Ouverture sur la littérature en Mauritanie

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Publié le : mardi 27 mars 2012
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EAN13 : 9782296174184
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OUVERTURE

SUR LA LITTÉRATURE

EN MAURITANIE

Du même auteur

Littératures d'Afrique australe Paris, Silex, 1985. Amos Tutuola et l'univers du conte africain Paris, L'Harmattan, 1989. 1989.

La Mauritanie Paris, Karthala,

Catherine

Belvaude

Ouverture sur la littérature en Ma.uritanie
Tradition orale, écriture, témoignages

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

Dans la collection

«

Critiques littéraires»

M. GONTARD, Violence du texte. La littérature marocaine de langue française. S. DABLA, Nouvelles écritures africaines. Romanciers de la seconde génération. A. LAABI, La brûlure des interrogations. Entretiens réalisés par J. Alessandra. R. BAFFET, Tradition théâtrale et modernité en Algérie. Ch. BONN, Le roman algérien de langue française. Vers un espace de communication littéraire décolonisé? R. GODARD, Trois poètes congolais: M. N'Débéka, J.-B. Tati Loutard, T. U. Tam'si. M.-J. HOURANTIER, Du rituel au théâtre rituel. Contribution à une esthétique théâtrale négro-africaine. B. KOTCHY, La critique sociale dans l' œuvre théâtrale de Bernard Dadié. S. LALLEMAND, L'apprentissage de la sexualité dans les contes d'Afrique de l'Ouest. A. MOSTEGHANEMI, Algérie, femme et écritures. P. N'DA, Le conte africain et l'éducation. G. DA SILVA, Le texte et le lecteur comme interaction objective. Anthologie de la poésie tunisienne de langue française. Introduction et notes par H. Khadhar. G. OSSITO MIDIOHOUAN, L'idéologie dans la littérature négro-africaine d'expression française. M. GONTARD, Nedjma de Kateb Yacine. Essai sur la structure formelle du roman. J. DÉJEux, Le sentiment religieux dans la littérature maghrébine de langue française. T. BEKRI, Malek Haddad. L'œuvre romanesque. Pour une poétique de la littérature maghrébine de langue française. D. NDACHI TAGNE, Roman et réalités camerounaises. 1960-1985. R. S. BOUELET, Espace et dialectique du héros césairien. COLLECTIF, Le récit et le monde. H. Quiroga, 1. Rulfo, R. Bareiro Saguier. D. STEWART, Le roman africain anglophone.

Ouvrage publié avec le concours du ministère de la Coopération et du Développement

@L'Harmattan, 1989 ISBN: 2-7384-0339-5

Fais ton bien, et fais-le avec le plus grand soin, Et fais de lui une parcelle de labour: Si dans ce bas-monde il ne te profite pas, Demain, dans l'Autre Vie, il te profitera. (La Tradition orale du Mejdûb)

Avant-propos

Il existe peu d'ouvrages qui permettent au lecteur francophone d'avoir accès à la littérature mauritanienne. On doute souvent même qu'il existe une littérature mauritanienne. Lors de mon premier séjour dans ce pays trop souvent peu ou mal connu qu'est la Mauritanie, à la recherche de cette littérature, j'ai été frappée par la richesse et la diversité des productions, tant en tradition orale qu'en écriture. Plusieurs peuples se côtoient sur le territoire mauritanien et il faut parler plutôt des littératures mauritaniennes. Une autre caractéristique est l'importance de la poésie: pour les Mauritaniens, elle est intégrée à la vie, tout comme la religion. En abordant ma recherche, j'ai bien sûr recensé les textes publiés existants, parmi lesquels j' ai ~électionné des extraits qui m'ont semblé particulièrement représentatifs, originaux ou de qualité. J'ai également exploré les travaux d'études; les étudiants en lettres mauritaniens ont le mérite, lorsqu'ils choisissent leur sujet de mémoire, de souvent privilégier leur propre littérature. Ce livre s'appuie à plusieurs reprises sur leurs recherches. Mais beaucoup d'œuvres ne sont pas publiées. D'innombrables poèmes demeurent dans la tête et sur les lèvres de leurs auteurs. J'ai apprécié la bonne volonté et l'amour de leur culture dont ont fait preuve les Mauritaniennes et Mauritaniens d'origines diverses que j'ai eu la chance de rencontrer: étudiants, enseignants, chercheurs, informateurs, auteurs. En me soumettant un texte inédit, en récitant, en traduisant, en m'orientant sur une
«

source », ils m'ont offert un petit accès à leurs formes de pensée

et d'expression. Ce fut l'un des aspects les plus passionnants de ma recherche et, dans ce livre, je tente autant que possible de 7

