Glossaire d'hydrologie et de potamologie

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Trop souvent considéré comme un généraliste, le géographe est boudé par les bureaux d'études et les cabinets d'expertises qui lui reprochent de ne pas être capable d'approfondir les problématiques auxquelles il est confronté.



Pour permettre aux jeunes géographes de s'insérer dans le milieu du travail, il semble que la maîtrise d'un certain nombre de concepts et l'emploi d'un vocabulaire spécialisé s'imposent. Cela s'avère d'autant plus crucial que le géographe est un acteur essentiel de l'aménagement de l'espace ; or, pour aménager l’espace, il faut être capable d'en décrypter les modalités de fonctionnement. Maîtriser le vocabulaire et les grands concepts fondateurs de l'hydrologie, de la pédologie ou encore de la géomorphologie littorale par exemple, constitue un atout pour effectuer des analyses précises et pertinentes.



Ce Glossaire d'hydrologie et de potamologie offre la possibilité à toute personne désireuse d'informations précises dans ces domaines, d'acquérir le vocabulaire qui leur permettra d'être plus opérationnelle sur le marché du travail.

Publié le : samedi 1 janvier 2011
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EAN13 : 9782844506771
Nombre de pages : 104
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GLOSSAIRE DHyDROLOGIE ET DE POTAMOLOGIE
Préface
1 « Que d’eau ! Que d’eau ! » Cette formule que l’on utilise habituellement avec ironie, me paraît malgré tout la meilleure, par son extrême concision, pour souligner l’abon-dance et l’omniprésence de cet élément sur notre planète et ce, sous les trois aspects de la matière. - Forme liquide : fleuves, rivières et surtout mers et océans qui à eux seuls recouvrent les trois-quarts de la surface du globe ; - Forme gazeuse (vapeur d’eau) : dans l’atmosphère ; - Forme solide (glace) : sur les hauts reliefs et essentiellement aux pôles sur des millions de kilomètres carrés et une très grande épais-seur (3 000 mètres dans l’Antarctique). Outre cette inhabituelle diversité de formes phYsiques dans un faible intervalle de température (100 degrés Celsius), l’eau possède des caracté-ristiques chimiques remarquables, en particulier son grand pouvoir de dis-solution. La conjonction de toutes ces qualités chez un même élément, confère à l’eau un rôle fondamental dans : - l’apparition de la vie, il Y a environ 3 800 millions d’années dans les 2 petites lagunes « soupe chaude diluée » ; le maintien de celle-ci puisque aucun organisme vivant ne peut subsister sans eau, car elle est présente à 98 % chez les méduses et 62 % chez l’homme par exemple ; - la formation d’objets inanimés, certains minéraux, certaines roches ; - la dYnamique de phénomènes géologiques (éruptions explosives de volcans gris, par exemple) ; - la recherche en astrophYsique puisque de nombreux astronomes tra-quent l’eau dans notre sYstème solaire et notre galaxie de manière à avoir une preuve indirecte de l’existence ou non de la vie hors de notre terre ; - enfin, l’eau a également alimenté la réflexion des hommes avec trois autres éléments (l’Air, la Terre et le Feu) dans le cadre de la théorie des quatre éléments émise dans l’Antiquité par des philosophes grecs dont les plus connus sont Platon et Aristote. Cette théorie a servi de support à la science jusqu’à la période moderne.
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Formule attribuée au Maréchal Mac-Mahon. Expression due à J. B. S. Haldane, biologiste anglais naturalisé indien.
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PASCALSAFFACHE
Il est donc avéré et depuis fort longtemps – plusieurs milliards d’an-nées – que l’eau a une importance cruciale dans l’univers. Pour s’exprimer sur un sujet aussi majestueux, il apparaît nécessaire de disposer d’un vocabulaire spécialisé de manière à ce que l’exposé oral ou écrit soit clair et précis. C’est la raison pour laquelle Pascal Saffache a décidé de mettre à la disposition des étudiants de premier cYcle ce « glos-saire d’hYdrologie et de potamologie ». Il s’agit d’un petit volume, facile à lire, proposant des définitions simples et suffisamment complètes pour éviter aux débutants de longues recherches dans plusieurs ouvrages plus volumineux et parfois assez anciens. Il poursuit ainsi le travail pédagogique sur la maîtrise des mots qu’il avait déjà commencé avec son « dictionnaire simplifié de géographie phY-sique ». Cela semble pourtant l’interpeller car il répond par avance, dans son introduction, a toutes remarques éventuellement négatives en écrivant je cite : « (j’) offre la possibilité aux personnes désireuses de devenir com-pétentes et efficaces sur le terrain, d’acquérir le vocabulaire qui leur per-mettra, sinon de faire illusion, du moins d’être véritablement opérationnelles sur le marché du travail ». Sa démarche est intellectuellement, pédagogiquement, didactique-ment logique et pleine d’intérêt. On oublie trop souvent qu’il est hasar-deux de construire sur des fondations mauvaises ou parfois inexistantes. 3 « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » ; l’effort entrepris et poursuivi produira à coup sûr de bons résultats.
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D’après La Fontaine, in « Le lion et le rat ».
Charles JULIUS Maître de conférences honoraire
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