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Des jumeaux pour le Dr Tremblay - Pour le bonheur d'Alfie

De
288 pages
Des jumeaux pour le Dr Tremblay, Amy Ruttan
 
Bouleversée, Lana peine à retenir ses larmes. Alors qu’elle vient de révéler à Andrew, son époux, qu’elle est enceinte, celui-ci lui annonce qu’il veut divorcer et quitter Hawaï ! Bien sûr, Lana le sait, leur mariage de convenance n’avait qu’un but : permettre à Andrew d’exercer son métier de chirurgien à Honolulu… Pourtant, c’est bien un amour véritable qu’ils éprouvent l’un pour l’autre depuis quelques mois, elle en est persuadée ! Face au comportement étrange de son mari, Lana sent un doute subit la gagner : et s’il lui cachait un secret ? 
 
Pour le bonheur d’Alfie, Karin Blaine
 
Maman… Le jour où Alfie, le fils deHunter son grand amour de jeunesse et nouveau collègue , l’appelle ainsi, Charlotte sent une panique irrépressible la gagner. Certes, elle vient de partager des moments exquis avec Hunter, mais ses priorités n’ont pas changé : seule sa carrière de médecin compte. Elle le sait bien, fonder une famille, ce n’est pas pour elle qui est incapable de s’attacher aux autres depuis que son père l’a abandonnée quand elle était enfant. Dès lors, elle n’a plus qu’une solution : couper tout contact avec Hunter et Alfie, cet enfant que, bien malgré elle, elle aime déjà comme s’il était le sien…
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1.
— Ce type est idiot. Je ne l’aime pas. Pas question que je travaille avec lui, et encore moins que je l’épouse ! Iolana ne disait pas tout. Le Dr Andrew Tremblay était effectivement un imbécile, mais il avait un sex-appeal exceptionnel, et elle avait autant envie de l’embrasser que de l’étrangler. Jack, le frère cadet d’Iolana, n’avait pas besoin de le savoir. Ni personne, d’ailleurs, ou elle perdrait la considération qu’elle avait eu tant de mal à retrouver depuis que, deux ans plus tôt, David lui avait brisé le cœur. Être la fi lle du chef de chirurgie était déjà suffisamment pénible à assumer ; pour faire ses preuves, la fille du patron devait travailler encore plus dur que les autres. — Voyons, Lana, c’est le meilleur entraîneur, un de s rares médecins du sport à connaître vraiment le surf. Grâce à lui, je vais être sélectionné au championnat dans deux mois. J’ai besoin de lui ! — Non,Keaka. Pas question, répondit Iolana en réprimant un sourire. Elle cherchait son frère en l’appelant par son prénom hawaïen, qu’il n’utilisait que lors des compétitions de surf. Jack croisa les bras et la foudroya du regard. — Épargne-moi ce regard meurtrier, Keaka. Papa est l’employeur d’Andrew, il aurait dû faire une demande de carte verte pour lui. — Il a refusé sous prétexte que c’était du favoritisme, répondit Jack avec agacement. Elle n’avait aucun mal à le croire. C’était tout à fait le genre de leur père, qui ne s’impliquait que poursespatients ouson hôpital. Voilà pourquoi Jack en était réduit à la supplier de résoudre son problème. Comme elle l’avait déjà fait maintes fois. — Pourquoi Andrew ne s’en est-il pas chargé lui-même ? — Il était très pris. Et maintenant, c’est trop tard, dit Jack. Elle leva les yeux au ciel. Cela n’avait rien de surprenant. En franchissant les portes du Kahu Kai Hospital pour la première fois, Andrew aff ichait déjà cet air de play-boy irresponsable. Pas à l’intention de ses patients, mais assurément pour le reste du monde. — Keaka, je t’adore, mais c’est non. — S’il te plaît, Lana, dit Jack d’un ton larmoyant. Andrew Tremblay a été le meilleur surfeur pendant des années. Il a dominé le championnat du monde. Il faut que tu me rendes ce service. — Un Canadien champion du monde de surf, ça paraît quand même improbable, fit-elle. — Ne juge pas d’après les apparences, Lana ! Elle sourit et s’assit au bord de son bureau en croisant les bras. Jack, de dix ans son cadet, était le seul garçon de la famille, et il arrivait toujours à ses fins. Depuis le départ de leur mère, Lana avait dû endosser quantité de responsabilités. Leur père, éminent chirurgien descendant d’un ancien roi d’Oahu, n’avait pas de temps à consacrer à l’éducation de ses jeunes enfants. C’était Iolana qui avait élevé son jeune frère. Le Dr Keaka Haole père tenait à ce que Jack marche sur ses traces et devienne chirurgien. Mais Jack ne voulait pas en entendre pa rler, il ne rêvait que de devenir champion du monde de surf, sa passion — et celle d’Iolana, à une époque. Depuis le départ de leur mère, un fossé s’était creusé entre Jack et son père, et Iolana passait son temps à essayer de les réconcilier. Pour plaire à tout le monde, elle travaillait comme chirurgienne orthopédique dans l’hôpital de son père, et surfait avec son frère. — Pourquoi devrais-je l’épouser ? demanda-t-elle.
