Les Mots-Clés de la culture

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1 200 idées et notions du Dictionnaire Culturel en langue française !





Un voyage original à travers des textes de spécialistes de renom portant un regard nouveau sur les cultures du monde : Alain Rey, Régis Debray, Yves Lacoste, Jacques Le Goff, Henri Meschonnic...



1 200 textes prenant prétexte sur un mot français traversent langues et cultures, de notions abstraites aux réalités concrètes, la plupart recourent aux témoignages littéraires, philosophiques, poétiques, scientifiques... ainsi qu'à un très riche corpus de citations et d'anecdotes illustrant les différents usages des idées les notions fondamentales de notre civilisation.



Des compléments spécifiques

- 9 000 citationsd'auteurs du monde entier
- Une présentation par Alain Rey
- Une bibliographie



Une recherche intuitive grâce aux index

- Index alphabétique

- Index thématique (Philosophie, Société, Sciences...)
- Plus de 6 000 renvois vers d'autres articles





Publié le : jeudi 25 avril 2013
Lecture(s) : 49
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782321002284
Nombre de pages : 9107
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Les Mots-Clés de la culture

Les 1200 idées et notions du Dictionnaire culturel en langue française

Sous la direction d’Alain Rey

1 200 articles développant l’histoire et l’état présent des idées, des savoirs, des symboles en maints domaines : arts, littératures, religions, économie, politique, sciences, techniques, histoire et anthropologie, vie quotidienne, passions et pulsions, articles écrits par près de 100 auteurs, spécialistes renommés ou jeunes chercheurs qui le deviendront, articles coordonnés entre eux et avec le vocabulaire français, dans l’ouverture aux cultures européennes et mondiales, pour ce faire, illustrés de nombreuses citations en traduction, en autant de fenêtres ouvertes sur les littératures et les penseurs du monde et d’abord de l’Europe, en tous temps

Le Robert

Dictionnaires Le Robert - Paris


Édition numérique réalisée en partenariat avec le Centre national du livre.

logo CNC

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.

© 2005 Dictionnaires Le Robert - SEJER pour le Dictionnaire Culturel en langue française (édition imprimée).

© 2013 Dictionnaires Le Robert - SEJER pour la présente édition numérique des articles culturels.
EAN 978 232 100 228 4

Dictionnaires Le Robert
25, avenue Pierre-de-Coubertin
75013 Paris, France
www.lerobert.com


Dictionnaire culturel en langue française
(édition 2005)
Direction de l’ouvrage
Alain Rey
Direction éditoriale
Danièle Morvan
 
ARTICLES CULTURELS
Révision
Gilles Firmin
Danièle Morvan
Alain Rey
Révision et édition
Nathalie Livingstone


Les Mots-Clés de la culture
édition numérique
Responsable éditorial
Laurent Catach
Informatique
Sébastien Pettoello, Claude Sellin
Liste des auteurs


Philippe Abastado
Nils Ahl
Christelle Andrieu
Elizabeth Antébi
Ingrid Astier
Jean-Pierre Aubin
Henri Bacry
Philippe Barthelet
Adrien Barton
Feisal Ben Hassel
Nicolas Biais
Soazig Le Bihan
Laure Blanc-Benon
Noël Bonneuil
Marie-Françoise Bouchon
Dominique Bouissou
Philippe Breton
Marie-José Brochard
Marie Cervoni
Guillaume Chochon
Paul Clavier
Guillaume Coqui
Alexis Dalem
Denise Le Dantec
Vincent Debaene
Régis Debray
Martine de Gaudemar
Yves Delahaye
Ghislain Deleplace
Simone Delesalle
Jean-Philippe Derenne
Philippe Dewimille
Marie-Hélène Durand
Christine Ehm
Dimitri El Murr
Gilles Firmin
Michel Frizot
Julie Giovacchini
Charles Girard
Stéphane Girardon
Jacques Le Goff
Alain Le Gouguec
Florence Gravas
Anne-Solweig Gremillet
Marianne Groulez
Annick Le Guérer
Georges Haddad
Brice Halimi
François-Xavier Hervouët
Tristan Hordé
Jean-Marie Husser
Pauline Jolivet
Tanguy Josse
Marta Krol
Lucie Labreuille
Yves Lacoste
Henri Landré
Claude Lécaille
Nathalie Lecomte
Léon Loiseau
Christian Maisonneuve
Bernard Maris
Élise Marrou
Jean-Baptiste Maudet
Sarah Mazouz
Henri Meschonnic
Mathieu Meyrignac
Catherine Michaud-Pradeilles
Dominique Michel
Arnaud Milanese
Delphine Moreau
Danièle Morvan
Fabrice Moulin
Cécile Nail
Ewa Paluch
Catherine Petillon
Philippe Quesne
Michel Random
Alain Rey
Josette Rey-Debove
Matthieu Reynaud
Pascal Richet
Jérôme Sackur
Jean-Michel Salanskis
Caroline Sidi
Gérard Soulier
Vincent Sullerot
Chantal Tanet
Michel Tissier
Christine van Geen
Laurent Vaultier
Marcelo Weisfreid


