Cerisiers noirs et pommiers roses

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Aguerri par une enfance difficile, ce gamin de la guerre raconte son parcours atypique d'une manière grave ou rocambolesque avec une bonne dose d'autodérision. Il décrit ses expériences familiales, les travers de son entourage, ses séjours en pension et sa fin d'enfance dans un petit hameau Gascon où il s'épanouit enfin. Les copains, les filles, l'Adour, les fêtes de village, les traditions, les mœurs campagnardes des années cinquante, tout y passe ! L'histoire est tirée de faits réels et souvent teintée d'un humour parfois bon enfant, parfois grinçant…
Publié le : vendredi 17 juin 2011
Lecture(s) : 63
EAN13 : 9782748180947
Nombre de pages : 337
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Cerisiers noirs et pommiers roses
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Antoine Drall
Cerisiers noirs et pommiers roses Regard d'enfant
Écrit intime
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.comISBN : 2-7481-8094-1 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748180947 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-8095-X (livre numérique) ISBN 13 : 9782748180954 (livre numérique)
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Introduction
INTRODUCTION
C’est à la fin de la drôle de guerre, deux jours avant le printemps, cinquante-deux jours avant la guerre moins drôle, que je vins au monde. Dès que je pus commencer à prendre conscience des choses qui m’entouraient, j’imaginais que le monde était fait de deux maisons, identiques à notre pavillon de banlieue. L’une des deux était habitée par des gens, innocents et heureux, sages comme des ânes : Les Martin. L’autre était occupée par des emmerdeurs agressifs comme des aigles, qui menaçaient, sans cesse les pauvres Martins, de venir, un jour, pisser sur leur paillasson : Les Boches. Les Martin n’avaient pas trop tenu compte au début, des menaces incessantes des Boches pensant qu’il ne s’agissait là que de mauvais coucheurs à l’accent guttural, plus bêtes que méchants. Toutefois, afin de rassurer sa famille, M. Martin, avait tout de même fait remplacer la
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Cerisiers noirs et pommiers roses
porte d’entrée par une autre plus résistante, de conception nouvelle, garantie infranchissable : Une porte de marque, Maginot. Un matin que la famille Martin était joyeusement occupée à tremper le pain grillé tartiné de beurre fondu, dans leur café au lait habituel, toute la famille Boche, dédaignant la porte Maginot entra avec grand fracas, par la fenêtre. La famille Boche comprenait deux branches distinctes : LesVehrmachtet leurs cousins lesGestapo. Les premiers, habillés de vert réséda, se jetèrent sur les tartines, avalèrent les bols de café, pillèrent le garde-manger, et dégotèrent même la boîte à chaussures, réserve de patates, qui se trouvait sous l’évier. Les autres voyous, tous vêtus de noir, piquèrent tous les tableaux qui étaient aux murs, vidèrent le porte-monnaie et décrochèrent même les sous-verre de mariage des pépé et mémé. Puis ayant, sans doute, encore de la place dans leur camionnette, ils emportèrent dans un même élan la petite table de nuit en noyer ciré et marbre rose, son pot de chambre en faïence et sa lampe de chevet en pâte de verre. Certains disaient même que si les Martin s’étaient appelés par un nom finissant par…
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