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Comprendre Marc Aurèle - Fiche de lecture

De
25 pages
La collection « Fichebook » vous offre la possibilité de tout savoir de Marc Aurèle grâce à une fiche de lecture aussi complète que détaillée.


La rédaction, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire. En effet, Claude Le Manchec est docteur en sciences du langage de l'EHESS. Il a publié plusieurs essais sur l'enseignement des sciences humaines pour différents éditeurs, avant d'être responsable de la collection « Savoirs » au sein des éditions de l'Ebook malin.


Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique. Cette fiche de lecture répond à une charte qualité mise en place par une équipe d’enseignants.


Ce livre numérique contient :


- Un sommaire dynamique

- La biographie de Marc Aurèle

- L'analyse de sa pensée, présentée de manière thématique

- Une bibliographie de l'auteur et des principaux critiques

- La citation d'Ernest Renan au sujet de Marc Aurèle
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Extrait
Introduction

« L'homme instruit et modeste dit à la nature qui donne et reprend tout : "Donne-moi ce que tu veux, reprends ce que tu veux" ; et il ne le dit point par bravade, mais uniquement par un sentiment de résignation et par déférence pour elle. » Cette pensée de Marc Aurèle illustre bien son appartenance au stoïcisme. Suivant Marc Aurèle, l’homme est composé d'un corps, d'une âme ou d'un souffle de vie, et d'une intelligence ou d'une raison; et c'est à la raison qu'appartient l'empire sur tout son être. Cet amas de poussière et de sang, cette masse charnelle qui écrase notre âme de son poids, est digne de tout mépris par elle-même, et la perte que nous faisons à la mort n'a rien qui mérite le moindre de nos regrets. Les passions ont leur siège dans la partie animale de notre être, et ne sont qu'un embarras dans le voyage de la vie, quand elles ne sont pas la cause de notre chute et de notre dégradation morale. Ce n'est pas de les modérer seulement qu'il s'agit en ce monde, c'est de les détruire, c'est d'en arracher jusqu'aux plus secrètes racines. Il faut que la raison règne en souveraine, pleine d'un dédain profond pour tout ce qui est en dehors d'elle, et ramassée en soi-même, au sein de ses méditations. Notre raison émane de la Raison universelle, elle est une portion de Dieu ; elle est Dieu même en nous, car les lois qui la régissent sont les lois que subit la Divinité. Le devoir de l'homme est contenu tout entier dans un double axiome : conformité à notre nature particulière et à la raison que nous portons en nous ; conformité à la nature universelle et à la raison suprême, sources communes de la raison de chaque être et de sa nature.


Le sage est exempt de passions, maître de lui-même, et laisse couler sa vie d'un cours paisible, jusqu'au terme fixé par le Destin. Les stoïciens énumèrent toutes les puissances, toutes les perfections, tous les bonheurs de l'homme vraiment digne du nom de sage Ce portrait idéal est comme une perpétuelle exhortation à nous élever au-dessus des misères de notre condition humaine, et il éveille dans l'âme les plus nobles instincts qu'y ait déposés Dieu. Là réside sa sagesse. La philosophie est, pour les fondateurs du stoïcisme, Zénon, Cléanthe et Chrysippe, la science de la perfection humaine, et c'est par elle qu'il nous est donné de nous élever au terme suprême de cette perfection, c'est-à-dire à la sagesse. Les trois parties principales de la philosophie sont la logique, la physique et la morale. La morale contient, en réalité, l'essence même de la philosophie. La logique et la physique lui sont subordonnées, comme instruments et comme moyens préparatoires. Le stoïcisme réside en particulier dans un refus de s'irriter contre le destin, dans l'invocation de l'amitié comme fondement des rapports entre les hommes mais aussi dans l’invocation du bien commun comme principe de gouvernement, et dans le bon usage de la guerre civile, des événements, des choses qui nous arrivent. Il répond dans ses grandes lignes à la définition de la vertu selon Socrate.


La Grèce a inventé le stoïcisme mais c'est Rome qui a montré au monde tout ce que cette philosophie renferme de vie et de réalité, et notamment par le truchement de Marc Aurèle qui, mieux qui quiconque, a incarné dans sa personne et ses actes, et en tant qu’homme d’action et moraliste, cette philosophie pratique, cette philosophie de l'usage. Marc Aurèle rejette une approche seulement théorique et scolaire de la philosophie ; celle-ci doit être une philosophie d'action liée à une préoccupation pratique.
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