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Periochae

de thyon

TITE-LIVE
HISTOIRE ROMAINE lci-110

Les l c i - e B o o k s sont des compilations d’œuvres appartenant au domaine public. Les
textes d’un même auteur sont regroupés dans un volume numérique à la mise en page
soignée, pour la plus grande commodité du lecteur.
M E N T I O N S

© 2016-2017 lci-eBooks, à l’exclusion du contenu appartenant au domaine public ou placé
sous licence libre.
ISBN : 978-2-918042-37-2
Un identifiant ISBN unique est assigné à toutes les versions dudit eBook pour le format
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Version de cet eBook : 1.1 (03/03/2017), 1.0 (07/04/2016)

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de formatage.
La déclinaison de versions n (entière) correspond à un ajout de matière complété
éventuellement de corrections.SOURCES

— Wikisource, d’après le texte de la Bibliotheca Classica Selecta, où les mentions
suivantes sont présentes : Oeuvres de Tite-Live (Histoire romaine) avec la traduction en
français publiée sous la direction de M. Nisard, Tome I, Paris, 1864, p. 1-54. La traduction
de M. Nisard a toutefois été légèrement modifiée. On a notamment modernisé
l’orthographe, adapté les noms propres aux usages actuels et introduit les divisions
modernes en paragraphes.
— Les periochae, sont issus en partie de Wikisource, en partie du site de Philippe
Remacle, en partie de livres de la bibliothèque Google Livres.
— L’avis des éditeurs et la notice sur Tite-Live sont issus de livres numérisés présents
sur Google Livres.

— Couverture : Illustration de l’édition vénitienne de 1520. Imprimeur : Giovanni
Andrea Vavassore. Rijksmuseum Amsterdam.
— Page de titre : Bibliothek des allgemeinen und praktischen Wissens. Bd. 5 (1905),
Abriß der Weltliteratur, Seite 50. (Bibliothèque de l’éducation et des connaissances
pratiques. Vol. 5, (1905), la démolition de la littérature mondiale, à la page 50.) Wikimedia
commons
— Image pré-sommaire : 1525 - 1570. Editeur, Ferando Bertelli. Rijksmuseum
Amsterdam.

Si vous estimez qu’un contenu quelconque (texte ou image) de ce livre numérique n’a
pas droit de s’y trouver ou n’est pas correctement crédité, veuillez le signaler à travers ce
formulaire.LISTE DES LIVRES
TITUS LIVIUS (-59 – 17)
AVIS DES ÉDITEURS
NOTICE SUR TITE-LIVE.
PRÉFACE
LIVRE I - Des origines lointaines à la fin de la royauté (jusqu’en 509 av. J.-C.)
LIVRE II - Les débuts de la République (509 à 468 av. J.-C.)
LIVRE III - Les décemvirats (468 à 446 av. J.-C.)
LIVRE IV - La croissance des pouvoirs de la plèbe (445 à 404 av. J.-C.)
LIVRE V - La prise de Véies et sac de Rome par les Gaulois (403 à 390 av. J.-C.)
LIVRE VI - Reconstruction de Rome et victoires de la plèbe (389 à 367 av. J.-C.)
LIVRE VII - Guerres latines et samnites (366 à 342 av. J.-C.)
LIVRE VIII - Guerres latines et samnites (341 à 322 av. J.-C.)
LIVRE IX - Guerres samnites et guerres étrusques (321 à 304 av. J.-C.)
LIVRE X - Guerres samnites et guerres italiques (303 à 293 av. J.-C.)
PERIOCHAE - LIVRES XI à XX (292 à 219 av. J.-C.)
LIVRE XXI - (219 à 218 av. J.-C.)
LIVRE XXII - (217 à 216 av. J.-C.)
LIVRE XXIII - (216 à 215 av. J.-C.)
LIVRE XXIV - (215 à 213 av. J.-C.)
LIVRE XXV - (212 av. J.-C.)
LIVRE XXVI - (211 à 210 av. J.-C.)
LIVRE XXVII - (210 à 207 av. J.-C.)
LIVRE XXVIII - (207 à 205 av. J.-C.)
LIVRE XXIX - (205 à 204 av. J.-C.)
LIVRE XXX - (203 à 201 av. J.-C.)
LIVRE XXXI - (201 à 199 av. J.-C.)
LIVRE XXXII - (199 à 197 av. J.-C.)
LIVRE XXXIII - (197 à 195 av. J.-C.)
LIVRE XXXIV - (195 à 193 av. J.-C.)
LIVRE XXXV - (193 à 192 av. J.-C.)
LIVRE XXXVI - (192 à 191 av. J.-C.)
LIVRE XXXVII - (190 à 189 av. J.-C.)
LIVRE XXXVIII - (189 à 187 av. J.-C.)
LIVRE XXXIX - (187 à 183 av. J.-C.)
LIVRE XL - (182 à 179 av. J.-C.)
LIVRE XLI - (178 à 174 av. J.-C.)
LIVRE XLII - (173 à 171 av. J.-C.)
LIVRE XLIII - (171 à 169 av. J.-C.)
