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Voyage à Syros, Smyrne et Constantinople

De
210 pages
Publié par :
Ajouté le : 01 janvier 1997
Lecture(s) : 54
EAN13 : 9782296334618
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VOYAGE

A SYROS,

SMYRNE ET CONSTANTINOPLE

Ouvrage publié avec le concours du Conseil Scientifique et du CERCAM de l'Université Paul Valéry Montpellier III

-

@ Éditions l'Hannattan, 1997 ISBN: 2-7384-5093-8

Paul Calligas

VOYAGE A SYROS, SMYRNE ET CONSTANTINOPLE
Traduit et annoté par Marie-Paule Masson- Vincourt

Editions L'Harmattan 5-7, rue de l'Ecole-Polytechnique 75005 Paris

L'Hannattan INC 55, rue Saint Jacques Montréal (Qc) - Canada H2Y

.P~.

l - Itinéraire du voyage

A V ANT-PROPOS

L'auteur
Le voyage à Syros, à Smyrne et à Constantinople qu'effectua Paul CaIIigas en juillet et août 1844 est une sorte de retour aux sources. Ce Grec de Smyrne, né en 18141, avait quitté cette ville de l'Empire ottoman au moment de la Guerre de l'Indépendance grecque, à une date qui doit être située vers 1825 ; la famille s'était installée à Trieste. Depuis lors, il n'avait pas eu l'occasion, semble-t-il, de retourner dans l'Empire ottoman. Sa formation l'avait mené au Collège Grec de Venise, au Collège Heyer de Genève, établissement francophone et protestant, puis au lycée de Munich où il avait acquis le diplôme de fin d'études secondaires qui lui permettait d'accéder à l'Université allemande. Il s'était donc inscrit à Berlin, pour des études d'histoire, de philosophie et de droit, et enfin à Heidelberg, où il soutint son doctorat en Droit en 1837. L'automne 1837 vit son arrivée en Grèce. Son père était mort à Trieste en 1832, le reste de la famille était déjà venu s'installer dans le nouvel Etat grec. Paul CaIligas a vingt-trois ans. Il entame plusieurs carrières, dont une carrière d'avocat et une carrière de professeur, dans la nouvelle université qui venait de s'ouvrir à Athènes. En même temps, il se distingue assez vite comme publiciste. En 1844, Calligas a trente ans; il s'est déjà imposé dans la société athénienne: il est Premier Assesseur à la Cour de Cassation,
1. Nous renvoyons pour cette introduction à noU.e ouvrage intitulé Calligas (1814-1896) et la fondation de l'Etat grec, Paris, L'Harmattan, 1996, où l'on trouvera une biographie en même temps qu'une analyse de l'itinéraire intellectuel de l'auteur.

Voyage
professeur titulaire de la chaire de Droit Romain de l'Université d'Athènes et Doyen de la Faculté de Droit. Il est aussi membre de la commission chargée de rédiger le code civil!. A cette même époque, il a commencé à publier des écrits qui dessinent sa figure de libéral, dans un milieu politique dont la vie est encore dominée par les puissances étrangères qui avaient contribué à la libération de la Grèce: article sur la liberté de la presse, sur la rédaction du code civil, sur le fonctionnement de la vie politique grecque. Il a aussi traduit ses maîtres allemands: Biener, pour un ouvrage sur le Droit canon, et Ranke, pour une étude sur la domination vénitienne dans le Péloponnèse2. Ces deux ouvrages, en dépit de leur sujet, sont à mettre en rapport avec la situation de la Grèce contemporaine, le premier parce qu'il touche à la question religieuse et que c'est le moment où la politique de la Régence en la matière est critiquée, l'autre parce qu'elle évoque une domination qui offre bien des points communs avec la domination bavaroise que connaît la Grèce dans ces années-là. Quoi qu'il en soit, et malgré sa réussite personnelle, les années 1844 et 1845 sont des années où Calligas est amer. La révolution de 1843, à l'issue de laquelle le roi Othon avait octroyé une constitution, avait pu lui laisser quelque espoir, mais les libertés à peine ébauchées furent confisquées dans une sorte de dictature exercée conjointement par le roi et le chef du parti français, Colettis. Le décret sur les autochtones et les hétérochtones, qui limitait les droits des Grecs arrivés de l'étranger après 1837, était insupportable au jeune juriste qui voyait là un élément supplémentaire de division d'un corps social déjà peu solidaire. Le 12 juin 1845, jeune Doyen de la Faculté de Droit, il allait lui-même être victime du premier ministre, pour avoir résisté aux pressions exercées sur lui pour le choix du représentant de l'Université au Parlement. Il est mis à pied. Deux semaines plus tard, à partir du 26 juin 18453, il publie son voyage dans le journall'Anamorphosis.
1. La Grèce libre était régie par le droit byzantin en attendant son code civil. 2. Nous avons extTait de Calligas et la fondation de l'Etat grec une chronologie, pour la commodité du lecteur; on y U'ouvera les tiu'es grecs des ouvrages; les références complètes se trouvent dans la bibliographie de l'ouvrage mentionné ci-dessus. 3. A partir du numéro 98 et en onze livraisons.