AVANT-PROPOS, ET APRÈS-FAIRE




Le Dictionnaire culturel en langue française, dont procède ce recueil, suivait deux voies distinctes. Il renouvelait quelque peu le « dictionnaire de langue » ; il proposait une « bibliothèque imaginaire » – comme le musée de Malraux – abordant le fait culturel humain. Cet objectif intellectuel était assumé par de nombreuses analyses portant sur des concepts et des symboles, sur des croyances, des activités, des émotions et des passions exprimées au cours de l’histoire et selon les visions du monde de diverses civilisations.
Nous avons donc cherché, Danièle Morvan et moi, patiemment mais passionnément, à recueillir en français l’expression de civilisations nourricières, en une bibliothèque imaginée de chefs-d’œuvre célèbres et d’introuvables merveilleux (telles ces épopées celtes du haut moyen âge traduites en français par des érudits bretons et qui nous apportent les racines d’un imaginaire qui nourrit les littératures européennes, tant germaniques que romanes : bienvenue à Tristan et Iseult, à Merlin et à Morgane, à Lancelot et au roi pêcheur…).
Ce sont près de 1 300 textes, prenant pré-texte sur un mot français, qui traversent langues et cultures grâce à une centaine d’auteurs convaincus par ce projet, qui ont accepté de jeter des sondes dans le temps et dans l’espace. Ponctués de citations traduites, ou directement écrites en français – car la notion perverse d’« étranger » perd ici toute signification –, ces textes suggèrent, analysent et déploient une pensée à la fois collective et individuelle : le génie de Virgile exprime la latinité, celui de Cervantès l’hispanité – et sont pourtant gages d’universalité. Ces articles culturels illustrent une grande variété d’approches. Tous reflètent une ouverture dans le temps et l’espace humains ; certains recourent amplement aux témoignages – littéraires, philosophiques, poétiques, scientifiques… – et amorcent des anthologies ; d’autres analysent avec précision un domaine ou une réalité perçue ; d’autres enfin révèlent par le recours à quelques éclairages privilégiés la nature d’un objet culturel. Ainsi, la lecture proustienne de la création artistique sert de clé pour la compréhension de l’idée de PEINTURE, alors que l’encadré sur l’ART manifeste une longue évolution multiculturelle. Certains concepts donnent lieu à plusieurs textes, selon le champ notionnel où ils s’inscrivent : la VALEUR, en philosophie et en économie, requiert des approches et des réflexions différentes. D’autres articles englobent un vaste champ sémantique : DISQUE, partant d’une forme géométrique, ouvre sur l’enregistrement et la reproduction sonores ; SKI, par l’idée de progression sur une surface glissante, conduit aux patins, au surf et à la planche à voile.
Le va-et-vient entre les analyses et les synthèses met en œuvre une vision critique de la langue et la multiplicité des sources de sens.
Une image vient à l’esprit, quant à ce passage par la langue française de l’expérience, des symboles, des mythes, des visions du monde élaborées par mille civilisations : celle du sablier, d’abord concentration, en entonnoir, puis expansion, en éventail.
En effet, les textes porteurs de l’expérience humaine, expérience globale et multiforme (textes sumériens, chinois, égyptiens, sanskrits, hébreux, grecs, latins, pour s’en tenir à ces langues, certaines injustement dites « mortes », car elles nous parlent avec tant de force), se dirigent vers les langues modernes les plus pratiquées, où le français, malgré nos puristes pleureurs, fait très bonne figure. En affirmant que la philologie n’était pas l’exploration de grimoires poussiéreux mais « la science des produits de l’esprit humain », Ernest Renan nous a rendu un fier service. Des millénaires de tradition, de traduction (deux mots de racine commune) ont ainsi produit, notamment dans le creuset européen, cette énorme force spirituelle exprimée en des langues en constante interaction. Ce parcours de l’humain vers l’expression et vers la communication par une langue ne va pas sans accrocs : incompréhensions, quiproquos involontaires ou intéressés : traduttore, traditore. Mais ces « traîtres » ne sont pas, selon l’expression familière, de « faux jetons » ; plutôt, comme le disait Jean Cocteau, ce joueur de mots, de « vrais jetons », des passeurs et des « changeurs » de la pensée.
