//img.uscri.be/pth/541a7966a69abd050d7d35b1cd4522b8afc93cd4
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 8,03 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

SIENNE AU XIVe SIECLE DANS LES FRESQUES DE LORENZETTI

De
96 pages
Sienne est une cité parfaite, ainsi l'a voulu Ambrogio Lorenzetti dans la fresque du Bon Gouvernement. La cité rayonnante, parée de toutes les vertus, déploie sur les murs du Palais public une rhétorique qui l'inscrit dans l'aura de la perfection. Cette rhétorique du Bon et du Mauvais Gouvernement, remarquablement illustrée par Lorenzetti, a connu une large diffusion en Europe et au-delà des mers.
Voir plus Voir moins

Sienne au XIVe siècle dans les fresques de Lorenzetti

L'illustration de couverture représente le Bien commun dans la fresque du Bon Gouvernement peinte par Arnbriogo Lorenzetti @ Lensini Fabio au Palais public de Sienne.

1999 ISBN: 2-7384-7627-9

@ L 'Hannattan,

Anne-Marie BRENOT

Sienne au XIVe siècle
dans les fresques de Lorenzetti

La cité parfaite

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005Paris - FRANCE

L'Harmattan Ine 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y lK9

DU MÊME AUTEUR Pouvoir et profits au Pérou colonial au XVIIt siècle. Gouverneurs, clientèles et ventes forcées.

L'Harmattan, Collection « Recherches & Documents,
Amérique latine», 1989.

À Jean

INTRODUCTION
«

Faut-il dire que le bonheur est le même pour chaque

homme individuellement et pour la cité ou qu'il n'est pas le même, c'est la question qui reste à exposer; mais cela aussi est évident. Car tout le monde admettra volontiers qu'il y a identité. Et quiconque admet que l'individu est heureux à cause de sa vertu dira aussi

qu'une cité plus vertueuse est plus heureuse. »
Aristote, Politique, Livre VII, chap.II, 1.

Le pouvoir n'a jamais cessé d'exercer une forme de fascination car il recèle toujours une part de mystère. Vouloir dévoiler ou instituer la transparence est en l'occurrence une entreprise vaine. Au pouvoir s'attache sinon l'ombre, du moins le secret. L'ancienneté du questionnement ajoute encore à la séduction première. Venue du fond des âges, la réflexion sur le pouvoir plonge ses racines dans le sacré. Théologie et Loi ont une longue tradition de vie commune et les images du pouvoir se trouvent encore marquées par les figures mythiques du roi-prêtre et du pharaon-berger veillant sur leur troupeau. Le divorce entre le politique et le religieux a conduit à une sécularisation du concept. Après avoir rejeté les

9