— Parce que c’est mon ami, que beaucoup de concurrents hawaïens comptent sur lui, que je suis ton frère et… Il va être renvoyé dans s on pays, Lana. Et on ne surfe pas, au Canada. Elle haussa un sourcil. — Mais si. — Pas comme ici, c’est la raison pour laquelle il e st venu à Hawaï, où il est devenu une légende, dit Jack, passant la main dans ses che veux. Les athlètes viennent de toute l’Amérique du Nord s’entraîner avec le Dr Andrew Tremblay, ce qui explique que papa lui ait accordé certains privilèges à l’hôpital. — Inutile de me le rappeler, dit-elle entre ses dents. Elle n’était que trop consciente des avantages qui avaient été octroyés à Andrew Tremblay à l’hôpital, et jusque danssonservice. Sa façon de se pavaner dans les couloirs la rendait folle. Si plein de suffisance. Si sûr de lu i. Elle qui avait toujours cru que les Canadiens étaient gentils. Mais son frère avait raison. Andrew faisait rentrer beaucoup d’argent à l’hôpital, son départ creuserait un trou significatif dans leurs finances. De plus, Jack perdrait toute chance de devenir champion de surf. Elle qui avait dû renoncer à ses rêves pour préserver la paix familiale, elle ne voulait pas que cela arrive à Jack. — Pour moi, c’est de l’escroquerie, dit-elle. Et je n’ai aucune envie de me retrouver en prison. — Ce n’est pas comme si tu ne connaissais pas Andrew. Et papa te harcèle pour que tu te cases, non ? Elle fronça les sourcils. Sur ce point, il avait ra ison. Leur père, conscient de l’atout qu’Andrew représentait pour l’hôpital, avait le plus grand respect pour lui. Il approuverait le choix de sa fille.Ou pas. Il pensait aussi le plus grand bien de David ; pourtant, les choses avaient mal tourné. En tombant amoureuse de ce coureur de jupons, elle était devenue la risée de l’hôpital. Quand ils avaient rompu, son père lui avait montré sa déception au lieu de la consoler. Les gens la plaignaient.Pauvre Dr Lana Haole.détestait la pitié. Elle tenait à sa Elle réputation. Ce serait juste pour un an ou deux. Ce ne serait pas si terrible de l’épouser par souci de commodité. Jack souriait, certain qu’il l’aurait à l’usure. — J’ai une condition, dit-elle. Il doit me demander en mariage. S’il veut convaincre les gens que nous sommes en couple et que ce mariage est légitime, il devra mettre un genou à terre et me faire sa demande dans les règles, avec une bague. — Unebague? bredouilla Jack avec une grimace. — Une bague, répéta-t-elle en se dirigeant vers la porte pour signifier la fin de l’entretien. Belle, énorme, et hors de prix… Les mots moururent sur ses lèvres : elle avait ouve rt la porte et était nez à nez avec Andrew, la main levée comme s’il s’apprêtait à frap per. Il eut ce sourire enfantin qui la faisait fondre tout en lui tapant sur les nerfs. Ils s’étaient souvent disputés aux urgences, et il avait toujours clos la discussion avec ce sourire exaspérant. — Jack vous a parlé, à ce que je vois. Croisant les bras, elle le fusilla du regard. — Docteur Tremblay, fit-elle sèchement. Il glissa les mains dans les poches de sa blouse et se pencha vers elle avec un sourire railleur. — Si vous me regardez comme ça, personne ne croira que nous allons nous marier… Il pénétra dans le bureau et elle ferma la porte derrière lui, le regard toujours aussi noir. — Vous ne semblez pas enchantée de cet arrangement. — Qu’est-ce qui devrait m’enchanter là-dedans ? — Eh bien, je resterais travailler ici. Et je continuerais à entraîner votre frère. — Pourquoi m’en réjouirais-je ? — Allons, docteur Haole. Mon expérience et moi vous sommes précieux. — Je vous laisse régler les détails entre vous, dit nerveusement Jack en prenant la poudre d’escampette sous le regard furieux de sa sœur. — Hé, Keaka, pas un mot à papa ! lui cria-t-elle avant de claquer la porte derrière lui. — Keaka, hein ? Vous êtes remontée contre lui… Andrew avança dans la pièce, il évitait le regard de Lana qui l’aurait sans doute réduit en cendres.
