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Architecture de paysage du Canada

De
672 pages
Les paysages ruraux et urbains du Canada sont des paysages « conçus ». Ils expriment ce que nous sommes, nos valeurs, nos croyances, nos mythes et symboles, nos réflexions sur l’univers, le caractère essentiel de notre civilisation. Si la profession d’architecte paysagiste existe au pays depuis cent cinquante ans environ, le paysage a été sculpté et modifié par la main humaine bien avant que des professionnels en aient fait leur métier. D’une importance profonde sur la vie et la pensée canadiennes, il mérite d’être étudié et expliqué, depuis les interventions significatives, mais peu connues, des Premières Nations jusqu’aux diverses manifestations des courants culturels du Canada contemporain. C’est ce que propose de faire ce livre, premier du genre à véritablement traiter de l’évolution de l’architecture du paysage au Canada dans son ensemble. La thèse principale développée dans ses pages, celle voulant que les Canadiens aient réussi d’une façon toute particulière à s’intégrer autant aux vastes paysages naturels du pays qu’à ceux humanisés, est appuyée par une étude méticuleuse et éclairée autant que par une abondance de photos et de documents d’archives. Fruit de près de 25 ans de recherches, qui ont mené l’auteur dans les lieux les plus reculés du pays comme dans ceux les plus spectaculaires, cet ouvrage est une histoire de l’architecture de paysage au Canada envisagée selon une large trame géographique et culturelle.
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UNE HISTOIRE FASCINANTE RON WILLIAMS
Architecte et professeur à la retraite de l’École d’archi- Les paysages ruraux et urbains du Canada sont des paysages « conçus ».
tecture de paysage de l’Université de Montréal, Ils expriment ce que nous sommes, nos valeurs, nos croyances, nos
Ron Williams en a également été le directeur pendant mythes et symboles, nos réflexions sur l’univers, le caractère essentiel
plus de dix ans. Il est diplômé de l’Université McGill, de notre civilisation.
de la Sorbonne et de l’Université de la Californie à
Berkeley. En tant que membre fondateur de l’agence Si la profession d’architecte paysagiste existe au pays depuis cent cinquante
d’architecture de paysage, d’urbanisme et de design ans environ, le paysage a été sculpté et modifié par la main humaine bien
urbain WAA inc., il a contribué à la conception et à avant que des professionnels en aient fait leur métier. D’une importance
la réalisation de plusieurs projets de marque, dont profonde sur la vie et la pensée canadiennes, il mérite d’être étudié et
explile Parc-Plage de l’île Notre-Dame, le Biodôme de qué, depuis les interventions significatives, mais peu connues, des Premières
Montréal, ainsi que le Jardin de l’Espace Saint-Roch à Nations jusqu’aux diverses manifestations des courants culturels du Canada
Québec. Il est l’auteur de nombreux articles et études. contemporain. C’est ce que propose de faire ce livre, premier du genre à
Ron Williams est fellow de l’Association des archi- véritablement traiter de l’évolution de l’architecture du paysage au Canada ARCHITECTURE
tectes paysagistes du Canada (AAPC) et de l’Institut dans son ensemble. La thèse principale développée dans ses pages, celle ARCHITECTURE
royal d’architecture du Canada (IRAC), et il a reçu, en voulant que les Canadiens aient réussi d’une façon toute particulière à
2007, le Prix d’excellence de l’AAPC pour l’ensemble s’intégrer autant aux vastes paysages naturels du pays qu’à ceux humanisés, DE PAYSAGE
de ses réalisations. est appuyée par une étude méticuleuse et éclairée autant que par une
abondance de photos et de documents d’archives. DU CANADA
Fruit de près de 25 ans de recherches, qui ont mené l’auteur dans les lieux les DE PAYSAGE
RON WILLIAMSplus reculés du pays comme dans ceux les plus spectaculaires, cet ouvrage
est une histoire de l’architecture de paysage au Canada envisagée selon une
large trame géographique et culturelle.
« Ce livre merveilleusement bien écrit et conçu avec
rigueur est une contribution inestimable à l’architecture
du paysage et à ses domaines connexes : architecture, DU CANADA
urbanisme, géographie, histoire de l’art et environnement.
Le premier en son genre, il fera dès à présent référence pour
tous les architectes paysagers canadiens et leurs étudiants. »
Crédit photo pour la couverture : Projet éco-touristique de
Susan Herrington, Université de la Colombie-Britannique
stabilisation de la dune de Bouctouche, Nouveau-Brunswick. Les Presses de l’Université de Montréal
Photographie de J.D. Irving ltée. Gracieuseté de James Sackville, ISBN 978-2-7606-3259-2
60 $ / 54€ www.pum.umontreal.caBDA Landscape Architects Ltd. P U M
A R C H I T E C T U R E D E PAY S A G E W I L L I A M S
D U C A N A D AArchitecture de paysage du Canada
ron WilliAms
Les Presses de l’Université de MontréalCatalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du
Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Williams, Ron, 1942–
[Landscape architecture in Canada. Français]
Architecture de paysage du Canada
Traduction de : Landscape architecture in Canada.
Comprend des références bibliographiques et un index.
ISBN 978-2-7606-3259-2
1. Architecture du paysage – Canada – Histoire. I. Titre. II. Titre :
Landscape architecture in Canada. Français.
