Peinture et sculpture en Martinique
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Illustration photographique: Maquette: Myline
René Louise
Ouvrage paru avec le concours Présence du Livre Caribéen
de l'association
René Louise
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5, rue Lallier
L'-aribéennes
75009 Paris.
L'auteur et l'éditeur tiennent à remercier la municipalité de Fort-de-France pour l'aide qu'elle a apportée à la publication de cet ouvrage.
~ Editions CARIBEENNES - 1984 Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation, réservés pour tous pays.
I.S.B.N. 2-903033-52-8
Ce livre est dédié à Suzanne CESAIRE
Les remerciements de l'auteur vont:
- à l'association Identité et Culture, - au SERM.A.C.'et à Jean-Paul Césaire,
- au CM A.C" - à Mme la Directrice A Iain Dumbardon
du Musée Gauguin, au Carbet,
- à l'ensemble des plasticiens martiniquais, dont Victor Anicet,
et Bertin Nivor.
- et à Mme Cilla-Delbé.
INTRODUCTION
A L'HISTOIRE
DE L'ART EN MARTINIQUE
Cette étude n'est consacrée qu'aux peintres et sculpteurs les plus représentatifs des différents courants existant en Martinique. Au cours de notre enquête, il nous a été difficile de rencontrer en personne, tous les peintres et sculpteurs de l'île. Mais pour ceux que nous n'avons pu voir, une visite à leur atelier, ou à leurs expositions, nous a donné une vue d'ensemble de leurs créations. Les éléments recueillis nous permettront de tracer une esquisse des arts plastiques en Martinique. Existe-t-il un style de peinture et de sculpture proprement martiniquais? Dans l'ouvrage intitulé « Le Marronisme Moderne)) *, nous avons pu nous rendre compte que l'artisanat d'art traditionnel trouve ses origines dans l'histoire des différents peuples et civilisations qui se sont succédé en Martinique (Arawaks - Caraibes Européens - Africains), et que cet artisanat traditionnel a une identité proprement martiniquaise. On ne saurait en dire autant de la peinture et de la sculpture. En effet, il n'existe pas en Martinique de tradition picturale et sculpturale. Il y a à cela deux raisons fondamentales: - d'une part, le mode de production esclavagiste ne permettait pas aux esclaves d'avoir une pratique picturale et sculpturale, - d'autre part, les colons esclavagistes gardaient le contact, sur le plan culturel, avec la Métropole qui leur fournissait les objets d'art nécessaires tant au XVIIe siècle qu'au XVIIIe et au XIXe siècles. Après la période esclavagiste, on ne trouve aucune trace de peinture ou de sculpture en Martinique. Seul, Paul Gauguin, au cours d'un bref séjour dans la commune de Saint-Pierre, vers 1887, a cherché à traduire la nature martiniquaise à travers une gamme très personnelle (orange - bleu - jaune - violet). En 1936, le père Delawarde observait qu'aucune création originale, picturale ou sculpturale n'existait en Martinique. Sur le plan littéraire, la poésie en était à ses balbutiements. Encore faut-il ajouter qu'elle se caractérisait par un manque d'originalité et de créativité; elle ne visait qu'à mettre en valeur la beauté des paysages en faisant abstraction des hommes. C'est à partir de 1937 que l'on commence à enseigner le dessin et la peinture au Lycée de Fort-de-France. Le professeur, M. Bailly, d'origine française, est le petit-fils du gouverneur Bailly. A cette même époque, M. Peu enseigne le dessin dans une école des Terres-Sainville, et M. Sixtain, à l'école de Perrinon. Parallèlement, des cours de dessin
«Le marronisme moderne. René LOUISE Traditions populaires et recherches artistiques à la Martinique (Poterie et céramique) 1980 - Ed. Caribéennes. 96 p.
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