Des giroflées sur la crête du mur

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Les frères Earling et Jack Leagan s’évadent de la prison de San Quentin, en prenant en otage, un gardien, ils s’enfuient le long du Golden Gate Bridge, puis s’éloignent de la baie de San Francisco, jusqu’à Los Angeles, en se débarrassant de leur alibi. Ce sont des prédateurs. Roy Earling n’a qu’une idée en tête, se venger de Franky Malone, et de sa bande, qui les donnèrent à la police fédérale, huit ans plus tôt. Son frère cadet Jim, connaît l’amour avec Maggie, Jack Leagan, la mort. Le huit clos dans une villa de Marina del Rey, aboutit au départ sur la route 66, sur l’historique Mother road, qui mènera Roy Earling et son amie Ida, jusqu’à Chicago.Bernard Tellez est né à Toulouse. Après avoir vécu en Asie, et en Australie, en qualité d'enseignant, il réside dans sa ville natale.
Publié le : mardi 1 septembre 2009
Lecture(s) : 125
EAN13 : 9782304024302
Nombre de pages : 173
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Titre
Des giroflées sur la crête du mur
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Titre Bernard Tellez
Des giroflées sur la crête du mur
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02430-2 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304024302 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02431-9 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304024319 (livre numérique)
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Ce matin-là, à la fin de l’été, dans l’ombre de sa cellule qui sentait déjà la pierre humide, l’odeur sempiternelle du salpêtre, Jack Leagan attendait, il attendait depuis des jours… Huit ans plus tôt, les frères Earling, et lui, avaient manqué, de peu, un hold-up, à cause du convoyeur, un peigne-cul qui les doublât, pour finir le corps troué de balles, alléché par une somme, qui venait d’ailleurs ! Pourquoi avaient-ils eu à faire, à ce gros lard, passé d’âge, recruté in extremis ? – Il nous faudra un Break Ford, de préfé-rence, avait dit Roy Earling, en lui balançant sa commission, dans une enveloppe. Magne-toi ! – Oui, monsieur… Les gens s’enfuyaient de peur, dans les cou-loirs de la banque, ils avaient dû tirer sur un quidam qui voulait mourir, et n’était que blessé, avant de lâcher leurs bombes fumigènes, issues du surplus de l’armée. Le pognon avait été jeté en vrac, dans des sacs, ils attendaient…Il y avait du monde, trop de monde, à l’étage, trop de voix affolées par le signal d’alarme qui son-
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nait…Les ascenseurs tardaient à descendre, ils avaient tassé la foule, toute cette merde hu-maine, l’une contre l’autre, sous la menace de leur armes…En bas, dans la rue, les faux flics les attendait déjà, prêts à les recevoir, ils crurent que c’étaient les leurs, et balancèrent les sacs dans le break qui s’enfuit, le gros au volant, pendant qu’ils gagnaient leur voiture, prêts à partir aussi…Une minutes plus tard, le agents du FBI déferlaient de tous les coins de rue avoi-sinants, et leur firent barrage. Ils s’aperçurent qu’ils étaient cernés de toutes parts… On leur ordonna de quitter la voiture, de jeter leurs ar-mes, les mains en l’air… Derrière sa porte en tôle, avec sa fente d’œil de six pouces, Jack Leagan attendait. Il sentait que le moment d’agir, était venu, parce qu’il n’en pouvait plus d’être enfermé. « Huit ans de cabane, ça change un homme… », songeait-il, à l’idée de croupir indéfiniment, dans la cellule humide. L’accès aux dortoirs ouverts, de niveau 2, sous périmètre de sécurité, dans le hall, lui avait été refusé, comme à certains prisonniers, avec l’assurance de la garde, en permanence, de la part du personnel pénitencier. De même pour Roy Earling, et son frère Jim. De leurs cellules étroites, contiguës, les trois détenus pouvaient s’envoyer des messages, à travers le mur, en les tapotant sur les canalisations, selon un code
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