En matière de traduction, rien n’est absolument transparent – tout est intraduisible ; avant tout, cette expérience créatrice qu’est la poésie. Mais rien n’est totalement intraduisible, par l’effet d’une incompréhensible vertu, qui permet à l’écrivain de se glisser dans l’autre langue et de lui dérober ses magies pour les incarner dans la sienne : Amyot pour Plutarque, Montaigne pour les penseurs latins. Ainsi, Baudelaire et Mallarmé ont « ravi » Edgar Poe, Chateaubriand Milton, Paul Valéry, sagement, et Pierre Klossowski, un peu follement, Virgile. La chaîne des traductions a fait varier, selon les époques et leurs goûts, les grands massifs figés dans leur texte et leur état de langue : ainsi, Homère, la Bible, Eschyle, Virgile, Dante, Shakespeare, Cervantès, Pouchkine, et aussi Li-Po, Bashô…, intangibles dans leurs propres cultures, sont sans cesse revisités dans les autres langues. Le choix des traductions dans nos textes leur donne une couleur plus ou moins proche de celle de l’original, et ceci justifie que des passages soient cités dans la première traduction française plutôt que dans une version plus récente et jugée « meilleure ». En revanche Rabelais, Montaigne, Racine, Molière, à peine touchés par la tradition, en français (ponctuation, orthographe sont tout de même adaptées), ne cessent d’être retraduits et vivifiés en d’autres langues. Des textes d’ancien français, sublimes, sont eux aussi traduits, pour conserver leurs pouvoirs, ce qui les met sur le même plan que les textes médiévaux en occitan. Mais on se souviendra que les chefs-d’œuvre français encore compréhensibles pour les francophones d’aujourd’hui sont mouvants en anglais ou en japonais d’un traducteur à l’autre.
Le patrimoine vivant des textes durables est un kaléidoscope : c’est ici la lorgnette française et les mille couleurs de cet idiome qui sont chargées de nous le faire percevoir. Le traducteur est un passeur nécessaire ; ses « trahisons » font vivre les textes qu’il métamorphose en les accordant à la sensibilité de son temps et de sa culture.
L’arrière-plan de toute transmission en langage est tel qu’on ne peut le faire revivre qu’en lui faisant franchir les déserts de l’intraduisible et de l’impensé. Ces caravanes de l’idée et du savoir ont laissé perdre bien des richesses dans les sables de l’histoire, de même que les mots, vieux routiers, se sont usés à porter les symboles. La belle idée d’une « mythologie blanche » ou blanchie, usée, délavée, à retrouver dans les mots, qui semble venir de Schlegel, a été reprise en français par Anatole France, puis par Jacques Derrida. Les grands textes – et de moins grands – se sont usés et déformés, engourdis par le temps. On s’emploie ici à retrouver les introuvables, à déterrer les témoins du passé : fossiles et ruines – « archéologie » de la pensée et du dire, selon l’image de Michel Foucault –, à raviver les polychromies effacées, à faire parler pour nous, infirmes captifs du présent et des modes, la modernité durable des paroles sans âge, « pierres vives » de nos cultures.
On cherche ici à atteindre l’au-delà de notre langue dans notre langue, la pensée et la raison humaines par la multiplicité des visions du monde et des modalités de la connaissance – magie, science, religion, conscience et inconscience, raison et folie. Même recherche pour découvrir les modes d’action – magie encore, rites, techniques, arts, politique, économie –, et finalement les façons d’être, à travers leurs modulations dans le temps et l’espace de cette Terre. Le passé le plus archaïque ne perturbe pas plus les certitudes encyclopédiques que les révélations stupéfiantes de la science moderne. En effet, nous venons de perdre nos idées les plus communes et les plus chères : le temps et l’espace, l’objet identifié ; nous vivons et mourons parmi les ovnis. Ces ondes du savoir et du croire traversent les siècles et les lieux : de l’espace où s’est installée la langue française, on passe à l’espace européen construit par les civilisations méditerranéennes, grecque, latine, et germaniques, celtes, slaves, baltes, et aussi finno-ougriennes (les cultures finnoise, hongroise), basque… Puis viennent les régions des langues sémitiques, celles de l’Orient iranien, celles de l’Asie jusqu’à la Chine et au Japon, de l’Amérique d’avant les envahisseurs européens ou les espaces des peuples et des langues d’Afrique, d’Océanie…