transmettre au lecteur ce que l'on m'a généreusement offert. Ainsi le «nous» employé ne se veut nullement un «nous académique»; il souhaite simplemement inclure tous ceux qui m'ont informée, conseillée, orientée, qui ont permis à ce travail de prendre forme. Je ne pourrai les citer tous, qu'il s'agisse de poètes comme Mohamedoun ould Sidi Brahim et Oumar Bâ, de chercheurs et d'enseignants comme Mohamed Lemine ould Adahi, Biraan Wan, Abderrahmane ould Mohamed Mahmoud, d'étudiants comme Mohamed Abdallahi ould Khouna et Yacouba Tandia, des bibliothécaires de l'ENS, du centre diocésain de l'information et du centre culturel Saint-Exupéry, de la communauté de Mâta Moulana et de bien d'autres informateurs et amis. Tous se sont sentis concernés par cette recherche et ont fait de leur mieux pour y apporter un. concours désintéressé. Qu'ils en soient remerciés, ainsi que l'Association internationale d'appui au développement dans le cadre de laquelle cette recherche a pris place et qui a fourni le support logistique. 11 est bien évident que ce travail présente des lacunes. 11 ne prétend d'ailleurs pas être exhaustif. Je souhaite simplement proposer ici un panorama des aspects multiples des traditions orales et des écrits de ce pays, en offrant quelques exemples pour chacun des différents types de production recensés. Il n'est pas question de critique littéraire; en découvrant les textes qui lui sont proposés tels quels, le lecteur étranger pourra peut-être pénétrer un peu dans la pensée des peuples qui les ont créés et le Mauritanien y retrouver quelque chose de lui-même. Le livre se découpe de la façon suivante:
-

Une brève présentation historique de la Mauritanie ainsi que
groupes ethniques

le schéma de la structure sociale des principaux qui cohabitent dans le pays.
-

Un panorama des divers éléments de la littérature maure

traditionnelle dans lequel une large place est accordée à la poésie populaire en hassaniya, traditionnelle mais toujours vivante et largement répandue.
-

Une présentation des divers aspects de la littérature pulaar,

dont deux sont particulièrement originaux: la littérature religieuse en langue pulaar et les littératures professionnelles (tradition orale). - Les divers modes d'expression de la tradition orale soninké. - Quelques éléments de la tradition wolof mauritanienne. Les Wolof sont moins représentés en Mauritanie que les peuples précédemment mentionnés. Par ailleurs la tradition orale et la littérature wolof du Sénégal sont relativement bien connues. - Un aperçu de la littérature écrite récente, de cc qui se crée et souvent témoigne des préoccupations de la Mauritanie d'au8

jourd'hui, notamment des exemples d'œuvres inédites par des auteurs encore non confirmés, l'expérience du théâtre. - Quelques témoignages anciens d'auteurs étrangers. Certains lecteurs s'étonneront peut-être de les voir figurer dans un recueil de textes mauritaniens; mais il m'a paru intéressant d'inclure dans ce livre, à côté des productions qui expriment la pensée des peuples de Mauritanie, quelques tableaux de ce pays vu par un œil extérieur, en des temps aujourd'hui révolus. A la fin de chaque chapitre figure la bibliographie des ouvrages cités dans ce chapitre. Une bibliographie générale offre un certain nombre de références sur la Mauritanie: aspects historiques, ethno-sociologiques et littéraires. Il aurait bien sûr été préférable de citer les textes en arabe, hassaniya ou langues africaines en version bilingue; les conditions pratiques de réalisation de cet ouvrage ne l'ont pas permis.

NOTE: Les mots arabes, pulaar, etc. sont souvent transcrits de manières différentes selon les textes. J'ai respecté la graphie utilisée dans les textes cités et donné les différentes transcriptions rencontrées à chaque fois que cela était possible. 9

Introduction

La Mauritanie

et ses peuples

S'étendant sur un territoire de 1 030 700 km2, la République islamique de Mauritanie comprend une zone saharienne au nord et une zone sahélienne au sud, sur la rive droite du fleuve Sénégal. Relativement peu peuplée - moins de 2 millions d'habitants - elle compte cependant des densités de population assez fortes dans les régions du sud notamment. De longue tradition nomade et pastorale, la Mauritanie est actuellement en voie de sédentarisation et d'urbanisation. Pays islamique et africain, elle intègre les cultures arabe et négro-africaine et constitue un lien entre l'Afrique noire et le monde arabo-berbère du Maghreb. Cela contribue à sa richesse et à son originalité sur les plans humain et culturel. Son passé historique en est la cause. Même si cela est parfois contesté par les préhistoriens, les Berbères sont généralement considérés comme les premiers habitants du Maghreb et du Sahara occidental. Ce sont les Berbères du groupe Branès - d'après la classification établie par Ibn Khaldun - qui ont formé les grandes confédérations nomades du Sahara occidental. Dès le VIle siècle, on assiste à une islamisation partielle due aux invasions arabes, mais les tribus berbères opposèrent une résistance. Cependant, certaines se convertissent, notamment les Sanhaga. A partir du IXe siècle, les Berbères du Sahara occidental se scindèrent en deux groupes: l'un monta vers le Sud marocain (Tafilalt) où il établit sa capitale: Sijilmassa; l'autre, le groupe sanhaga, fit une poussée vers le Sud. Les Sanhag~, qui se subdivisaient en Lamtuna et Godala, firent de la cité d'Awdaghost (ou Awdougost), dans le Tagant oriental, point de 11

