Passe les flammes du brasier

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Publié le : lundi 1 janvier 1996
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EAN13 : 9782296327924
Nombre de pages : 80
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DESPUÉS DE LA HOGUERA PASSÉ LES FLAMMES DU BRASIER
Traduction et prologue de Claude Couffon

Collection Poètes des cinq continents dirigée par Maguy Albet, Geneviève Clancy, Gérard da Silva, Patrice Kanozsai, Alain Mabanckou et Emmanuelle Viala

96- Kama Kamanda, L'étreinte des mots. 97- Daniella Rasoamaharo, L'Ante ailleurs. 98- Ron Padova, Révélations de l'air. 99- Kazem Shahryari, 100- Solange Amiel, 10 1- Hassan 102- Alain 103- Sylvie 104- Michel 105- Christian 106- Marguerite 107- Serge 108- Jacques 109- Geneviève 110- Daniel 111- Pierre 113- Vincent 114- Marc 116- Gabriel 117Yves Mabanckou, Cassir, Le voyage l'emporte. Matière Noire. Descentes La légende aux miroirs. de l'errance. et le Moldave.

Benghabrit,

Reymond-Lépine, Ralenti Gorelli, Benidir, Guigou, Clancy, Leduc, Goldin, Lamkin, Alyn, L'Etat Villain,

L'Ourse de l'éclair.

Juste avec le monde. Osmose. Le toit résiste. Elle entre. Philippe Tancelin, Le bois de vivre.

Brindeau,

Le chant du verbe. Paysages Heures. Jérôme Ripoull, Journal saison. des 4 blessures. Naissant. Été,froide Vagues. L'Odyssée Célébration Savannah inconnue. de l'oie du Nil. Blues. Cycle d'un ciel bleu. pendant la pluie.

112- Elli Péonidou,

115- Jean-Claude

Okoundji, Saint-Gervais,

118- Jean Mambrino, 120-Irène 121-Miehel 122-Marc 123-Samuel Shraer, Alyn, Lagrange, MiIlogo,

Ils ont vu les voix. Le livre des amants.

124- Paul Farellier, A l'obscur et au vent. 125-Babacar Sali, Le poème blessé. 126- Claude-Raphaël 127- Liliane 129- Giovanni italien traduit 130- William 131 - Marcel 132-Myriam 133-Roger 134- Remdan
136

Samama, Bonheur

Les poèmes et de terre.

du soi.

Atlan,

mais sur quel ton le dire de la mer (bilingue français!

128- Geneviève

Bon, D'amour Ruggiero, Souny, Migazzi, Tangi; par J-J Mérie). Tarab D'autres Désordre Tighri Ménard.
Aba, Je hais

Le miroir

étés. plus au sud ingénu au vent la vie
depuis Auschwitz

Le ciel en désordre

Parsemain. At Mensur,

135- Jean-François

D'écume
les trains

- Nouredine

137- Jacques 138- Michel 139- Maurice

Galan,

Le chemin

de traverse de gra,'ité

Gay, Miroirs Couquiaud,

lucides Chants

@ L'Harmattan. 1996 ISBN: 2-7384-4755-4

Cândido

Gerôn

DESPUES

il>

DE LA HOGUERA

PASSÉ LES FLAMMES DU BRASIER
Traduction et prologue de Claude Couffon

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 PARIS

L'Harmattan Inc. 55, rue St-Jacques Moncréill(Qc)-Canada H2Y lK9

PROLOGO
Candido Geron nacio en la Repûblica Dominicana, esa exuberante tierra tropical tan ligada a Francia cuando se llamo Saint Domingue. Se le valora, en ese pais de poetas, como poeta, ensayista y critico de arte. Resultaria banal decir que es el poeta de la soledad pues 6es posible disociar soledad y poesia? Sin embargo, para Candido Geron, la soledad natural del poeta y su paradoja: el amor, constituyen entre tanta incertidumbre e interrogantes planteadas por el solo hecho de vivir, un medio ûtil de conocimiento:

