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Du travail l'écologie nouvelle voie du socialisme1 Jean Marie Harribey Actuel Marx Communisme n° deuxième semestre p Dans la perspective de l'émancipation humaine qui pourrait être construite durant ce XXIe siècle deux aspirations doivent être conciliées l'aspiration l'égalité sociale qui s'était incarnée jusqu'ici dans le projet de socialisme et l'aspiration une activité humaine insérée dans une biosphère terrestre non dégradée Nous savions depuis les échecs du siècle passé que le socialisme sans la démocratie ne pouvait exister véritablement Nous prenons conscience aujourd'hui que le socialisme sans l'écologie serait voué l'échec Pour le dire autrement la transformation des rapports de production implique celle de la production elle même c'est dire des forces productives qu'on ne peut développer l'infini De la même façon vouloir protéger l'environnement en acceptant la dégradation sociale et la montée des inégalités dans le monde conduirait une impasse La mise en cohérence des exigences sociales et des contraintes écologiques est donc devenue un impératif auquel le capitalisme est incapable de répondre parce que sa logique de marchandisation et d'accumulation le pousse sacrifier les humains et la nature sur l'autel du profit Quelles conditions doivent être remplies pour que réussisse l'alliance du social et de l'écologie La question renvoie d'une part aux finalités du travail humain en tant qu'activité tendue vers la production de biens et services propres satisfaire des besoins et d'autre part une conception de la richesse hors du cadre exclusif de la valeur marchande qu'impose le capitalisme la charnière de ces deux préoccupations se trouve la construction démocratique d'un mode de développement qualitatif soutenable au sens propre du terme2 Or il n'existe pas encore aujourd'hui un consensus ou du moins un accord majoritaire sur cette problématique parmi les forces sociales aspirant une transformation profonde des rapports sociaux et cela même au sein des courants théoriques et politiques se réclamant ...

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Étude de la science économie
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1L’ÉCONOMIE EST L’ART DE BIEN GÉRER LA RICHESSE D’UN PAYS Le motéconomiesignifie en grec « la maison » et « la règle », c’est-à-dire l’art de bien adminis-trer une maison, et par extension de bien gérer la richesse d’un pays. Elle consiste en l’étude de la production, la distribution, l’échange et la consommation de biens et services. L’économie est une science tournée vers l’action car elle repose sur la mise en œuvre d’actions correctives pour s’adapter à la conjoncture et à l’évolution de la société. En effet, les individus ont des besoins et doivent produire et/ou acheter des biens pour les satis-faire. Les ressources nécessaires à la production de ces biens sont en quantités limitées et il sera nécessaire de faire des choix. Ainsi, pour Raymond Barre, «la science économique est la science de l’administration des ressources rares» car l’économie est liée à la rareté des ressources et au choix que les agents économiques vont opérer en fonction de l’utilité qu’ils en retirent. Prenons l’exemple d’un consommateur qui fait ses courses : il va regarder les différents produits, réfléchir sur leur utilité et sur la satisfaction qu’il va en retirer et choisir un produit en fonction du prix et de ses contraintes budgétaires. L’homme est obligé de transformer les ressources naturelles pour satisfaire sesbesoins(un besoin correspond à un état de manque face à ce qui est nécessaire ou ressenti comme tel par l’individu). Ces biens transformés par l’homme sont desbiens rarespuisqu’ils doivent être produits avec des ressources limitées. Les économistes se préoccupent de ces biens rares qui ont unevaleur d’usageet unevaleur d’échange(cf. fiches 1 et 5). Les biens rares se distinguent desbiens libresqui sont gratuits et en abondance comme la faune et la flore. Cependant, des biens libres peuvent aussi être vendus sur le marché lorsqu’ils devien-
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nent rares, comme l’eau par exemple. En fait, on se rend compte maintenant que la quasi-totalité des ressources sont en réalité limitées, constat à l’origine de la notion dedéveloppement durable(cf. fiche 14). Les économistes cherchent à répondre à deux questions fondamentales. Comment allouer les res-sources rares, c’est-à-dire comment doit-on les répartir ? Ils cherchent aussi à trouver les solutions visant à assurer en permanence une allocation efficace des ressources rares. En conclusion, d’après le Petit Larousse, l’économie est définie comme l’ensemble des activités d’une collectivité humaine, relative à la production et à la consommation des richesses.
