petits-enfants, nos descendants, de la guerre d'Algérie 1954-1962 ? Si le débat historique s'arrêtait avant d'avoir réellement commencé, la réponse serait déjà toute prête: elle figure d'ores et déjà dans les livres d'Histoire de la Classe Terminale de nos lycées (1): "...Les succès militaires français sont incontestables, mais les moyens employés, notamment la torture, heurtent l'opinion française..." Tout est dit, sur le mode journalistique, dans un raccourci bâclé sur le plan historique. Bâclé tout d'abord pour une raison factuelle: nous ne sommes qu'au début du bilan historique, au moment de l'ouverture de certaines archives; mais aussi pour des motifs sociologiques et politiques liés au courant traditionnel d'un antimilitarisme français, qui tente par exemple de ternir la victoire de 1918 par l'évocation des mutineries de 1917, et qui ignore les succès militaires en Algérie en ne regardant que les excès des comportements engendrés par la lutte contre le terrorisme et le désespoir d'une population mal traitée. Le Cercle pour la Défense des Combattants d'AFN entend participer au travail de mémoire en utilisant l'accès aux archives et en collectant les témoignages des participants qui vivent encore. C'est la raison d'être de ce Livre Blanc que d'exposer son point de vue, encadré strictement: - par la volonté de sortir du MANICHEISME, parce qu'il ne résoudra plus rien et ne facilitera certainement pas la réconciliation franco-française et franco-algérienne; - par le choix de s'en tenir au domaine militaire de cette guerre, bien qu'il soit reconnu que dans cette guerre l'armée ait "tutoyé" la politique, ne serait-ce qu'en 1958 où elle a permis à la République de se remettre d'aplomb. A l'évidence, ce point de vue, pour être sincère, doit analyser toutes les questions, y compris les plus difficiles, les plus douloureuses: - l'abandon des harkis (pour supplétifs), soldats français dans l'esprit et la lettre, valeureux au combat, exposés par l'indépendance de l'Algérie, et toujours les plus démunis;
(1) Editions BORDAS-LAROUSSE 1999, p.240

- le "putsch" d'avril 1961, hérésie militaire et politique, acte vain dans ses résultats, mais portant la marque d'hommes d'honneur; - la torture, abominable dans l'absolu, mais conséquence d'une guerre cruelle menée par le F.L.N., et de la sauvagerie du terrorisme urbain, à examiner au regard de l'inconsistance du pouvoir politique de la IVème République; - la trahison de certains Français, communistes et porteurs de valises, au profit de l'ennemi reconnu, le F.L.N., aux conséquences sanglantes pour les soldats français, professionnels et appelés. Ces questions sont abordées dans ce Livre Blanc, mais ne seront pas les seules, car se posent aussi celles de la nature de cette guerre: guerre religieuse, guerre civile, guerre Est-Ouest? -GUERRE RELIGIEUSE? Certains le pensent - et non des moindres. A l'appui de leur opinion les appels au Djihad(2) proférés de l'extérieur de l'Algérie et trouvant parfois leur transcription sur le terrain, par exemple en août 1955. Mais alors comment expliquer que le nombre des soldats musulmans était plus important du côté français, et que les unités de l'année française, composées d'appelés et de professionnels musulmans, n'ont jamais cessé de combattre, y compris pendant le Ramadan(3). Comment expliquer aussi la fraternisation amorcée entre une grande. partie des communautés des religions musulmane, chrétienne, juive, en 1958 ? Pour le Cercle pour la défense des Combattants d'AFN, cet aspect religieux n'est pas fondamental en tant que ressort de la guerre et ne sera pas étudié. - GUERRE CIVILE? à l'inverse, ces mêmes raisons étayent la thèse de la guerre civile à l'intérieur de la guerre, entre ceux qui voulaient l'indépendance et faisaient confiance à la France pour l'obtenir, et ceux qui voulaient une autre indépendance obtenue par la guerre révolutionnaire sur le modèle léniniste (ce qui, au passage, explique sans l'excuser la trahison des communistes français d'Algérie). Cet aspect sera étudié dans le Livre Blanc. -GUERRE EST-OUEST? le contexte international était défavorable au maintien par la force de la France en Algérie, encore plus après l'expédition en Egypte de 1956. Cependant, malgré le soutien des pays socialistes, on n'a pas assisté à une internationalisation lourde, du type de l'intervention de la Chine communiste en Corée et au Tonkin après 1950 ; en outre le général De Gaulle était respecté aussi bien par les USA que par l'URSS.
(2) Guerre Sainte (3) Jeûne religieux éprouvant physiquement et moralement 10

