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Narcissisme et autobiographie dans le roman de Bernard Nanga

De
222 pages
Publié par :
Ajouté le : 01 janvier 1997
Lecture(s) : 149
EAN13 : 9782296347052
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NARCISSISME ET

AUTOBIOGRAPHIE
dans Ie roman de Bernard Nanga

@ L'Harmattan, 1997 ISBN: 2-7384-5758-4

REMY SYLVESTRE

BOUELET

NARCISSISME ET AUTOBIOGRAPHIE
dans Ie roman de Bernard Nanga

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

L 'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y lK9

Du même Auteur

- Littérature - Espaces

orale et Avenir, Sopecam, 1983

Yaoundé,

et Dialectique du héros césairien, Paris, l'Harmattan, 1987

ouvrage publié avec le concours de l'Université de Douala

A toi mon père, Paul BOUELET MBEMBE (Pa'pô), pour qu'éternelle soit ta flamme.

" L 'homme est un animal qui tient en équilibre même déchu. "

Bernard Nanga, La Trahison de Marianne, p.13

REMERCIEMENTS

Le présent ouvrage a une dette à l'égard de :
Joseph NDINDA, Assistant au Département de Littératures et Civilisations de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Douala, qui m'a ouvert les fonds de manuscrits de sa bibliothèque personnelle. Son précieux concours a rendu mes recherches documentaires heureuses. Fernando d'ALMEIDA, Théophile NANG et Mouna HAMMAD pour la mise en forme technique. . Au Pro Théophile NGANDO MPONDO, Recteur de l'Université de Douala sans lequel il n'aurait pas vu le jour. Mais je voudrais surtout exprimer ma reconnaissance au Pro Pierre NGIJOL NGJ]OL, qui a eu la patience de lire en totalité mon manuscrit et de l'enrichir de ses remarques et suggestions. Que tous trouvent ici l'expression de ma gratitude.

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AVANT-PROPOS

Je commençais à peine la classe Terminale au Lycée classique de Bafoussam\ quand je découvris pour la première fois un texte de philosophie: l'essence, la cause, les archétypes, l'existence... tout cela me toucha plus que la science de mes autres professeurs. Des mois plus tard, chargé de nous faire npercer la carapace de toute chosen, saisir tous les éléments qui meublent notre vie, le professeur de philosophie Bernard Nanga se montra comme l'un de nos meilleurs alliés. Il était beaucoup plus lié à moi je ne sais pourquoi. Séduit progressivement par le professeur, l'amoureux, le père de famille ( il venait de se marier à une Française et n'avait qu'un enfant à l'époque), je sentais luire en moi, la flamme de cet homme de Lettres dont la vie n'allait cesser de m'instruire. Enfin, j'ai rencontré le romancier dès les premiers pas de mon âge adulte. Je puis dire que nous avions lié amitié et, par l'insistance du destin, il devint tour à tour mon maître, mon collègue, mon parrain et mon ami à l'Université de Yaounde. Mon maître. Je revenais à lui sans cesse, pour tout essai d'écriture :il aimait me lire, découvrir ma poésie. Mon collègue. Il m'ouvrait sa bibliothèque personnelle, m'apprenait à préparer les cours, à entretenir les étudiants... Mon parrain. Ses multiples conseils et sa vie conjugale consolidèrent mes premiers pas dans le

mariage. Mon ami. Je découvris plus tard que son "alliance" avec la "France" n'était qu'apparente. Il en a souffert d'ailleurs jusqu'à sa mort. En somme, sans le savoir, j'allais tout le temps à la rencontre d'un homme dont la vie et l'écriture m'inspirèrent plus tard: Autobiographie et Narcissisme. J'ai donc le long de ma jeunesse vécu proche de la réalité apparente de cet homme. Aussi, ai-je voulu à travers le présent ouvrage, entr'ouvrir cette réalité, pour aller puiser la réalité profonde de l'homme et de l'auteur dans les méandres de ses fantasmes; avoir la certitude de la totalité de sa réalité autant que cela peut être possible. Au lieu de la saisir à moitié dans son apparence quotidienne, les dernières pages de ce romancier m'ont donné toutes les raisons de penser que l'histoire vécue par ses personnages principaux parachève exactement celle de sa vie. J'ai voulu partir des informations extérieures de l'auteur pour construire sa totalité, en prenant en compte des informations intérieures. Sa vie est constituée de l'extérieur, lorsqu'on la suit dans le quotidien, en dehors de sa plume; de l'intérieur audedans de sa plume. Le dehors et le dedans convergent ici vers une seule et même personne et passent par les dédales de l'esprit de l'auteur, avant d'être livrés au lecteur. Ils deviennent alors la manifestation véritable du désir de communication de Bernard Nanga qui donne au public des éléments relevant de ses désirs plus ou moins narcissiques. L'autobiographie, le roman et le narcissisme constituent donc la base du pacte sur lequel repose mon ouvrage. Ces trois éléments ont en commun d'avoir révélé l'indéniable valeur de l'imaginaire et de la réalité de Nanga et qu'il n'est d'autre moyen de découvrir la réalité d'un auteur que par sa récréation proposée au lecteur imprévisible. Pro R.S. BOUELET 14