LIVRE XLIV - (169 à 168 av. J.-C.)
LIVRE XLV - (168 à 167 av. J.-C.)
PERIOCHAE - LIVRES LXVI à CXLIIP A G I N A T I O N
Ce volume contient 891 968 mots et 2 602 pages
1. AVIS DES ÉDITEURS 3 pages
2. NOTICE SUR TITE-LIVE 5 pages
3. PRÉFACE 2 pages
4. LIVRE I (jusqu’en 509 av. J.-C.) 110 pages
5. LIVRE II (509 à 468 av. J.-C.) 89 pages
6. LIVRE III (468 à 446 av. J.-C.) 96 pages
7. LIVRE IV (445 à 404 av. J.-C.) 80 pages
8. LIVRE V (403 à 390 av. J.-C.) 77 pages
9. LIVRE VI (389 à 367 av. J.-C.) 60 pages
10. LIVRE VII (366 à 342 av. J.-C.) 61 pages
11. LIVRE VIII (341 à 322 av. J.-C.) 61 pages
12. LIVRE IX (321 à 304 av. J.-C.) 80 pages
13. LIVRE X (303 à 293 av. J.-C.) 74 pages
14. PERIOCHAE - LIVRES XI à XX (292 à 219 av. J.-C.) 14 pages
15. LIVRE XXI - (219 à 218 av. J.-C.) 77 pages
16. LIVRE XXII - (217 à 216 av. J.-C.) 80 pages
17. LIVRE XXIII - (216 à 215 av. J.-C.) 69 pages
18. LIVRE XXIV - (215 à 213 av. J.-C.) 66 pages
19. LIVRE XXV - (212 av. J.-C.) 66 pages
20. LIVRE XXVI - (211 à 210 av. J.-C.) 75 pages
21. LIVRE XXVII - (210 à 207 av. J.-C.) 77 pages
22. LIVRE XXVIII - (207 à 205 av. J.-C.) 74 pages
23. LIVRE XXIX - (205 à 204 av. J.-C.) 57 pages
24. LIVRE XXX - (203 à 201 av. J.-C.) 64 pages
25. LIVRE XXXI - (201 à 199 av. J.-C.) 63 pages
26. LIVRE XXXII - (199 à 197 av. J.-C.) 54 pages
27. LIVRE XXXIII - (197 à 195 av. J.-C.) 57 pages
28. LIVRE XXXIV - (195 à 193 av. J.-C.) 75 pages
29. LIVRE XXXV - (193 à 192 av. J.-C.) 65 pages
30. LIVRE XXXVI - (192 à 191 av. J.-C.) 55 pages
31. LIVRE XXXVII - (190 à 189 av. J.-C.) 73 pages
32. LIVRE XXXVIII - (189 à 187 av. J.-C.) 76 pages
33. LIVRE XXXIX - (187 à 183 av. J.-C.) 73 pages
34. LIVRE XL - (182 à 179 av. J.-C.) 72 pages
35. LIVRE XLI - (178 à 174 av. J.-C.) 36 pages
36. LIVRE XLII - (173 à 171 av. J.-C.) 80 pages
37. LIVRE XLIII - (171 à 169 av. J.-C.) 29 pages
38. LIVRE XLIV - (169 à 168 av. J.-C.) 60 pages
39. LIVRE XLV - (168 à 167 av. J.-C.) 63 pages
40. PERIOCHAE - LIVRES LXVI à CXLII 120 pagesHISTOIRE ROMAINE
Publiée sous la direction de M. NISARD

1839, Dubochet et Compagnie. A V I S D E S É D I T E U R S
3 pages
Cette traduction est l’ouvrage de plusieurs mains. A l’époque où nous vivons, il n’est
personne qui, remplissant d’ailleurs toutes les conditions de savoir et de talent qu’exige
une œuvre de ce genre, soit assez libre de l’emploi de son temps pour se dévouer
pendant plusieurs années à traduire un auteur aussi volumineux que Tite-Live. On sait de
plus le peu de réputation littéraire que le public y attache; et ce n’est pas une des
moindres contradictions de ce temps, que plus il est devenu nécessaire d’y populariser
les traductions des auteurs anciens, plus le temps manque pour les entreprendre, et
moins la tâche en est appréciée.
Il n’y a qu’un moyen de mener à fin une traduction nouvelle de Tite-Live, c’est d’en
charger plusieurs personnes. C’est ce qui a été fait pour celle-ci. Du reste, la distribution
de ce grand travail n’a pas été arbitraire. Parmi plusieurs traducteurs, tous également
versés dans la latinité, chacun a pris la portion de l’ouvrage qu’il avait étudiée
particulièrement, soit par goût, soit pour en avoir fait, comme professeur, le sujet de son
enseignement. Il en est résulté une traduction sans langueur et sans passages sacrifiés,
où ce qui n’eût été dans une traduction faite par une seule main qu’un de ces morceaux
de répit, pour ainsi parler, où l’auteur se serait cru le droit de se relâcher, est devenu,
dans une traduction partagée entre plusieurs personnes, un morceau de choix, où
l’auteur a redoublé d’efforts et de soins.
