Apprendre et enseigner autrement en Afrique (Tome 2)

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Ce second volume présente une démarche de recherche-action dans tous les cycles de l'école guinéenne. Cette méthodologie comprend des instruments didactiques classiques comme la problématique, les objectifs de la recherche, les hypothèses, les outils d'investigation, les résultats et les interprétations, etc. Elle permet aux enseignants de décortiquer, de circonscrire, de maîtriser les obstacles rencontrés par les apprenants.
Publié le : dimanche 1 janvier 2012
Lecture(s) : 105
EAN13 : 9782296478725
Nombre de pages : 162
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Apprendre

autrement

et

enseigner

en

Afrique

Du même auteur
Enseignement et apprentissage de la chimie en Afrique, L’Harmattan, 2009, (en
collaboration avec Claudine LARCHER)
Le réseau invisiblein Enseigner et apprendre les sciences, 294-298, Paris : Armand
Colin, 20, 2005 (ouvrage collectif UMR-STEF, INRP)
L'utilisation d’un indicateur coloré obtenu à partir d’une plante locale pour l’enseignement
et l’apprentissage des acides et des bases au collège, Radisma 3, 17, 2008
Pour un enseignement d’éducation à l’environnement et au développement durable au
collège en Guinée-Conakry, Aster 46, 181-203, 2008
Entre substances organiques et substances minérales : Difficultés à l'entrée du lycée,
Radisma 2, 52-62, 2007
Les tendances actuelles de l enseignement des sciences expérimentales. Conception et
'
réalisation du matériel didactique à partir de matériaux localement disponibles.
UNESCO, 3, 51-60, 2002
La pollution. Méfaits et moyens de lutte. UNESCO, 1, 42-51, 2002
Une collaboration entre enseignants et artisans en Guinée pour contextualiser la
chimie(en collaboration avec Claudine LARCHER). Aster 34, 51-74, 23,
2002
Entre transformation chimique et transformation physique : difficultés au collège.
Faisceau, 5-6, 48-53, 2001
«ntmenoenvnriE»,quelles significations pour les élèves et les enseignants du collège ?
Faisceau, 3-4, 27-33, 2000
Analyse des savoirs de chimie dans des ouvrages « grand publics » : Le Quid et
l'Encyclopædia. Faisceau, 3-4, 54-59, 2000
L'enseignant, l'élève et l'ordinateur. L’Educateur 31-32, 22-23, 1997
Langage et problèmes langagiers dans l’enseignement des sciences.L'Educateur 31-32,
22-23, 1997
Didactique et activités ludiques : Comment transporter de l'eau dans un verre
renversé. Soriba, 1, 11, 1997
Quelques propositions didactiques sur l'enseignement de la réaction chimique au
collège. L'Educateur, 29-30, 31-32, 1996
Préparation des cirages à partir des matières premières locales.L'Educateur 28-29,
13-16, 1996

©L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.f
ISBN : 978-2-296-55929-5
EAN : 9782296559295

Alfa Oumar Diallo

Apprendre et enseigner
autrement en Afrique

Pratiques et recherches éducatives en chimie
en Guinée-Conakry

Volume 2

Études Africaines
Collection dirigée par Denis Pryen et François Manga Akoa

Dernières parutions

Hermine MATARI, Romaric Franck QUENTIN DE
MONGARYAS,Ecole primaire et secondaire au Gabon. Etat des
lieux, 2011.
Aurélie Mongis,Le chant du masque,2011.
Adon GNANGUI,Côte d’Ivoire : 11 avril 2011. Le coup d’État de
trop de la France en Afrique, 2011.
Boubacar OUMAROU,Pasteurs nomades face à l’État du Niger,
2011.
Thierry BANGUI,La ville, un défi duXXIesiècle. Essai sur les enjeux
de développement urbain en Afrique, 2011.
Ahoué DJIE,La jeunesse ivoirienne face à la crise en Côte d’Ivoire.
Le point de vue des jeunes, 2011.
Jocelyn OLOMO MANGA,Les divisions au cœur de L’UPC,
2011.
Rudy MBEMBA-DYA-BO-BENAZO-MBANZULU,Le
MÙUNTÚ et sa philosophie sociale des nombres, 2011.
G. Bertin KADET,La politique de défense et de sécurité de la Côte
d’Ivoire,2011.
Patrick DEVLIEGER et Lambert NIEME (éd.),Handicap et
société africaine. Culture et pratiques, 2011.
Rodrigue LEKOULEKISSA, L’électrification en Afrique. Le cas du
Gabon (1935-1985), 2011.
André MBATA MANGU,Abolition de la peine de mort et
constitutionnalisme en Afrique, 2011.
Ahmed BELLO,Les libertés collectives des travailleurs,2011.
Mathurin C. HOUNGNIKPO,L’Afrique au futur conditionnel,
2011.

