Miroirs lucides

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Publié le : lundi 1 janvier 1996
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EAN13 : 9782296329683
Nombre de pages : 112
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Collection Poètes des cinq continents dirigée par Maguy Albet, Geneviève Clancy, Gérard da Silva, Patrice Kanozsai, Alain Mabanckou et Emmanuelle Viala

97- Daniella Rasoamaharo, L ~nte ailleurs. 98- Ron Padova, Révélations de l'air. 99- Kazem Shahryari, Le voyage l'emporte. 100- Solange Amiel, Matière Noire. 101- Hassan Benghabrit, Descentes aux miroirs. 102- Alain Mabanckou, La légende de l'errance. 103- Sylvie Reymond-Lépine, L'Ourse et le Moldave. 104- Michel Cassir, Ralenti de l'éclair. 105- Christian Gorelli, Juste avec le monde. 106- Marguerite Benidir, Osmose.
107 - Serge Brindeau, Le toit résiste.

108- Jacques Guigou, Elle entre. 109- Geneviève Clancy, Philippe Tancelin, Le bois de vivre. 110- Daniel Leduc, Le chant du verbe. 111- Pierre Goldin, Paysages pendant la pluie. 112- Elli Péonidou, Heures. 113- Vincent Lamkin, Jérôme RipoulI, Journal des 4 blessures. 114- Marc Alyn, L'Etat Naissant. 115- Jean-Claude Villain, Été, froide saison. 116- Gabriel Okoundji, Cycle d'un ciel bleu. 117- Yves Saint-Gervais,Vagues. 118- Jean Mambrino, L'Odyssée inconnue. 120-Irène Shraer, Ils ont vu les voix. 121-Michel Lagrange, Célébration de l'oie du Ni/. 122-Marc Alyn, Le /ivre des amants. 123-Samuel Millogo, Savannah Blues. 124- Paul FarelIier, A l'obscur et au vent. 125-Babacar SalI, Le poème blessé. 126- Claude-Raphaël Samama, Les poèmes du soi. 127- Liliane Atlan, Bonheur mais sur quel ton le dire 128- Geneviève Bon, D'amour et de terre. 129- Giovanni Ruggiero, Le miroir de la mer (bilingue français/ italien traduit par J-J Méric). 130- William Souny, Tarab 131 - Marcel Migazzi, D'autres étés, plus au sud 132-Myriam Tangi, Le ciel en désordre 133-Roger Parsemain, Désordre ingénu 134- Remdan At Mensur, Tighri 135- Jean-François Ménard, D'écume au vent la vie
136

- Nouredine

Aba, Je hais les trains depuis Auschwitz

137- Jacques Galan, Le chemin de traverse

MIROIRS LUCIDES

Du même auteur:

- SAGA

DE L'AMOUR ETERNIT Illustration de Miche! GAY, Ed. Prospective 2I/Strasbourg, 1986.

- L'AMOUR CANNIBALE,
Illustration de Miche! GAY, Ed. Prospective 21/Strasbourg, 1987.

- NUPTIALE EST TOUTE NUIT, Ed. Caractères à Paris, 1990, Prix Ernest-Fleury 1991, Société Poètes Français. - ENTRE SILENCE ET DIRE, Ed. Caractères à Paris, 1992. - FEMME DE SILENCE, Illustration de Caroline CLET, Ed. Prospective 21/Strasbourg, 1994.

-AU SEUIL

DE NOTRE JOUR, Avignon, Les Dits du Pont N°. 13, 1995.

- Â L'AUBE D'UN SANG NEUF, Préface de Serge BRINDEAU, Collection Forum/Créteil, 1995. - BLASON DU TEMPS, Collection la bÎlche ardente, Avignon, Les Dits du Pont, 1996.
A tirage limité: - FLORALIES, 30 exemplaires sur Arches, Gravure d'ERGON, Ed. Prospective 21/Strasbourg, 1986.

