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Les Carrés DSCG 4 - Comptabilité et audit 2012

De
256 pages

48 fiches de révision pour réussir votre examen


Ce livre est un véritable guide de révision. L’auteur y a mis toute la connaissance qu’il a de l’examen pour vous permettre :

- de réviser efficacement TOUT votre cours ;

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• Candidats au DSCG

• Étudiants de l’INTEC

• Étudiants de l’enseignement supérieur de gestion

• Étudiants des licences économie-gestion et des licences professionnelles

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Le diagnostic financier
FICHE 1
1 INTRODUCTION Le diagnostic financier permet d’évaluer le potentiel de l’entité. Il peut se faire en différentes occa-sions (achat d’entreprise, placements, demande d’emprunt, mesure des performances...) et par des intervenants externes ou internes à l’entité. Il permet de porter un jugement sur l’équilibre financier, la performance et la rentabilité de l’entité. Il doit déboucher sur un diagnostic plus global visant à évaluer lastratégiede l’entité.
2LE CONTEXTE DU DIAGNOSTIC L’entité a pour objectif d’assurer sa pérennité et une rentabilité aussi forte que possible des capi-taux engagés, c’est-à-dire qu’elle doit créer de lavaleur.
A – Les objectifs du diagnostic financier Les objectifs du diagnostic financier sont d’apprécier laperformanceet la situation d’une entité, d’identifier sespoints forts et ses points faibleset deprendre une décision.
B – Les préalables du diagnostic Dans l’idéal, l’analyse portera sur les documents comptables et financiers (notamment bilan et compte de résultat) des trois dernières années. Cela permettra de gommer les événements excep-tionnels (analyse dansle temps) et de faire apparaître une tendance.
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Une bonne analyse se fait aussi dansl’espace. Il faut tenir compte du secteur d’activité. En effet, les taux de marge dégagés dans le secteur pharmaceutique sont différents de ceux de l’industrie automobile. La finalité du diagnostic sera différente selon l’objectif recherché. Par exemple, les banquiers voudront s’assurer du remboursement de leurs créances, les fournisseurs seront intéressés par le risque de défaillance, etc. Une entité peut appartenir à ungroupe. Un groupe est un ensemble de sociétés réunissant trois critères : – indépendance juridique des sociétés du groupe, mais liens entre elles ; – unité de décision économique à laquelle sont soumises les sociétés ; – le groupe n’a pas de personnalité morale. Dans ce cas le diagnostic se fera à partir des comptes consolidés pour annuler l’incidence des opé-rations intragroupes. Il faudra analyser le périmètre de consolidation : sa composition, son évolu-tion (entrée/sortie) et la variation du pourcentage d’intérêt et de contrôle.
3LA MÉTHODOLOGIE L’établissement du diagnostic financier se fait en plusieurs étapes : la collecte d’information: il s’agit essentiellement des documents comptables et de gestion (bilan, compte de résultat, budgets,reporting, etc.), mais le rapport de gestion ou le rapport du commissaire aux comptes peut aussi être utilisé ; la vérification des informations; le retraitement de l’information; la présentation de l’information: les grandes masses et ratios mis en évidence serviront de support pour analyser et évaluer les risques majeurs encourus ainsi que l’évolution de la structure financière. La synthèse de l’analyse permet de donner une image de la situation financière de la structure et de définir des perspectives d’évolution. Tout diagnostic doit en effet se projeter vers l’avenir en proposant des orientations et préconisations découlant de la situation financière.
La profitabilité de l’entreprise
FICHE 2
1INTRODUCTION Selon C. Hoarau, définir la profitabilité revient à « apprécier l’efficience de l’entreprise dans l’utili-sation des ressources dont elle dispose, compte tenu de la nature de ses activités et de ses objectifs stratégiques ». La profitabilité est l’aptitude de l’entreprise à sécréter du résultat grâce à son activité. Mais ce n’est pas parce qu’une entreprise développe son activité qu’elle est profitable; en effet, elle peut se retrouver en difficulté si elle ne maîtrise pas sa croissance.
2RAPPEL DES PRINCIPAUX OUTILS 1 Il est important de maîtriser les outils. Ceux-ci ont déjà été étudiés en DCG ; il ne s’agira donc, dans le cas présent, que d’un rappel. Ce qui est important, c’est l’analyse qui en est faite.
A – Les soldes intermédiaires de gestion Le document de base est le compte de résultat. Il est subdivisé en trois niveaux (exploitation, finan-cier et exceptionnel) et met en évidence cinq indicateurs de gestion (le résultat d’exploitation, le résultat financier, le résultat courant avant impôt, le résultat exceptionnel et le résultat net). Ces indicateurs ne permettent pas d’apprécier les performances économiques et financières de l’entreprise, ils sont trop descriptifs. Le plan comptable général (PCG) dépasse les limites de
1. VoirCarrés DCG 6 – Finance d’entreprise, Pascale Recroix, Gualino éditeur, 2011.
