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(À propos) de la représentation

De
320 pages
La conception proposée, dans ce numéro, pour la représentation (conception au sens où il s'agit de la logique de modélisation qui amène au concept) est avant tout dynamique, au sens propre, puisque fondée sur l'interaction. Conception non figée (opposée à ce qui serait le substitut d'un monde pré-donné), tenant compte de la plasticité cérébrale comme de la plasticité culturelle.
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Sous la direction de JeanClaude Sallaberry
(À propos) de la représentation Année de la recherche en sciences de l’éducation 2015
Association Francophone Internationale de Recherche Scientifique en Éducation
(À propos) de la représentation
AssociationFrancophoneInternationale deRecherche Scientifique enEducation —Section Française Informations sur la revue Directeurs :J. Ardoino et G. Mialaret Rédacteur en chef :G. Berger Comité scientifique M. Anadon (Chicoutimi), R. Arce (Santiago de Compostelle), J. Ardoino (Paris), R. de Andrade Cordova (Brasilia), G. Avanzini (Lyon), J. Baillé (Grenoble), R. Barbier (Paris), G. Berger (Paris), L. Bessette (Montréal), J-J. Bonniol (Aix), J-M. Brohm (Montpellier), L. Cornu (Tours), A. Coulon (Paris), P. Ducoing-Watty (Mexico), J-G. Egginger (Lille), A. Estrela (Lisbonne), J-C. Filloux (Paris), F. Giust-Desprairies (Paris), O. Francomme (Amiens). H-L. Go (Nancy). J. Guigou (Montpellier), A. Lagha, J-L. Le Moigne (Aix), R. Malet (Bordeaux), A.Marchive (Bordeaux), G. Mialaret (Paris), C. Mias (Toulouse), F. Morandi (Bordeaux), A. Novoa (Lisbonne), S. Pesce (Tours), J. Pires (Natal), J.P. Pourtois, (Mons), J-C. Sallaberry (Bordeaux), T. Takizawa (Tokyo), G. Vigarello (Paris). Comité éditorial G. Berger, O. Francomme, H-L. Go, F. Morandi, S.Pesce, J-C. SallaberryCette revue souhaite répondre à des besoins ressentis et manifestés actuellement chez bon nombre de chercheurs. Du point de vue de la communauté scientifique et professionnelle, elle entend : - fournir des informations relatives aux recherches en cours ou terminées - faire le point sur les questions d’actualité - témoigner de l’activité scientifique des Sciences de l’éducation, de l‘extension des recherches, de leur spécificité éventuelle, alors qu’elles demeurent nécessairement insérées dans l’ensemble plus vaste des Sciences de l’homme et de la société - constituer, en fait, une revue de référence sur le plan scientifique, dans tous les domaines de la recherche en éducation - contribuer éventuellement à la formation des enseignants.
Sous la direction de Jean-Claude Sallaberry (À propos) de la représentation Année de la recherche en sciences de l’éducation 2015
© L’HARMATTAN, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07593-8 EAN : 9782343075938
Éditorial Guy BergerPrésentation du numéro Jean-Claude Sallaberry
Sommaire
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Dossier :(A propos) de la représentation Les gestes professionnels des enseignants : éléments de description phénoménologique Franc Morandi 15
L'enracinement imaginaire des représentations de l'activité de recherche — perspectives réflexives en éducation comparée.Régis Malet 33Jacques Ardoino et Gilbert Durand, une réflexion éducative à partir des données de l’Imaginaire ? Georges Bertin 57 Les R1 et l’imaginaire — hommage à Bachelard Jean-Claude Sallaberry 69 Représentations et formes, les structurations d’un groupe Denis Bignalet-Cazalet93Quelles représentations des postures d’aide pédagogique pour les enseignants spécialisés ? Éléments de définition.Magdalena Kohout Diaz 115
« Représenterpour quiPourquoi— les représentions- représenter » images et la construction d’un concept scientifiquePierre Fleury131 Mettre lamain dans lapâte des représentations (représentations et enseignement des SVT)Johan-Gunther Egginger147
Les représentations comme enjeux dans l'enseignement des mathématiques — des représentations énactives aux représentations images et aux représentations rationnelles.Denis Bignalet-Cazalet167 Enseignement et apprentissage d’un concept scientifique dans le secondaire : mise à profit de la représentation dans l’élaboration d’une méthode de repérage de processus de pensée.Jean-Louis Tinas191
La représentation : une synthèse (un concept) possible ? (Note de synthèse) Jean-Claude Sallaberry213 Table ronde Les religions — avec ou sans images Patrick Boucheron et Jean-Noël Jeanneney257 Un effet pervers du droit du sol ? Guy Berger275 Brève histoire de la laïcité Michel Combet281 De l'interaction à l'enaction, la représentation en question. Frédérique Lerbet-Sereni285 Représentations de l’Autre et de Soi Georges N. Nahas291 Réflexion critique sur la représentation Jean-Claude Sallaberry297 Remarques sur la représentation Daniel Sibony 303Annexes Jean-Claude Sallaberry Note de lecture Marin L.,De la représentation 309 Note de lecture Berger G., Courtois M., Perrigault C.,Folies et raisons d’une université : Paris 8 — De Vincennes à Saint-Denis 312