SB470.55.C3W5414 2014 712.0971 C2014-940505-7
ISBN (papier) 978-2-7606-3259-2
ISBN (pdf ) 978-2-7606-3260-8
ISBN (epub) 978-2-7606-3261-5
erDépôt légal : 1 trimestre 2014
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
© Les Presses de l’Université Montréal, 2014
Les Presses de l’Université de Montréal reconnaissent l’aide fnancière
du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du
Canada pour leurs activités d’édition.
Les Presses de l’Université de Montréal remercient de leur soutien
fnancier le Conseil des arts du Canada et la Société de développement
des entreprises culturelles du Québec (SODEC).
Cet ouvrage a été publié grâce à une subvention de la Fédération des
sciences humaines de concert avec le Prix d’auteurs pour l’édition
savante, dont les fonds proviennent du Conseil de recherches en
sciences humaines du Canada.
Imprimé au Canada
Composeé en Sina Nova 10.5/13.25 avec Calluna Sans
Maquette et composition par Garet Markvoort, zijn digitaltAble des mAtières
Introduction 3
Première partie. Héritage paysager autochtone et colonial
Chapitre 1. La plus vieille terr e du monde 13
Chapitr e 2. L’île de la Tortue 23
Chapitr e 3. Approches maritimes 37
Chapitr e 4. Terre sainte au Nouveau Monde 49Chapitre 5. Rêves d’empire 77
Chapitr e 6. Terres promises de l’Ouest 103
Deuxième partie. Défs d’un paysage urbain et industriel
Chapitre 7 . La transf ormation du paysage rural 133
Chapitr e 8. Le verdissement du paysage urbain 152
Chapitr e 9. Les jardins publics et priv és170
Chapitr e 10. Les parcs urbains et cimetières ruraux 195
Chapitre 11. Les grands parcs publics 216
Chapitr e 12. Les monuments naturels 236Chapitre 13. Nouveaux idéaux d’aménagement urbain :
Cité-jardin et City Beautiful 263
Chapitr e 14. Paysages de la Belle Époque 292
Troisième partie. Innovations paysagères en temps d’épreuves :
1914–1945 
Chapitre 15. Paysages du souvenir 311 
Chapitre 16. Jardins privés des années 1920 et 1930 328
Chapitr e 17. Villes efcac es 344
Chapitr e 18. Des lueurs dans les ténèbr es 362
Quatrième partie. Naissance d’un paysage moderne : de 1945 à
aujourd’hui
Chapitre 19. Nouveaux paysages dans le meilleur des
mondes 389Chapitre 20. Renaissance urbaine 416
Chapitr e 21. Vers une conscience environnementale 452
Chapitr e 22. 1975–2000 : au-delà du paradigme
moderne 475
Chapitre 23. Refets paysagers d’une mosaïque
multiculturelle 503
Chapitr e 24. Paysages canadiens à une époque de
changements rapides 527
Épilogue : La conservation des paysages historiques 555
Remerciements 561
Fondation d’architecture de paysage du Canada et dona teurs567
Liste des illustra tions 569
Répertoire des plantes mentionnées dans le texte 579
Notes 585
Bibliographie 627
Index 653Architecture de pAysAge du cAnAdAi ntroduction
Ce livre est une histoire de l’architecture de paysage au Canada, envisagée selon
une large trame géographique et culturelle. Il a pour objectif principal de fournir
aux professionnels, architectes paysagistes et membres de professions connexes,
ainsi qu’au grand public, une synthèse du développement des « paysages conçus »
au pays, depuis l’arrivée des premiers habitants jusqu’à nos jours. Bien qu’il existe
quantité d’informations sur le sujet, aucun ouvrage n’a jusqu’à maintenant traité de
l’évolution de l’architecture de paysage au Canada dans son ensemble. Le paysage
a toujours exercé une infuence profonde sur la vie et la pensée canadiennes et
l’auteur considère que l’architecture de paysage – qui pourrait se défnir comme
« l’art et la science de modifer le paysage afn d’accommoder la vie humaine
dans tous ses aspects, qu’ils soient spirituels ou physiques » – mérite d’être
étudiée et expliquée, depuis les interventions signifcatives (mais peu connues) des
Premières Nations jusqu’aux diverses manifestations des courants culturels du
Canada contemporain.
L’architecture de paysage comprend le design, la planifcation, la gestion et la
conservation des espaces extérieurs. Ses praticiens la défnissent comme un art
social, dont l’objet est de créer des lieux « où circulent, se reposent, se développent
et se recréent les membres de la collectivité ». C’est aussi un art environnemental.