«

Petit

à

petit,

(a
de

l’oiseau

saga du
partout

fait

griot
etde

son

nid

»

ou lesdits
nullepart)

’hommequi lit

Je dédie ce livre à tous les élèves, étudiants et enseignants anonymes qui
sont tombés au pont du 8 Novembre en janvier 2007 et au stade du 28
Septembre 2009 afin que leur âme repose en paix.

«Des apprentissages et des enseignements qui
plongent leurs racines au plus profond de la tradi-
tion et du passé de l’Afrique, telles les racines d’un
fromager des savanes deCédakörö dont l’épaisse
frondaison cache les secrets de l’âme de l’ancêtre.
Ce génie bienfaisant qui parraine lesActes et le
Verbe du forgeron, du salinier, du bijoutier, du
charbonnier, du laboureur, etc. à l’heure où selon
SenghorOun secret dialogue s’instaure entre le
monde terrestre et le monde cosmique (entre le toit
des cases et les étoiles)O».

(Alfa umarDiallo2009p. 12)

«Dans certains pays en développement, les écoles
privées peu coûteuses sont en train de changer le
visage de l’éducation ».

(apport mondialdesuivi
sur l’Educationourous2009p. 177)

Je remercie :

- Monsieur et Madame Larcher, mes amis deFrance ;
-Mes compagnons de route de la plate-forme
Cyberdidac duCanada, de laBelgique et d’Afrique ;
- Mes partenaires de l’Université VirtuelleAfricaine de
- Tous les élèves, étudiants et enseignants d’Afrique.

interactive
Nairobi ;

Préface

« Lorsque tu vois une poule en l’air, celui qui l’a
lancée n’est pas loin ».
(asaga du griot ou lesdits
departoutetdenullepart).

« Le monde va par deux, deux, deux. Il faut alors
avoir deux yeux.Et ne verra pas les choses sues,
l’homme qui n’a pas la double vue, car la vie de-
vient une bûche sur laquelle il trébuche.Celui qui
est gêné par le doute ne peut plus se choisir de
route…»

(asaga du griot ou lesdits
departoutetdenullepart).

ous sortantsdel’nstitutupérieurdesciencesde
l’EducationdeGuinéefortementengagésdans larévolutionde
l’enseignementenAfrique conjuguonsces strophesde enghor
desannéesardentesdelanégritude au temps présent«C’est le
temps du combat, c est le temps de la foi, c’est le temps des pre-

mières fleurs et des premières promesses qui sont alors comme
vous le savez plus belles».
«L’Afrique n’est pas entrée dans l’histoire»commel’a dit le
résidentarkozy.Cela est vrai.
ous denotrepartpensons quel’Afrique a étésortie de
l’histoirepar laforce des hommesetdel’istoire.ousdirons
plus hautet plus fort quenous nepréférons pas laliberté dans la
pauvretémais laliberté dans l’opulenceportéepard’excellents
outilset techniquesdeformationainsi que de brillantesélites pa-

triotes.Desafricains quicroientaudevenirdu grand continent
noirdans lerespectdeses valeurs traditionnelles.
ous n’oublions pasaussi que«les orteils des jeunes doivent
se poser exactement dans les traces laissées par les anciens»dans
lesensdelaliberté delapaix dela démocratie delaperformance
etdela croissance durable.
Cen’est pas uneprofessiondefoi mais un sermentdesuivre
lesempreintes laissées par notreprofesseuràtravers lesâges tout
commenous l’avons faitdanscelivre.