8

Avant-Propos

Le voyage
Le voyage, qui date de juillet - août 1844, fait l'objet d'une publication onze mois plus tard. Il s'agit d'un ensemble de quatorze lettres, présentées sans nom d'auteur et s'adressant à un correspondant lui-même anonyme. C'est la seconde édition, parue quelque cinquante-quatre ans plus tardI, qui rend à Calligas la paternité de ce texte. Le voyage eut bien lieu, semble-t-il, mais on peut penser que les lettres ont été recomposées et enrichies à la lumière des événements immédiatement contemporains. Les citations directes des auteurs anciens et les réminiscences de la Correspondance d'Orient de Michaud et Poujoulat attestent d'une révision en chambre et donnent à penser qu'il s'agit de lettres fictives. La virulence de la première lettre, qui condamne la situation politique de la Grèce témoigne aussi de cette réécriture. Pour retracer l'itinéraire, le mieux est d'indiquer ici la date, le lieu d'expédition et le sujet de chaque lettre. Calligas utilise comme moyen de transport la ligne des bateaux autrichiens; elle le mène jusqu'à Smyrne; puis la ligne de vapeurs français, sur le Télémaque, le mènera jusqu'à Constantinople. L'intérêt du voyageur se concentre sur ces trois lieux.

18juillet 44 : (de Syros) La situation politique de la Grèce.
Syros.

19juillet 44 : (de Smyrne) Récit de la traversée de Syros à
Smyrne..Arrivée à Smyrne.

20 juillet 44 : (de Smyrne) Smyrne. Rues, bazar, quartiers
européen, turc et juif. La fête au sanctuaire du prophète Elie. 21 juillet 44 : (du Télémaque) Bornova. 22 juillet 44 : du Télémaque. La traversée de Smyrne à Constantinople.
1. Dans les M&).£TaIYO/LIKaL. . 2, p. 501 à 567 ; édition posthume due à son t fils Georges.

9

Voyage

23 juillet 44 : (de Constantinople) Premières impressions. 24 juillet 44 : (de Constantinople) Galata. Le Bazar. La Colonne
Brûlée. Le quartier de l'Hippodrome.

25 juillet 44 : (de Constantinople) La Ville du haut de Séraskéri. 27 juillet 44 : (de Constantinople) Excursion dans le Bosphore. 28 juillet 44 : (de Constantinople) Le quartier du palais d'été. Les
Eaux -douces-de-l'Asie.