Les architectes paysagistes aspirent à être des « gardiens de l’environnement » et
visent à appliquer leurs talents créatifs à la conception « des lieux extérieurs et des
systèmes d’espaces ouverts qui sont utiles, inventifs, agréables et appropriés sur
le plan environnemental »1. L’ultime objectif professionnel des architectes
paysagistes, selon une des associations qui les représentent, est de « renforcer le rapport
2. d’appartenance » des êtres humains à leur environnement
Si, au Canada, la profession d’architecte paysagiste existe depuis environ 150
ans, le paysage a été sculpté et modifé par la main humaine, de façon délibérée
et consciente, bien avant que des professionnels aient gagné leur vie en
concevant des aménagements paysagers. Le paysage a ainsi toujours été en constante évolution, sous l’intervention de générations successives qui ont retravaillé, à tour
de rôle, les lignes et les formes dont elles ont hérité, créant une sorte de
palimpseste, un livre dont les pages auraient été réécrites maintes fois. Ce qui a fait dire
à Danièle Routaboule que « le paysage se tricote dans le temps »3. Notre paysage
familier, urbain ou rural, est un paysage humanisé. Il est soit le fruit d’un design
entrepris par des professionnels – on pourrait le baptiser le paysage conçu ou
composé – soit créé selon les traditions d’une communauté particulière – c’est alors un
paysage culturel ou vernaculaire. Qu’il soit composé ou culturel, le paysage que
l’on connaît aujourd’hui est superposé à une série de paysages humanisés
antérieurs : des champs ouverts ont disparu devant l’invasion de forêts pionnières, de
nouveaux bâtiments ont remplacé les anciens, des autoroutes ont pris la place des
chemins de fer. Malgré ce processus constant d’oblitération et de renouvellement,
certains des premiers motifs anthropiques ont persisté pour créer une structure
profonde déterminant tout ce qui a suivi. Ce phénomène est notamment
observable dans la disposition des rues de nos villes contemporaines, dont le tracé
correspond à l’arrangement des champs agricoles qu’elles ont fait disparaître, ainsi
que dans les vestiges d’un passé révolu, qui subsistent, contre toute attente, dans
un paysage entièrement nouveau – comme la croix de chemin qui a longtemps
survécu au centre d’une zone commerciale bruyante, sur l’avenue Jean Talon à
Montréal.
Ces motifs humains se sont superposés aux paysages naturels préexistants,
s’intégrant parfois à eux de façon intime, comme un chemin suivant le lit d’une rivière,
ou leur ofrant au contraire un fort contraste, comme une ville en damier ou des
champs agricoles implantés selon une géométrie arbitraire et prédéterminée, sans
regard aux formes et composantes naturelles de la terre. Dans certains cas, cette
superposition de motifs humains et naturels témoigne d’une grande sensibilité ;
dans d’autres c’est tout le contraire. Même les paysages naturels, lorsque nous
les regardons de près, se révèlent n’être que l’état présent d’une série
quasi-infnie de paysages naturels antérieurs. Chaque saison et même chaque jour la terre
change ; les plantes croissent, le vent et l’eau déplacent le sol et le roc. À l’échelle
des décennies et des siècles, des forêts s’établissent et s’étendent, grandissent et
s’enrichissent, s’inclinent devant le feu et passent par la transformation graduelle
d’essences que nous appelons la succession. Pendant des milliers et des millions
d’années, des glaciers et des forces géologiques ont sculpté et modelé les
cordillères et les plaines, créant des séquences complexes de paysages d’érosion et de
paysages de déposition.
La signifcation culturelle des paysages
« Les paysages sont des traces visibles de la réponse humaine à l’environnement »4.
Les paysages vernaculaires et composés passés et présents n’ont pas seulement
répondu à leurs milieux naturels et anthropiques et à des considérations
fonctionnelles, mais aussi aux idées et aux idéaux des époques et des lieux de leur
création. Les paysages sont en efet les artéfacts les plus grands, les plus visibles et
les plus omniprésents que nous fabriquons. Et nous y demeurons. Ils constituent
4 architecture de paysage du canadadonc des expressions culturelles, que nous modelons autant que des
environnements qui modèlent nos actions. Ils expriment ce que nous sommes, nos valeurs,
nos croyances, nos mythes et symboles, nos réfexions sur l’univers, le caractère
essentiel de notre civilisation. Ils se lient aux autres formes d’expression
artistique : l’architecture, évidemment, qui existe physiquement dans le paysage ; mais
aussi la littérature et la peinture (qui infuencent le design du paysage et qui
l’explorent comme objet d’étude) ; ainsi que la sculpture, le cinéma et la musique (qui
se dévoilent graduellement comme des paysages).
Lorsqu’on vit dans ces paysages, naturels ou de fabrication humaine, ils
deviennent des paysages identitaires qui font partie de nous et contribuent à notre
identité. On les investit de sens et de signifcation, fondés sur leur caractère et
leurs qualités intrinsèques : des espaces bien défnis et proportionnés, reliés en
séquence de façon sensible, déployant des couleurs, des matériaux, des textures et
des rythmes intéressants. Ils peuvent aussi nous parler indirectement, au moyen
d’association avec les événements, les traditions ou les personnages de notre vie
personnelle ou collective. Une rue de notre ancien quartier ou l’école de rang de
notre enfance suscite ainsi une réponse personnelle, individuelle, tandis qu’un
ancien champ de bataille émeut de façon semblable tous ceux qui en connaissent
l’histoire.
Un corollaire de l’aspect culturel des paysages est que ceux du passé ne peuvent
être compris que d’après des événements et des valeurs de leur époque et de leur
lieu de création. On répond aux paysages historiques à notre manière et on les
modife selon nos propres valeurs, mais on doit le faire après avoir essayé,
sincèrement, de les comprendre selon leurs propres termes. Si on réussit à les déchifrer,
les paysages historiques peuvent alors nous aider à comprendre le passé et nous
fournir des informations essentielles sur l’évolution de notre propre culture. Le
paysage est un prisme à travers lequel nous pouvons examiner l’histoire, sans nous
heurter à des barrières intellectuelles ou idéologiques arbitraires.