Si nous ne craignions rien tant que de paraître rechercher le paradoxe, surtout dans
un avertissement qui doit être pour nous une affaire de conscience, nous dirions qu’il
nous semble même qu’une traduction qui est l’œuvre de plusieurs peut avoir plus de
vivacité et de naturel qu’une traduction faite par un seul, chacun terminant sa tâche avant
que la lassitude se soit fait sentir. Toutefois, c’est à deux conditions : l’une, que toutes ces
mains soient également habiles; l’autre, que cette diversité n’empêche pas l’unité, sans
laquelle une œuvre de ce genre, quel que fût d’ailleurs le talent particulier de chaque
collaborateur, ne serait pas supportable.
Cette unité est précisément l’œuvre de la direction. C’est à elle qu’il appartient de
veiller à ce que les mêmes mots, surtout lorsque ces mots sont des formules, soit
religieuses, soit politiques, soient traduits de la même manière ; à ce que les mêmes
tours, quand ils sont rappelés par les mêmes idées et les mêmes circonstances, soient
exprimés en français par des formes identiques; a ce que les disparates inévitables que
pourraient offrir tous ces fragments de traduction, soient effacées d’une main ferme et
sûre, qui ne laisse que les qualités par où l’ouvrage de plusieurs est un ; enfin, a ce que
ce soit partout, et autant qu’il est permis à une traduction, la même langue, une langue
rapide, ferme, élégante, qui permette au moins d’entrevoir les belles formes d’un historien
du siècle d’Auguste.
Nos lecteurs apprécieront si les efforts qui ont été faits par la direction pour mettre en
lumière, au profit de l’unité de l’ouvrage, le talent particulier de chaque traducteur, ont été
aussi heureux qu’ils ont été consciencieux et soutenus.
{i}Quant aux notes , notre Tite-Live offrira un travail entièrement nouveau,
nonseulement si on le compare aux traductions qui ont précédé la nôtre, mais encore eu
égard aux habitudes que nous avons suivies jusqu’à présent.
Indépendamment des notes, en très-petit nombre, qui ont été empruntées aux
éditions antérieures, et qui sont en quelque sorte du domaine public de la science, notrecommentaire s’est enrichi : 1° d’une réfutation des principales critiques dirigées par
Niehbur, ses devanciers et ses imitateurs, contre l’authenticité de l’histoire de Rome ; 2°
de la reproduction presque intégrale des savantes dissertations de Lachmann sur les
sources auxquelles a puisé Tite-Live ; 5° de citations nombreuses empruntées aux
admirables réflexions que les décades de Tite-Live ont suggérées à Machiavel et à
Montesquieu, ces commentateurs de génie d’un écrivain de génie ; 4° des passages où
nos plus grands poètes ont demandé des inspirations au plus grand historien de Rome ;
{1}5° d’un extrait d’une dissertation inédite sur le passage des Alpes par Annibal ; 6°
enfin d’une chronologie de Tite-Live, où l’on s’est efforcé de résoudre toutes les difficultés
que la supputation des temps peut présenter dans cet écrivain. Cette partie de notre
publication demandait une main accréditée. M. Lebas, membre de l’académie des
Inscriptions et Belles-Lettres, a bien voulu s’en charger.
Il n’est besoin que de peu de mots pour nous justifier d’avoir donné cette étendue aux
notes dans le Tite-Live, en ayant été très-sobres dans les volumes précédents. La vraie et
unique raison, c’est que Tite-Live étant et devant être longtemps encore, dût la science
des Niebuhr faire des progrès en sagacité et en audace conjecturales, le fondement
même de l’histoire de la république romaine, il nous a paru que nous rendrions un
véritable service à ceux qui étudient ou qui enseignent cette histoire en publiant un travail
qui, outre les notes ordinaires, renferme à la fois les sources de Tite-Live, c’est-à-dire
l’indication de tous les auteurs où il a pu puiser, et par lesquels on le peut compléter ou
modifier, la chronologie des chefs de la république romaine, des éclaircissements sur l’un
des plus grands événements de son histoire, enfin quelques-uns des traits les plus
profonds d’un commentaire qui jette sur les faits les plus considérables de l’histoire
romaine des lumières bien autrement sûres que les prétendues vues synthétiques de
quelques critiques modernes. Notre traduction est pour tous les lecteurs : nos notes sont
pour ceux qui étudient particulièrement et l’histoire politique et l’histoire littéraire.
N O T I C E S U R T I T E - L I V E .
5 pages
On ne sait presque rien de la vie de Tite-Live. Il naquit à Padone, l’an de Rome 69,
cinquante-huit ans avant l’ère chrétienne. Il eut, dit-on, deux fils et quatre filles ; mais on
réduit plus généralement à deux le nombre de ses enfants, une fille et un fils. Quintilien
nous apprend que Tite-Live avait écrit pour ce fils un petit traité des études de la
jeunesse, dans lequel il lui recommandait surtout la lecture de Demosthène et de Cicéron.
On y lisait aussi cette petite anecdote. qu’un maître de rhétorique de son temps, grand
ennemi de la clarté dans le discours, ne s’attachait qu’à la proscrire dans ceux de ses
élèves, et les obligeait à retoucher leurs compositions jusqu’à ce qu’elles fussent
devenues parfaitement obscures. Il leur disait alors: « Voilà qui est bien mieux
maintenant ; je n’y entends rien moi-même. » Quant à la fille de Tite-Live, elle épousa un
rhéteur, nommé Magius, dont les auditeurs furent quelque temps assez nombreux, mais
qu’on allait entendre, nous dit Sénèque le rhéteur, plutôt à cause de la célébrité du
beaupère que du talent du gendre.
Tite-Live, ambitionnant plus d’un genre de gloire, avait, au rapport de Sénèque le
philosophe, composé des ouvrages philosophiques et des dialogues qui appartenaient
autant à la philosophie qu’à l’histoire. Mais son plus grand ouvrage est l’Histoire romaine,
en cent quarante ou cent quarante-deux livres, qui, montrant Rome à son berceau, ne
s’arrêtait qu’à la mort de Drusus, et embrassait les annales de sept cent quarante-trois
années. Plusieurs passages de cette œuvre immense ont fait conjecturer qu’il y avait
employé tout le temps qui s’écoula depuis la bataille d’Actium jusqu’à la mort de Drusus,
c’est-à-dire environ vingt et un ans. Il en publiait les parties principales à mesure qu’il les
avait achevées, et il les lisait, dit-on, à Auguste. Mais cette déférence pour l’empereur ne
fit jamais fléchir l’impartialité de l’historien. Dans ce que nous possédons de son ouvrage,
Auguste, nommé en deux endroits seulement, l’est avec une sobriété de louanges qui
contraste avec les basses flatteries des écrivains contemporains. Loin de cacher son
admiration pour les plus grands ennemis de la maison des Césars, Tite-Live louait
hautement Brutus, Cassius et surtout Pompée, au point qu’Auguste l’appelait en
plaisantant le Pompéien. Honorant cette indépendance, le prince avait confié à Tite-Live
l’éducation du jeune Claude, depuis empereur, qui, à l’exemple et d’après le conseil de
son maître, avait, non sans quelque succès, entrepris d’écrire l’histoire.
Tite-Live recueillit de son vivant des témoignages extraordinaires d’admiration.
Plinele-Jeune rapporte, dans une de ses lettres, qu’un Espagnol, après la lecture de ses écrits,
fit le voyage, alors très-pénible et très-long, de Cadix à Rome, uniquement pour voir cet
historien, et s’en retourna dès qu’il l’eut vu. « C’était sans doute quelque chose de
merveilleux, dit à ce sujet saint Jérôme, qu’un étranger, entrant dans une ville telle que
Rome, y cherchât autre chose que Rome même.» Mais ce fameux docteur de l’église
chrétienne a lui-même altéré le merveilleux de ce fait, en le rendant commun à plus d’un
contemporain de Tite-Live, et en disant que plusieurs personnages considérables de
l’Espagne et des Gaules entreprirent le voyage de Rome dans le même but que
l’Espagnol.
À ce peu de faits se borne ce que l’on connaît de Tite-Live. Après la mort d’Auguste, il
retourna à Padoue, et y mourut à l’âge de soixante-seize ans, l’an de Rome 770, la
quatrième année du règne de Tibère, et le même jour, a-t-on dit, qu’Ovide mourut à
Tomes. Théodore de Bèze a composé sur ce synchronisme, qui n’est nullement prouvé,
une élégie latine où sa muse éplorée donnait des larmes à un rapprochement de datesprobablement imaginaires. La mémoire de Tite-Live est restée chère aux Padouans. Ils
crurent, en 1413, avoir retrouvé son tombeau, et, quelques années après, en 1451, ils
firent, non sans douleur, présent de son bras droit à Alphonse V, roi d’Aragon, qui l’avait
fait demander par l’entremise d’Antoine de Païenne, célèbre par sa passion pour les
lettres latines. Ce prince mourut avant d’avoir érigé à l’historien le monument où il voulait
en déposer les restes. L’hôtel-de-ville de Padoue semble élevé à la gloire de Tite-Live,
tant il est plein de son image et de son nom. On y voit son mausolée, œuvre
considérable, accompagné d’inscriptions et surmonté d’un très-ancien buste de marbre de
cet historien. Ailleurs, au-dessus d’une des portes, est une autre statue en pierre qui le
représente tenant un livre ouvert.
De la grande histoire de Tite-Live, il ne nous est parvenu que trente-cinq livres,
c’està-dire à peine la quatrième partie; plusieurs de ces livres même ne sont pas entiers. Le
désir de retrouver tout l’ouvrage a été l’occasion de recherches, de voyages et de
négociations importantes, dont l’histoire n’est pas sans intérêt. Les premières éditions de
Tite-Live, de la fin du quinzième siècle et du commencement du seizième, ne contiennent
que la première, la troisième et la quatrième décade, ou série de dix livres; division
adoptée, à ce qu’il paraît, par l’historien lui-même. Suivant le père Niceron, deux livres
furent retrouvés et publiés, en 1518, par Ulric de Hutten, à qui l’on doit Pline, Quintilien et
Ammien Marcellin. Pétrarque, aussi célèbre parmi les savants, pour sa connaissance et
son amour de l’antiquité, qu’il l’est, dans le monde, pour ses sonnets à Laure, n’épargna
rien, ni correspondance, ni voyages, ni argent, pour retrouver au moins la seconde
décade; mais tous ses efforts furent inutiles. On découvrit depuis, dans la bibliothèque de
Mayence, une partie des troisième et trentième livres, et ce qui manquait au quarantième.
