VERS DE NOUVEAUX HORIZONS

De
Publié par

Roman (Côte d'Ivoire).
Orphelin de père à 3 ans, Georges Bessongo a maintenant 12 ans. Sous l'impulsion d'une force extérieure, il quitte un jour son village de brousse pour aller à l'école à Bouaké, importante localité située à deux jours de route. En ville, le dépaysement est brutal pour le jeune héros. Ce roman montre les difficultés, pour un Africain inculte, d'accéder à la culture occidentale, même primaire, et par la suite de se mêler aisément aux Blancs.
Publié le : vendredi 1 octobre 1999
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EAN13 : 9782296395428
Nombre de pages : 116
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LE TEMPS DES HYMNES Poèmes

Précédente édition: Editions José MilIas-Martin, Les paragraphes littéraires de Paris, 1975 L'Harmattan ISBN: 2-7384-8237-6

(Ç)

L'HARMATTAN,

2004

ISBN: 2-7475-7780-5 EAN: 9782747577809

Denis OUSSOU-ESSUI

LE TEMPS DES HYMNES
Poèmes

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan KonyvesboIt 1053 Budapest Kossuth L.u. 14-16

L'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALIE

HONGRIE

DU MEME AUTEUR
Vers de nouveaux horizons, roman, Editions du Scorpion, Paris 1965. Réédité par les Editions L'Harmattan, Paris octobre 1999.

La souche calcinée, roman, Editions CLE, Yaoundé (Cameroun) 1973.

Les saisons sèches, roman, Editions L'Harmattan, Paris 1979.

Rendez-vous Paris 1995.

manqués, roman, Editions L'Harmattan,

Avant-propos

L'homme éprouve, un jour ou l'autre, au risque de se laisser étouffer, un besoin irrésistible de dire tout haut, pour se libérer, ce qu'il a toujours pensé en silence, mûri dans le secret de lui-même et parfois murmuré tout bas. Qu'il s'exprime alors d'une manière fugace, par la danse, par le chant, par la musique, par la peinture ou par la poésie, il agit sans aucune contrainte extérieure, seulement poussé par le désir de communiquer avec autrui. Pourquoi écrire, en effet, sinon pour communiquer à d'autres hommes un sentiment profond que l'on a saisi un jour comme une fibre indispensable au déroulement normal de la trame infinie de l'univers qui constitue la vie? Le temps n'est pas venu de faire des bilans, mais quel homme de lettres n'a jamais été tenté de soustraire au néant une œuvre élaborée au fil des ans, en rassemblant les éléments épars qui la composent? En exhumant donc aujourd'hui des poèmes, la plupart écrits depuis une vingtaine d'années et publiés parci par-là, dans des revues africaines et européennes, je n'ai nullement la présentation d'avoir mûri une œuvre de longue haleine. Dans ce chant, né des tâtonnements d'un passé récent et fixé Ge ne dis pas épanoui) dans un présent toujours aussi plein de confusions et d'équivoques, je voudrais voir, demain, le prolongement d'une certaine histoire. D'où les trois parties de ce recueil: l'Hymne à la Nuit ou Poèmes d'exil, l'Hymne à l'Amour et l'Hymne à la Patrie. Considérés comme le meilleur moyen d'exprimer l'idéal des personnages, certains de ces poèmes ont servi

et serviront de support à l'intrigue de mes romans: La fin d'une épouvante termine Vers de nouveaux horizons; La souche calcinée, qui s'articule autour du poème du même nom, n'était qu'une image fugitive de mon enfance captée en quatre strophes avant de devenir un roman; Rumeurs, clameurs, poème publié par l'hebdomadaire Notre Temps N° 49 du 06 Avril 1992, m'a constamment accompagné dans l'élaboration du roman Rendez-vous manqués édité par les Editions L'Harmattan en 1995 et, enfin, Le Lac endormi servira de leitmotiv au roman Les saisons sèches, Editions L'Harmattan, Paris 1979. Forme spontanée d'expression, la poésie sert à faire progresser l'action dramatique, à approfondir les personnages du roman et à donner une vision globale de l'univers physique et moral du témoin que nous sommes. l'enrichis ce recueil de nouveaux poèmes publiés au fil des ans par des journaux. Je célèbre la Femme à travers ma mère, la ReineMère Assiri AGBA KOLlA, mon épouse Pierrette Oussou- Essui née Sibéril, qui a fait, le 30 mai 1961 à Caen (Calvados, Normandie-France), où nous étions Etudiants à l'Université, mon portrait qui illustre la couverture, ma fille Marie-Thérèse et mes deux petites-filles Maeva et Ielena. D. OUSSOU ESSUI

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" ... Il tourna les yeux vers la fenêtre et vit les vastes, vertigineuses peuplades d'étoiles, le mouvement réglé des astres rassemblés par myriades dans les congrès des cieux arrimés aux nations de l'espace et il pria silencieusement pour que l'éclat fulgurant d'un soleil tyrannique et vivant impose au plus tôt sa loi d'or, afin que se libèrent les captives légions de son cœur et que s'éloignent loin, très loin, les ombres de son rêve, au delà des espaces du temps. " Richard Wright (FISHBELL Y, page 458)

A L'HYMNE

A LA NUIT

OU POEMES D'EXIL

LES BARRIERES Les hommes sont nombreux, les barrières aussi. On ne peut faire un pas sans y être pris. Dressées devant nous, murailles de prison, Par des hommes contre des hommes, Leur vertigineuse hauteur donne le frisson. On en passe une, mille autres surgissent Comme un défilé de cauchemars et de fantômes. A mi-chemin, vêtues d'ombres, elles arrêtent les pas Sans trop savoir ni comment ni pourquoi. Abaissez-vous donc misérables barrières Pour laisser passer les vrais hommes.

Lisieux (Calvados, Normandie-France), 15 Mai 1952.

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