our le collectifdes sortantsont signé 

Mamadou
IbrahimaDiogo
Adama I
Kabiné Saranké
Mamadou Malal
Lanciné
Fagbon
Ibrahima
Maimounatou
Marce Sona

CAMARA
DIALLO
CAMARA
CAMARA
DIALLO
BÉRÉTÉ
KAMANO
OUÉNDÉNO
BA
KPOGOMOU

10

Lexique sommaire

« La brique qu’un apprenti posait près du foyer
était creusée, généreusement graissée de beurre de
karité. Mon père retirait la marmite du foyer, l’in-
clinait doucement, et je regardais l’or couler dans
la brique, je le regardais couler comme un feu li-
quide… ».
(Camara aye1953p. 30).

ous présenteronsdansceparagraphe des mots-clés qui seront
affichés toutau longde cemanuel.ousallonsdonnerdesexpli-
cationsen français enanglaiseten peulunelanguerichevariée
et transfrontalière«parlée par une population de pasteurs no-
mades (environ douze millions) originaires selon la tradition de
Nubie à partir du dixième siècle» (ewinp. 30).
'islamisationet lafamiliaritéqu'elle entraîne avecl'araben'a
pasétésans influencesur lelexiquepeulàtravers l’école cora-
nique(cf.chapitre uatre§ 4-1)et les noms propresdes peulsà
consonancemusulmane.
«Le nom de fulfulde est celui que la majorité des groupes
peuls donnent à leur langue.EnGuinée, se rencontre aussi le
terme fulbé, tandis que les Peuls et les Toucouleurs du Sénégal le
nomment pulaar. L'origine même du vocable français « peul »,
longtemps orthographié on ne sait pourquoi peulh, provient du
Wolof,OPolOqui désigne unOPeulO.En anglais, c'est un emprunt
au haoussa, fulani, qui est traditionnellement employé à la fois
pour la langue et pour ses locuteurs.Enfin, certains linguistes la
(langue)dénomment ful ou fula» (ierre-Francisacroixle eul
inlesanguesdans lemondep. 19).

Outil
Etymologiquementlemot «outil»a évolué dans ses origines.
apremièresourcevientdu latinclassique«ustensilia» qui signi-
fie«ustensile».asecondequidate de1268vientdelaracine
«oustil».atroisième apparue audouzièmesièclevientaussi
du latin «oustil».aquatrièmequiest fixée en 1538 descend de
«hustil»«ostil»et «ustil»
’outilestdéfinicommetout objet fabriqué conçuet fait pour
agir sur lamatièrepourexécuter un travailproduireun objet.
C’estaussi unaccessoireunappareilunenginun instrument
unemachineunemachine-outil ou un ustensile.
emot outil commelemot instrumentimplique d'unema-
nièregénérale et théoriquel'idée d'un objet mûdirectement par la
seulemaindel'exécutant.ur la différence entreoutilet instru-
ment et l'emploidel'un pour l'autreilestdit qu’un instrumentest
utilisépar l'homme dit «supra»et l'outil par l’homme dit
«faber».
Apartirde1922lemot «outil» signifie en linguistiquele
mot fonctionnelgrammatical (servantà«construire »laphrase)
etexprimantdes relations fonctionnelles.
ousexprimons icidesexemplesd’outilscourants utilisés par
quelquesartisans guinéens (Dialloetarcher2009pp. 61-105)
’aiguillel’enclumeles pinces etc. (forgerons-orfèvres) ; lama-
chettelahachelascie(charbonnie lr) ;es filsélectriques
l’entonnoirles gantslemasque etc. (chargeursde batterie;etc.
Au pointdevue didactique egendre . (2005) retient que
l’outil«est une expression qui se réfère à la lecture, à l’écriture,
à l’aptitude numérique et à la résolution de problèmes mais qui
peut aussi selon le contexte social, inclure d’autres savoirs tels
que l’aptitude à se servir d’un ordinateur, à utiliser une biblio-
thèque ou à interpréter les messages véhiculés par les médias».l
parle aussid’ «outils d’apprentissage essentiels»l’équivalent
anglaisde«essential learning tools»etdu peul «alaa»et
«outi» (du françaisoutil).
entionnons quelques idéesexprimées sur les outils
D’un pointdevue anthropologique iaudvoit qu’«un outil
humain est quelque chose de plus qu'un instrument simple, du type
de ceux dont se servent les singes : c'est un objet façonné, trans-
formé, de manière à pouvoir être utilisé commodément et effica-