Dans cet interculturalismeen traduction, cependant, l’expression en français, qui se suffit à elle-même dans le dictionnaire de langue, manifeste une infirmité. Un recueil en japonais, en espagnol, en allemand, en anglais, conçu de manière comparable – nous n’en connaissons pas –, établirait d’autres références et traiterait autrement les mêmes « objets culturels ». En français même, les auteurs ont eu l’entière liberté de leurs choix. Mais aucune différence d’approche n’est ici arbitraire, alors que dans l’encyclopédie, l’emploi des mots comme étiquettes de concept et annonces de savoirs indifférents à la langue constitue un artifice. L’encyclopédie pure, comme l’encyclopédie universelle, est un mythe.
Ce recueil est une contre-encyclopédie, qui tente, dans ses articles « culturels », d’entourer un savoir prétendu neutre, objectif, indépendant de la civilisation où il s’est élaboré par deux réalités auxquelles nul ne peut échapper, les langues, leurs produits. Son objet, par la réflexion originale et par les textes, c’est la constitution progressive, contrariée, contradictoire, du rapport entre le sujet humain, conduit par sa raison et ses passions, et des objets extraits de l’expérience sensible et remodelés par les cultures.
Rien de neuf en cela ; attribuée par ses épigones, au V siècle avant l’ère chrétienne, à Confucius, Maître Kong, on lit cette sage remarque : Étant d’un naturel modeste et pacifique, nous n’irons pas jusqu’à comparer les parties descriptives et techniques des encyclopédies existantes à des peaux de chien, ni notre tentative à un tigre superbe, mais reste que décrire les choses du monde sans leur arrière-plan social et historique, sans leur ancrage de civilisation, c’est enlever à ces « choses » leur couleur, leur goût, leur odeur… Ainsi, la « fleur », objet botanique précis, mais mot indécis et sensuel – on nomme , , bien des réalités que le botaniste exprime autrement – fait l’objet d’excellents articles dans les encyclopédies, mais la plupart oublient que cet épanouissement certes naturel de certains végétaux est devenu une « réalité » culturelle et vécue, symbolique et quasi magique, au gré des époques et des civilisations. Ainsi l’article FLEUR, riche en figures, métaphores et manières de dire, est « culturellement » exploré ; on y joindra ROSE et quelques autres. Les contenus puisent à une bibliothèque dispersée, dont les feuilles volantes échappent aux « amoureux fervents » comme aux « savants austères » (Baudelaire) et qu’on a voulu rassembler ici pour tous. Leur objet : les relations entre les humains et – par exemple – leurs fleurs, qu’ils recréent, inventent, rêvent et contemplent, chacun selon sa raison et sa vision, chacun selon sa sensibilité, ses illusions et ses croyances. e
Ji Zicheng dit : « On est honnête homme par nature : à quoi bon la culture ? » Zigong dit : « Monsieur, voilà un mot regrettable […] La culture tient à la nature, la nature tient à la culture, comme sa bigarrure tient au tigre. Arrachez ses poils à la peau d’un tigre ou d’un léopard et il ne vous reste que la peau d’un chien ou d’un mouton. »
Les Entretiens de Confucius, XII, 8, trad. Pierre Ryckmans.
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Pour cette édition en ligne, les pouvoirs de la machine incitaient à réaliser un système reliant les différents thèmes traités, et à les déployer de manière à en rendre la consultation plus aisée et plus riche.
On sait que l’organisation des domaines du savoir a toujours posé des problèmes de classification considérables. Depuis l’arbre de Porphyre antique jusqu’aux classements modernes, les divisions et subdivisions ne sont exploitables que si elles se plient à l’intuition collective dans la culture où elles doivent fonctionner. Les critères adoptés ici sont simples et naturels.
Ces procédés rendront la consultation des articles réunis ici plus efficace, grâce aux liens hypertextes. Les richesses de réflexion rassemblées seront ainsi mieux mises en valeur que dans un livre imprimé.
Les réseaux d’idées engendrés par la confrontation de tant de parcours intellectuels sur tous les sujets de la culture méritent d’être parcourus, dans les textes des auteurs et entre eux, et au-delà d’eux, dans les mises en relation entre disciplines, de manière à faire tomber les barrières édifiées par les habitudes pédagogiques et universitaires.
Ces structures ajoutées font que chaque lecteur, chaque « consulteur » peut créer lui-même ses parcours et engendrer, comme le faisait Raymond Queneau avec ses « Mille milliards de poèmes », autant d’ouvrages de référence.
Bon voyage au pays illimité des cultures humaines.