— Ça ne me plaît pas, docteur Tremblay, dit-elle en s’asseyant derrière son bureau pour mettre un rempart entre eux. Et je tiens à poser des conditions à ce marché. Il haussa un sourcil blond et rajusta ses lunettes. — Des conditions ? — Vous voulez que ce soit crédible, n’est-ce pas ? Si les services d’immigration découvraient le pot aux roses, nos carrières et la réputation de cet hôpital seraient fichues. Avec une peine de prison à la clé. Et je ne suis pas irresponsable. Il acquiesça, les lèvres pincées. Il n’appréciait visiblement pas la leçon. — Très bien. Qu’avez-vous en tête, docteur Haole ? — J’exige une demande en mariage officielle. Et une bague. — Une bague ? fit-il avec incrédulité. — Ça doit sembler aussi vrai que possible. Je risque gros. — Vraiment ? demanda-t-il, plongeant ses yeux bleus dans les siens. Une idée de la pierre, peut-être ? Consciente de l’agacer au plus haut point, elle leva la main et lui agita les doigts sous le nez avec un sourire railleur. — J’ai un faible pour l’émeraude, mais je vous lais se décider. Il faut mettre de la romance dans cet arrangement. Il grimaça. — Autre chose ? — Nous devrons fixer des règles de vie. Le plus rai sonnable serait que vous vous installiez chez moi. Et il faudra rédiger un contrat de mariage. — Ce n’est pas un vrai mariage… Et pourquoi pas chez moi ? protesta-t-il comme s’il se sentait insulté. — Vous vivez dans un appartement, non ? J’ai une maison. Et ce ne sera pas une union de convenance, on va vraiment se marier. Je dois protéger mon capital. Il se redressa et croisa les bras. — Très bien. Quand dois-je annoncer officiellement nos fiançailles ? — Je ne sais pas. Peut-être lors de la soirée de collecte de fonds, en fin de semaine ? Ce serait l’occasion rêvée pour que vous mettiez un genou à terre et m’offriez la bague. — Vous avez tout prévu, vous n’avez pas perdu de temps, dit-il avec un sourire. Cette situation vous plaît, avouez. Vous cachez bien votre jeu. Elle sentit ses joues s’empourprer. — Je réfléchis vite. C’est tout. — Non, je crois qu’au fond vous prenez plaisir à to ut cela. Que vous me désirez en secret. — Je pourrais vous dénoncer aux autorités, dit-elle d’une voix sourde. — Mais vous ne le ferez pas, parce que je vous plai s. Même si vous refusez de l’admettre. Elle le foudroya du regard. — Je me rappelle maintenant pourquoi je ne voulais pas de cette transaction idiote. À cause de votre arrogance. — Alors, pourquoi le faire si vous me détestez ? — Vous représentez un revenu substantiel pour cet hôpital. — Indéniablement. C’est tout ? Non.Grâce à lui, les gens allaient cesser de la plaindre. David compris. — J’adore mon frère, et vous allez l’emmener jusqu’au championnat de surf. Andrew hocha la tête. — Jack a du talent, il ira en finale. Il sera champion. — C’est pour ça que je le fais, dit-elle en souriant. — C’est un gros sacrifice. Vous devez beaucoup l’aimer. — En effet. — Eh bien, j’apprécie, répondit-il avec une sincérité indéniable. — Seriez-vous en train de me remercier, docteur Tremblay ? Je n’en reviens pas. — Ne vous y habituez pas trop, docteur Haole. Et, puisque nous sommes censés être intimes, je propose que nous laissions tomber les formalités et que nous nous appelions par nos prénoms. On ne croira jamais que nous sommes fous l’un de l’autre si nous continuons à nous donner du « docteur ». — Très bien, répondit-elle d’un ton désinvolte. Mais elle sentit son estomac se révulser. David l’avait tellement blessée que, malgré sa solitude, la seule pensée d’être intime avec quelqu’un la terrifiait. Même s’il s’agissait juste d’une intimité de façade. Andrew eut son charmant sourire. — Alors, Lana, voulez-vous m’accompagner à la réunion du personnel ?
— Bien sûr… Andrew. Cette réunion lui était complètement sortie de la tête. Elle était responsable de l’ortho et de la médecine du sport, mais son père dirigeait tous les chirurgiens du Kahu Kai Hospital de Honolulu. Elle ne pouvait pas se permettre un no uveau scandale. Il était déjà assez pénible que les gens attribuent sa position à son père. Celui-ci se réjouirait qu’elle ait choisi ce fiancé mais, s’il apprenait que Keaka, Andrew et elle avaient œuvré dans son dos pour qu’Andrew reste à Hawaï, il serait fou de rage. Mentir à son père la rendait nerveuse. Comme l’emprise qu’il avait sur elle. Tout cela parce qu’elle voulait préserver la paix entre le père et le fils.
* * *
Andrew et elle arrivèrent en retard à la réunion. Les autres chirurgiens les attendaient, et son père la transperça d’un regard glacial. — Ah, Iolana et Andrew, merci de vous joindre à nou s, dit-il en tapotant sa montre. Vous avez un quart d’heure de retard. Nous avons tous un planning à respecter.
TITRE ORIGINAL :CONVENIENT MARRIAGE, SURPRISE TWINS Traduction française :C. DUTEIL © 2017, Amy Ruttan. © 2017, HarperCollins France pour la traduction française. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : Couple : © ISTOCKPHOTO/JANICERICHARD/GETTY IMAGES/ROYALTY FREE Tous droits réservés. ISBN 978-2-2803-7253-4
HARPERCOLLINS FRANCE 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13 Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47 www.harlequin.fr Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence.