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Conversations Hitler-Mussolini

De
408 pages

De juin 1934 à juillet 1944, Hitler et Mussolini se sont rencontrés à dix-huit reprises, accompagnés le plus souvent de leur ministre des Affaires étrangères, Ribbentrop pour l’Allemagne, Ciano pour l’Italie. Que se sont-ils dit ? De quoi ont-ils parlé ? Et en quelle langue, car s’il ne faut pas oublier que si le Duce pratiquait assez couramment la langue de son interlocuteur, celui-ci ne s’exprimait qu’en allemand. 
Pour examiner cette question, l’historien dispose, conservés dans les archives diplomatiques des deux pays, des procès verbaux des réunions au sommet. Certes, mais leur principal interprète, Paul Otto Schmidt, nous le dit : il s’agit de documents rédigés par lui-même, captés à l’écoute d’un Führer tonitruant, dont les péroraisons, véritables déluges logomachiques, pouvaient durer plus de deux heures, puis traduits en italien et soumis à la lecture sourcilleuse des deux dictateurs.
Heureusement, les sources « secondaires » ne manquent pas (Mémoires, correspondances, témoignages divers), qui nous permettent de suivre au jour le jour, et jusque dans les moindres détails, le déroulement des entretiens entre Mussolini et Hitler, et de mieux comprendre comment deux personnages aussi dissemblables, ont pu développer et entretenir jusqu’à la fin de leur vie une complicité dans le crime le plus monstrueux qu’ait connu l’histoire de l’humanité.

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De juin 1934 à juillet 1944, Hitler et Mussolini se sont rencontrés à dix-huit reprises, accompagnés le plus souvent de leur ministre des Affaires étrangères, Ribbentrop pour l’Allemagne, Ciano pour l’Italie. Que se sont-ils dit ? De quoi ont-ils parlé ? Et en quelle langue, car s’il ne faut pas oublier que si le Duce pratiquait assez couramment la langue de son interlocuteur, celui-ci ne s’exprimait qu’en allemand. 
Pour examiner cette question, l’historien dispose, conservés dans les archives diplomatiques des deux pays, des procès verbaux des réunions au sommet. Certes, mais leur principal interprète, Paul Otto Schmidt, nous le dit : il s’agit de documents rédigés par lui-même, captés à l’écoute d’un Führer tonitruant, dont les péroraisons, véritables déluges logomachiques, pouvaient durer plus de deux heures, puis traduits en italien et soumis à la lecture sourcilleuse des deux dictateurs.

Heureusement, les sources « secondaires » ne manquent pas (Mémoires, correspondances, témoignages divers), qui nous permettent de suivre au jour le jour, et jusque dans les moindres détails, le déroulement des entretiens entre Mussolini et Hitler, et de mieux comprendre comment deux personnages aussi dissemblables, ont pu développer et entretenir jusqu’à la fin de leur vie une complicité dans le crime le plus monstrueux qu’ait connu l’histoire de l’humanité.