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144 pages
Edward est paresseux. Il se contente de la note de passage. Lorsqu'il découvre que les élèves admis en éducation spéciale ont plus de temps pour faire leurs examens, il croit avoir trouvé la combine parfaite. Il ne s'attend pas à devoir faire autant d'efforts pour manipuler son entourage.
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— Tu as été accepté en édu spéciale? demande Kevin, suffoqué. — Pas encore.
Edward est paresseux. Il se contentede la note de passage. Lorsqu’il découvre que les élèves admis en éducation spéciale ont plus de temps pour faire leurs examens, il croit avoir trouvé la combine parfaite. Il ne s’attend pas à devoir faire autant d’efforts pour manipuler son entourage.
$9.95
Eric Walters
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Traduit de l’anglais par Lise Archambault
Copyright ©2009Eric Walters
Tous droits réservés. Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite ou trans-mise sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, électronique ou mécanique, y compris la photocopie, l’enregistrement ou tout système de mise en mémoire et de récupération de l’information présent ou à venir, sans la permission écrite de l’éditeur.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada
Walters, Eric,1957-[Special Edward. Français] Ed spécial [ressource électronique] / Eric Walters ; traduit de l'anglais par Lise Archambault. (Orca currents)
Traduction de: Special Edward. Monographie électronique en format PDF. Publ. aussi en format imprimé. isbn 978-1-55469-858-5
I. Archambault, Lise,1954Titre: Special Edward.Titre. III. - II. Français. IV. Collection: Orca currents ps8595.a598S62514 2011a jc813'.54 c2010-908100-5
Publié en premier lieu aux États-Unis,2011 Numéro de contrôle de la Library of Congress :2010942206
Résumé :Edward simule des déficiences intellectuelles pour que ses enseignants soient moins exigeants à son égard et lui accordent plus de temps pour faire ses examens.
Orca Book Publishers se préoccupe de la préservation de l’environnement; ce livre a été imprimé sur du papier certifié par le Forest Stewardship Council.
Orca Book Publishers remercie les organismes suivants pour l'aide reçue dans le cadre de leurs programmes de subventions à l’édition : Fonds du livre du Canada et Conseil des Arts du Canada (gouvernement du Canada) ainsi que BC Arts Council et Book Publishing Tax Credit (province de la Colombie-Britannique).
Nous remercions le gouvernement du Canada pour l'aide financière reçue dans le cadre du Programme national de traduction pour l'édition du livre.
Conception de la page couverture par Teresa Bubela Photo de la page couverture par Getty Images
orca book publishers po Box 5626,Stn. B Victoria, bcCanadav8r 6s4
orca book publishers po Box 468 Custer, wa usa 98240-0468
www.orcabook.com Imprimé et relié au Canada.
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C h a p i t r e p r e m i e r
Je risque un œil inquiet dans la classe par la petite fenêtre de la porte. Tous les élèves sont penchés sur leur examen de math. Si je m’étais rappelé qu’il y avait un examen, j’aurais fait un effort pour arriver à temps. En fait, si je m’étais rappelé qu’il y avait un examen, j’aurais étudié. Bon, je vous l’accorde,
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étudier est peut-être un terme mal choisi, une exagération, mais au moins j’aurais fait un peu de révision… sûre-ment… enïn, peut-être. D’accord, je me fais des illusions. Il y a peut-être cinquante pour cent des chances que je n’aie pas étudié, même en sachant qu’il y avait un examen. Je regarde ma montre. La période a commencé il y a douze minutes. Je suis ofïciellement en retard, en tout cas pour le cours de math. Certains enseignants ne tiennent pas compte d’un retard de dix ou quinze minutes. M. Mathews, lui, tient compte de tout. Il est comme ça. Les profs de math sont toujours plus à cheval sur la ponctualité. Peut-être parce qu’ils sont spécialistes des chif-fres et veulent prouver qu’ils savent lire l’heure. Moi aussi, je sais lire l’heure, mais je ne vois pas pourquoi l’heure contrôlerait
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ma vie. La montre m’appartient.Je n’appartiens pas à la montre. M a p r o f d ’ a r t d r a m a t i q u e , Mme Collins, est beaucoup plus relax au sujet de la ponctualité. On peut arriver dans sa classe à la moitié du cours pourvu qu’on ait une bonne histoire à raconter pour justifier son retard. J’adore inventer des histoires. Des fois j’arrive en retard exprès. C’est assez incroyable qu’on puisse arriver en retard et que le prof applau-disse. Mais ça ne risque pas d’arriverce matin. J’ouvre la porte et me glisse dans la classe. Le silence est tel qu’on enten-drait une mouche voler. Presque tous les élèves lèvent la tête. — Edward, dit M. Mathews sur un ton sévère, tu es en retard. — Vous en êtes certain, monsieur? Je pensais que vous étiez peut-être tous en avance.