Les cinq derniers furent trouvés, en 1551, dans l’abbaye de Saint-Gall, en Suisse, par
Simon Grynée, l’ami de Luther et de Mélanchton. Enfin, le père Horrion, jésuite, retrouva,
parmi les manuscrits de la bibliothèque de Bamberg, la première partie du troisième et du
trentième livre, et il les publia deux ans après.
Là s’arrête l’histoire, non de ces recherches, mais de ces découvertes partielles; ce
qui suit n’en est plus guère que le roman. Thomas Derp, professeur à l’université de
Leyde, assure que les Arabes possédaient dans leur langue une traduction complète de
Tite-Live. Mais les uns la plaçaient à Fez, les autres à la Gouletta, d’autres enfin dans la
bibliothèque de l’Escurial. Tout le monde la chercha ; personne ne la vit. Le voyageur
Piétro della Valle avait prétendu qu’en 1615 la bibliothèque du sérail possédait un
TiteLive entier; cet ouvrage fut dès lors ardemment convoité de toute part. Le grand-duc de
Toscane en fit vainement, dit-on, offrir 20,000 piastres. Instruit de ce refus, l’ambassadeur
de France, Achille de Harlay eut recours à un autre moyen; il fit proposer secrètement à
celui qui avait la garde des livres du sérail 40,000 écus de celui-là. Le marché fut conclu;
mais on avait prévenu le gardien infidèle, qui ne put pas retrouver l’ouvrage. En 1682, si
l’on en croit l’abbé Bourdolot, des Grecs de l’Ile de Chio vinrent traiter avec Colbert d’un
Tite-Live entier, dont le prix fut fixé à 60,000 francs; ils repartirent, et on ne les revit plus.
On a dit encore que Tite-Live était mystérieusement conservé, en Ecosse. dans la petite
île d’Iona, fière de posséder seule ce trésor. Chapelain, dans une lettre à Colomiés,
raconte que des manuscrits, donnés par l’abbaye de Fontevrault à l’apothicaire du
couvent, furent vendus par lui à un mercier de Saumur, qui en couvrit longtemps les
objets de son commerce, et qu’un acheteur sans doute plus lettré que l’apothicaire et le
mercier reconnut ainsi des titres latins des huitième, dixième et onzième décades; mais le
reste du manuscrit n’était déjà plus dans la boutique du marchand, et la découverte en
demeura là. En 1772, Paul-Jacques Bruns, que le docteur Kennicott avait envoyé à ses
frais en Italie, pour y examiner les manuscrits latins, distingua, dans la bibliothèque duVatican, sous le texte des livres de Tobie, de Job et d’Esther, une ancienne écriture en
lettres onciales. Les noms de quelques généraux romains et celui de Tite-Live en haut du
recto ne lui permirent plus de douter qu’il venait d’en découvrir une partie; mais c’en était
une bien petite : il avait seulement retrouvé un fragment du quatre-vingt-onzième livre,
qu’il fit bientôt paraître, et qu’ont reproduit depuis les meilleures éditions.
Cette découverte est la dernière. On n’a encore rien pu déchiffrer, dans les manuscrits
d’Herculanum, qui fasse espérer de voir un jour combler ces lacunes, que Freinsheimius
a cependant essayé de remplir, dans la langue même de l’historien latin, par des
suppléments, meilleurs il est vrai que ceux qu’il a faits pour Quinte-Curce.
Ce n’est pas seulement aux outrages du temps qu’il faut attribuer ces pertes, mais
peut-être aussi à la haine stupide d’un empereur et au zèle fanatique d’un pape. Caligula,
associant Tite-Live à sa haine pour Homère et Virgile, avait, on le sait, ordonné de bannir
de toutes les bibliothèques leurs écrits et leurs images; et, six siècles plus tard, Grégoire
VII, dans la crainte que les prodiges rapportés dans cette histoire ne parussent favorables
à la cause du paganisme, en fit, à son tour, brûler pieusement tous les exemplaires qu’on
put trouver. Sous Domitien, admirer Tite-Live était un crime; et cet empereur, suivant
Suétone, fit mettre à mort Métius Pomposianus, qui portait toujours sur lui les harangues
extraites de l’historien, et avait fait prendre à quelques-uns de ses esclaves les noms
d’Annibal et de Magon.
Il existe de curieux témoignages de l’admiration dont Tite-Live a été l’objet. Au
moment de la renaissance des lettres, on voit un savant, Antoine de Palerme, vendre une
de ses terres pour acheter un exemplaire de son histoire, copié de la main du Pogge.