Alain Rey


Guide d'utilisation


Ce petit guide a pour objectif de vous donner quelques conseils d’utilisation pour ce livre numérique. Le format de ce livre imposant certaines limitations, notamment pour la recherche au sein de l’index d’un ouvrage, les conseils qui suivent faciliteront votre lecture – du moins nous l’espérons !


Présentation

Ce livre numérique reprend les 1 200 mots-clés des idées et notions développées dans le Dictionnaire Culturel en langue française, publié en 2005 sous la direction d'Alain Rey. Ce très riche ensemble de notices (appelées « encadrés » dans la version imprimée du dictionnaire) représente près de 22 millions de signes et fournit un corpus inédit d'articles de synthèse sur tous les principaux sujets et mots conceptuels de la langue française, rédigés pour certains par de grands spécialistes : Alain Rey, Régis Debray, Jacques Le Goff, etc.
Cet ensemble d'articles constitue également une riche anthologie de citations, comportant près de 9 000 citations d'auteurs du monde entier ainsi que des extraits des textes fondateurs, dont les traductions ont été choisies avec soin.
Cette version numérique a par ailleurs fait l'objet d'un important travail éditorial complémentaire. Elle propose un nouvel index thématique (voir ci-dessous), établi par Alain Rey, qui permet d'explorer et de regrouper les mots-clés selon des axes thématiques facilement utilisables. Elle met également en œuvre un système de renvois hypertextes entre les articles, ce qui permet de naviguer facilement dans le dictionnaire.


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Chaque thème est ensuite organisé en sous-thèmes (à deux niveaux), après quoi la liste des entrées relatives à ce sous-thème est présentée par ordre alphabétique. Il suffit ensuite de cliquer sur l'un des mots-clés pour accéder directement à sa notice, dans le corps du dictionnaire.