2 QUELLES SONT LES GRANDES FONCTIONS DE L’ÉCONOMIE ? Comme nous l’avons vu précédemment, l’économie correspond à l’étude de plusieurs fonctions qui induisent des mécanismes de régulation. Nous pouvons donc aussi la définir comme la science de l’étude, du contrôle et de la mise en œuvre de ces régulations. Cette science porte sur l’étude de plusieurs fonctions : – la production ; – la répartition des richesses et des revenus ; – la consommation ; – l’épargne ; – l’investissement.
A – La fonction de la production Elle correspond à la combinaison des facteurs de production, comme le capital, le travail et les ressources naturelles, afin d’obtenir des biens et des services pour les vendre sur le marché à un prix rentable afin de satisfaire des besoins solvables. Les ventes réalisées par l’entreprise correspondent auchiffre d’affaires, c’est-à-dire à la somme des ventes d’une entreprise. La production détermine la richesse créée par l’entreprise que l’on désigne par l’expressionvaleur ajoutée (cf. fiches 12 et 16). Elle correspond à la valeur de la production moins lesconsommations intermédiaires. Les consommations intermédiaires sont des biens qui sont transformés ou qui disparaissent lors du processus de production, comme par exemple les matières premières. Leproduit intérieur brut (PIB)à la somme des correspond valeurs ajoutées réalisées à l’intérieur d’un pays par l’ensemble des branches d’activité, plus la TVA et les droits de douanes. L’évolution du PIB (cf. fiche 13) est l’indicateur qui sert à mesurer
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lacroissance économique. Croissance et développement économique sont en interaction pouraméliorer les conditions de vie de la population (cf. fiche 12). Toutefois, la croissance économique se traduit aussi par le développement d’inégalités de richesses entre pays et entre individus (cf. fiches 16, 17 et 20) et par desexternalitésnégatives qui seront combattues grâce à la mise en œuvre d’une politique dedéveloppement durable(cf. fiche 14).
B – La fonction de répartition Elle correspond à la répartition de la valeur ajoutée entre les différents agents économiques. Les salariés perçoivent unsalaire, les professions libérales deshonoraires, l’entrepreneur et les asso-ciés percevront unprofit, les prêteurs desintérêtset l’État desimpôts(cf. fiches 22, 23, 24 et 25). Les entreprises pourront consacrer une partie de la richesse produite àl’autofinancementafin de réaliser de nouveauxinvestissements(cf. fiche 21). La richesse est inégalement répartie entre les agents économiques, en particulier entre revenus du travail et revenus du capital (cf. fiches 16 et 17). En France, pour limiter ces inégalités l’État a mis en place depuis 1945 un système deprotection socialequi permet une certaineredistributionde la richesse (cf. fiches 18 et 19). Les richesses sont également inégalement réparties dans le monde. On distingue lespays déve-loppés(oupays industrialisés), qui ont un PIB très élevé et un développement économique très important, et lespays les moins avancés (PMA)avec un PIB et un développement économique faibles. Certains pays dans une situation intermédiaire sont qualifiés depays émergents(cf. fiche 20). Ces inégalités se traduisent aussi par le nombre et la taille des entreprises d’un pays. En effet, 70 000 firmes multinationales réalisent plus des deux tiers des échanges mondiaux et leurs société-mère sont domiciliées dans des pays développés ou desnouveaux pays industrialisés(cf. fiches 6, 8, 10 et 15).