Alphonse V, roi d’Aragon, déclare publiquement qu’il doit ses plus grands plaisirs et la
guérison d’une longue maladie à la lecture de Tit-Live; il est vrai que d’autres disent à
celle de Quinte-Curce. Cosme de Médicis, pour obtenir une heureuse issue d’une
négociation entamée à la cour de Naples, n’imagine pas de meilleur moyen que
d’envoyer à ce même Alphonse une belle copie de l’historien qui guérit ses maux. Un
pape fonde une chaire pour expliquer Tite-Live, dans ce même Capitole d’où l’avait
anathématisé un autre pape et proscrit un empereur. Enfin, Henri IV eût, disait-il, donné
une de ses provinces pour la découverte d’une décade de l’historien latin.
Nous n’avons point à discourir dans cette notice sur le mérite de Tite-Live; Quintilien
l’a mieux apprécié, en l’égalant à Hérodote, que ceux qui l’ont voulu comparer à
Thucydide. On sait seulement, d’après ce grammairien célèbre, que Pollion, connu pour la
pureté de son goût, reprochait à Tite-Live sa patavinité. Mais quel est ce reproche? Les
savants, comme d’ordinaire, ne s’accordent point sur le sens qu’on doit attacher à ce
terme. Les uns croient que le reproche s’appliquait à l’orthographe de certains mots où
Tite-Live, en qualité de Padouan, employait une lettre pour une autre, sibe, quase. pour
sibi, quasi; et d’autres, à l’emploi de plusieurs synonymes dans la même phrase, ce qui, à
Rome, faisait aussitôt distinguer ceux que la province avait vus naître. Tomasini, auteur
d’une vie de Tite-Live, a donné une autre explication, un peu forcée, ce semble. Les
Padouans, dit-il, avaient, dans la guerre civile, embrassé la cause de la république.
Pollion, attaché au parti d’Antoine, n’avait pu forcer Padoue à lui livrer des armes et de
l’argent, et, ne pardonnant point au Padouan Tite-Live son affection pour les républicains,
il l’accusait de patavinité dans le même sens qu’Auguste l’appelait Pompéien. Rollin,
après Sossius, interprète ce mot par des expressions sentant la province, et conjecture
que Tite-Live, né et élevé à Padoue, n’avait pu acquérir entièrement cette délicatesse de
l’urbanité romaine, qui ne se communiquait pas à des étrangers aussi facilement que le
droit de bourgeoisie ; délicatesse qu’il nous est impossible d’apprécier, mais qui ne
pouvait échapper au goût des Romains, même les moins lettrés. C’est l’histoire de cecélèbre écrivain grec, qui. après un long séjour à Athènes, y fut, à sa prononciation,
reconnu pour un provincial par une marchande d’herbes.
P R É F A C E
2 pages
(1) Aurai-je lieu de m’applaudir de ce que j’ai voulu faire, si j’entreprends d’écrire
l’histoire du peuple romain depuis son origine ? Je l’ignore ; et si je le savais, je n’oserais
le dire, (2) surtout quand je considère combien les faits sont loin de nous, combien ils sont
connus, grâce à cette foule d’écrivains sans cesse renaissants, qui se flattent, ou de les
présenter avec plus de certitude, ou d’effacer, par la supériorité de leur style, l’âpre
simplicité de nos premiers historiens. (3) Quoi qu’il en soit, j’aurai du moins le plaisir
d’avoir aidé, pour ma part, à perpétuer la mémoire des grandes choses accomplies par le
premier peuple de la terre ; et si parmi tant d’écrivains mon nom se trouve perdu, l’éclat et
la grandeur de ceux qui m’auront éclipsé serviront à me consoler. (4) C’est d’ailleurs un
ouvrage immense que celui qui, embrassant une période de plus de sept cents années, et
prenant pour point de départ les plus faibles commencements de Rome, la suit dans ses
progrès jusqu’à cette dernière époque où elle commence à plier sous le faix de sa propre
grandeur : je crains encore que les origines de Rome et les temps les plus voisins de sa
naissance n’offrent que peu d’attraits à la plupart des lecteurs, impatients d’arriver à ces
derniers temps, où cette puissance, dès longtemps souveraine, tourne ses forces contre
elle-même. (5) Pour moi, je tirerai de ce travail un grand avantage ; celui de distraire un
instant du spectacle des maux dont notre époque a été si longtemps le témoin, mon esprit
occupé tout entier de l’étude de cette vieille histoire, et délivré de ces craintes qui, sans
détourner un écrivain de la vérité, ne laissent pas d’être pour lui une source d’inquiétudes.
(6) Les faits qui ont précédé ou accompagné la fondation de Rome se présentent
embellis par les fictions de la poésie, plutôt qu’appuyés sur le témoignage irrécusable de
l’histoire : je ne veux pas plus les affirmer que les contester. (7) On pardonne à l’antiquité
cette intervention des dieux dans les choses humaines, qui imprime à la naissance des
villes un caractère plus auguste. Or, s’il est permis à un peuple de rendre son origine plus
sacrée, en la rapportant aux dieux, certes c’est au peuple romain ; et quand il veut faire
du dieu Mars le père du fondateur de Rome et le sien, sa gloire dans les armes est assez
grande pour que l’univers le souffre, comme il a souffert sa domination.