Yes que tad.o amor, tada vida, par tempestuaso que sea, pugna par la inescrutable, par la ambicion salitaria.
Escrutar 10 inescrutable, 0 mâs exactamente una parte de 10 inescrutable, la deI inconsciente y el sueÏio, fue la empresa que trataron de realizar los surrealistas que en Repûblica Dominicana tuvieron sus adeptos en algunos predecesores de Candido Geron tales como Franklin Mieses Burgos, Freddy Gaton Arce, Manuel Valerio y mâs incidentalmente, Antonio Fernandez Spencer y Aîda Cartagena Portalatin. 6Seria necesario vincular las experiencias oniricas de estos a la de Candido Geron calificandolo -yalgunos 10 han hecho- de poeta surrealista? No 10 creemos. El surrealismo, en tanto que posibilidad de expresion estâ superado, y la poesia de Cândido Geron, bajo la forma de metâforas a menudo herméticas, luce menos sistemâtica. Mâs naturales, mâs espontâneas, esencialmente intuitivas sus metâforas parecen surgir de un intenso estado emocional, como de una fuente que sin poder resistir brota de una profundidad que la mantenia oculta. 4

PROLOGUE

Cândido Gerôn est né en République Dominicaine, cette luxuriante terre tropicale, si liée à la France quand elle s'appelait Saint-Domingue. Il est, dans ce pays de poètes, apprécié comme poète, essayiste et critique d'art.

Il serait banal de dire qu'il est le poète de la solitude, car peut-on dissocier poésie et solitude? Mais, pour Cândido Gerôn, la solitude naturelle du poète, et son paradoxe: l'amour, sont, au milieu de tant d'incertitudes et de questions posées par le seul fait de vivre, des moyens de connaissance: Car tout amour, car toute vie, même s'ils sont tempétueux, luttent pour sonder l'insondable, pour une ambition solitaire.
Sonder l'insondable, ou plus exactement une partie de l'insondable, celle de l'inconscient et du rêve, fut l'entreprise que tentèrent de réaliser les surréalistes, qui eurent leurs adeptes en République Dominicaine chez quelques prédécesseurs de Cândido Gerôn, comme Franklin Mieses Burgos, Freddy GatônArce, Manuel Valerio et, plus marginalement, Antonio Fernândez Spencer et Aîda Cartagena Portalatin. Faut-il rattacher à leurs expériences oniriques celle de Cândido Gerôn, en le qualifiant - et certains l'ont fait - de poète surréaliste?

Nous ne le croyons pas. Le surréalisme, en tant que possibilité d'expression, semble moins systématique. Plus naturelles, plus spontanées, essentiellement intuitives, ses métaphores paraissent surgir d'un état émotionnel intense, comme d'une source jaillissant irrésistiblement des profondeurs qui la retenaient cachée. 5

«La escritura poética de Cândido Gerôn, escribe muy acertadamente Antonio Femândez Spencer(l), es una fuerza natural casi primitiva, pero que también, porque él es un hombre de nuestro siglo. ha sido cultivada de manera intuitiva.» Francia. adonde una misiôn diplomâtica conduce a Cândido Gerôn, constituye el campo experimental de su nuevo libra. Y ante todo Paris. en donde las horas de libertad.los sentimientos y las pulsiones 10llevan a sitios en otros tiempos hechizados por François Villon, Guillaume Apollinaire y Léon-Paul Fargue: el Barrio latino, Nuestra Senora de Paris, Saint Germain des Prés, las orillas y puentes deI Sena... El desea que Paris sea el deI «deseo sublimal»:

...y yo un espiritu que se perdio en Paris para conocer el designio de las pasiones.
La embriaguez de ese nuevo «flaneur des deux rives» (*) es inmensa. La noche multiplica par diez los desvarios. El dia acrecientalas preguntas. Las imâgenes cristalizan admirablemente el itinerario espiritual que corresponde a ese callejear apasionado que por otra parte no se limita sôlo a Paris sino que con el mismo fervor inquisitivo, se prolonga mâs allâ, especialmente por entre las colinas de René Char.

Sin embargo, si los lugares que se evocan varian, se vuelve a encontrar aquî. desde el primer poema, el viejo tema. tan preferido de la poesîa de Cândido Gerôn: el de la vida que pasa, indiferente a las alegrias y a las penas, a las angustias y a la exaltaciôn, a los suenos y a las pesadillas. a las îlusiones y a los fracasos. La vida que hay que vivir a pesar de todo, teniendo sôlo como armas de defensa el amor; la contemplaciôn, que esta tenga por objeto el mar, un ârbol, un jardîn. las colinas, una ciudad, un rio. un monumento, las fiestas matutinas, crepusculares 0 noctumas; el recuerdo, en fm. poco importa que este conciema un lugar. la familia, la amistad. Ademâs. para «vivir)), se necesita también ser capaz de asumir la parte de soledad impuesta al hombre y saber hacer de las experiencias personales un patrimonio existencial: Solo existe aquello que es nuestro y nos acompaila en las voces anonimas. 6

«L'écriture poétique de Cândido Geron, a écrit fort justement Antonio Fernândez Spencer (1), est une force naturelle presque primitive, mais qui aussi, parce qu'il est un homme de notre siècle, a été cultivée d'une manière intuitive.»

