PENSEES CRITIQUES SUR LE SPORT

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Ce recueil d'aphorismes se veut donc d'une part, un regard lucide et acéré sur le sport, " fait social total " enfermé dans de faux débats ; d'autre part, un hommage à celles et ceux qui, chaque jour, nous aident à mieux réfléchir. A mieux penser. Au fil de cet ouvrage se fondera la certitude qu'on ne peut pas être un sportif ou un non-sportif innocemment.
Publié le : samedi 1 avril 2000
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EAN13 : 9782296409736
Nombre de pages : 113
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Pensées critiques
sur le sport
Hommage d'un homme-fouleNous tenons à remercier Siné pour l'illustration de couvertureMichel CAILLAT
Pensées critiques
sur le sport
Hommage d'un homme-foule
L'Harmattan L'Harmattan Inc.
55, rue Saint-Jacques5-7, rue de l'École Polytechnique
FRANCE CANADA H2Y 1Kt)75005 Paris - Montréal (Oc) -cg L'Harmattan, 2000
ISBN: 2-7384-9033-6Principales publications de l'auteur
- Le sport en miettes, Orléans, Coopérative d'édition popu-
laire, 1981.
- L 'Enlpire ~football, Paris, Etudes et documentation interna-
tionales, 1982 (en collaboration avec Michel Beaulieu et
Jean-Marie Brohm).
- Les dessous de l'Olympisme, Paris, La Découverte, 1984 (en
collaboration avec Jean-Marie Brohm).
- L'Idéologie du sport en France, Montreuil, Editions de la
Passion, 1989.
. Sport et Civilisation - Histoire et critique d'un phénomène
social de masse, Paris, Editions L'Harmattan, 1996.
Diverses contributions et articles pour des journaux et re-
vues: Le Monde, Le Monde Diplomatique, Les Cahiers de
l'UNESCO, Libération, Charlie Hebdo.
Rédacteur du Mouvement Critique du Sport (58, rue de la
Bretonnerie, 45 000 - Orléans)."On ne peut pas être un sportif ou un non-sportif
innocemment "...Avant-propos
Pourquoi des Pensées? Pour faire comme Pascal, Chamfort,
Vauvenargues, La Rochefoucault ou Diderot? Un peu de
modestie tout de même... La première raison est ailleurs: les
sentences, maximes, aphorismes, préceptes ont pour objet
d'exprimer des idées, des opinions, des desseins, des avis et
des intentions. Le français est suffisamment riche de mots et
de genres littéraires pour ne pas se laisser enfermer dans le
seul style du roman à clefs ou de l'essai-pavé.
La seconde raison, moins noble, a trait à notre type de so-
ciété. Le monde de l'édition n'échappant pas aux lois du spec-
tacle et de l'économie de marché, l'abrégé percutant est jugé
"éditorialement plus jouable" que la lourde thèse estampillée
assommante.
En 1928, sous le titre "Le Sport", Jean Giraudoux publiait
un recueil de notes et maximes qui commence par ces mots:
"Le sport est le seul moyen de conserver dans l'homme les
qualités de l'homme primitif. Il aSS1Jrele passage de l'ère de
pierre écoulée à l'ère de pierre future, de la préhistoire à la
posthistoire. Il se pourra, grâce à lui, qu'il ny ait aucune
trace des méfaits de la civilisation". Difficile de faire pire.
Son préfacier, Jacques Body, avance dans l'édition de 1977,
que la maxime est "le record de l'écrivain,. elle résume en un
temps minime des années d'entraînement". Non, la maxime
n'est pas record; l'idéologie de la compétition et du rendement
ne doit pas avoir cours en littérature (dans aucun art). La
maxima est sentence.Ces Pensées sont donc d'abord des moyens pour penser, de
manière organisée, le sport dans sa totalité, son histoire, son
dynamisme, son développement, ses crises, sa détermination
par le mode de production, son inscription dans des rapports
sociaux.
Ces Pensées sont critiques c'est-à-dire en rupture avec la
philosophie spontanée des faux-penseurs qui pratiquent en
virtuose (mais sans vertu) la suspension de la pensée. Ils dé-
crivent, énumèrent établissent des bilans, se désolent, se con-
solent, s'enthousiasment, mais ne dispensent pas d'analyse.
Leurs émotions et leurs sensations font censure au sens.
Les maximes ne résument pas non plus des années d'entraî-
nement solitaire mais, bien au contraire, des heures et des heu-
res passées en la livresque et précieuse compagnie de grands
penseurs. Le moraliste italien Erri De Luca écrivait: "Chacun
de nous est une foule, même si, avec le temps, on préfère la
simplifier jusqu'à la pauvreté d'une singularité. L'obligation
d'être des individus, de répondre à un nom et à un seul,
habitue la variété de personnes qui s'entassent en chacun de
nous à rester silencieuse. Ecrire aide à les retrouver'~ Sur ce
chemin qui conduit de la définition du mot sport à l'espoir
d'une véritable émancipation corporelle, chemin que très peu
d'entre-elles ont emprunté, c'est cette variété de personnes que
j'ai retrouvées.
Les formules volontairement lapidaires, concises, frappantes
comme des jets de pierre (lapis), se veulent de vrais outils de
réflexion, pas de vulgaires slogans. Jean Giraudoux énonçait
des pensées qui rendent heureux, sereins. Quelqu'un qui
"vomit les tièdes de sa bouche" (Georges Devereux) préfèrera
toujours les aphorismes qui brûlent. Et réveillent.
10Corps et âme...

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