C – La fonction de consommation C’est la fonction principale desménages. Selon l’Insee, un ménage est constitué d’une ou plu-sieurs personnes physiques vivant sous le même toit, qu’il y ait ou non des liens de parenté. Les ménages consomment, c’est-à-dire qu’ils achètent des biens et des services en fonction des reve-nus qui leur ont été distribués en échange de leur travail ou en rémunération de leur épargne. Pour pouvoir se procurer les biens ou services qu’ils ne produisent pas eux-mêmes, les agents économiques utilisent un bien particulier, lamonnaie, qui facilite les échanges (cf. fiches 3, 4, 5
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et 9). Une partie des revenus sera épargnée afin de se prémunir de certains risques ou en vu de produire un revenu financier. John MaynardKeynesdéfinitl’épargnecomme la partie non consommée du revenu. L’épargne des ménages leur procure la possibilité d’acheter ultérieurement un bien plus conséquent, comme une voiture, ou de faire fructifier leur capital par des investissements ou des placements financiers. L’épargne des ménages et des autresagents économiques à capacité de financement ainsi que la création monétaire des banques sera utilisée pour prêter auxagents à besoins de financement, comme les entreprises, afin qu’ils puissent investir pour produire plus de richesses. Pour Adam Smith, «l’industrie de la société ne peut augmenter qu’autant que son capital aug-mente, et ce capital ne peut augmenter qu’à proportion de ce qui peut être épargné». Pour les économistes classiques, le montant de l’épargne dépend du taux d’intérêt.
D – La fonction de l’investissement Elle est principalement réalisée par les entreprises. Pour cela, elles cherchent à trouver les moyens financiers nécessaires à un coût intéressant afin de pouvoir acheter de nouveaux moyens de pro-ductions. On distingue lecapital fixe, qui correspond à des moyens de production durables, et le capital circulantqui est utilisé rapidement, comme par exemple les stocks. L’investissement porte essentiellement sur le capital fixe, c’est-à-dire les biens d’équipement durables (outillages, machines, équipements…) qui restent dans l’entreprise et dont la durée de vie est supérieure à un seul cycle de production. Leur destruction est progressive dans le temps mais ils devront être renouvelés. Cependant, les possibilités d’investissement présentent de grandes inégalités entre les PME qui ont des difficultés à trouver le financement et les grandes entreprises (cf. fiches 21-22).
3QUELS SONT LES PRINCIPAUX ORGANES RÉGULATEURS DE L’ÉCONOMIE ET DES MARCHÉS ?
L’économie néoclassique considérait que le marché suffisait à réguler l’activité économique car la concurrence y était théoriquement pure et parfaite : tous les agents économiques y seraient strictement à égalité et toutes les productions équivalentes. En réalité, la concurrence est impure et imparfaite car il y a une différenciation entre les produits de chaque entreprise qui satisfont le même besoin. Il y a également de grandes disparités de pouvoir entre les agents économiques (consommateurs et entreprises, PME et grands groupes industriels ou de distribution) et la concur-rence s’en trouve faussée.
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LesÉtatsont mis en place des normes et des institutions de régulation et de contrôle (par exemple en France le Conseil de la concurrence et l’autorité des marchés financiers), qui sont les garants du libre jeu de la concurrence et du bon fonctionnement des marchés. L’État intervient également en édictant des lois, comme celles sur l’abus de position dominante, contre les ententes illicites entre entreprises ou ledumping(vente à perte). Ces pratiques sont donc prohibées et entraînent des sanctions financières (cf. fiches 3 et 27). Pour remplir convenablement ces fonctions économiques, l’État met également en œuvre diffé-rentes politiques économiques pour réduire certains dysfonctionnements comme l’inflation ou le chômage (cf. fiches 26, 27, 28, 29 et 30). Desinstitutions internationales, comme L’OMC, ou supranationales, comme l’Union euro-péenne, visent à réguler les marchés internationaux pour assurer une concurrence plus équilibrée, en particulier entre les pays du Nord et les pays du Sud (cf. fiches 27, 28, 29 et 30). Cela conduit à l’instauration d’une amorce degouvernance mondiale.
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