31 juillet 44 : (de Constantinople) Visite de l'école privée de M.
Rhazis. Début de l'excursion sur le Bosphore : Thérapia et Néochorion. Rencontre du Patriarche. Visite chez un Phanariote. 1er août 44 : (de Constantinople) Les derviches tourneurs. Les Blachernes. (de Constantinople) Palais d'hiver. Sainte Sophie. 2 août 44 : Mosquée de Bajazet. (de Constantinople) montée à Scutari. Annonce du 4 août 44 : retour à Athènes Nous avons longuement analysé ailleursl cette oeuvre. Qu'il nous. suffise ici de récapituler les différents centres d'intérêt. D'abord, il s'agit d'un texte qui a passé complètement inaperçu en Grèce, malgré l'actuel engouement des Grecs pour les récits de voyage. C'est pourtant l'un des premiers récits de voyage dans l'Empire ottoman composé par un Grec, depuis l'Indépendance de l'Etat. Mais, d'abord publié anonymement, puis lors de sa deuxième publication, noyé parmi des écrits historiques, juridiques ou économiques de son auteur, il ne fut pas remarqué. . né, mais tout dans sa formation l'en éloigne. Le goût de l'ordre et de la rigueur, hérité d'une formation germanique et protestante le rend réticent à l'égard du foisonnement orientat2, mais, comme les Occidentaux, il cède parfois au mirage de l'Orient.
1. Voir Calligas et la fondation de l'Etat grec, deuxième pm1ie, chapitre 2, Le voyage à Syros. à Smyrne et à Constantinople. 2. V oir par exemple la lettre du 23 juillet où il donne ses premières impressions de Constantinople.

Face à l'Orient, l'attitude de Calligas est complexe. Certes il y est

10

Avant-Propos

En tant que Gree, dans le même moment où la Grande Idée vient d'être formulée pour la première fois, et alors qu'elle est destinée à remporter un certain succès en Grèce, il visite Smyrne, où il est né, et Constantinople, objet des convoitises de l'hellénisme, sans esprit de revanche, en saluant même le développement de l'Empire ottoman et la prospérité des Grecs qui y vivent1. C'est sur la Grèce au contraire qu'il pose un regard sévère, condamnant mœurs politiques comme situation économique et sociale du jeune Etat2. En fait, il faut voir là pour l'essentielle voyage d'un jeune libéral héritier des valeurs des Lumières européennes. Son regard est d'abord celui d'un économiste, persuadé que du développement des richesses dépendent liberté ainsi que morale sociale et individuelle. Au fil des visites et des rencontres, il expose ses idées sur l'éducation3, condamne l'esclavage4, dénonce la superstition5et prêche la tolérance. Dans une lignée toute voltairienne, la dernière lettre est l'hymne d'un cosmopolite à la paix universelle. Par ailleurs, dans le foisonnement des écrits d'un homme qui restera connu pour un énorme traité de Droit romain en cinq volumes plusieurs fois réédité et pour un roman souvent mal compris6, ce récit de voyage oublié est le seul qui révèle quelque peu la personne. En effet de cet homme d'une retenue toute protestante, on attendrait vainement la confidence, sauf peut-être parfois dans cet écrit. Il y a aussi un certain romantisme dans la conception même du voyage, considéré comme une alternative au suicide devant une situation désespérée. La sensibilité aux paysages, le goût des ruines, la recherche du passé, et l'appréhension du peuple dans le pittoresque qu'il dégage inscrivent Calligas dans la lignée des romantiques européens.
1. Voir lettre du 24 juillet. 2. Voir lettTe du 18 juillet. 3. Voir lettTe du 31 juillet. 4. Voir lettTe du 24 juillet. 5. Voir letu'e du 1er août, du 20 juillet. 6. Intitulé Thanos Vlécas. Voir nou'e tTaduction annotée de ce roman parue chez L'Hannattan, 1996.

11

Voyage

L'édition
Les deux éditions, celle de l'Anamorphosis, et celle de Georges Calligas peuvent être désormais considérées comme introuvables ou rares. C'est pourquoi nous avons pris le parti d'une édition bilingue. Le texte grec que nous avons suivi est celui de l'édition posthume de Georges CaJJigasl. En effet, nous n'avons trouvé qu'un seul exemplaire de l'Anamorphosis, incomplet, et parfois mutilé. Par ailleurs, nous savons par Marinos Calligas que Paul, avant sa mort, avait opéré les coupures lorsqu'il préparait le texte du recueil2. C'est donc la dernière version approuvée par son auteur que nous avons choisi de publier, tout en regrettant que le seul exemplaire de l'Anamorphosis que nous ayons pu consulter ne nous ait pas permis d'étudier systématiquement les variantes3. Toutefois, comme nous savons que Georges Calligas a opéré une réfection des textes, qui va notamment dans le sens d'une épuration de la langue, nous avons sur deux points restitué le texte d'origine, dans la mesure où nous avons pu constater une homogénéité dans
l'Anamorphosis :

a) nous avons restitué l'accusatif en fonction d'attribution, que Georges Calligas a systématiquement remplacé par le datif.
b) nous avons restitué les aoristes en - a, alors que la deuxième édition pratique la forme en - ov.