Le paysage canadien
L’image que les Canadiens ont d’eux-mêmes semble être inévitablement reliée aux
paysages naturels du pays. Presque tous nos symboles nationaux – le drapeau
unifolié, les gravures sur notre monnaie, nos billets de banque et nos timbres-postes –
s’inspirent de l’environnement naturel5; et la défnition même du Canada, selon
un grand nombre de ses artistes et écrivains, est profondément liée au paysage.
Cette observation s’applique de façon particulière dans le domaine des arts visuels.
Des peintures et dessins (provenant du Canada comme de l’extérieur) ont exercé
de profondes infuences sur la conception des paysages canadiens ; et l’inverse est
eégalement vrai. L’emploi par les peintres européens, au XVII siècle, de l’esthétique
e eXVIII et du XIX siècles et, plus pittoresque, préfgurait les jardins des villas du
tard, les cimetières ruraux et les parcs urbains qui ont adopté un vocabulaire
paysager semblable. Les peintres romantiques des années 1840–1900 ont préparé le
terrain pour la création de nos parcs nationaux et provinciaux ; et ces parcs ont, à
leur tour, fourni à la fois le milieu et l’inspiration à une génération subséquente de
introduction 5peintres devenus des icônes nationales. Le mouvement moderne en peinture et en
sculpture a précédé et préfguré le modernisme en architecture et en architecture
de paysage. Bien avant ces développements, des artistes des Premières Nations
avaient peint ou gravé des chefs-d’œuvre de l’art graphique sur de puissants
éléments paysagers de pierre et de bois ; et, pendant le premier siècle d’exploration
et d’établissement des Européens au pays, les composantes spectaculaires du
paysage canadien ont inspiré des expressions émouvantes dans l’art représentatif.
Le paysage a aussi servi comme objet d’observation et catalyseur de réfexion
pour la littérature canadienne, depuis les commentaires des premiers explorateurs
bouleversés par leurs découvertes. La force et l’omniprésence de l’environnement
naturel ont même inspiré l’idée que le paysage canadien nous accable et que, de
par son âge et son immensité, il résiste à nos maigres eforts pour le comprendre et
ne nous permet point d’y imposer notre volonté. Margaret Atwood soulignait
d’ailleurs la quantité d’images et d’allusions à la nature dans la littérature canadienne6.
Selon elle, ces images refètent une variété de perceptions et d’attitudes envers la
nature, lui donnant tour à tour les rôles de présence impitoyable et indiférente,
d’ennemi hostile et menaçant ou encore de milieu doux et accueillant, mais irréel.
Ces perceptions du paysage pourraient mener à un sentiment d’impuissance, à
une incapacité d’intervention.
Ce livre s’oppose à cette interprétation. Il soutient que les Canadiens ont bien
réussi, en général, à s’intégrer aux vastes paysages naturels du pays et que de
nombreux paysages humanisés, vernaculaires et composés, sont aussi fascinants et
intéressants que ses composantes naturelles. Bien qu’il puisse intimider, tel que le
suggèrent Atwood et d’autres, le paysage canadien a aussi inspiré des réalisations
impressionnantes, parfois à une échelle spectaculaire et majestueuse. Les pages
qui suivent ont pour but de raconter certaines de ces interventions humaines.
De nombreux paysages naturels du Canada sont célèbres et impressionnants –
les Rocheuses, les Grands Lacs, les portes du Saguenay au Québec – et n’ont
nécessité aucun efort d’aménagement. Rares sont les œuvres canadiennes en
architecture de paysage qui sont aussi connues à l’échelle internationale que notre
patrimoine naturel. Plusieurs de nos meilleures réalisations sont des exploitations
brillantes de paysages naturels déjà extraordinaires : le complexe de bâtiments,
fortifcations et parcs du Cap-Diamant et de la citadelle à Québec, l’unique fusion
de falaises en dolomite et de tours gothiques du complexe parlementaire à Ottawa,
l’Université de Lethbridge, le parc Stanley à Vancouver. D’autres paysages de
création humaine, dans des milieux moins spectaculaires, ne sont pas aussi frappants
mais atteignent tout de même un haut niveau de qualité esthétique et sociale
par le rafnement de leurs formes traditionnelles, leur conception originale ou
leur réponse à des circonstances spécifques. Certains paysages canadiens créés
essentiellement par l’être humain sont remarquables : les jardins publics d’Halifax,
peut-être le plus impressionnant des jardins victoriens en Amérique ; les paysages
urbains de grande originalité qui ont vu le jour dans les années 1960 et 70,
culminant avec l’Expo 67; les milieux paysagers de type City Beautiful, créés de toutes
pièces pour accommoder les universités provinciales et les assemblées législatives
6 architecture de paysage du canadade l’Ouest canadien ; les monuments évocateurs, et leurs mises en scènes
paysagères, des monuments commémoratifs de la Première Guerre mondiale, à travers
le pays.