12

cement pour accomplir un certain genre d'actions (...) ; les
hommes façonnent leurs outils en prévision d'emplois plus ou
moins généraux et par conséquent leur donnent une forme en rap-
port avec les emplois auxquels ils les destinent »(l'ntelligencep.
53).
eroi-Gourhan vaplus loin.our lui«la liberté de la main
implique presque forcément une activité technique différente de
celle des singes et sa liberté pendant la locomotion alliée à une
face courte et sans canines offensives, commande l'utilisation des
organes artificiels que sont les outils. Station debout, face courte,
main libre pendant la locomotion et possession d'outils amovibles
sont vraiment les critères fondamentaux de l'humanité» (eGeste
et la aroletome p. 33).
lajouteque«nous percevons notre intelligence comme un
bloc et nos outils comme le noble fruit de notre pensée ;
l'Australanthrope, lui, paraît bien avoir possédé ses outils comme
des griffes. Il semble les avoir acquis non pas par une sorte
d'éclair génial qui lui aurait fait un jour saisir un caillou coupant
pour armer son poing (hypothèse puérile mais favorite de bien
d’ouvrages de vulgarisation) mais comme si son cerveau et son
corps les exsudaient progressivement» (leGeste et la aroletome
pp. 151-152).
our lui«La notion même d'outil exige d'être reprise à partir
du monde animal car l'action technique est présente aussi bien
chez les invertébrés que chez l'homme et on ne saurait la limiter
aux seules productions artificielles dont nous avons le privilège.
Chez l'animal, l'outil et le geste se confondent en un seul organe
où la partie motrice et la partie agissante n'offrent entre elles
aucune solution de continuité. La pince du crabe et ses pièces
mandibulaires se confondent avec le programme opératoire à
travers lequel se traduit le comportement d'acquisition alimentaire
de l'animal. Le fait que l'outil humain soit amovible et que ses
caractéristiques soient non pas spécifiques mais ethniques ne
change fondamentalement rien» (eGeste et la arolet.p. 35-
36).
G.imondonquantàluiretient que«Le dix-huitième siècle a
été le grand moment du développement des outils et des instru-
ments si l'on entend par outil, l'objet technique qui permet de
prolonger et d'armer le corps pour accomplir un geste, et par

13

instrument l'objet technique qui permet de prolonger et d'adapter
le corps pour obtenir une meilleure perception ; l'instrument est
l'outil de perception» (Du mode d'existence deobjets techniques
p. 114).

Technique
Auoyen-âgelemot «technique»étaitemployé commel’art
desarts.En 1721 révoux parlaitdéjà de« »vers techniques
c'est-à-dire des «vers que l'on fait pour y renfermer les préceptes
des arts et aider la mémoire à les retenir ».En 1750 anuel-
exique etrévost parlaientdetermes ou mots techniques c'est-à-
direselondes «ont été inventés pour exprimer tout cemots qui
qui appartient aux arts ».En 1684apparaît le«grammairien tech-
nique calque» c'est-à-dire celui «qui enseigne les principes ».
our lamajoritéleterme«technique» vientdu latin «techni-
cus» du grec«tekhnikos» quiest «propre à un art » de
«tekhnê» quicorrespond à« »art, métier;dans un sens plus
moderneprobablement influencépar l'anglais «technic»et
«technical» attestésdès le dix-septièmesiècle.En peullemot
français technique est très souventemployésonéquivalentest
utilisé dans un sens figurépar «gnègnö» (professionnel)
«gnègnal» (professionnalisme) ou «dyöïrè» (adresse).
Au vingtièmesièclepourGidelatechnique«concerne les ap-
plications de la science pure, de la connaissance théorique, dans
le domaine empirique et pragmatique de la production et de l'éco-
nomie. L’industrie est moins évoluée que la technique» (anu-
factureprogrès techniqueset scientifiques).
atechniqueintéresse aussi latransmissiondu savoirdans les
domainesainsidéfinis.arexemplel’enseignement technique et
l’enseignement professionnel.
Au pointdevue del’éducation qui nous intéresse egendre
(2005) parle de«technique d’enseignement»l’équivalentanglais
de«teaching, technique».eloncetauteurlatechnique est un
«ensemble intégré de procédés pédagogiques utilisés par un en-
seignant dans le but de transmettre des informations et de susciter
un développement d’habiletés ».l présente également la«tech-
nique de l’observation» quiconcerne«la technique de mesure ou
d’évaluation par laquelle un analyste observe, juge et enregistre