1. Pour les autres textes que nous avons publiés chez L'Harmattan, nous avons suivi les premières éditions. 2. Il manque notamment une lettre du 27 juillet où Calligas raconte une tempête dans le Bosphore. Il ne se montre pas à son avantage, dans la mesure où il a peur. Le seul intérêt de cette lettre est la mention rapide d'une réception chez l'Ambassadeur de Grèce, Emmanuel Argyropoulos. 3. Non seulement il est très abîmé (larges coins manquants, pages déchirées), mais il ne nous a été possible de le consulter qu'une fois, et il est désormais retiré de la consultation pour confection d'un microfilm. 12

Avant-Propos

L'annotation
Dans notre annotation, nous avons éclairci ce qui paraissait indispensable au lecteur français. Mais, nous avons le plus souvent évité les redites, en renvoyant à nos autres travaux sur Calligas. Les références bibliographiques sont données sous une fonne allégée. Elles sont répertoriées dans la bibliographie générale publiée dans Paul Calligas (1814-1896) et la fondation de l'Etat grec.

La mention Calligas... suivie d'un mot en italique renvoie à l'index du même ouvrage. Pour les œuvres de Calligas, la mention M.N. t. 1, M.N. t. 2 renvoie à l'édition posthume de Georges Calligas; la mention M.A. renvoie à MeÀ.éTal (QiA6YOl (1882), recueil d'ouvrages, d'articles et / de discours publié par Calligas lui-même. Les illustrations Quoique le voyage de Calligas ne soit pas illustré, nous avons pensé qu'il serait plaisant pour le lecteur de disposer d'illustrations datant du siècle dernier. On y a aussi ajouté deux cartes et un plan de l'Istanboul du XIXème siècle.

13

II - Paul Calligas en 1849 ou 1850

CHRONOLOGIEl

DE PAUL CALLIGAS

1776 1796 1810 1812 1813 1814 1816 1818

naissance de Panagis Calligas (Céphalonie). naissance de Sophie Mavrogordatos (Smyrne). (30 juin / 12 juillet) fiançailles de Panagis Calligas et de Sophie Mavrogordatos (Smyrne). (14 / 26 mai) mariage de Panagis Calligas et de Sophie Mavrogordatos (Smyrne). naissance de Marie Calligas, sœur aînée de Paul (Smyrne). (20 septembre) naissance de Paul CaIligas (Smyrne). (16/28 septembre) achat de la maison de Bornova. (14 / 26 septembre) inscription de Calligas à l'Ecole Evangélique de Smyrne.

1821 ? départ de la famille CaIligas pour Trieste. (25 décembre) première inscription de Panagis Calligas sur 1825
les listes électorales de la communauté grecque de Trieste.

1825 ?

Paul Calligas au Collège Flanginion de Venise.

1. Le calendrier grégorien ne fut adopté en Grèce qu'en 1923. La datation des documents exploités ici n'est pas homogène, dans la mesure où certains sont d'origine occidentale. Lorsque le calendrier de référence est connu avec certitude, les dates sont indiquées dans les deux calendriers, même si la source ne comporte pas la double datation; si le calendrier de référence est douteux, on n'a mentionné que la date indiquée sur le document utilisé comme source.

Voyage

1826 1828 1830 1831

Panagis Calligas loue un brigantin autrichien (Trieste).

qui bat pavillon

(juin) Paul Calligas entre au Collège Heyer de Genève. (22 septembre / 4 octobre) Paul Calligas quitte le Collège Heyer pour rentrer à Trieste. (20 octobre) fiançailles de Marie Calligas et de Nicolas Costis (Trieste). (7 décembre) naissance de Maria Manousis, future femme de Calligas (Vienne). (18/30 janvier) mort de Panagis Calligas (Trieste). (4 février) la tutelle de Paul Calligas est confiée à sa mère et à Ambroise Stéphane Rhallis. (25 janvier) liquidation de la succession Calligas. (16 / 28 janvier) mariage de Nicolas Costis et de Marie Calligas. (fin juin 1833) départ de Nicolas Costis, Marie Calligas et Sophie Mavrogordatos pour la Grèce. (septembre) Paul Calligas reprend ses études secondaires à Munich.