(8) Au reste, qu’on rejette ou qu’on accueille cette tradition, cela n’est pas à mes yeux
d’une grande importance. (9) Mais ce qui importe, et doit occuper surtout l’attention de
chacun, c’est de connaître la vie et les mœurs des premiers Romains, de savoir quels
sont les hommes, quels sont les arts qui, dans la paix comme dans la guerre, ont fondé
notre puissance et l’ont agrandie ; de suivre enfin, par la pensée, l’affaiblissement
insensible dé la discipline et ce premier relâchement dans les mœurs qui, bientôt
entraînées sur une pente tous les jours plus rapide, précipitèrent leur chute jusqu’à ces
derniers temps, où le remède est devenu aussi insupportable que le mal. (10) Le principal
et le plus salutaire avantage de l’histoire, c’est d’exposer à vos regards, dans un cadre
lumineux, des enseignements de toute nature qui semblent vous dire : Voici ce que tu
dois faire dans ton intérêt, dans celui de la république ; ce que tu dois éviter, car il y a
honte à le concevoir, honte à l’accomplir. (11) Au reste, ou je m’abuse sur mon ouvrage,
ou jamais république ne fut plus grande, plus sainte, plus féconde en bons exemple :
aucune n’est restée plus longtemps fermée au luxe et à la soif des richesses, plus
longtemps fidèle au culte de la tempérance et de la pauvreté, tant elle savait mesurer ses
désirs à sa fortune. (12) Ce n’est que de nos jours que les richesses ont engendré
l’avarice, le débordement des plaisirs, et je ne sais quelle fureur de se perdre et d’abîmer
l’état avec soi dans le luxe et la débauche.Mais ces plaintes ne blesseront que trop, peut-être, quand elles seront nécessaires ;
ne commençons donc pas par là ce grand ouvrage. (13) Il conviendrait mieux, si
l’historien avait le privilège du poète, de commencer sous les auspices des dieux et des
déesses, afin d’obtenir d’eux, à force de vœux et de prières, l’heureux succès d’une si
vaste entreprise.
Fin de la Préface
L I V R E I - D E S O R I G I N E S L O I N T A I N E S À
L A F I N D E L A R O Y A U T É ( J U S Q U ’ E N 5 0 9
A V . J . - C . )
110 pages
S O M M A I R E. - Descente d’Énée en Italie; ses exploits.— Règne d’Ascagne à Albe, et des
Silvius ses successeurs. — La fille de Numitor, surprise par Mars, devient mère de
Romulus et de Remus. — Meurtre d’Amulius. — Fondation de Rome. — Établissement du
sénat. — Guerre contre les Sabins.— Consécration de dépouilles opimes à
JupiterFeretrien. — Division du peuple en curies. — Défaite des Fidenates et des Véiens. —
Apothéose de Romulus. — Numa Pompilius institue les cérémonies religieuses; élève un
temple à Janus; fait la paix avec tous les peuples voisins, et ferme, le premier, les portes
de ce temple. A la faveur des entretiens nocturnes qu’il feint d’avoir avec la nymphe
Égérie, il inspire à ce peuple farouche des sentiments religieux. — Tullus Hostilius porte la
guette chez les Albains. — Combat des Horaces et des Curiaces. — Horace absous. —
Supplice de Vettius Suffetius. — Ruine d’Albe; incorporation de ses habitants dans Rome.
—Guerre déclarée aux Sabins. — Tullus périt frappé de la foudre. — Ancus Marcius
renouvelle les cérémonies instituées par Numa; il défait les Latins, leur donne droit de cité,
et leur assigne le mont Aventin pour demeure. Seconde prise de Politorium, ville du
Latium, dont les anciens Latins s’étaient emparés, et ruine de cette ville. Ancus jette un
pont de bois sur le Tibre; unit le mont Janicule à la ville, et recule les frontières de son
empire; bâtit Ostie, et meurt après un règne de vingt-quatre ans. Sous son règne,
Lucumon, fils du Corinthien Démarate, vient de Tarquinie, ville d’Étrurie, à Rome; admis
dans l’intimité d’Ancus, il prend le nom de Tarquin, et monte sur le trône après la mort
d’Ancus. Il augmente de cent le nombre des sénateurs; soumet les Latins; trace l’enceinte
du cirque, et institue des jeux. Attaqué par les Sabins, il augmente les centuries des
chevaliers. Pour mettre à l’épreuve la science de l’augure Attius Navius, il lui demande si
ce qu’il pense dans le moment est possible, et, sur sa réponse affirmative, il lui ordonne de
couper un caillou avec un rasoir, ce que l’augure fait sur-le-champ. — Défaite des Sabins;
Rome entourée de murailles; construction des égouts. —Tarquin est assassiné par les fils
d’Ancus après un règne de trente-huit ans. — Il a pour successeur Servius Tullius, fils
d’une noble captive de Corniculum : la tradition rapporte que dans son enfance ou avait
vu, dans son berceau, des feux briller autour de sa tète ; défaite des Veiens et des
Étrusques. Établissement du cens, qui porte, dit-on, à quatre-vingt mille le nombre des
citoyens. Cérémonie du lustre. Division du peuple par classes et par centuries. Le roi
recule le Pomaerium, pour réunir à la ville les monts Quirinal, Viminal et Esquilin. De
concert avec les Latins, il élève un temple à Diane sur le mont Aventin. - Il est tué par L.