rencontre entre Arabo-Berbères et Noirs, ville caravanière pour le trafic du sel et de l'or, leur capitale. Awdaghost - vraisemblablement situé à l'emplacement de l'actuelle Tadghawst - était une ville bâtie en pierre, qui comptait sans doute 5 ou 6 000 habitants. Elle devait sa prospérité à l'importance du commerce transsaharien, facilité par la sécurité que firent régner les grands chefs sanhaga dans toute cette région. Mais, peu à peu, des querelles intestines divisèrent les tribus et les affaiblirent. Awdoghost se vit imposer un tribut par le royaume de Ghana au xe siècle. Enfin, la conquête almoravide la détruisit en 1054, lorsqu'elle entraîna la chute du Ghana. Les deux grands pôles historiques furent alors le royaume de Ghana et la période almoravide.

Le Ghana

1 (Ixe

et xe siècles). -

Dans cette région sud-ouest

de l'actuelle Mauritanie (Tagant et Aouker) vivaient des pasteurs berbères et des cultivateurs noirs et métis d'origine Soninké. Un afflux de commerçants arabo-berbères attirés par le centre commercial d'Awdaghost et un certain impact de l'Islam dû à l'expédition militaire de Habib ben AbI Ubaida dès 734, n'avaient pas empêché un noircissement de l'ensemble de la population et la permanence des croyances animistes. Ce furent les Soninké du clan des Sisé qui fondèrent l'empire de Ghana ou Wagadou (nom soninké). A son apogée, en 990, le Ghana occupa Awdaghost. Empire animiste, le Ghana manifesta une grande tolérance vis-à-vis de l'Islam et les musulmans étrangers y trouvèrent une place importante. Le commerce était l'activité principale du Ghana. La chute de ce premier grand empire africain fut causée par le jihad des Almoravides qui chassèrent les Soninké d'Awdaghost en 1054, avant de prendre la capitale Kumbi Saleh, en 1076. La victoire des Almoravides fut favorisée par la présence du royaume voisin du Tekrour 2, déjà islamisé. La chute du Ghana entraîna un essor du Tekrour au sud. Quant à la domination almoravide, elle était fragile et, à partir de 1087, lorsque mourut le chef Abu Bakr ibn 'Umar, elle commença à s'effondrer.

Les Almoravides

(XIe siècle).

-

A partir du XIe siècle, les

Sanhaga islamisés se regroupèrent en confréries de moines guerriers dans les cités caravanières. On attribue aux Almoravides l'origine suivante: vers 1048, Abdallah ibn Yasin fonda un ribàt 1. Le nom de Ghana viendrait du mot berbère « agane » qui désigne la brousse sahélienne en opposition au désert et correspond donc bien à la région dans laquelle se situait cet empire (cf. Encyclopaedia Universalis). 2. Pays des Toucouleurs (Toucouleur est une déformation de Tekrour).

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monastère-forteresse - dans l'île de Tidra, au nord de l'actuelle Nouakchott. C'est de là que vient le nom des Almoravides (almorabitün, les gens du ribat). Islamisés à la fin du IXcsiècle, de rite malékite, les Sanhaga vivaient de l'élevage et du trafic caravanier. Les Almoravides lancèrent le jihad (guerre sainte) à la fois vers le nord - ils fondèrent au Maroc la dynastie almoravide - et vers le sud où ils s'opposèrent à l'hégémonie du Ghana. A partir de 1054 (reprise d'Awdaghost), ils poursuivirent la conquête et l'islamisation du sud. Ils causèrent la chute de l'empire de Ghana mais finirent par échouer et, à la fin du XIe siècle, ce fut l'influence du royaume du Tekrour qui s'avéra prédominante dans le sud mauritanien. Vers 1400, les guerriers arabes hasan (du groupe maqil) razzièrent les tribus sanhâg'ft qui nomadisaient à travers le Sahara occidental et ce fut le début de l'arabisation véritable des Berbères 'mauritaniens. La langue arabe des Hasân ou Hassan - la has-