Sans être muet, le Livre Blanc sera discret sur cet aspect, non pas qu'il soit sans intérêt ni conséquences, mais parce que l'armée française n'a pratiquement pas été mêlée aux affrontements politiques internationaux, exceptées quelques escarmouches en Tunisie et au Maroc, sans danger pour la souveraineté de ces pays limitrophes. Reste alors à s'interroger sur le rôle du général De Gaulle. Dans la conduite de la guerre, pour obtenir la paix (la pacification), son action n'a pas été militaire. Or, le Cercle pour la Défense des Combattants d'AFN a volontairement limité son propos dans ce Livre Blanc à l'aspect militaire, et ne s'en servira pas pour juger la politique du général De Gaulle, qui est une autre histoire n'entrant pas dans le cadre choisi. En revanche, il lui est irnposssible de ne pas analyser les conditions réelles d'exécution du cessez-le-feu de mars 1962 : règlements de compte sanglants par le F.L.N. vis-à-vis des Harkis, soldats français, les débordements du 5 juillet 1962 à Oran, l'exode de la communauté européenne la transformant en une foule de réfugiés et de personnes déplacées du fait de la panique devant le nouvel ordre algérien. L'ouverture des archives, notamment celles du Comité des Affaires Algériennes, permet de bien situer la responsabilité de ces conditions de retrait peu glorieuses: elle est d'ordre politique et détachable de l'action de l'armée. On ne peut renoncer à son passé, ni faire semblant de l'ignorer. L'histoire reflète le regard qu'une communauté jette sur elle-même: elle n'a pas pour but de juger ce qui aurait pu être, mais sa capacité d'élimination ( donc l'oubli volontaire des évènements affreux ou peu glorieux) ne peut être sous-estimée. A l'historien de faire son travail. Selon une heureuse formule, l'histoire est à la fois ce qui advient, le récit qui en est fait et la science historique elle-même: elle avance sur une infinité de chemins. Elle reste, comme le soutenait Hegel, la science du malheur des hommes. L'histoire de cette guerre d'Algérie ne fait pas exception.

Il

I. L'HISTOIRE

DES COMBATTANTS DU NORD

D'AFRIQUE

REGARDS
SUR L'HISTOIRE DE L'ALGERIE
L'histoire de l'Algérie, et plus particulièrement de la période de domination française, fait l'objet de jugements contradictoires. Les historiens français, entre eux et lors de trop rares rencontres avec des historiens algériens, expriment des points de vue opposés. Une histoire scientifique et dépassionnée exigerait des confrontations et des analyses parallèles, telles que les historiens allemands et alliés les ont réalisées en ce qui concerne les deux guerres mondiales. Certains Algériens ont ce souci, qui (après consultation des archives et recueil de témoignages dans les deux pays), viennent en France soutenir des thèses de qualité ou participer à des colloques (1). Mais les historiens oulamas ont construit un passé ressemblant au modèle de Lavisse (2), c'est-à-dire un point de vue idéologique, exaltant le nationalisme et dénigrant la colonisation. La même vision a été imposée aux jeunes algériens par les manuels scolaires, par les médias et par le pouvoir FLN après 1962. L'Histoire ne doit pas se confondre avec le pamphlet, écrivait en 1964 Charles-André Julien, qui regrettait que des chercheurs de qualité se laissent entraîner, par réaction contre l'histoire colonialiste, aux tentations de l'histoire anticolonialiste qui en arrive à fausser la hiérachie des valeurs (3) Près de 40 ans après les accords d'Evian, des centaines d'ouvrages ont abordé l'histoire de la guerre d'Algérie: mémoires cherchant à justifier le rôle de leur auteur, témoignages recueillis par des journalistes et des chercheurs, biographies d'un groupe ou d'une personne, analyses d'une activité particulière ou d'une fonction, synthèses historiques plus ambitieuses. Peu nombreux sont encore les historiens qui ont fait des recherches approfondies dans les archives ouvertes en 1992. La connaissance que les Français ont de cette période de leur histoire est donc encore incomplète. Tout en s'efforçant de tenir compte des dernières recherches, les professeurs qui rédigent les manuels scolaires font état de divergences d'opinion entre les historiens en ce qui concerne les intentions du
(1) Il est significatif de souligner que Mahfoud Kaddache a choisi Xavier Yacono, ancien professeur de l'Université d'Alger, pour diriger sa thèse sur le nationalisme algérien; (2) G.Meynier. Rapport au passé et conflits historiographiques, in Algérie, comprendre la crise. Complexe. 1996. Ce point de vue est confirmé par H. Remaoun, F. Soufi et G. Pervillé lors de la table ronde de mars 1996 : la guerre d'Algérie et les Algériens. A.Colin. 1997. (3) C.A. Julien. Histoire de l'Algérie contemporaine. PUF 1964. p.516-517. Il critique ainsi les ouvrages de Bencheneb (Historiens arabes), et de Lacoste- Nouschi- Prenant (L'Algérie, passé et présent). 15