Tous ces paysages, largement ignorés et sous-évalués, méritent que nous en
soyons fers et nous nous devons de les comprendre, de les protéger et de les
signaler à l’attention du grand public. Ainsi, si les plans ordonnés et élégants de
Philadelphie et de Savannah, en Géorgie, sont eux bien connus et appréciés, les
plans également ingénieux et efcaces de Charlottetown, Halifax et St. John, au
Nouveau-Brunswick, sont peu connus et peu appréciés, même par certains de
leurs propres habitants. Ceci pourrait s’expliquer par l’infuence dominante de
notre environnement naturel, mentionnée ci-dessus, par l’autodépréciation
légendaire du Canada, accentuée par notre localisation adjacente à une nation
spectaculairement sur-accomplie qui n’a aucune réticence à vanter ses mérites, ou
simplement par un manque d’éducation et de publicité concernant les réalisations
canadiennes dans ce domaine7.
L’expérience canadienne
Les paysages canadiens explorés dans ce livre refètent et racontent l’unique
expérience sociale canadienne, fondée sur la collision et la longue intégration
subséquente de trois grands courants culturels, français, britannique et autochtone.
Cette interaction complexe, qui a donné naissance à nos principales institutions
et coutumes, a ensuite été modulée et enrichie par les impacts culturels de grandes
vagues d’immigration, par l’échange constant d’idées entre le Canada et d’autres
8 et par la présence constante de la frontière, une composante centrale de la pays
réalité canadienne9.
Cette expérience a-t-elle inspiré une approche spécifquement canadienne de la
conception du paysage? Il est clair que la grande majorité de nos réalisations dans
ce domaine s’est appuyée sur des idées et des pratiques venant de l’étranger,
principalement mais non exclusivement de l’Occident, adaptées au climat et aux mœurs
canadiennes. Certaines de ces adaptations faisaient preuve d’originalité et même
d’intelligence, mais demeuraient sous l’égide de thèmes déjà établis. Toutefois,
on a assisté au cours des dernières années à l’émergence de plusieurs nouvelles
approches régionales et pancanadiennes, qui pourraient nous permettre, tôt ou
tard, de parler d’architecture de paysage canadienne plutôt que d’architecture de
paysage au Canada.
Autre précision nécessaire : bien que la profession d’architecture de paysage ait
exercé une infuence positive, extensive et profonde, sur les environnements du
Canada, il est évident que des représentants de plusieurs autres disciplines ont
aussi créé des paysages de grande qualité. Cet ouvrage cite d’excellents travaux
conçus par des jardiniers professionnels et amateurs, par des architectes et des
urbanistes, par des ingénieurs civils, forestiers et de chemins de fer, ainsi que par
de simples citoyens. Pour les fns de ce livre, on a regroupé tous ces travaux sous le
terme plus large d’architecture de paysage.
introduction 7Tendances générales
Lorsqu’on étudie la grande marche de l’évolution des paysages au Canada, quelques
tendances marquées semblent émerger. D’abord, la société commence souvent par
détruire le paysage, avant de mettre en place les moyens de le guérir ; rares sont les
paysages qui deviennent beaux ou intelligents au premier essai. L’architecture de
paysage joue donc souvent le rôle de force compensatoire ou de contre-pouvoir en
réaction au mouvement général des événements, en essayant d’apprivoiser et de
civiliser les déprédations que notre société a portées aux paysages par
l’industrialisation, l’urbanisation et la pollution. L’architecture de paysage n’est pas
totalement congrue avec le développement économique, tel qu’habituellement défni.
Elle essaie de limiter et de moduler l’impact de la présence, souvent débilitante,
de l’être humain sur Terre. En conséquence, certains des meilleurs projets
d’architecture de paysage ont ainsi été réalisés dans les moments les plus difciles, lors
des circonstances les moins prometteuses. Les plus belles heures de l’architecture
ede paysage au Canada sont la création des grands parcs urbains à la fn du XIX et
eXX siècle, l’explosion de projets créatifs pendant la crise économique au début du
des années trente et la réponse à la crise urbaine des années soixante.
Sources d’information
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, une documentation abondante et
de qualité est disponible à l’étudiant en histoire des paysages canadiens : des
ecartes, almanachs et cartes postales du XIX siècle, des archives municipales, des
mémoires et dissertations d’étudiants de cycles supérieurs, des articles publiés
edans les périodiques concernant l’architecture et l’horticulture, depuis le XIX
siècle. Les années 1970 et 1980 ont vu naître une profusion d’articles écrits par des
professeurs d’architecture de paysage des universités canadiennes, peu après la
fondation des premières écoles dans ce domaine. D’autres articles semblables ont
suivi depuis ce temps dans diférentes revues. Citons les revues pancanadiennes
dont Landscapes/Paysages, ainsi que les publications à distribution provinciale
comme les Annuels du paysage au Québec, Ground en Ontario, et Site Lines en
Colombie-Britannique. Des professeurs et praticiens de disciplines connexes ont
aussi contribué à de nombreux articles pertinents, publiés dans une variété de
périodiques professionnels et savants dont la Revue d’histoire urbaine et Architecture
in/au Canada.