INTRODUCTION

La définition d'une oeuvre à prétentiqn autobiographique pose des problèmes de référence, de rapport de ressemblance. Les textes autobiographiques incitent généralement à rechercher les éléments qui, dans la vie du personnage romanesque, rejoignent la réalité vécue par l'auteur. C'est un phénomène complexe, parce que le récit autobiographique peut développer un processus de camouflage en utilisant divers modes de fonctionnement. Tout d'abord, l'on peut retrouver dans la même perspective à la fois des récits à la première, deuxième ou troisième personne. Parallèlement, le nom du personnage principal et du narrateur peut être différent de celui de l'auteur (nom porté sur la couverture du livre). D'après Philippe LEJEUNE, il arrive que, malgré le nom fictif, "le lecteur ait toutes les raisons de penser que l'histoire vécue par le personnage est exactement celle de l'auteur: soit par recoupement avec d'autres textes, soit en se fondant sur les informations extérieures... ". Ce texte n'est pas une autobiographie pure en ceci qu'il est généralement classé dans la catégorie du roman autobiographique. Il s'agit d'un texte de fiction dans lequel" le lecteur peut avoir des raisons de soupçonner, à partir des ressemblances qU'il croit deviner, qu'il y a identité de l'auteur et du personnage, alors que l'auteur a choisi, lui, de nier 15

cette identité, ou du moins de ne pas l'affirmer. Ainsi défini, le roman autobiographique englobe aussi bien des récits personnels (identité du na1fateur et du personnage) que des récits impersonnels (personnages désignés à la troisième personne)'¥.. TI faut remarquer que le roman autobiographique n'est pas obligatoirement soumis à l'épreuve de vérité ou de réalité. Le genre référentiel est bien entendu soumis à l'obligation de ressemblance au niveau du modèle. Cet aspect du problème est secondaire par ce que tout est dans l'intention visée, comme le remarque Philippe LEJEUNE: "Le fait que nous jugions que la ressemblance n'est pas obtenue est accessoire à partir du moment où nous sommes sûrs qu'elle a été visée "~ Dans ce contexte, l'étude du rapport roman/autobiographie est beaucoup plus intéressante. Toutefois, l'analyse de ce type de rapport suppose que nous nous placions dans ce que Philippe LEJEUNE appelle "l'espace autobiographique": cet espace est la manifestation indirecte du pacte autobiographique. A ce niveau, il faut dire de quel ordre est la vérité dernière du texte. Et la vérité que le roman permet d'approcher mieux que l'autobiographie est" la vérité personnelle, individuelle, intime de l'auteur, c'est - à - dire cela même que vise tout projet autobiographique "2. La vérité du roman se révèle alors être supérieure à celle du texte autobiographique pur parce qu'elle relève de la totalité humaine. En ce sens, le lecteur doit appréhender" les romans non seulement comme des fictions renvoyant à une vérité de "la nature humaine'~ mais aussi comme des fantasmes révélateurs d'un individu'~ Cette autre forme indirecte du pacte, Philippe LEJEUNE l'appelle le pacte fantasmatique. C'est sur la base de ce pacte que seront étudiés les deux romans de Bernard Nanga, à savoir: Les Chauves-Souris4 et La Trahison de Mariannè. 16

(( Dans l'espace autobiographique, il ne s'agit plus de savoir lequel de l'autobiographie ou du roman, serait le plus vrai. Ni l'un ni l'autre. A l'autobiographie manqueront la complexité, l 'ambigu iïé, etc.;au roman, l'exactitude; ce serait donc l'un plus l'autre? Plutôt: l'un par rapport à l'autre '''. Par ailleurs, le pacte fantasmatique permet d'avancer que le roman de fiction et le roman autobiographique passent par les dédales de l'esprit créateur de l'écrivain avant d'être livrés au public. Tout roman est alors manifestation du désir de communication de l'écrivain qui livre, à travers son oeuvre, des éléments relevant des fantasmes humains. L'oeuvre devient ainsi sur le plan de la projection scripturale, le lieu de l'accomplissement des désirs plus ou moins narcissiques. Le narcissisme est vulgairement considéré comme l'admiration exclusive de soi-même. Tout individu est plus ou moins narcissique. Le degré d'amour de soi et son intensité dépendent en grande partie de la sensibilité de l'individu et du type de rapport qu'il établit avec les éléments de son univers immédiat. Le narcissique sera d'autant égocentrique qu'il réduit l'univers à sa seule dimension et utilise les autres formes pour son faire-valoir. Le narcissisme peut se manifester d'une part par rapport aux relations interpersonnelles et d'autre part par rapport à l'espace investi. Dans l'espace de l'écriture, le narcissisme se manifeste dans et à travers les oeuvres (fictionnelles ou autobiographiques) de l'auteur. Une oeuvre autobiographique est toujours une façon pour l'auteur de parler de lui. Qu'il évoque des événements heureux ou malheureux, survenus dans sa vie, l'objectif premier de l'auteur est d'abord de se "livrer", d'attirer l'attention sur sa personne. D'être le temps d'une lecture, le centre d'un univers qui captive le lecteur. Dans le récit autobiographique, l'auteur "se met en scène", malgré les zones obscures inévitables et quelques gommages. 17