saniya -

se répandit. A partir du

XVIIe

siècle, le territoire fut

partagé entre divers émirats qui se faisaient la guerre: Trarza, Brakna, Tagant, Adrar et Hodh. C'est après la guerre dite de ~~ Charr Bebbe » qui opposa de 1644 à 1674 une coalition berbère à un
bloc hassani (Brakna et Trarza surtout) que les premiers émirats maures furent instaurés, d'abord le Brakna et le Trarza à la fin du XVIIe siècle, puis l'Adrar durant la première moitié du XVIIIe La fusion des populations d'origine arabe et berbère donna naissance aux Maures, homogènes par la religion et la culture. Ceux-ci continuèrent à lutter, dans le sud, contre les royaumes noirs. Au Toro et au Walo, dans le Bas-Sénégal, s'était développé le royaume de Iolof dont toute l'histoire ne fut qu'une longue épopée de combats contre l'émir des Maures Trarza. Le Iolof possédait des liens avec l'islam mais demeurait encore largement animiste. Cependant, en 1776, l'almamy Abd el Kadr, un Torodo (Halpulaar islamisé), renversa Ja dynastie dçeniyanké au pouvoir et institua l'islam religion d'Etat. Il défit ensuite les Trarza en 1786-1787. Malgré certains foyers de résistance, l'islam finit par triompher dans toute la région. Au XIXe siècle, le Torodo El Haj Umar Tall mena le jihad contre la pénétration française. Découverte et conquête par les Européens. - Ce fut en 1443 que les Portugais s'installèrent dans l'île d'Arguin (Tidra ? puisque l'on dit qu' Arguin serait le berceau des Almoravides). Les Espagnols revendiquent cependant une découverte antérieure des côtes mauritaniennes. Plusieurs colonisateurs se succédèrent à Arguin jusqu'au XVIIIe siècle, quand les Français prirent définitivement possession de la place. Ce fut en 1902 que la France amorça la conquête de l'intérieur du pays. La colonisation de13

meura superficielle car le pays n'offrait pas de ressources suffisamment intéressantes. L'intérêt était surtout stratégique. La Mauritanie, qui devint colonie française, faisant partie de l' AOF en 1920, garda son statut colonial jusqu'en 1946; elle devint alors Territoire d'outre-mer. La République islamique de Mauritanie fut proclamée en 1958 et, en 1960, le pays accéda à l'indépendance. La Mauritanie demeure fidèle à l'histoire de son peuplement avec une majorité blanche (Bi?:an arabo-berbères) au nord et sur la plus grande partie de son territoire saharien, et une majorité noire (Fuutanké et Soninké) essentiellement dans la région du fleuve Sénégal. Malgré l'unification du pays et l'islamisation totale, une

certaine distinction ethnique et linguistique subsiste, « comme en
témoignent les tragiques événements qui ont eu lieu en Mauritanie et au Sénégal en avril-mai 1989 ». Les principaux groupes ethniques de Mauritanie que leur histoire a sans cesse mis en contact ont tous une structure sociale hiérarchisée, organisée en castes ou classes sociales. Il est utile de présenter brièvement ces structures pour mieux pénétrer les formes littéraires - orales ou écrites - qui sont leurs modes d'expression. .
Les Maures. - (Bi{':an ou Beidane). Ils sont de souche araboberbère. Malgré un certain métissage, ils sont de culture arabe et se considèrent comme blancs J. Il existe parmi les Bi?-an des tribus entières de Noirs tributaires, de langue hassaniya et de culture maure. La société bi{':an a pour unité sociale la tente (baima ou khaima) qui correspond à la famille (même si les gens n'habi-

tent pas forcémentsous la tente). On dit « de grande tente» comme
on dirait en Europe «de souche noble» ou « de bonne famille ». On distingue parmi les castes ou classes de la société: - Les guerriers (hassan ou a'rab) qui se prétendent tous les descendants des conquérants arabes Maqil. En réalité il semble que les a'rab soient les seuls descendants authentiques des conquérants, les hassan pouvant être d'origine berbère arabisée. Le terme a'rab a gardé une connotation plus noble que celui de hassan. Néanmoins l'assimilation est ancienne et totale et, à l'heure actuelle, il s'agit d'une seule et même caste. - Les lettrés ou marabouts4 sont appelés zwaya (sing. zawi) ou taiba (taleb). Ce sont les détenteurs du patrimoine culturel et religieux. Ils sont d'origine berbère, certaines tribus ayant embrassé l'islam bien avant l'arrivée des Maqil. On dit même qu'ils étaient plus versés en sciences islamiques que les arrivants
3. Le mot «bi~an» veut dire blanc en opposition à « sudan» (noir). Cf. tarikh esSudan (la chronique des Noirs). 4. Le mot vient de l'arabe «murabitin» qui a également donné Almoravide.

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