Le Comte Henry Russell et les Pyrénées (1834-1909)

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Henry Russell (1834-1909), comte de son état et pionnier de la conquête des Pyrénées, était également grand écrivain. Son ouvrage le plus connu, Souvenirs d'un montagnard, plusieurs fois réédité, ou Histoire d'un coeur, injustement méconnu, permettent de mieux comprendre certains aspects de la vie de l' "Ermite du Vignemale". Gilles DUVAL s'intéresse enfin aux célèbres grottes de Russell, réinvesties à sa mort par toute une génération de pyrénéistes. Une lecture rafraîchissante.
Publié le : mercredi 1 juin 2016
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EAN13 : 9782140011153
Nombre de pages : 312
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GillesDuval
Le Comte Henry Russell et les Pyrénées(1834-1909)
L’Empire d’un homme, le Royaume de Dieu
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-09264-5 92645EAN : 97823430
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Le Comte Henry Russell et les Pyrénées (1834-1909)
Gilles DUVALLe Comte Henry Russell et les Pyrénées (1834-1909) L’Empire d’un homme, leRoyaume de Dieu
DU MÊME AUTEUR
« Le Comte Henry Russell, Empereur du Vignemale,» communication au colloque du GERB « Cartes, paysages, territoires,» Université de Bordeaux-III, 1998 ;Actesparus en 2000 » dans« Count Henry Russell (1834-1909), or Violence Negated Françoise Besson (ed.),The Mountains Figured and Disfigured in the English-Speaking World, Cambridge Scholars Publishing, 2010 « Repos du corps, repos du regard chez lespyrénéistes L. Ramond de Carbonnières, V. de Chausenque et H. Russell », communication au colloque « L’Appartenir », 23-24-25 janvier 2014, Université de Bordeaux-III,Actesparus en 2015
« Initiateurs, en route ! »,Revue pyrénéenne, n° 147, octobre 2014 : Ramond de« De l’Impossibilité de voir, comprendre et représenter Carbonnières, Chausenque et Russell », à paraître dans leBulletin de la Société Ramonden 2017 » àLivre de sommet et les cartes de visite du pic Long (3.192 m), « Le paraître dans laRevue française d’histoire du livreen 2017
Catalogue de la bibliothèque du Club Alpin de Bordeaux (en ligne sur le sitePireneas) « Bayonne-Luchon 1977 » (en ligne sur le site du Peyrehorade Sports Cyclisme)
MARCHE D’APPROCHE
Pourquoi proposer une étude textuelle d’un classique du pyrénéisme ? A l’entrée de Gavarnie, le visiteur est accueilli par la statue d’un vénérable vieillard appuyé contre un rocher. Les automobilistes passent et ne la voient pas ; les cyclistes pourraient la voir, mais ils sont tout à leur effort, et ils sont bien moins nombreux qu’au Tourmalet, puisque le Tour de France n’y vient pas, à cause de la réglementation du Parc National. Bien plus haut, vers le Vignemale, le randonneur rencontre d’étranges grottes, qui elles sont visibles de très loin. Ces indices disparates ont bel et bien un lien : le comte Henry Russell, voyageur et explorateur qui naquit à Toulouse en 1834 et mourut à Biarritz en 1909. Il compte parmi les rares personnages à satisfaire à la formule d’Henri Beraldi : « L’idéal du pyrénéiste, c’est de savoir à la fois, ascensionner, écrire et 1 sentir. » Son génie, ou sa fortune, va même au-delà. D’un simple territoire (« la Vigne Male », comme on disait alors), Ann Lister fit un lieu qu’il sublima en 2 haut lieu, c’est-à-dire en légende. Quand des pyrénéistes actuels décident de bivouaquer au sommet du Mont-Perdu ou dans la grotte « Paradis », croyant parfois en avoir conçu l’idée, peuvent-ils lui rendre plus bel hommage ? Voudrait-on dès lors procéder à un classement ? En ce cas, la palme pourrait revenir à Louis Ramond de Carbonnières (1755-1827), homme d’Etat, ascensionniste, botaniste et géologue ; mais il est considéré comme l’homme d’une seule montagne (le Mont-Perdu ; une seule ascension, contre 3 trente-cinq au pic du Midi de Bigorre). Plus que tout autre, il cumule les contradictions : c’est un styliste dans le goût français par ses longues périodes, nobles et élégantes ; un romantique dans les sentiments ; un e homme des Lumières par sa méthode d’exposition ; un scientifique du 19 siècle par ses techniques d’investigation ; un démocrate et un paternaliste en 1 Cent Ans aux Pyrénées, 1898-1904 ; Monein : Editions Pyrémonde, 2008, livre 1, p. 7 ; idéal quelque peu écorné par Patrice de Bellefon dans « Pyrénéisme : De l’Usage à la fatuité », Bulletin de la Société Ramond, 2012, 19-36. Russell a sa propre définition : « Il y a trois types de montagnards : le sauvage, le savant et l’artiste » ;Explorations pyrénéennes, Bagnères : Société Ramond, 2014, p. 274. 2 Martin de la Soudière,Poétique du village, Paris : Stock, 2010. 3 Voyages au Mont-Perdu;, 1801 Observations faites dans les Pyrénées, 1789. L’une des Trois Sœurs (le Mont-Perdu, le Cylindre et le Soum de Ramond), ainsi qu’une fleur (la ramondie) et une société savante (la Société Ramond, à Bagnères) gardent sa gloire ; Cuthbert Girdlestone,Louis-François Ramond, Paris : Minard, 1968.
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