Éditorial Guy Berger On comprend parfaitement que le pouvoir politique et les différents appareils qui le constituent s’attachent, lorsqu’il s’agit de l’éducation, à étudier ou à faire étudier les problématiques de l’égalité, celles de la mobilité sociale, celles de l’emploi et de l’accès aux formes nouvelles de l’activité économique ou, comme plus récemment les questions de la morale, de la civilité ou de la citoyenneté. On comprend aussi que la société en général, employeurs et entreprises, parents, enseignants et même élèves, sans compter ce que l’on désigne sous le terme générique de « public » s’intéressent essentiellement à ce à quoi conduisent les apprentissages scolaires : nouveaux apprentissages, savoirs faire, attitudes et postures intellectuelles et sociales, pratiques quotidiennes ? soit tout ce à quoi conduit ce qu’on entend par le terme ambigu mais clair en même temps de « compétences ». En revanche la question de la cognition est du seul ordre, quelles qu’en soient les conséquences de fait, de la Recherche et c’est à cette question de recherche que se confronte ce numéro d’une association dont la problématique essentielle est celle de la recherche, des connaissances que produit cette recherche et de la confrontation des épistémologies et des méthodologies qui l’irriguent. Il n’est donc pas étonnant qu’à une douzaine d’années de distance un nouveau numéro de notre revue s’attache à affiner et 1 à conceptualiser la notion de représentation. Le numéro de l’année 2002 travaillait la notion de représentation en deux temps. Le premier en relation avec les développements de la didactique à partir d’une double question centrale : “à quelles conditions, épistémologiques et empiriques la notion de représentation peut-elle constituer une catégorie pertinente et cohérente pour penser la cognition ? à quelles conditions peut-elle être utile à la construction 2 d’outils didactiques ?“ Le deuxième temps était représenté par une Note de 3 synthèse de Marta Anadon de l’Université du Québec à Chicoutimi qui, à partir d’un rapide survol de Dürkheim à Moscovici mettait en évidence comment : “La notion de Représentation Sociale devient un concept-clé pour les sciences humaines et sociales depuis que ces dernières sont confrontées aux rapports entre le cognitif et le social.“ Cette dualité d’entrée correspondait bien aux deux moments historiques d’émergence de la notion de représentation : le moment Kantien permettant, à partir de la “révolution copernicienne“ qu’il souhaitait opérer, de valider le système du monde que proposait la physique newtonienne en s’appuyant précisément sur cette
1 Nous disposons encore d’un certain nombre d’exemplaires de ce numéro 2002.2 Gérard Sensévy et Jean-Claude Sallaberry, Présentation du dossier thématique, ibid3 Représentations sociales et recherches en éducation : quelques réflexions théorico-méthodologiques Ibid.
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notion de représentation (Vorstellung) ; le second moment correspondant à la mise en évidence par Dürkheim des conditions sociales de toute pensée et du caractère “institutionnel“ du savoir scientifique, mise en évidence poursuivie par Moscovici dans le contexte de la Psychologie sociale. L’originalité de la présente livraison est sans doute dans le fait de tenter de penser ensemble ces deux moments en montrant comment la notion de représentation permet à la fois de penser les couples présence /absence et individu / société. Cette volonté d’articuler deux champs est loin d’entraîner une sorte de perspective “totalitaire“ des analyses qui sont présentées ici. Dans l’éditorial du n° 2002, nous donnions à la revue deux objectifs : 4 - “Mettre en évidence l’intérêt du débat épistémologique… - Valoriser l’émergence d’approches de type clinique… approches permettant de mieux appréhender l’hétérogénéité de la réalité éducative que symbolise en particulier l’approche multiréférentielle défendue et 5 6 développée par Jacques Ardoino , … Si aucun article du présent numéro ne relève explicitement d’une démarche clinique, celle-ci est loin d’en être complètement absente par le souci de rapprocher le travail des représentations de celui de la complexité et de la description de pratiques concrètes. En tant qu’image la représentation pourrait apparaître comme pauvre, desséchée et desséchante. Sartre rappelait que l’image n’est qu’un quasi-objet et qu’en tant que telle la connaissance 7 qu’elle nous propose est par définition close, finie . Tout objet, déclare Merleau-Ponty, dans une perspective phénoménologique, est “un
