Des siècles d'immortalité

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L’Académie française est née au XVIIe siècle d’un double projet politique : celui de Richelieu de disposer d’un cercle de lettrés pour renforcer son autorité ; de la nécessité d’user de la langue pour achever l’unité de la France. Le petit groupe de lettrés que Richelieu rassemble sous le nom d’Académie –quarante membres – a reçu de lui l’engagement d’être un corps indépendant : un corps inscrit dans la sphère publique, mais indépendant du pouvoir politique. Indépendance et égalité des membres sont les principes fondamentaux de l’Académie. Son histoire est celle de ses rapports avec le pouvoir. Placée sous sa protection, le roi, puis les chefs de l’Etat, empereurs, présidents sont ses protecteurs. Mais l’Académie revendique toujours son indépendance vis-à-vis de son protecteur. Cette relation fut irrégulière sous la monarchie, elle se brisa sous la Révolution. Supprimée de 1793 à 1904, l’Académie ne retrouve son existence qu’en 1816 et sa pleine indépendance qu’en 2006 ! De 1940 à 1946, elle a été menacée une seconde fois de disparaître. Quel rôle peut-elle assumer au XXIe siècle, quand la culture se mondialise et même temps se fractionne au nom de toutes les revendications particularistes ?
Publié le : mercredi 9 novembre 2011
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EAN13 : 9782213669533
Nombre de pages : 350
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L’Académie française est née au XVIIe siècle d’un double projet politique : celui de Richelieu de disposer d’un cercle de lettrés pour renforcer son autorité ; de la nécessité d’user de la langue pour achever l’unité de la France. Le petit groupe de lettrés que Richelieu rassemble sous le nom d’Académie –quarante membres – a reçu de lui l’engagement d’être un corps indépendant : un corps inscrit dans la sphère publique, mais indépendant du pouvoir politique. Indépendance et égalité des membres sont les principes fondamentaux de l’Académie. Son histoire est celle de ses rapports avec le pouvoir. Placée sous sa protection, le roi, puis les chefs de l’Etat, empereurs, présidents sont ses protecteurs. Mais l’Académie revendique toujours son indépendance vis-à-vis de son protecteur. Cette relation fut irrégulière sous la monarchie, elle se brisa sous la Révolution. Supprimée de 1793 à 1904, l’Académie ne retrouve son existence qu’en 1816 et sa pleine indépendance qu’en 2006 ! De 1940 à 1946, elle a été menacée une seconde fois de disparaître. Quel rôle peut-elle assumer au XXIe siècle, quand la culture se mondialise et même temps se fractionne au nom de toutes les revendications particularistes ?
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