1832

1833

1834

(11 / 23 août) obtention du Gymnasial absolutorium. (octobre) études de droit, de philosophie et l'Université de Munich. (octobre) études de droit, de philosophie et l'Université de Berlin. (mars) études de droit, de philosophie et l'Université de Heidelberg. (12 / 24 août) Calligas est reçu docteur en droit de Heidelberg, mention insigni cum laude. (automne) arrivée de Calligas à Nauplie. d'histoire d'histoire d'histoire à à à

1835 1837

de la faculté

PUBLICATION: 'H veapà nepz £!u{3p{r1eÜlv£v yivel Kaz nepi ronou (sur la liberté de la presse).

16

Chronologie

1838

(13/25

mars) Calligas est inscrit au barreau d'Athènes.

(18/30 mars) Calligas obtient l'autorisation de plaider en Conseil d'Etat. (3 /15 avril) Calligas est rayé du barreau parce qu'il a un onele juge. (septembre) Calligas est l81lùTII(OÇ 818a1(Tlùp(enseignant à titre privé et gratuit) de droit naturel à l'Université Othon.

1839

(10/22 janvier) il enseigne aussi le droit international. (14/26 mars) il enseigne aussi les Pandectes. (15 / 27 mars) Calligas est à nouveau inscrit au barreau d'Athènes. (8 / 20 mars) Calligas retrouve l'autorisation de plaider auprès du Conseil d'Etat.

(16 / 28 mai) Calligas fait don de 150 drachmes pour l'Université. PUBLICATIONS: 1) nepi C1uvTCi(elùç OAlTlKOÜKcJ81KOÇ€lç T~V n
'EA}.rl8a 81aTpl/3~ npcJTT/ 2) lIepi CTuvra(£lùç noÀlm:oü KcJ81KOÇ eft; T~V 'E}.}.d8a 81aTpl/3~ 8wr£pa (sur la rédaction d'un code civil en Grèce).

1840
PUBLICA nON: (/)lÀOÀOYlK<1V Lxe8{aC1p.anepi TtJV .J:uÀÀoytJv nJv Kav6vlùv TijÇ 'A vaToA1KijÇ 'EKKÀijC11aç, TOU<t>pE\8Eph:ou Aùy. BEivEP (traduction d'un ouvrage de Biener, professeur de droit à l'Université de Berlin, sur le droit canon; importante introduction du traducteur). 1841 PUBLICA nONS: 1) nepi TijÇ UXtC1elùÇ TtJV VtlùV nepi TpantCT/ç V6P.lùVwç npoç TOl81lù'TlKOV{KalOv (problèmes juridiques 8 liés à la création de la Banque Nationale de Grèce).

17

Voyage 1841
2) ÂtaTpt~r, 6IÇ npoç TOÙÇTpÛÇ iepameoùç ~aepoùÇ Tijç É/(J(ÀT/r1{aç (titre de couverture). Oi Tpeiç i&pamcoi ~aepoi
Ûlç ÉlCKÀT/r1{açCaTà TOVnp£r1~UT£pOV lCal OllCov0J.LOv Kup. l

KlùVr1TaVTivov TOV É! Ol1eoVOPlùV Kal KaTà Tàç iEpàç rpat/Jaç (titre intérieur) (réponse à Constantin Œconomos sur la hiérarchie ecclésiastique et sur les canons apostoliques).

1842

(13 février) nomination de Premier Assesseur auprès de la Cour de Cassation. (14 mars) chargé de l'enseignement des Pandectes à l'Université Othon. (2/14 septembre) membre de la commission chargée de la rédaction du code civil.