Tarquin, fils de Priscus, à l’Instigation de sa fille Tullie, après un règne de quarante-quatre
ans. A sa mort, L. Tarquin le Superbe, sans l’aveu du sénat ni du peuple, s’empare du
trône : le jour de l’usurpation, l’infâme Tullie fait passer son char sur le corps de son père.
Tarquin s’entoure de grandes armées pour la sûreté de sa personne. Turnus Herdonius
perit victime de sa perfidie. Tarquin fait la guerre aux Volsques, et de leurs dépouilles
élève un temple à Jupiter dans le Capitole. Le dieu Terme et la déesse de la Jeunesse
résistent à la destruction, et leurs autels restent debout dans le nouveau temple. La ruse
de Sextus Tarquin, son fils, met en son pouvoir la ville des Gabiens. Ses fils se rendent à
Delphes, consultent l’oracle pour savoir auquel d’entre eux doit obtenir la couronne :
l’oracle répond que celui-là régnera qui donnera le premier baiser à sa mère. Ils se
méprennent sur le sens de l’oracle; Junius Brutus qui les avait accompagnes se laissetomber comme par mégarde, et baise la terre : l’événement ne tarde pas à justifier son
interprétation; en effet, la tyrannie de Tarquin le Superbe ayant soulevé la haine générale,
son fils Sextus y met le comble en ravissant l’honneur à Lucrèce qu’il avait surprise la nuit
par la violence; celle-ci fait appeler Trisipitinus son père, et Collatin son mari, et se
poignarde sous leurs yeux après leur avoir fait jurer de ne pas laisser sa mort sans
vengeance. Ce serment s’accomplit, grâce aux efforts de Brutus surtout. Après un règne
de vingt-cinq ans Tarquin est chassé. —Création des premiers consuls, L. Junius Brutus et
L. Tarquimus Collatin.T A B L E
1. LA PRÉHISTOIRE LAVINATE ET ALBAINE JUSQU’À LA FONDATION DE ROME (JUSQU’EN 753 AV.
J.-C.)
Énée
Fondation d’Albe-la-Longue ; la série des rois albains
Romulus et de Rémus : naissance, enfance, premiers exploits
2. LA FONDATION DE ROME ET LE RÈGNE DE ROMULUS (753 À 716 AV. J.-C.)
Fondation de Rome
Hercule et Cacus
Organisation de Rome et raptus uirginum
Les guerres qui s’ensuivent directement, surtout celle des Sabins
Les dernières guerres de Romulus (Lavinates, Véiens, Fidénates)
La mort de Romulus
3. NUMA POMPILIUS (715 À 673 AV. J.-C.)
Le premier interrègne et l’avènement de Numa Pompilius
Les réalisations de Numa
4. TULLUS HOSTILIUS (672 À 641 AV. J.-C.)
Avènement de Tullus Hostilius. La déclaration de guerre avec Albe
La conclusion du premier traité et le combat des Horaces et des Curiaces
Horatia et le procès de perduellio
La guerre contre Véies et la trahison de Mettius Fufétius
L’écartèlement de Mettius Fufétius
La destruction d’Albe et ses incidences sur Rome
Guerre contre les Sabins
La mort de Tullus Hostilius
5. ANCUS MARCIUS (641 À 616 AV. J.-C.)
Avènement d’Ancus Marcius ; déclaration de guerre et opérations contre les Latins
L’arrivée à Rome de Lucumon, le futur Tarquin l’Ancien
6. TARQUIN L’ANCIEN (616 À 575 AV. J.-C.)
Tarquin l’Ancien se fait élire roi. Premières réalisations
L’épisode d’Attus Navius
Seconde guerre contre les Sabins. La formule de la deditio
Autres réalisations
Origines de Servius Tullius
L’assassinat de Tarquin l’Ancien
7. SERVIUS TULLIUS (575 À 535 AV. J.-C.)
Avènement de Servius Tullius
Mariages, constitution servienne, census et grands travaux
Le renversement de Servius Tullius
8. TARQUIN LE SUPERBE (535 À 509 AV. J.-C.)
Tarquin le Superbe, un véritable tyran
Turnus d’Aricie et la soumission des LatinsGuerre contre les Volsques
L’épisode de Gabies
Construction du Capitole et exauguratio ; autres travaux
L’ambassade à Delphes avec Brutus
La guerre contre Ardée ; Sextus Tarquin viole Lucrèce qui se suicide
Brutus organise la révolution qui va mettre fin à la royauté1. LA PRÉHISTOIRE LAVINATE ET ALBAINE JUSQU’À LA FONDATION DE
ROME (JUSQU’EN 753 AV. J.-C.)2. LA FONDATION DE ROME ET LE RÈGNE DE ROMULUS
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