De plus, des conférences nationales et internationales sur l’histoire des paysages,
dont deux colloques tenus à Montréal pendant les années 1990, ont servi
d’inspiration pour ce livre. Il s’agit du Congrès ICOMOS/AAPC de 1993 et du Congrès
AAPC/AAPQ, à l’Université de Montréal, en 199810. Les comptes rendus de ces
deux colloques constituent d’excellentes sources d’information. Parmi d’autres
ressources importantes, notons des entrevues remarquables d’architectes
paysagistes pionniers de l’ère contemporaine, menées par l’Albertaine Linda Legeyt, et
ela publication, par Cecelia Paine, du compte rendu du congrès du 50 anniversaire
de l’AAPC, tenu à Ottawa en 1984. Des universités canadiennes et des agences
8 architecture de paysage du canadagouvernementales, notamment Parcs Canada, ont préservé de nombreux
documents et ont entrepris des recherches historiques importantes. Parmi ceux-ci, les
rapports en feuilletonpr éparés par la Commission des lieux et monuments
historiques du Canada constituent une ressource très précieuse. Il existe donc une vaste
quantité d’informations sur les paysages canadiens, mais la grande majorité des
ouvrages ne sont que peu connus à l’extérieur de leurs régions d’origine. Espérons
que ce livre puisse nous permettre de « relier les points », afn de reconnaître les
tendances et motifs pancanadiens, là où on ne croyait voir que des incidents isolés.
Bien que ces témoignages documentaires soient d’une importance primordiale,
l’auteur a essayé de suivre le précepte de John Brinckerhof Jackson, doyen des
études dans ce domaine aux États-Unis : les sources primaires dans les études
paysagères sont les paysages eux-mêmes11. Il a donc visité presque tous les lieux et
projets cités dans le livre, parcourant les diverses provinces et les diférents
territoires du pays et a découvert que, souvent, l’observation d’un paysage de création
humaine dans son plein contexte naturel et culturel explique avec une grande
clarté pourquoi ses auteurs, célèbres ou obscurs, l’ont conçu d’une façon
particulière. Cette recherche s’est transformée en un voyage personnel de découverte, un
pèlerinage prolongé qui lui a permis de comprendre et d’apprécier la remarquable
variété biophysique et humaine du pays.
Structure et organisation du livre
Ce livre adopte la perspective d’un architecte paysagiste praticien, passionné par
l’histoire, et non celle d’un historien qui serait fasciné par des paysages 12. L’auteur
ne vise ni une approche encyclopédique, ni la présentation d’une vignette
superfcielle de chaque projet signifcatif, mais plutôt une description de l’évolution
générale du paysage conçu au Canada, illustrée par la discussion approfondie d’un
ou des exemples-clés de chaque période, mouvement ou tendance. Afn de situer
ces projets dans leur contexte naturel et culturel, le texte commence par une
description des paysages naturels et vernaculaires du Canada, tels qu’établis lors des
premières périodes d’occupation et d’habitation du pays. De façon générale (mais
non rigoureuse), les chapitres se déroulent selon l’ordre chronologique. Chaque
chapitre vise à explorer un thème cohérent, qui refète soit un lieu particulier, une
période spécifque, ou l’impact d’une idée révolutionnaire, telle celle des grands
e eparcs urbains de la fn du XIX et du début XX siècle.
Cette structure thématique et chronologique présente, donc, de façon
discontinue, et dans plusieurs chapitres distincts, les contributions de concepteurs
individuels et l’évolution de paysages particuliers à travers des périodes prolongées. Des
références aux chapitres sont fournies dans le texte.
Notes techniques et corrections
Les superfcies indiquées pour des parcs et espaces libres sont approximatives ; les
cartes essaient de donner une indication des tendances générales et ne visent pas la
précision. Les dates indiquées pourraient faire preuve de certaines inexactitudes,
introduction 9car de nombreux projets ont été réalisés bien des années après leur conception et
le processus de construction s’est parfois étalé sur une longue période, souvent de
façon intermittente. L’orthographe des lieux et des sites de projets a suivi la
pratique la plus généralisée, dans les deux langues. S’agissant d’un sujet aussi vaste,
des erreurs se sont peut-être glissées à l’insu de l’auteur et celui-ci sera
reconnaissant au lecteur qui les portera à son attention ; il essaiera d’apporter des
corrections lors d’éditions futures du livre. Enfn, malgré de très grands eforts pour
identifer tous les détenteurs des droits d’auteur, que ce soit pour les photos ou les
citations, il a été difcile de compléter entièrement le processus de demande de
permissions. Là encore, les contributions des lecteurs seront appréciées et prises
en considération lors de rééditions.
Ron Williams et Sachi Williams sont responsables de la plupart des traductions
des textes d’autres auteurs aux fns de citation directe ou indirecte, sauf attribution
contraire. Les opinions exprimées dans le texte sont celles de l’auteur, sauf
indication particulière. On espère qu’elles puissent stimuler la discussion et le dialogue
sur l’architecture de paysage au Canada. Elles ne refètent ni celles des Presses de
l’Université de Montréal, de la McGill-Queen’s University Press, ni celles des
organismes et individus qui ont contribué à la publication du livre.