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Vous remarquerez que cet index alphabétique contient deux types d'entrées, qui sont interclassées :
  • les entrées principales correspondant à des mots-clés du dictionnaire; celles-ci sont présentées en majuscules et en italiques,, par exemple PSYCHANALYSE.
  • les entrées supplémentaires, ajoutées dans cette version numérique, et qui sont des renvois vers des entrées principales; celles-ci sont présentées en minuscules et en romain, par exemple ballon.


Ce système permet de retrouver plus facilement un article du dictionnaire, à partir d'un ensemble de mots-clés élargi, soit près de 3 000 mots.


Recherche en texte intégral

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Bibliographie

Vous trouverez dans la table des matières un accès à la bibliographie, issue du Dictionnaire Culturel en langue française. Cependant, pour des raisons techniques et pour ne pas alourdir l'ouvrage, cette bibliographie n'est pas incluse physiquement dans ce livre numérique; elle est cependant consultable sur Internet, au format PDF, via un lien indiqué à la fin du texte d'introduction de cette bibliographie.




Bibliographie des encadrés culturels


établie par GILLES FIRMIN


La « Bibliographie générale » regroupe les références concernant les auteurs et les œuvres anonymes cités dans les encadrés culturels, à l’exception des textes français postérieurs au XVIe siècle, qui sont renvoyés à la bibliographie « Textes d’auteurs » du dictionnaire. Certaines œuvres ont été regroupées thématiquement par affinité : recueils de textes concernant une même langue – anthologies de textes arabes, chinois, persans… – ou œuvres mises sous un même patronage – écrits attribués à Moïse ou cycle du roman d’Alexandre, par exemple. Ces regroupements avaient parfois été opérés par les éditeurs de ces textes (cycles du Roman de Renart ou de Tristan et Yseut dans la Bibliothèque de la Pléiade).
Les auteurs et les œuvres anonymes sont brièvement localisés dans le temps et dans l’espace culturel : ce dernier repère est constitué par la langue au sens le plus général du terme. On ne s’étonnera donc pas de voir les Africains Tertullien et saint Augustin, l’Espagnol Isidore de Séville et l’Allemande Hrotswitha, le Français Guillaume Budé rattachés au latin, le Juif Philon au grec, l’Américain Thoreau et l’Irlandais Joyce à l’anglais ; nous précisons quand il y a lieu que le Français Guillaume Postel écrivait en latin et en français, et qu’Oscar Wilde a composé en français une de ses œuvres les plus célèbres, Salomé. Le titre des œuvres est donné, dans la mesure du possible, dans la langue d’origine, accompagné de la date de publication ou de composition et, s’il y a lieu, de la traduction littérale. Ces indications sont suivies des versions françaises qui ont été effectivement utilisées ; ces dernières peuvent être nombreuses : des questions de commodité (parfois simplement d’accès) aussi bien que la diversité des choix intellectuels ou la variété des propos expliquent que l’on peut voir citer, à propos de tel grand auteur (Virgile), une traduction du XVIIIe siècle (Guyot-Desfontaines), la reprise par un poète du XXe siècle (Paul Valéry) de la traduction « classique » du XIXe siècle (Jacques Delille), et voisiner une traduction académique avec une tentative de restitution littérale (Pierre Klossowski). Il en a été de même pour les grandes œuvres maintes fois traduites que sont la Bible ou le Coran, et dans tous les cas il aurait été fâcheux d’imposer une normalisation éditoriale. Le nombre et la précision des références ne doivent pourtant pas faire illusion : cette bibliographie ne vise pas à l’exhaustivité, et ce ne sont pas forcément les éditions les plus récentes, ni même toujours les « meilleures », qui s’y trouvent répertoriées. En revanche, nous avons tenté de relever les principales déclinaisons d’une même édition, réimpressions ou collections de poche qui rendent un texte plus accessible au public. La même logique nous a incités à faire droit aux sources consultables sur le réseau Internet : les qualités et les défauts des différents sites diffèrent peu de ceux des entreprises d’édition, et la variété que l’on y trouve a fait de cet outil, dans le temps même où s’élaborait ce « Dictionnaire culturel », une vaste bibliothèque de plus en plus accessible. Nous y avons particulièrement eu recours, dans le nécessaire travail de finalisation qui incombe à l’éditeur, pour les textes originaux non français.
Un même souci d’information nous a conduits, non seulement à détailler certains sommaires (œuvres de saint Augustin ou de Plutarque aussi bien que les différents canons bibliques), mais à répartir dans la bibliographie des références qui n’ont pas forcément été utilisées séparément : tous les textes de Qumrân, tous les apocryphes, toutes les œuvres que l’on trouve dans un recueil du type « Pléiade » n’ont pas été effectivement cités dans les encadrés culturels. Simplement, il a paru commode de les distinguer pour faciliter le renvoi à ces recueils.
Enfin, les références plus techniques qui ne relèvent pas de la documentation générale ont été réservées pour la « Bibliographie complémentaire » : on y trouvera des anthologies particulières et des études, classiques ou plus spécialisées, citées dans les encadrés. Certaines références auraient pu être intégrées à la bibliographie précédente, qu’elles concernent ou non des auteurs qui y figurent déjà ; sans prétendre avoir toujours évité l’arbitraire, nous n’avons pas voulu y incorporer des textes dont l’utilisation est demeurée marginale. En revanche, nous avons signalé dans ce complément quelques textes particuliers que l’on retrouvera parmi les « textes d’auteurs ». Les titres et dates de première publication sont plus sommairement rappelés ; les œuvres collectives ou anonymes sont classées suivant l’ordre alphabétique du titre.
La bibliographie est disponible en ligne au format PDF ; pour y accéder, cliquez ici.
INDEX THÉMATIQUE