Le narcissisme de l'auteur se manifeste à un autre niveau qui est celui de la production du récit fictionnel. Ici également l'oeuvre de fiction est, pour l'auteur, une manière de se raconter, de faire ressortir des éléments qui font partie de son esprit créateur. Dans le récit fictionnel, l'auteur se livre de manière indirecte. Voilà pourquoi des auteurs comme André GIDE et François MAURIAC ont estimé que le roman est beaucoup plus révélateur de l'identité d'un individu, contrairement aux mémoires ou aux autobiographies qui " ne sont qu'à demi-sincères, si grands que soit le souci de vérité "7. MAURIAC dans ses Ecrits intimes, précise: "seule la fiction ne ment pas; elle entrouvre sur la vie d'un homme une porte dérobée par où se glisse en dehors de tout contrôle, son âme inconnue"s. Ainsi la vérité de la fiction réside dans le fait que l'auteur n'est pas obligé de tricher avec lui-même pour livrer les sédiments de son univers intérieur et puiser dans son fonds imaginaire. Il arrive très souvent que l'auteur piège le lecteur en transférant un récit fortement autobiographique dans le registre fictionnel. La Trahison de Marianne en est un exemple. Ce récit est sous-titré "roman". Cette indication para-textuelle suffit à elle seule, au premier abord, à classer le texte dans le registre purement romanesque. Ce livre serait alors un pur produit de l'imagination de Bernard Nanga. A priori, et selon les critères du genre rien n'est "vrai", c'est-àdire aucun élément de La Trahison ne subit avec succès l'épreuve de réalité ou de vérité. Mais des indices que nous étudierons ultérieurement montrent qu'il n'en est rien. Nous avons noté que le récit autobiographique est lié à un certain narcissisme et, partant, à l'égocentrisme. La volonté de Bernard Nanga de créer la confusion, de semer l'ambiguïté dans La Trahison de Marianne relève d'une certaine manière, du désir d'échapper à l'accusation d'égocentrisme. L'auteur 18

veut dissimuler son narcissisme dans un univers fictionnel qui n'est pas de l'ordre du "vrai". Seulement, c'est un leurre que l'auteur présente au lecteur. La fiction est aussi "vraie" en ceci qu'elle est une manifestation des fantasmes, une concrétisation des désirs de l'auteur. En camouflant des éléments autobiographiques dans le roman, cc on échappe aux accusations de vanité et d'égocentrisme Et personne ne s'aperçoit que, par le même mouvement, on étend au contraire le pacte autobiographique sous une forme indirecte, à l'ensemble de ce qu'on écrit 119. Ce qui vient d'être dit est aussi valable pour Les Chauves-Souris. Voilà les éléments qui éclairent l'intitulé du travail d'analyse textuelle qui sera mené dans le présent ouvrage. En prenant pour objet ces deux romans, Marianne par rapport à Les Chauves-Souris., et viceversa. Les effets de relief ou plutôt les harmo-niques qui ressortent de ces deux romans seront considérés comme les deux notes majeures qui ne peuvent se jouer que l'un par rapport à l'autre; l'un par l'autre et dont la combinaison constitue une unique symphonie intégrée dans l'espace autobiographique. Dans cette perspective, le premier chapitre sera consacré à l'identité et au narcissisme. TI s'agira d'analyser comment le principe identitaire tel que décrypté dans La Trahison de Marianne et Les Chauves-Souris se manifeste de façon plus ou moins narcissique selon le mode narratif adopté par l'auteur. Les deux oeuvres étant, comme nous l'avons posé, les deux faces d'une identité et d'une aventure humaine, notre démarche prendra aussi, dans le deuxième chapitre, les chemins d'une analyse basée sur le processus initiatique. Nous dégagerons de quelle manière La Trahison de Marianne et Les ChauvesSouris se manifeste de façon plus ou moins narcissique selon le mode narratif adopté par l'auteur. 19

cette étude devra aussi dévoiler un effet de Ilstéréographie Il 10 qui nous amènera à lire La Trahi-son de