PUBUCATIONS: 1) 'H É£avTÂT/r1lç TC;;V KO/4LaT(ùv,71TOI à riet1Cà T yeyovoTa Tf1ÇKOtv(ùv{aç paç (sans nom d'auteur, sur les moeurs politiques grecques; à propos des partis). 2) "Ot Bev&Tol &iç T~V n&Àon6vvT)(Jov" (traduction de l'ouvrage de Ranke sur les Vénitiens dans le Péloponnèse,
paru I(al dans 'Epavunr,ç p£Tat/Jpar1p£v(ùv 71TOI(JuÀÀoyr, 8IaTpl{3C;;v np(ùTOWT(ùV ÉI( TC;;V ap{r1T(ùv n£pw8I1cC;;v

(JUyypafl.lJ.ClT(Ùv.

1843

(11 / 23 septembre) Calligas est nommé professeur de Droit Romain à la place d'Herzog.

PUBUCATION: "n&pl Énon:~(J&(ùçrÀauï1<(;)vnv(ùv cpuÀ(;)v T~V &iç n&Àon6vvT)(Jov"(article dans AlcJv, à propos de l'oeuvre de Constantin Paparrigopoulos sur les Slaves dans le Péloponnèse).

1844 1845

(2/14 juillet) Doyen de la Faculté de Droit. (12/24 juin) mise à pied par Colettis, raisons politiques. (13/25 novembre) Calligas plaide l'affaire Jonas King.

PUBLICATIONS: 1) '''0 n&pl vaUTanaTT)ç v6 oç" dans 'Avap.opt/Jlù(JIÇ (3 mars 1845, sans nom d'auteur, à propos des lois contre la piraterie et la baraterie).

18

Chronologie

1845

2) "TI&puiy'lcne; de; Iupov, IfJ-upv'lv, Kal Kwvo"ta\IT\Vouno).,w" dans 'Ava,.ro~ulç (récit de voyage à Syros, Smyrne et Constantinople datant de 1844, sans nom d'auteur).
3) "'{o-ropta "tile; 'AYYÀ1KilçcnaVaOTaO&Wç", dans KapT£p{a

(histoire de la Révolution anglaise de 1640, sans nom d'auteur). (28 mars 110 avril) Calligas plaide pour les journaux Athéna 1846 et Aion, contre Piscatory. (11 / 23 avril) Calligas plaide l'affaire Jonas King devant la Cour de Cassation. PUBLICATIONS: 1) .z1{K1J OÜK. 'J(J)vâK{YK éw,}mov TOÜ 'Apefou T nayou. AfT7}UIÇ n£pi civalpÉu£wc KaTà (3ouÀ£uJ-LaToc TWVtv 'AOr1Valç tt/JerbJv (texte de la plaidoirie en faveur du pasteur King). 2) "TI&PlnapaypacpTje;",dans la revue eiJ-Lzc. 3) "Di inneiç TOÛ'AptUTocpavouç", dans le journal 'AB17Vâ (sur les Cavaliers d'Aristophane). 1847 PUBLICATIONS: 1) "n&pl"toü apxa10u 8pafJ-aToç", dans le journal 'AOl']Vâ(A propos du théâtre antique).

1847

2) "TIEpl TOÛ nOA1T1KOU 9ava"tou

Kal"tTjc; aV1"1Ka"tuoTaO&WC;

UÙTOÜ 'cÏil.Àou 8t 9£ufJ-Oü" dans la revue 8Ép.1Ç,(contre la mort civile: proposition d'une peine de remplacement). 3) "TIupuTT1P~O&tÇ Th" un'ap19. 21 (1847) anocpao1V TOU &iç , Apdou TIayou", Eup€TQPtOV eiJ-L180ç (à propos d'une décision de la cour de cassation sur l'annulation de vente). 4) "TI&Pl t91fJ-w,,", napapTl'lJ-La eifLl80ç (répertoire des coutumes grecques pour l'établissement d'un droit coutumier dont devrait s'inspirer le code civil).