PHILOSOPHIE, RELIGION ET SCIENCES

Philosophie, morale
Religion et croyances
Religion, superstition, croyances
ABBÉSÂMEANGEAPOCALYPSEARCANEARCHEATHÉISMEBAPTÊMEBOUDDHISMECALICECALVAIRECARÊMECATHOLIQUECENDRECHANTCHAOSCHÉRUBINCHRISTCIELCIMETIÈRECIRCONCISIONCLERCCRÉATIONDÉLUGEDÉMONDEUILDIABLEDIEUDIVINATIONDOGMEDRUIDEENFERÉPINEERMITEESPRITESSÉNIENSÉVANGILEGNOSEGRAALHINDOUISME (L')HOSTIEIDOLESINTERDITISLAMJAÏNISMEJÉSUITEJEÛNEJUIFKABBALELAÏCITÉMARTYRMESSEMESSIEMIRACLEMOINEMORTPAÏENPÂQUEPARADISPHARISIENPROCHAINPROPHÈTEPROVIDENCEPURPYTHIERABBINRÉFORME (LA)RELIQUERITESABBATSACRIFICESAINTSATANSECTESÉPULTURESERMENTSIBYLLESOMASOUFFLESUPERSTITIONTABOUTAOTOMBESTOTEMVAUDOU
Mythes
AMAZONESANDROGYNEBASILICCERBÈRECHIMÈREDÉDALEDRAGONELFESFÉEGÉANTGÉNIE (LE)GORGONESHÉROSHYDREJUIF ERRANTLABYRINTHELICORNELORELEILOUP-GAROUMANDRAGOREMÉDUSEMÉTAMORPHOSEMUSEOGREONDINESPHÉNIXSATIRESERPENTSIRÈNESPECTRESPLEENVAMPIREVERS (LES)
Symboles
Connaissances rationnelles
Science (généralités)
Mathématiques, logique
Astronomie
Physique
Chimie
ACIDEALAMBICALCHIMIEALCHIMIEALCOOLATOMECARBONECATALYSECHIMIECOBALTCRISTALDIAMANTFERFULLERÈNESGAZHYDROGÈNELABORATOIREMÉTALNICKELOXY-PLOMBSOUFRESYMBOLIQUE CHIMIQUEVALENCE
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