C'est la France, où une mission diplomatique a conduit Cândido Geron, qui constitue le champ expérimental de ce nouveau livre. Et d'abord Paris, où les heures de loisir, le sentiment et les pulsions l'entraînent dans certains lieux autrefois hantés par François Villon, Guillaume Apollinaire et Léon-Paul Fargue: le Quartier Latin et Notre-Dame, Saint-Germain-des-Près, les quais etles ponts de la Seine... Il veut que Paris soit celui du «désir sublimatoire..: ... et moije ne suis qu'un esprit égaré dans Paris pour y découvrir le dessein des passions.
La griserie de ce nouveau «flâneur des deux rives» est grande. La nuit décuple les folies. Le jour multiplie les questions. Les images cristallisent avec bonheur l'itinéraire spirituel correspondant à ces flâneries passionnées qui, d'ailleurs, ne se limitent pas à Paris, mais se prolongent notamment, avec la même ferveur interrogative, parmi les collines méridionales de René Char. Pourtant, si les lieux évoqués changent, on retrouve ici, dès le premier poème, un thème ancien, cher à la poésie de Cândido Geron: celui de la vie qui passe, indifférente aux joies et aux peines, aux angoisses et aux exaltations, aux rêves et aux cauchemars, aux illusions et aux échecs. La vie qu'il faut vivre malgré tout, avec pour armes défensives: l'amour; la contemplation, qu'elle ait pour objet la mer, l'arbre, un jardin, des collines, une ville, un fleuve, un monument, des fêtes matinales, crépusculaires ou nocturnes; la mémoire, enfin, qu'elle concerne un lieu, la famille, l'amitié.

Et puis, pour «vivre)),il faut également savoir assumer la part de solitude naturelle imposée à l'homme et faire de ses expériences personnelles un patrimoine existentiel: Existe seul ce qui est nôtre et qui nous suit dans les voix anonymes.

7

1.0 que no impide que el tiempo en su indiferencia muestre implacable:
Para llorar no es necesario el miedo. tampoco el dolor 0 el silencio basta saber que se ha vivido y que se ha de vivir aim mas.

se

Pero Cândido Gerôn es también. por su formaciôn humanistica. el poeta de la paradoja. Si 10 anterior es la verdad aparente. lono es también una mentira? loEs tan fatal vivir? y «esta inmensa soledad deI cieno / que suefta y se hace precipicio» lono es ella «sin embargo. carne de otra vida?» Se emite la interrogante sin dârsele nunca soluciôn; sôlo luces que aclaran y otras que ciegan se alteman entre ellas. de una vivencia a otra. La experiencia se toma ardiente llama poética: Quema la soledad herida en la duda. Intuiciôn e intenso poder de emociôn parecen conjugarse. 10 repetimos. para dar a la obra de Cândido Gerôn toda su facultad persuasiva. Conviene agregar a estas dos fuerzas. naturales en nuestro poeta. una imaginaciôn fértil capaz de metamorfosear en metâforas originales las pequeftas y grandes impresiones 0 reflexiones. Pero sobre el tema dejemos de nuevo la palabra a Antonio Femândez Spencer: «Las metamorfosis de Cândido Gerôn -afirma con mucho acierto- parten de la experiencia para transitar por aquellos puentes inasibles deI suefto por los cuales la imaginaciôn puede caminar sin obstâculos» (2)

Claude COUFFON. (abril 1996)

(l) (2) Antonio Fernândez Spencer; La poesia de Cândido Gerôn. Santo Domingo. 1996. (*) Se hace referencia allibro de Apollinaire. «Flâneur» es la persona que se pasea por las calles sin rumbo fijo. despreocupada deI tiempo y por placer. (deux rives= las dos orillas deI Sena) (N. deI T.) 8

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