4 “Mettre en évidence l’intérêt du débat épistémologique dans le champ multiple des sciences de l’éducation, mettre en lumière la pluralité des paradigmes et des approches à partir de la conviction qu’il était impossible de s’en tenir au modèle rêvé canonique et unique de scientificité, hérité du positivisme et des démarches proposées par les sciences de la nature ;“5 Tous nos lecteurs sauront, sans doute, que Jacques Ardoino nous a quitté en février de cette année. Nous avions prévu de lui consacrer un article d’hommage. Après discussion avec un certain nombre de ses compagnons de travail et de ceux qui le considèrent comme leur maître, nous préférons réfléchir à l’organisation d’une rencontre, dont nous ne pouvons encore fixer ni la date, ni le lieu, avec la conviction qu’une forme interactive et multiple nous permettra de mieux cerner la richesse de ses apports.6 Valoriser l’émergence d’approches de type clinique, d’approches anthropologiques plus sensibles à la particularité comme à la complexité des phénomènes humains, approches permettant de mieux appréhender l’hétérogénéité de la réalité éducative que symbolise en particulier l’approche multiréférentielle défendue et développée par Jacques Ardoino fondateur de l’AFIRSE tout en rendant compte de la vitalité et de la permanence de formes de recherche plus proches de l’épistémologie dominante.“7 Nous pouvons certes compter le nombre des fenêtres d’un château dont nous regardons la photographie, mais nous ne pouvons compter que celles qui nous sont données à voir, nous pouvons certes parfois imaginer celles qui apparaitraient selon une autre perspective, mais qu’en est-il vraiment de la façade qui nous est définitivement cachée ? Du château lui-même je peux faire le tour, m’en éloigner jusqu’à prendre conscience de structures qui ne se donnent pas immédiatement, m’en approcher jusqu’à sentir la rugosité des murs, les signes d’érosion, déchiffrer les inscriptions laissées par des passants.
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programme infini de perceptions possibles“. Ce morceau de craie je peux en percevoir la blancheur et le volume, le poids quand je le prends en main, en m’approchant j’en saisis le grain, je peux le soumettre à toute une série d’opérations physiques ou chimiques, l’écraser et donc en éprouver la résistance, verser un acide ou comme dans ces pseudo expériences que décrit Bachelard (La formation de l’esprit scientifique) essayer systématiquement d’analyser ses réactions à l’ensemble des liquides de l’environnement quotidien, eau, huile, urine etc. Je n’aurai jamais fini de décrire mais aussi de raconter ce que je fais et ce que je perçois, sans trop savoir ce que représente vraiment ce que je perçois. Cette problématique phénoménologique nous la retrouverons dans la démarche clinique mais aussi, même si c’est pour des raisons différentes, dans la perspective ethnologique. Mais l’obstacle majeur est, peut-être que nous ne pouvons rendre compte d’une description qu’en choisissant la forme de récit et que le récit ne saurait fonder une connaissance. L’enrichissement de la notion de représentation que représente les travaux que nous publions ici, la transformation de ce qui n’était qu’une notion en concept, concept à la fois opératoire, individuel et collectif, capable de nous donner à connaître et donc à fonder un mode de présence de ce qui est en même temps absent, propose une sorte de modèle à la fois de dépassement et de compréhension de l’abstraction scientifique. Présentation du numéro (A propos) de la représentation  Jean-Claude Sallaberry 8 Le numéro 2002 de la revue s’était structuré autour d’un dossier intitulé “Représentation et didactique“ (dossier dirigé par Gérard Sensevy et moi-même). Le fil rouge de ce dossier était ainsi le lien entre didactique et représentation, autrement dit l’utilisation des représentations dans les situations d’enseignement. Sans délaisser ce point de vue (parmi les articles qui traitent de “l’utilisation“ des représentations, plusieurs concernent l’enseignement), la visée de ce dossier est plus large. Il s’agit d’envisager un apport à la modélisation de la cognition humaine. Un apport qui utilise l’outil représentation, un apport qui ne prétend nullement être le seul, un apport qui ne prétend pas “épuiser“ la question (ni si possible le lecteur), mais qui milite pour la prise en compte de la variété et de la complexité de la cognition. Qui ne fasse pas référence à la culture comme “quelque chose“ d’extérieur au sujet humain, mais prenne en compte sa situation d’être justement à la fois “à l’intérieur“ et “à l’extérieur“. Qui modélise le fait que la culture se reconstruit sans cesse à partir des interactions humaines (processus d’autopoièse) mais structure simultanément chaque interaction.
8 Numéro intitulé “Des représentations“
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