Illustration de couverture:

Michel GAY

@ L'Harmattan, 1996 ISBN: 2-7384-4829-1

Collfc/ion Poètes des cinq continents

MICHEL GAY

MIROIRS LUCIDES
Poèmes Préface de Jean ROUSSELOT

L'Harmattan 5-7, rue de l'École Polytechnique

L'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques

PRÉFACE
D'entrée de jeu, Michel Gay nous parle, en nommant du même coup ses Miroirs Itlrides,de l'amour, de la mort et de la mer, alors qu'on n'en parle plus guère de nos jours dans les poèmes, la mode voulant même qu'on n'y parle plus de rien du tout. On mettra à son actif (déjà important: quelque dix livres en dix ans !) cet attachement au devoir éternel et universel de la poésie, qui est, dirai-je en citant et paraphrasant Nietzsche, d' «élever l'homme au dessus de luimême» par l'exercice de sa «magnifique et sauvage déraison ". Que cette déraison-là nous entretienne au mieux des raisons mêmes que nous avons de vivre, d'aimer et de mourir, cette moisson de poèmes en fait la preuve. A ses Miroirs {urides, Michel Gay ne demande ni de le réfléchir ni de réfléchir ,1 sa place. Encore moins de sentir, de pressentir et d'imaginer. C'est au contraire lui qui les situe, les sonde, établit entre eux des rapports que, déjà, leur parenté phonétique suggère. Il dispose pour cela de « la nudité des Mots ", qu'il préfère aux ébriétés emphatiques car, dit-il: La parole s'h/ide QJland It'poemI' s'mf/l', de cette capacité de franchir d'un bond tout intervalle, que Montaigne reconnaissait aux seuls poètes, et bien sûr de tous

les prestige des images « de plein droit », comme disait Gérard
Manley Hopkins, grand poète anglais mort inédit juste avant Rimbaud. Je dois dire, et c'est pour l'en feliciter, que Michel Gay n'abuse ni de ce pouvoir ni de ce droit. J'observe par ailleurs qu'il semble se mirer surtout dans la mort, et précise qu'il n'y met pas de complaisance, plutôt une certaipe expérience. C'est 'lIraiquej'ai véru L'amottr et l'agonie,

dit-il et, avec la même assurance tranquille, il dit la cam parer à une mygale (<< 'lIe/we noire/tapie dans les étoiles ») ou encore
Elle 71itde ma 71ie La mort ensoralmse. Pour l'amour, s'il est bien sympathique d'en voir miroiter tous les enchantements charnels, on ne s'étonnera pas que ceux-ci s'accompagnent d'un assentiment à la mort: Depuis toujours en moi Eros et Thanatos 7Ji'vaient en paix....

QIJe la post-fàce du recueil chante la femme aimée le jour même de la Saint-Valentin, fete des amoureux, apporte, ajouterai-je, une nuance plus légère à cet ordre de réf1exions. Quant à la mer, il me plaît de la voir évoquer par Michel Gay aussi bien au naturel avec ses «blÜealix Manrs comme de-smouettes « la rôtI' noif{~et les l'aux grises» et les «pas '>' sllr la grève », qu'en ses rapports avec la femme. Ainsi de ce «halètement de l'eau », comme d'une belle qu'on possède, à moins qu'on ne nage avec le poète vers, nous dit-il: Une l'lecomme lm sein Dont je cherrhaisla fimme. Encore un mot sur le langage de Michel Gay. J'en ai dit la louable nudité; il arrive toutefois qu'il s'autorise des con tractions plaisan tes, tels rmrijirtioll et test-amants. En ayan t déjà vu tant d'autres, on ne s'en offusquera pas. J'abrège, estimant que toute préface ne v,tUt pas une chaleureuse incitation à la lecture ...

Jean ROUSSELOT.

«

Les miroirs firaim! bim de rij/échir un peu plus a-l'aIl! de rmvo..yer les images »,

Gean COCTEAU).

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«

Dans l'ombre il reste encore
la lumière de tes ,yeux ». (Pierre REVERDY).

LIMINAIRE L'AMOUR, LA MORT, LA MER, ma tri-U1Ùtéfèinte : êtr~ ce que je suis, hors de toute limite. L'AMOUR, c'est cet oiseau qui n'a pas d'autre nom que celui de l'Oiseau, caché sous ses coulellrs. LA MORT, c'estguoi cette chance nouvelle
qui

? Sinon
plus

- pour

être

- n'est

qu'un nouvel horizon. LA MER, comme l'en-vers, c'est l'homme infiniment: c'est la fin d'un voyage, en quête d'autres mondes. L'AMOUR - c1éde la Mort, qui ouvre sur la Mer: test-aman ts réfléchi, EN MES MIROIRS LUCIDES.

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