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NON LE CHOMAGE N'EST PAS FATAL

De
115 pages
Les français sont étonnés de constater que leurs conditions de vie sont moins bonnes qu'il y a quinze ou vingt ans, alors que la production de richesse n'a cessé d'augmenter. Ils sont donc enclins à penser que le chômage est une fatalité. Dans cet ouvrage, Alain Grielen entreprend de démontrer qu'il n'en est rien, que le remède existe, ni compliqué, ni coûteux, et qui a fait ses preuves depuis un siècle en compensant par la réduction du temps de travail, l'accroissement continu de la productivité.
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Non Le chômage n'est pas fatal

@ L' Harmattan, 1999 ISBN: 2-7384-7599-X

Alain GRIELEN

NON Le chômage n'est pas fatal

L'Harmattan
5-7, rue de l'École Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan

Ioc.

-

55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y lK9

ERRATA
Livre: Non, le chômage n'est pas fatal, Edition L'Harmattan, Paris 1999, de Alain Grielen.
Page 17, ligne 12, lire:

I. Les trois phases du ...
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2/ L'offre
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... d'améliorer les relations avec ...
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... qu'elle risque ...
Page 81, ligne 14, lire:

Un exemple caricatural Page103, ligne 11, lire:

et ayant

...

... créées par le traité ...
Page 107, ligne 12, lire:

... où chacun a sa place, ...

En exergue de l'ouvrage
Le chômage n'est pas fatal. Le remède existe ni compliqué ni couteux : une réduction suffisante du temps de travail. Il a largement fait ses preuves depuis un siècle. Mais son application se heurte à une très forte opposition des milieux financiers dont les intérêts sont liés au développement de ce fléau. Les deux citations suivantes résument bien la démonstration détaillée qui en est faite dans cet ouvrage. « Avant la fin du siècle 3 heures de travail par jour et quinze heures par semaine suffiront à l 'humanité pour
subvenir à ses besoins. »

John Maynard KEYNES

1

« Les nouveaux maîtres du monde. La Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) s'émeut présentement du rôle immense et galopant des nouveaux maîtres du monde; une centaine de groupes moteurs du système de production mondial intégré ". Ceux-ci en sont encore à leurs débuts. Mais ils submergent déjà de leurs possibilités arrogantes les disciplines des états, orientent les productions et les investissements et règlent à leur guise leurs implantations donc les routes du développement mondial. Les gouvernements sont lilliputiens devant un tel pouvoir qui n 'a cure de leurs préoccupations sociales, émiettées et
te

vulnérables.

»

Michel JOBERT

2

l Illustre économiste britannique dans II La théorie générale de la monnaie de l'intérêt et de l'emploi ", 1930. 2 Ancien ministre d'Etat, MED! 1, n0601 octobre 1999.

Sommaire
Préambule: Pourquoi ce livre? Introduction: quelle société voulons-nous? 7 Il

Chapitre I La fin des 30 glorieuses! abondance pour tous?
I. Les phases du développement. II. Croissance de la production et réduction du temps de travail 17 22

Chapitre II La regression! le retour au 19èmesiècle
Le détournenment du développement. I. Les faits II.. Les causes III. Les résultats 29 30 31 40

...

Chapitre III Les remèdes contre le chômage
I. Les remèdes nécessaires mais insuffisants II. La réduction du temps de travail 1- Les 35 heures? un symboledépasséet démobilisateur 2- La semainede 4jours à la carte? 44 51

...