1848
PUBLICATIONS: IuuT1JJ-La'P(J)p.aÏ1Wü .1,Ka{ou KaTà T7]V 'EUa81 év ÎO)(uv TOU(tome 1 du traité de Droit Romain). 19

Voyage

1849

Calligas fait partie de la nouvelle commission chargée, sous la présidence de G. Rhallis, de rédiger un code civil. (13 I 25 avril) obtention de l'autorisation de construire une maison place de la Constitution. (10 / 22 juillet) CalIigas est nommé membre correspondant de la Société des Amis de la Science de Corfou. (décembre) fiançailles de Paul Calligas et de Maria Manousis.

PUBLICATIONS: 1) IUCTT17p,a 'PUJp,aï1(oiJ 11(a(ov KaTà rTIV év ~ 'EAAâtYl ioxw TOU(t. 2 du traité de droit Romain). 2) "Bioe; ,oG EUY&\liolJ"'[oGBOIJÀyaptô)e;" dans la revue Pandore (vie d'Eugène Voulgaris). (4 / 16 mai) obtention d'un congé de quatre mois pour 1851 voyage à l'étranger. (19 / 31 août) nomination de Vice-Procureur auprès de la Cour de Cassation (ou décret du 9 décembre publié le 21 janvier 1852 ?). (25 octobre / 6 novembre) membre de la Société grecque d'Archéologie. (14 octobre) conseiller de la Banque Nationale de Grèce. PUBLICATIONS: 1) 'TVlùC1TlK~Kat ITOlxeia <!>IÀ0C10<!>(aç {ma E>tOcj>iÀou KaîpTJ", dans la revue Pandore (compte-rendu de

deux écrits philosophiques de Théophile Caïds au moment même où celui-ci était emprisonné pour délit d'opinion).
2) "TI. Bpa'tÀa . ApjJivTJ ~OKtjLIOV nepl npwTUJv apxwv" dans

la revue Pandore (compte-rendu de l'ouvrage de Vraïlas
Arménis : Essai sur les principes premiers).

1852
PUBLICATIONS: 1) !:uC1TT/p,a'Plùp,aïKoii ~11(a(ou Kan1- TiIV tv 'EJ..Jo.aol ioxuv TOU(t. 3 du traité de Droit Romain).

20

Chronologie

1852

2) "n&pt T~V £V 'ETpouptq TupPTlv~V n&Aay~v ùno A&ljIiou",dans la revue etJ.L1Ç (compte rendu de l'ouvrage de R. Lepsius Ueber die Tyrrhenischen Pelasgien, 1842, sur l'origine des Etrusques). 3) "n&pt (/Ja{8pou '(QU nÀa:'((o)voc;", ans la revue Pandore d (essai sur le Phèdre de Platon). 4) "n&pt KaTmKiac;"dans la revue Thémis (sur la notion de domicile).

1853
PUBLICATIONS: 1)'''An6n&tpa £navao"C<Îo&(o)c; 'En<Î6t KaTà Tàc; £v âpXac; TTiC;Z' EKaTOVTa&TTlpi6oç",lIav£,UrivlOv, I n° 20-21-

22, 1853, (traduction du discours de De Xivray à l'Académie des Inscriptions et des Belles Lettres sur l'échec d'une tentative d'insurrection du Magne en 1618 soutenue par Richelieu au bénéfice du Duc de Nevers, descendant des Paléologues). 2) "Auo A6YCt "Cou 'Ym:p£i6ou", publié dans la revue Pandore, (à propos de la découverte d'un papyrus égyptien publié en Angleterre et contenant deux discours inédits d'Hypéride). 3) '''H £v Nauaptv<t> vauIJ.axiq", publié dans la revue Pandore, (récit de la bataille de Navarin).

1854

(16/28

mai) Calligas est ministre de la Justice.

(16/28 juillet) Calligas est contraint de démissionner de ses fonctions de ministre de la Justice. (6/18 août) fin des fonctions de Vice-Procureur auprès de la Cour de Cassation. (7 / 19 août) renomination comme professeur non titulaire de Droit Romain à l'Université Othon. PUBLICATION: "'Io"CoptKat 6taoacp~o&tç n&pt TTiC; naTpl6oc; "Cou Etly&viou TOUBouAyapt:(o)ç",publié dans la revue Pandore (compte-rendu de l'ouvrage de N. Katramis sur le lieu de naissance de Voulgaris).

21