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Parle-moi du soleil et des oliviers

De
112 pages
Publié par :
Ajouté le : 01 janvier 1997
Lecture(s) : 242
EAN13 : 9782296340909
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PARLE-MOI DU SOLEIL ET DES OLIVIERS
LES IMMIGRÉS... FRANCE 1997
Théâtre des 5 continents

Collection Théâtre des Cinq Continents dirigée par Gérard da Silva

Aouad Basbous Thérèse, H)O. Aouad Basbous Thérèse, Seuls coml-nel'eau. Aouad Basbous Thérèse, La coïncidence. Driss Ilias, Absences. Aba Noureddine, Une si grtlnde espérance. Reza Ghassemi, Portrait. 7- Reza Ghassemi,À vous dejouer, Mercutio ! 8- Couao-Zotti Florent, Ce soleil oùj'ai toujours soif. 9- Kazem Shahryari, Aller/Retour. 10- Jocelyne Sauvard, Matèré. 11- Philippe Caspar, Peer Gynt. 12- Daniel Boukman, Délivrans ! 13- Michel Ecoffard, L'écrabouilleuse ou la révolte des gueux". 14- Caya Makhele, Lafable du cloître des cimetières suivi
de Picpus ou la danse au"y:amulettes.

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15- Kazem Shahryari, Sous la voie lactée. 16- Edith Habersaat, La cellule des onzbres. 17- Thérèse Aouad Basbous, La nonne et le téléphone. 18- Christiane Saleh, Chants d'automne. 19- Philippe Caspar, Beethoven. 20- Abdul Ali War, Génial Général Président. 21- Huguette Gray, Zec ou la joie de vivre suivi de Calnp secret. 22- Michel Ecoffard, Oratorio pour une jeurle fille et 26 sculptures. 23- José Pliya, Negrerrances suivi de Konda le roquet et Concours de circonstances. 24- Bisikisi Tandundu, Les fiançailles suivi de J'ai mission de mourir. 25-Bisikisi Tandundu, Les promesses de l'aube.

Kazem SHARRY AR!

PARLE-MOI DU SOLEIL ET DES OLIVIERS
LES IMMIGRÉS... FRANCE 1997
Théâtre des 5 continents

L'Harmattan 5-7, rue de l'École Polytechnique
75005 Paris

- FRANCE

L'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y lK9

Couverture:

" L'âme enfant"

(Peinturede l'auteur)

@ L'Harmattan, 1997 ISBN: 2-7384-5429-1

A Mehrnouch, Sayna, Mitchka et Armann

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Du même auteur à L'Harmattan «<Théâtre des 5 continents»), 92 p. - LE VOYAGE L'EMPORTE (Poésie, « Poètes des 5 continents »), 124 p. SANS LA VOIE LACTEE (<< Théâtre des 5 continents »), 125 p.

- ALLERlRETOUR

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Préface

La tragédie masque le visage de la vie... Comme .un huis clos ouvert sur la folie, «contre la délicatesse de tous ces hommes qui nous poussent à l'angoisse». Il est pourtant facile de sombrer dans le côté obscur, de divaguer jusqu'au paroxysme de notre pensée, pour oublier ce que la vie reprend après avoir offert. Un ventre rond, un enfant conçu dans le berceau ensoleillé du parfum des oliviers, un bonheur repris par le flot carmen maculant la blancheur des nuits d'angoisse. Une femme tremble dans sa folie, un homme souffre, pris au piège du cauchemar existentialiste d'une nuit, d'un «commissariat où les odeurs fortes vous ramènent à la préhistoire... des odeurs dont on ne peut pas se débarrasser, même avec du Chanel». Un cri de révolte se perd dans la nuit, celui d'un homme né pour l'amour, la douceur, la tendresse et la tranquillité. Prêt à recevoir son cadeau, son esprit vole vers ce rêve, cette alchimie de la vie qui rejoint les extrêmes pour former un triangle parfait. La machine s'est mise en route, le fleuve tranquille heurte un rocher, l'homme pris dans le tourbillon du hasard, se débat enfin, trop près du rocher... «Calme-toL.. relâche tes mains de marionnette». Un destin qui frappe contre la paroi aiguë des coeurs sans joie, ceux qui se protègent derrière la main zélée 7

des uniformes, sans se demander pourquoi, chaque soir, leur écran de télé crache des victimes par milliers. Kazan, son ami, a fait ce choix, celui de se placer du côté des marionnettistes qui tirent sur les fils: les pieds dans l'eau, il ne se noie pas. Une arme au cas où... celle du frère, Omid, qui, sur ses gardes, n'a jamais baissé la tête, n'a pas voulu de cette intégration en laquelle .les hommes bons se vouent corps et âmes pour bâtir. Alors, l'homme réalise que les fondations d'une vie ressemblent plus à un champ de bataille qu'au mirage d'un oasis de paix... «Nous étions depuis toujours trop passifs... nous étions aveuglés par nos petites situations !». Loin de la terre de ses aïeux où le soleil ne s'éteint pas, la patrie de son coeur lui ôte sa confiance, le choix de sa vie: plier sous le parrainage des esprits bien pensants qui trônent dans la silhouette des institutions, ou bien, partir dans l'éther des rêveurs. Pour le témoin en liberté, l'avenir touche à sa fin, celle d'un bouc émissaire de la réalité, tragédie des mains qui lâchent leur prise, fatiguées... «J'ai cru comme un aliéné à la bonté... regarde ce qui reste de moi... laisse-les se moquer de moi !». Irréversiblement - le cercle de la vie n'est qu'un aller simple vers l'oubli - Kazem Shahryari, guide notre regard, au-delà du fait divers, avec émotion et sans compassion, dans ce monde où la valeur du papier, un jour, a pris le pas sur celle des hommes... «Voici mes papiers, je viens de les retrouver, j'ai une identité, avec ça je suis un citoyen. .. maintenant
rendez-moi ma fille... ».

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Résolu, l'auteur continue sa route sur les chemins extrêmes où les hommes se dévoilent, à la recherche de cet objet perdu, chaleur des coeurs profonds qui se méfient de l'évidence des pas à la cadence trop marquée. .. «Marche. .. marche comme un clown, la route n'est pas encore finie.»
Jean-Christophe Victor

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