10 architecture de paysage du canadaHéritage paysager
autochtone et colonialIVieux Port, 487 diplômés américains, 437 ; infog raphie, Parc Hastings, 230, 359, 491, 518 ; Jardin
Truro, N.-É. : Nova Scotia Agricultural College, 456–7, 473 ; fo yer du modernisme, 384–6 italien, 511–12 ; Jardin Momiji, 518 ;
146 Université Laval, Québec et Sainte-Foy, QC, réhabilitation (années 1990), 491, 511–12 ;
Tulloch, Judith, 557–8 61, 145 Sanctuaire, 491
Tunnard, Christopher, 385–6, 398, 408 Nouveau campus post-guerre, 417, 446, 448 Parc Oppenheimer (voir aussi Powell Street
Turner, Frederick Jackson, 133 Université McGill, Montréal, QC, 305, 423 Grounds), 514, 523–5
Turner, J.M.W., 238 Université McMaster, Hamilton, ON, 372–3 : Parc Queen Elizabeth, 359
Turner, John, 94 Sunken Garden, 373, 617–26 Parc Stanley, 6, 216, 223–5, 230–1, 235, 269,
Université Ryerson (Ryerson Polytechnical 359–60, 380, 475 ; Lost Lagoon, 225 ;
U Institute), Toronto, ON, 445 : Seawall, 216, 225
Université Cornell, Ithaca, NY, 302, 333, 348, Parc Devonian (Ryerson Community Park), Park Place, 497
375, 411, 413, 435 498, 505 Plan de design urbain 1913 (Mawson),
Université Dalhousie, Halifax, N.-É., 592n52, Université Simon Fraser, 359, 449–50 269–71, 283, 289
607n106 Université Trent, Peterborough, ON, 451 Plan pour Vancouver 1929 (Bartholomew),
Université de Calgary, Calgary, AB, 291 Unwin, Raymond, 271, 275–6 358, 359
Univeralifornie à Berkeley, CA, 399, Point Grey : Plan du quartier, 273–4, 289,
434–5, 437, 438 V 333
Université de la Colombie-Britannique, Vallée de la rivière Annapolis et Côte de la Baie Pont Lions’ Gate, 380–2, 474–5
Vancouver, C.-B., 333, 335, 359, 385, 445 : de Fundy, N.-É., 42, 87, 149 : Powell Street Grounds (voir aussi Parc
Design Centre for Sustainability, 540–1 Jardins Historiques Annapolis Royal, 482 Oppenheimer), 514, 516, 523
Jardin Nitobe, 517–20 Lieu historique national de Grand Pré, 44–6 Résidence Joy Kogawa, quartier Marpole,
Musée d’anthropologie, 502 Lue national de Port Royal, 41, 525
Plan du campus, 299, 333 44, 106, 304 Robson Square (palais de justice), 428–9
University Endowment Lands, 333 Maison Uniacke, 100–1 Shaughnessy Heights, 333, 484 ; Domaine
Université de Guelph, Guelph, ON : 444, 449, Système solaire pour le traitement des eaux Hycroft, 299, 332 ; Te Crescent, 274
529, 541, 562 (voir aussi Guelph, ON : usées, village de Bear River, 473 Vancouver Japanese Gardeners Association,
Ontario Agricultural College) Vallée de la rivière Qu’Appelle, SK, 105, 114–5, 518
Jardin botanique, 405, 124 Vandermeulen, Emil, 425–6
Jardin des rhododendrons et azalées, 405 Last Mountain Lake et Flying Creek, 458 Vaughan, Don, 437, 446, 450, 489, 491–2,
Plan directeur, 449 Tumulus Moose Lake, 33 494–5, 497, 512, 519
Université de l’Alberta, Edmonton, AB, 287–8, Vallée du feuve Hudson, NY : Villa Hyde Park, Vaux, Calvert, 217, 281–2
419, 484, 534 166, 191 Vaux, Downing, 220–1
Université de Lethbridge, Lethbridge, AB, 6, Vallée du feuve Mackenzie et littoral de Vecsei, Eva, 424
450 l’Arctique, T.N.-O, 460, 545 : Verdun, QC : Ruisseau des Hérons,
île-desUniversité de Massachusetts, Amherst, MA, Pipeline de la vallée Mackenzie, 460–1, 550 Sœurs, 469
225, 435 Pipeline Maple Leaf, 457 Vernon, C.-B. : Ranch Coldstream, 144
Université de Moncton, Moncton, N.-B., 446 Route de la vallée Mackenzie, 457 Victoria, C.-B. (voir aussi Oak Bay) :
Université de Montréal, Montréal, QC, 448, Vallée du feuve Saint-Jean, N.-B., 88 Académie Sainte-Anne, 113
496 Van der Rohe, Mies, 420 Assemblée législative de la
ColombieUniversité de Saskatchewan, Saskatoon, SK, Van der Zalm and Associates, 489 Britannique et environs, 285–6
287, 313, 607n98 Van Ginkel, Blanche Lemco, 417, 440 Cimetière Ross Bay, 211–12, 214
Plan directeur, 287 Vel, Sandy, 417, 440 Domaine Clovelly Place, 302
Portail commémoratif, 317 Van Horne, Sir William, 295 Gorge Park (Tramway Park) , 200 : Jardin de
Université de Toronto (orig. Université de Van Norman, C.B.K., 399 thé Takata, 297