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Q u e l q u e s é l è v e s r i e n t . P a s M. Mathews. — As-tu un billet de retard? demande-t-il. — Non, désolé. Je ne me croyais pas à ce point en retard. — Tu l’es et tu dois me présenter un billet. — Est-ce que je peux aller le chercher après la classe? Si je fais l’aller-retour au bureau, j’aurai encore moins de temps pour l’examen. J’ai vraiment besoin de tout le temps qui me reste. — Ta logique est irréfutable. — Alors je peux y aller plus tard? Il me tend un examen. Je le prends et me traîne les pieds jusqu’au pupitre vide dans le coin arrière où je m’assois habituellement, près de mon ami Cody. Il m’aperçoit et me fait un petit signe de la tête lorsque je m’assois.
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Je prends connaissance de l’examen. Il n’y a que de l’algèbre sur la première pagedes problèmes dont il faut docu-menter toutes les étapes de la solution. Je déteste ça. N’est-ce pas déjà assez difficile de trouver la bonne réponse sans avoir à démontrer comment on y est parvenu? Ça élimine le facteur chance et ce facteur, pour moi, est le plus important. Je tourne la page. Toutes les ques-tions sont à choix multiple. J’adore. La plupart du temps, une ou deux réponses sont carrément fausses. Ce qui me donne cinquante pour cent de chances de succès. Et cinquante pour cent est justement la note que je vise. Troisième page : problèmes avec de longs énoncés. Ça, c’est cruel. C’est un examen de math, pas de langue. Si c’était un examen de langue, je pour-rais au moins bluffer et m’en tirer.
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En math, il n’y a pas moyen de bluffer ou de baratiner, on l’a ou on ne l’a pas. Ça ne m’avance à rien de me plaindre. Il faut que je m’y mette.Je fouille dans mon sac à dos pour trouver un crayon. Je cherche dans tous les compartiments. Pas de crayon. Pas de stylo. Même pas un crayon à colorier. Je regarde dans la salle. Simon est assis de l’autre côté de Cody. Il utilise un crayon pour faire son examen. Il y en a deux autres sur le coin de son pupitre, avec une règle et une gomme à effacer dont il ne s’est jamais servi. J’imagine que Simon ne fait jamais d’erreurs. Simon est brillant, mais il n’embête personne avec ça. Il est cool. Je lève la main. — M. Mathews, je n’ai pas de crayon. — Ça ne m’étonne pas, Edward, dit-il en soupirant.
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M. Mathews est une des seules personnes au monde à m’appeler Edward, lui et une de mes grands-tantes. Et ma mère quand elle est en colère.Elle m’appelle alors Edward Philip Wilson. Là je sais que j’ai fait une bêtise et je commence tout de suite à m’excuser. C’est plus rapide et plus facile. Tous les autres m’appellent Ed ou Eddy, ou par mon surnom : Eddy-le-Vite. J’ai reçu ce surnom lorsque j’étais en sixième. Pas parce que je courais vite, mais parce que j’avais la répartie facile. Je trouvais les mots pour me tirer de n’importe quelle situation fâcheuse. J’admets que la plupart du temps, c’est justement d’avoir parlé trop vite qui m’avait mis dans le pétrin. La plupart des gens pensent avant de parler. Moi, les mots déboulent tellement vite que j’ai l’impression de les entendre avant même d’y avoir pensé.
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