14

le comportement d’une personne selon des critères précis de dé-
tection, d’appréciation et de collection».lajoute d’abordque
c’est «la technique de la ruche» quiest «le partage d’un groupe
en sous-groupes de deux personnes seulement en vue de faciliter
une discussion» puis la«techniqueDelphi» quiest un «procédé
de communication anonyme impliquant plusieurs personnes pour
les amener à former un consensus sur une question complexe déli-
cate et importante».
outesces pratiques intéressentdetrès près les «techniques
pédagogiques» c'est-à-direque dans laformationditeprofes-
sionnelle cesont les« procédés utilisés pour transmettre aux
élèves et aux stagiaires les connaissances et/ou les qualifications
requises, pour présenter et conduire des activités d’éducation et
de formation où l’équipement pédagogique joue un rôle impor-
tant, afin d’atteindre en un minimum de temps, les objectifs vi-
sés».
Dans quelquesexpressionslatechniquetoucheles objets tech-
niquesles processuset mécanismes techniquesEllepeutconcer-
neraussi les procédés requis pour obtenir un résultat (dans quel
que domaineque cesoit).l yaune difficultétechnique.
ar rapportàlatechniqueDeBroglie définitdes positions.l
parle«des savants qui cultivent la science pure et ceux qui sont
tournés vers les applications techniques ont des états d'esprit et
des préoccupations qui diffèrent. Les cadres dans lesquels ils se
meuvent ne sont pas les mêmes : le savant dans son laboratoire de
recherches ou son cabinet de travail ne respire pas la même at-
mosphère que le technicien dans son laboratoire industriel ou son
bureau d'études» (hysique eticrophysiquep. 337).
elon l’anthropologue eroyGourhan«l'équipement tech-
nique desAnthropiens les plus anciens,Australanthropes et
Archanthropes, est fait de percuteurs, de choppers au tranchant
sommaire, de bois de cerf tronçonnés en massues ou en bâtons à
fouir, de boules projectiles dont le mouvement se coule directe-
ment dans le moule des gestes antérieurs». (eGeste et la arole
tome 1979p. 40).
lajoute encorede technique s'il n'y a outil, ins-« Il n'y a point
trument ou machine mais ces objets, fabriqués de façon à régler
l'action, et qui sont comme des méthodes solidifiées, ne font pas

15

eux-mêmes, la technique, qui est un genre de pensée (...) »
(echnique etcience1930tome.p. 950).
D’aprèsBachelard en sciencesdel’éducation« l'essor de la
pensée scientifique dans ses formes contemporaines se révèle
comme une solidarité du génie et de la technique. La nature est
alors vaincue deux fois, vaincue dans son mystère et vaincue dans
ses forces. L'homme ordonne la nature en mettant à la fois de
l'ordre dans ses pensées et de l'ordre dans son travail»
(’Activitérationalistep. 222.nFoulquiéDictionnaire dela
languephilosophique arttechnique).
En physiquepourDeBroglie«la technique pose aussi à la
recherche scientifique des problèmes très importants que celle-ci
a grand intérêt à étudier et, si possible, à résoudre et dont la so-
lution permet ensuite à la technique de faire des progrès nou-
veaux.Ala science pure et la technique, uninsi s'établit entre
fructueux échange de vues, la première fournissant à la seconde
les connaissances dont elle a besoin pour commander à la nature
et la seconde offrant à la première des sujets de recherches et des
suggestions diverses» (hysique eticrophysiquep. 237).

Atravers toutes lesdéfinitions mentionnéesdanscepara-
graphenous nous inscrironsdanscellesde egendre de
Bachelard etde iagetafindemieuxéclairer nos idées.

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