Les deux oeuvres étant, comme nous l'avons posé, les deux faces d'une identité et d'une analyse basée sur le processus initiatique. Nous dégagerons de quelle manière La Trahison de Marianne et Les ChauvesSouris se lisent comme des romans de formation et d'initiation à l'existence. Toute vie est sous-tendue par un plus ou moins grand désir d'accomplissement de soi. Et dans le

domaine de la création, " tout roman est une aventure du désir "11. Ce voyage fera l'objet du chapitre trois.
L'explication de l'évolution des personnages fera ressortir la triple structuration du désir dans les romans de Bernard Nanga: désir lié au principe identitaire; désir par rapport aux instincts de domination et la manifestation du désir à travers l'écriture. Ce dernier aspect sera l'élément-clé, la sublimation d'un narcissisme parfois tyrannique.

20

Première

Partie

IDENTITE

ET NARCISSISME

I

- L'HYPERTROPHIE
IDENTITAIRE

DU PRINCIPE

1 - LES SUPERCHERIES DE BERNARD NANGA

En camouflant La Trahison de Marianne derrière le registre romanesque pur, Bernard Nanga voudrait non seulement échapper à la tentation narcissique, mais aussi en quelque sorte piéger le lecteur. Lorsque nous parcourons le texte, quelques remarques soupçonneuses s'imposent. La Trahison de Marianne est écrite à la première personne, ce qui est tout à fait banal. Ce qui nous intéresse au niveau du mode du récit, c'est le rapport que le IIJe" entretient avec la narration. En dehors du pronom personnel, aucune marque textuelle ne vient préciser l'identité du Je qui est en même temps le narrateur. Ce Je-narrant peut-il, ex-abrupto, être assimilé à Bernard Nanga? Autrement dit, y a-t-il identité entre le nom propre (de l'auteur) qui figure sur la couverture et le personnage qui s'exprime, se raconte dans le récit? Surtout que nulle part, ce personnage ne donne son nom propre! , ce qui pourrait faire disparaître la confusion créée dans la tête du lecteur averti. Celui-ci, au cours d'une première lecture, peut facilement assimiler le Je qui se raconte à Bernard Nanga. Ce serait vite oublier le caractère romanesque de ce récit qui est précisé sur les pages de couverture et de garde. Avant toute conclusion à ce sujet, il faudrait d'abord examiner le fonctionnement du personnage dans le récit. Dans La Trahison de Marianne, le Je-narrant a rencontré Dany, une jeune fille qu'il aime. A la 23

question de savoir quelle est son identité, le personnage répond: "Mon nom ne vous évoquerait rien "(fM,127). La réponse peut tout aussi bien s'adresser au lecteur qui s'interroge depuis le début du roman sur cette identité. Une première remarque amène le critique à constater le désir du personnage de faire comprendre à Dany (et au lecteur) que seule sa personne compte, parce que le nom de baptême est secondaire. Si nous ajoutons avec Philippe HAMON que " le nom propre

est, par définition, un terme privé de sens, un mot "blanc" >1\ nous pouvons affirmer que le patronyme
du personnage n'est pas également nécessaire pour accéder à la " lisibilité" du texte. Les descriptions, les substituts divers et les portraits du personnage fournissent des éléments nécessaires et suffisants pour appréhender le fonctionnement du personnage. L'histoire du récit confirme cette remarque. Dany n'a plus jamais demandé le patronyme du personnage, l'acceptant comme tel. Seuls comptent les sentiments qu'elle éprouve. Bien plus, le comportement du personnage lui permet de lllirell l'homme qu'elle s'est choisi. La réponse du personnage pourrait aussi être assimilée à un subterfuge narratif de l'auteur. Celui-ci, pour ne pas se dévoiler, maintient le lecteur dans l'illusion, à travers le registre du récit fictionnel. Seulement, c'est une supercherie qui piège l'auteur ( à son insu ?). Ne pas nommer le personnage signifie à contrario qu'il y a identité entre le Je-narrant et Bernard Nanga. Le lieu de la cachette devient en même temps celui du dévoilement, de la IItrahison" de l'auteur. Par ailleurs, quelques indices textuels dévoilent la forte tendance autobiographique de ce texte romanesque. L'origine du personnage est précisée à travers la réponse que madame Bleu donne à son mari: " Si tu veux du Jazz, va donc au Cameroun, mais laisse la paix à ce jeune homme "(TM, 227). Cet
aveu

indirect

(et

involontaire 24

?)

révèle

que

La