King’s College), Toronto, ON, 153–4, Vancouver, C.-B. Hôtel Empress, 285–6
166–8, 178, 305, 368, 391, 444, 529 : Cathedral Place, 478 Jardins du Government House, 408–9
Collège Massey, 451 Coal Harbour, 269–71 Jardins Butchart, 297–300, 332, 337, 401, 515
Tour des Soldats, Hart House, 316–7 Domaine Gables, 332–3 Parc Beacon Hill, 223–4
University College, 167 Domaine Hycroft, 299, 332 Parc Hatley, Hatley Castle, 299–301
Université de Victoria, Victoria, C.-B., 446 Expo 86, 492 Place du Centenaire, 429–30
UniverWestern Ontario, London, ON, False Creek, secteur résidentiel, 492 Port d’Esquimalt, 299–300
370 hôtel Portland, jardin du toit, 468 Vigneault, Gilles, 18–19
Université du Manitoba, Winnipeg, MB, 147, Île Granville, 487–9 Villa, Luis F., 442
316, 394, 426, 434, 445 : Jardin Arthur Erickson, 486–7 Ville Mont-Royal, QC :
Plan original, 288 Jardin botanique VanDusen, 484 Centre commercial Rockland, 406
L’avenue des ormes, 288, 318 Jardin chinois classique Dr Sun Yat-Sen, Plan d’urbanisme Cité-jardin, 275–7
Redéveloppement post-guerre, 419 509–12 Virginie, É.-U. :
Université Harvard, Cambridge, MA, 438 ; Jardin Friedman, 397–8 Monticello, Charlottesville, 189
diplômés canadiens, 329, 332, 373, 394, Jardin Graham, 399 Reconstruction de la capitale historique,
398, 404–5, 413, 415, 435, 462, 473, 529 ; Marine Drive, 273–4, 332–3, 359, 453–4 Williamsburg, 413
indeX 663V ivian, Henry, 271–2 Whistler, C.-B. : Village Olympique 2010, 492 Winona, ON : Pépinière E.D. Smith, 173, 235,
VLAN Paysage, 529 Whitby, ON : 408
Jardins communautaires, 356 Wood, Edward I. « Ned », 413
W Monument de guerre, 326 Wood, Elizabeth Wyn, 320, 373
WAA Inc. – voir Williams, Asselin, Ackaoui et Ontario Hospital (Whitby Psychiatric Wood, Percy, 95
associés Hospital), 355–356 Woodland, Carolyn, 457
Wai, Joe Y., 512 Whitman, Walt, 237 Woolverton, Charles Ernest, 234–5
Walker, Edwin « Jack », 435 Whittlesey, Julian, 405–6 Woolverton, Linus, 173–4, 234
Walker, Horatio, 151 Wilkinson, Denis R., 426, 437, 445 Wordsworth, William, 202, 237
Wang, Zu-Xin, 512 Williams, Asselin, Ackaoui et associés (WAA Wright, Henry, 402
Ward, Barbara, 466 Inc.), 214, 469, 473, 478, 513, 532–4 Wright, Tomas, 80
Ward, John Wilson Wilson, Bunnell and Borgstrom, 363–4, 368, Wylie, Florence, 351
Washington, DC, É.-U. : Plan McMillan 1901, 383 WZMH Architectes, 478
265 Winnipeg, MB :
Watson, Homer, 151 Boulevard Mémorial, 285, 324 Y
Watt, George, 297 Broadway, 154–5, 285, 324 Yamasaki, Minoru, 432
Way, Douglas, 456 Cénotaphe, 324 Yarmouth, N.-É. : Mountain Cemetery, 215
Webb and Knapp, 423 Cercle de célébration Oodena, 501–2 Yellowknife, T.N.-O :.
Webb, Harry James, 431, 435 Elm Park, 199–200 Assemblée législative territoriale, 464–5
Webber, John, 110 Jardins Maitland Steinkopf, 426 Monument des pilotes de brousse, 463
Wedd, John, 154 Manitoba Agricultural College, 146–7 N’Dilo, communauté Déné, 464
Welland, ON : mémorial Welland-Crowland, Palais Législatif du Manitoba et son site, Nouvelle ville, 464
320 285, 324 Old Town, 463–4
West Vancouver, C.-B. : Parc Assiniboine, 226–7, 229–30, 277 Yo-Yo Ma, 489
British Pacifc Properties, 359–61 Parc de la bibliothèque du Centenaire, 426 Young, Margot, 473
Capilano Estates, 359–61 Parc des Fourches, 489, 490, 501–2
Centre commercial Park Royal, 406 Parc Kildonan, 230, 400–1 Z
« Granite Assemblage », Village Ambleside, Parc Vimy, 322, 327 Zeckendorf, William, 423
474–5, 494–5 Planchodrome, 489 Zeidler and Roberts, 420
Parcours de golf Capilano, 383 River Park, 199–200 Zeidler, Eberhard, 443
Résidence et jardin B.C. Binning, 389, 396 Tuxedo Park (secteur résidentiel), 265–6, Zhong, Le Wei, 512
Rdin J.C.H. Porter, 394–6 277 Zvonar, John E., 327, 559
Westby, William H., 299 Union Station (gare de chemin de fer), 155
Western Homes and Living (Western Living), 396 Upper Fort Garry, 155
Westmount, QC : Parc Westmount, 306, 418 Victoria Park, 611n3
Wetherell, Robert, 185 Wildwood Park, secteur résidentiel, 403–4
Wheeler, Seager, 173
664 indeX