Chemins de vie

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D'une enfance dans la campagne du Sud-Finistère, avant la seconde guerre mondiale, jusqu'aux années 90. Souvenirs d'une petite fille devenue grand-mère, afin que ce témoignage permette à ses enfants et petits-enfants de mieux comprendre sa vie et son parcours. Ces souvenirs sont empreints parfois de mélancolie, parfois d'humour, mais ce qui les caractérise c'est avant tout le regard plein de tendresse que leur auteur porte sur le monde qui l'entoure, monde empli de gens simples, aux vies tout aussi simples..
Publié le : mardi 8 janvier 2008
Lecture(s) : 81
EAN13 : 9782304017021
Nombre de pages : 141
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Titre
Chemins de vie
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Titre Marie Laz
Chemins de vie
De Kervorn à Bellevue
Mémoires
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01702-1 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304017021 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01703-8 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304017038 (livre numérique)
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Quimper le 28 juin 1988 Pour répondre aux souhaits exprimés par Anne, et pour me faire plaisir en racontant le chant de ma vie, je vais regarder le passé. Kervorn. La grande maison sombre et étroite où je suis née : deux lits clos, celui des parents à droite contre le mur, avec une huche devant, huche servant aussi de siège ; de l’autre coté de la pièce un autre lit clos, celui des filles, Anna et Jeanne. Moi la petite, j’avais mon lit fait de planche, d’une couette de balle d’avoine (comme les autres, d’ailleurs) entre le mur et le lit des parents. J’y entrais par le bout et m’y trouvais bien, une fois installée. Le matin, quand ma mère préparait le petit déjeuner sur feu de bois, dans l’immense che-minée, j’étais tout près, regardant les grandes flammes lécher le chaudron noir. Devant le lit clos des filles il y avait sans doute une autre huche , je ne m’en souviens pas. Sur le coin haut de ce lit clos étaient posées quelques petites planches et sur ces planches un nid, où les poules venaient faire leurs œufs.
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Chemins de vie
Une cloison séparait notre maison de chez Grand-Mère, chez qui nous allions souvent en poussant la porte située près du mur. Sur la cloison étaient gravés les noms ou prénoms de ceux qui avaient habités Ty Coz avant nous. Face à la porte d’entrée, qui était sans doute la porte d’origine, avec sa forme en arrondi et son portillon , une découpe pouvait s’ouvrir pour plus de lumière. Face à cette porte, de l’autre coté de la mai-son, des marches en pierre puis une autre porte pour accéder au grenier. Derrière la porte, un nid de poules puis d’autres marches en pierre. Au palier, une porte à droite, au dessus de la cuisine : mes parents mettaient leur blé et un peu d’avoine dans cette « chambre ». Au niveau du palier, éclairée par une étroite fenêtre, une petite avancée de pierre, puis un recoin en angle droit et, accoté au mur exté-rieur, un trou de 60 à 70 cm de coté qui des-cend le long du mur jusqu’à terre. Là, un espace plus large avec un orifice sur l’extérieur : les poules y allaient parfois pondre, et notre père descendait par cette trappe y chercher les œufs. L’autre partie de la maison était la propriété de notre grand-mère, Marie-Jeanne David de son nom de jeune fille. Il y avait là deux lits clos, d’en bas, et le lit de Grand-Mère dans une espèce d’alcôve où il y avait juste la place d’un
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