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l’approche patrimoniale en prévoyant dans le système développé le calcul de soldes intermédiaires de gestion (marge commerciale, production de l’exercice, valeur ajoutée, excédent brut d’exploi-tation, résultat d’exploitation, résultat courant avant impôt, résultat exceptionnel, résultat net).
Afin d’avoir une approche plus économique, certains retraitements peuvent être effectués (crédit-bail, personnel extérieur...). La centrale des bilans en propose d’autres (sous-traitance, escompte de règlements...). Avec la correction des seuils, la valeur ajoutée tient compte de la politique d’externalisation de certaines fonctions de l’entreprise.
B – Le seuil de rentabilité et le levier opérationnel C’est un outil simple qui permet de voir si la structure des coûts est compatible avec les objectifs à court terme. Il s’agit de déterminer le chiffre d’affaires permettant à l’entreprise de couvrir ses charges fixes. L’entité ne commence à faire du bénéfice que lorsque la marge sur coût variable couvre les charges fixes. charges fixes Seuil de rentabilité (SR) = taux de marge sur coût variable
Il permet de mesurer la vulnérabilité de l’entité, d’apprécier le risque d’exploitation. Le gestionnaire peut mettre en place un autre outil : le levier opérationnel. Il représente le rapport de l’élasticité du résultat au chiffre d’affaires.
Δrésultat résultat CA LO = = ΔCA CA – SR  CA En pratique, le calcul du seuil de rentabilité soulève de nombreuses questions et il convient d’être prudent dans son utilisation. En effet, la ventilation entre les charges de structure et les charges variables est souvent aléatoire, de nombreux coûts sont hybrides.
C – La capacité d’autofinancement et l’autofinancement La capacité d’autofinancement représente l’aptitude de l’entité à générer des ressources destinées soit aux associés (dividendes), soit à l’entreprise elle-même (autofinancement).
CAF= EBE + produits encaissables – charges décaissables CAF= résultat de l’exercice + charges calculées – produits calculés + valeurs nettes comptables des éléments d’actif cédés – produits de cession des éléments d’actif – quote-part de subvention virée au résultat Autofinancement= CAF – distribution de dividendes
FICHE2La profitabilité de l’entreprise
3INTERPRÉTATION A – La croissance Les taux de variation: il existe de nombreux ratios pour mesurer l’activité d’une entreprise, ils varient d’un analyste à l’autre. L’entreprise dispose de trois indicateurs d’activité : le chiffre d’affaires, la marge commerciale ou la production de l’exercice et la valeur ajoutée. La relation coût / volume / profit:le résultat dépend en grande partie de trois facteurs : le prix de vente, les quantités vendues et le coût de revient. Ces facteurs dépendent de l’environnement, du secteur d’activité, de la position de l’entreprise... Il est rare qu’une entreprise puisse vendre durablement beaucoup et cher. Il lui faut trouver un optimum entre les deux.
B – La marge La marge commercialeest calculée par les entreprises commerciales. L’analyse de la marge commerciale peut être complétée par le calcul du taux de marge. Son évo-lution sera étudiée dans le temps et dans l’espace. Le calcul peut avoir pour base le chiffre d’affaires (taux de marque) ou les achats (taux de marge). Un taux de marge inférieur à la moyenne du secteur indique aux dirigeants des problèmes dans leurs choix de gestion. La marge brute: les entreprises industrielles seront intéressées par le taux de marge brute. Marge brute = ventes – coût des matières – main-d’œuvre
marge brute Taux de marge brute = CA HT
C – La profitabilité Il existe de nombreux ratios et plusieurs niveaux de résultat dont voici les principaux :
Excédent brut d’exploitation (EBE)
L’EBITDA (Earning before interest taxes depreciation and amortization)
Il s’agit du solde le plus significatif car il mesure la performance de l’entité avant toute décision financière. L’étude se fait par rapport au chiffre d’affaires ou à la valeur ajoutée. Un EBE négatif est signe d’un risque de défaillance.
Cet indicateur est utilisé dans les pays anglo-saxons, il mesure la capacité de l’entité à dégager une marge afin de financer ses intérêts et le remboursement de ses dettes. Cet indicateur est en perte de vitesse car il n’est pas normé et ne facilite donc pas les comparaisons dans le temps et l’espace.
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Résultat d’exploitation EBIT (Earning before interest taxes)
Capacité d’autofinancement (CAF)
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Il s’agit de la rentabilité réelle, son augmentation est synonyme d’amélioration de la productivité. Il tient compte de la politique d’investissement de l’entité, puisque son calcul se fait après prise en compte des dotations aux amortissements et dépréciations.
À la différence de l’EBE, il est tenu compte de tous les produits et charges donnant lieu à un mouvement de trésorerie. C’est le meilleur des indicateurs car il est cyclique et il permet à l’entité d’apprécier sa capacité à générer des excédents.
o o Pour plus de détail, l’étudiant se référera à l’UE « Finance » du DCG (n 6) et du DSCG (n 2).