gouvernement ou l'évolution de l'état d'esprit des populations (4). Dans les manuels consultés, la chronologie des évènements est exacte, mais les effectifs militaires et les pertes sont généralement surestimés (5). En outre, certains faits importants sont ignorés ou occultés, tels que le massacre de Melouza, la xénophobie des nationalistes et la référence à l'islam, l'effort financier de la France, l'attitude des militaires face aux deux communautés, l'action humanitaire des SAS. Seul Nathan évoque le terrorisme du FLN, la fraternisation du 16 mai 1958 et le massacre des harkis. On retrouve dans Encyclopedia Universalis de 1996 les mêmes idées reçues et, sous la plume de François Goguel, la mention d'hypothèses contradictoires au sujet de l'évolution politique du pouvoir, des initiatives militaires contraires aux directives du gouvernement, du rôle des Services secrets ou de l'utilisation de l'article 16 en 1961. Les certitudes du chef de l'Etat, rapportées par Jean Lacouture (le mépris des idéologies, et l'intégration des musulmans entraînant une algérianisation de la France), sont contestées par les responsables militaires (général Ely par exemple). Sur l'évolution politique de l'Algérie de 1945 à 1962, Abd el Kader Djeghloul reconnaît la violence exercée par l'ALN contre ses ennemis et contre les populations, mais il énonce quelques "vérités" que les historiens français ont tendance à mettre en doute (6): les dizaines de milliers de morts de mai 1945, le million de martyrs de la Révolution, le soulèvement spontané du Constantinois le 20 août 1955, le basculement des couches moyennes pendant la bataille d'Alger, l'unité du peuple algérien autour du FLN (manifestée en décembre 1960), les milliers de harkis tués dans les mois précédant l'indépendance. Plus manichéistes encore sont les manuels scolaires algériens, qui transforment des échecs en victoires et célèbrent l'unanimité du peuple algérien derrière le FLN. Cet inventaire rapide des idées reçues montre que des réponses claires n'ont pas été apportées à certaines interrogations, et que subsistent des divergences d'interprétation. Ces incertitudes nous ont incité à privilégier des historiens, français et algériens, qui ne semblent pas inspirés par des motifs idéologiques et qui, en dépit de divergences minimes, présentent la vue la plus objective possible des évènements. Nous n'avons donc pas la prétention de refaire une
(4) Les manuels consultés sont ceux des années 1994-95 publiés par Belin, Bordas, Bréal, Hachette et Nathan. Les manuels récents sont encore plus sommaires. Analyse de IP Angelelli et l'Algérianiste de mars 1999. (5) par exemple: un effectif de 900.000 militaires français, 2 millions de jeunes appelés, 25.000 tués au combat, 8.000 civils européens tués, 500.000 victimes musulmanes. (6) sans compter des erreurs de détail: la 25ème DAP sous les ordres de Ducoumau en 1955, la grève de huit jours de janvier 1957, les offensives "aéroportées" de Challe, l'oubli de la Nahia dans les structures régionales du FLN. 16

histoire de l'Algérie française, mais d'éclairer le rôle et les activités des combattants en citant ces auteurs, sans aborder les problèmes liés à la colonisation. La conquête de l'Algérie, d'après Xavier Yacono (7)

L'expédition d'Alger fut décidée sans enthousiasme, après trois ans de tergiversations, pour mettre fin à un conflit diplomatique s'éternisant ( poursuite de la piraterie et créance du Directoire pour un achat de blé) et dans l'espoir d'affermir le gouvernement Polignac qui, à l'intérieur, rencontrait une forte opposition. Si l'on excepte la région marseillaise, le pays était hostile à l'entreprise; celle-ci menée à bien, il n'est plus d'abandon possible et tous les membres de la Commission d'Afrique de 1833 reconnaissent que l'opinion publique ntaccepterait pas l'évacuation. Cette attitude se retrouvera tout au long de l'histoire coloniale: le succès justifie l'acquisition et ceux qui ont condamné "avant" ne proposent jamais d'abandonner "après",. La conquête, cependant, se révèle d'autant plus difficile qu'on ignore jusqu'où il faut l'étendre. On se serait sans doute bien accommodé d'une formule de protectorat si on avait bien pu s'entendre à l'est avec le bey Ahmed et à l'ouest avec l'émir Abd el-Kader. Mais on échoua et, après dix années de tatonnements et d'occupation restreinte, la seule solution parut être l'occupation totale du territoire au nord du Sahara. C'est la longue lutte de Bugeaud contre Abd el-Kader qui avait organisé l'Algérie occidentale en un véritable Etat. La reddition de l'émir surviendra seulement en 1847, après le départ de Bugeaud. La guerre, avec la pratique systématique de la razzia, a ruiné une bonne partie du pays. Pour achever la conquête, il restait à soumettre la Grande Kabylie et le Sud algérien. Le maréchal Randon triomphera de la première en 1857 et les oasis tomberont successivement aux mains des Français, parlois après d'âpres combats: Zaatcha (1849), Laghouat (1852), Ouargla (1853) et Touggourt (1854). De 1859 à 1865, Duveyrier parcourt le Mzab, atteint El Golea puis explore le Sahara tunisien, le Tassili des Ajjers et le Fezzan.

L'expédition

et les méthodes de combat

Décidée fin janvier 1830, l'expédition est préparée selon les plans établis en 1808 par le commandant Boutin. Sous les ordres du vice-amiral Duperré, 675 batiments dont 103 armés prennent la mer à Toulon et, le 14 juin, 37.000 hommes débarquent à Sidi Ferruch aux ordres du général de Bourmont. Les
(7) X.Yacono. Histoire de la colonisation française. PUF.1969. p. 38. 17

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