53 58

Chapitre IV L'obstacle: la concentration du capital
I. Processus et niveau atteint ................................................. II. Les objectifs de la concentration financière ...................... III. Quelques résultats sur l'emploi.......................................... IV. La stratégie utilisée ......................................................... A. Influencer l'opinion publique................................................ B. Toujours moins d'état ... ...... C. Le contrôle du personnel politique ....................................... 72 74 79 80 81 86 92

Chapitre V Que faire et comment faire?
I. Que faire? II. Comment les français peuvent-ils agir? A. Les grandes lignesde l'action à entreprendre B. Et pour commencer ... 97 104 104 ... 109

Pourquoi ce livre?
Nos concitoyens ne se rendent pas bien compte des raisons du chômage. Ils ne voient donc pas clairement ce qu'il conviendrait de faire pour le supprimer. Dans leur ensemble ils sont confusément étonnés de constater que leur situation, leur sécurité économique est moins bonne qu'il y a une quinzaine d'années. La grande majorité d'entre eux le constate tous les jours dans leur entourage. Ils sont inquiets et désorientés parce qu'ils ne comprennent pas pourquoi une telle, régression rampante se produit alors que les résultats de l'activité économique progressent régulièrement chaque année. Ceux qui arrivent en fin de carrière, ou sont à la retraite, s'attristent de voir que leurs enfants éprouvent beaucoup plus de difficultés qu'eux mêmes à s'établir dans la vie. Ils se demandent ce que l'avenir réserve à leurs petits enfants. Les responsables politiques, soit par myopie, soit parce qu'ils ne veulent pas le voir, leur semblent incapables de montrer le chemin à suivre pour être délivré de ce fléau qu'est le chômage. Le citoyen désabusé s'éloigne des urnes, la démocratie s'effiloche, ce qui est peut être le but recherché par certains milieux politiques et économiques. Si donc, l'on veut que les français se réveillent et réagissent avant qu'il ne soit trop tard, il est nécessaire, indispensable même, d'expliquer de la façon la plus

claire, c'est-à-dire la plus simple possible ce qui se passe, comment nous en sommes arrivés là, ce qu'il aurait fallu faire pour éviter le chômage, ce qu'il faut faire pour le casser, et quels sont les obstacles qui se dressent devant nous. A partir de là, il sera plus facile de déterminer les grandes lignes de l'action à entreprendre tous ensemble pour écarter ces obstacles et créer une société sans chômage. Car, nous le verrons, le chômage n'est pas fatal. S'il se produit, se maintient et s'amplifie, c'est parce que rien n'est fait de ces choses assez simples qu'il suffirait de faire, dans la société d'abondance à laquelle nous avons accédé depuis une ou deux décennies. Mais auparavant et pour donner un cadre général à notre propos, il ne paraît pas inutile en manière d'introduction de rappeler d'une part, la finalité de l'activité de la société humaine et d'autre part, en quoi consiste les deux types d'organisation de cette société qui sont en concurrence actuellement sur la planète. D'aucuns pourront peut être penser que cela va sans dire, mais je tiens pour ma part que cela va sans doute mieux en le disant.

10

Introduction
Quelle société voulons-nous?

La finalité de l'activité

de la société humaine

Comme chacune sait, l'activité humaine a pour objet la création des biens et services nécessaire à la satisfaction des besoins matériels actuels de chacun, ainsi que d'assurer la santé, la sécurité et le bien être de tous. Lorsque cela est acquis comme cela semblait être le cas à la fin des années 1970, il faut que la poursuite du progrès donne la possibilité à chacun de dégager le temps nécessaire. Cela signifie que la réduction du temps de travail rendue possible par le développement de la productivité permette à chacun de consacrer davantage de temps à sa famille, à l'éducation des enfants, ce dont la société se porterait sans doute mieux, ainsi qu'à la culture, aux activités associatives, au sport, aux affaires de la cité, à sa propre élévation spirituelle. L 'homme est en effet un animal éminemment social: à la fois un professionnel, un chef de famille, membre d'une collectivité aux structures multiples et diverses. Il a vocation à s'accomplir dans toutes ces dimensions. C'est ainsi qu'il trouve son épanouissement, et partant, son équilibre, et qu'il devient l'élément constituant d'une société harmonieuse, paisible, et donc heureuse. La politique a pour objet essentiel de déterminer en