L'Église Notre-Dame-des-Victoires

De
Notre-Dame-des-Victoires est l'une des plus anciennes églises des Amériques. Sise place Royale, au coeur du Vieux-Québec, elle rappelle l'époque où la ville était la capitale de la Nouvelle-France.
Paul Labrecque vous présente ce temple qu'ont voulu ériger les deux premiers évêques de Québec, saint François de Laval et Mgr de Saint-Vallier, au temps où régnait Louis XIV. Son architecture originale et ses oeuvres d'art en font un lieu de mémoire où l'on sent battre le coeur de la vieille et toujours vivante Amérique française.
Paul Labrecque est géographe et géohistorien. Ses publications et ses expositions mettent en valeur le patrimoine et l'histoire de la région de Québec.
Publié le : mardi 10 juin 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782896648603
Nombre de pages : 160
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Paul Labrecque
L’ÉGLISE NOTRE-DAME-DES-VICTOIRES Un monument historique sur la place Royale à Québec
Les éditions du Septentrion remercient le Conseil des Arts du Canada et la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) pour le soutien accordé à leur programme d’édition, ainsi que le gouvernement du Québec pour son Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres. Nous reconnaissonségalement l’aide inancière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Cette publication a été réalisée à l’initiative de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Québec en partenariat avec la Commission de la capitale nationale du Québec.
www.capitale.gouv.qc.ca
Chargée de projet : Marie-Michèle Rheault
Révision : Julie Veillet et Fleur Neesham
Mise en pages et maquette de couverture : Hugues Skene (KX3 Communication inc.)
e La Corporation des Fêtes du 350 anniversaire de Notre-Dame de Québec et la Fabrique Notre-Dame de Québectiennent à remercier les coéditeurs, les éditions du Septentrion et la Commission de la capitale nationale du Québec, pour avoir mené à terme cette publication unique.
Les auteurs, messieurs Jean-Marie Lebel, Jean-Claude Filteau, Georges Gauthier Larouche, Paul Labrecque et madame Denyse Légaré, secondés par l’excellent travail du photographe, monsieur Daniel Abel, ont su s’investir avec passion pour donner accès à la population à cette histoire, notre histoire. Nous remercions particulièrement l’historien Jean-Marie Lebel qui a assumé la direction de ces publications avec les bons conseils du directeure artistique des Fêtes du 350 de Notre-Dame de Québec, monsieur Cyrille-Gauvin Francœur.
Si vous désirez être tenu au courant des publications des ÉDITIONS DU SEPTENTRION vous pouvez nous écrire par courrier, par courriel à sept@septentrion.qc.ca, par télécopieur au 418 527-4978 ou consulter notre catalogue sur Internet: www.septentrion.qc.ca
© Les éditions du Septentrion 1300, av. Maguire Québec (Québec) G1T 1Z3
Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2014 ISBN papier: 978-2-89448-786-0 ISBN PDF: 978-2-89664-860-3
Diffusion au Canada: Diffusion Dimedia 539, boul. Lebeau Saint-Laurent (Québec) H4N 1S2
Ventes en Europe: Distribution du Nouveau Monde 30, rue Gay-Lussac 75005 Paris
Paul Labrecque
L’ÉGLISE NOTRE-DAME-DES-VICTOIRES Un monument historique sur la place Royale à Québec
Photographies de Daniel Abel
L’ÉGLISE NOTRE-DAME-DES-VICTOIRES Un monument historique sur la place Royale à Québec
C’est en mémoire de cette intervention surnaturelle de la Providence par l’intermédiaire de Marie et pour perpétuer le souvenir d’une délivrance si extraordinaire que le titre de cette église, où l’on avait prié Marie avec un succès si éclatant, fut changé en celui deNotre-Dame-des-Victoires. C’est ce nom qui lui est resté jusqu’à ce jour et qui lui restera à jamais. De même qu’en 1690 les voûtes de la cathédrale avaient retenti du chant duTe Deum, ainsi le firent en 1711 les voûtes de Notre-Dame-des-Victoires.
Citation tirée duSermon prononcé par M. l’abbé Côté, le 23 mai 1888, à l’occasion du deuxième centenaire de l’église de Notre-Dame-des-Victoires, Basse-Ville. Québec, Léger Brousseau, 1888, p. 12.
Ce qui donne son cachet à Notre-Dame-des-Victoires – car elle en a un vraiment bien marqué –, ce qui en fait le charme, c’est son air ancien, sa lumière assombrie, sa simplicité et son intimité, l’atmosphère de pieux chez-soi que l’on respire devant son autel.
Citation de J. Apollinaire Allaire, desservant de l’église, tirée de son ouvrageNotre-Dame-des-Victoires de Québec, p. 30.
AVANT-PROPOS
Je suis particulièrement honoré que les autorités paroissiales de Notre-Dame de Québec m’aient offert l’opportunité d’écrire un ouvrage sur l’église Notre-Dame-des-Victoires, un bâtiment exceptionnel quant à sa valeur patrimoniale, élevé sur un site absolument unique, celui des deux habitations successives de Samuel de Champlain, lieu hautement symbolique rappelant le premier établissement français permanent en Amérique. En fondant ce comptoir commercial pour la traite des fourrures, il jetait les bases de la future ville de Québec, capitale de la Nouvelle-France. Avec la maison des Jésuites de Sillery et le château de Ramezay, l’église Notre-Dame-des-Victoires fait partie des trois premiers monuments historiques classés (en 1929) par le gouvernement du Québec. Le 27 mars 2008, celui-ci procède au classement de l’Habitation-Samuel-De-Champlain comme site historique et archéologique, l’inscrivant au Registre des biens culturels du Québec. Enin, depuis le 19 octobre 2012, elle a un nouveau statut légal : site patrimonial classé dans le site patrimonial déclaré du Vieux-Québec.
Seulement trois ouvrages d’une certaine ampleur traitent spéciiquement de l’église Notre-Dame-des-Victoires : Dionne (1888), Allaire (1918) et Noppen (1974). Plus récemment, j’ai pu glaner quelques informations sur ce sujet dans des brochures, de courts articles dans des publications plus générales et des rapports souvent inédits de fouilles et de sondages archéologiques. Les renseignements contenus dans le livre de Luc Noppen se sont révélés d’une grande utilité, notamment par l’ajout de nombreuses références et notes, provenant de recherches en archives, qui complètent et éclairent plusieurs passages de son texte. Cet opuscule fait partie de la collection « Civilisation du Québec », visant la diffusion d’études patrimoniales par l’édition d’ouvrages de petit format et à prix modique, donc illustrés en noir et blanc. Puisque cette dernière publication remonte à 40 ans, il est grand temps qu’un nouveau livre paraisse sur l’église Notre-Dame-des-Victoires, leuron de notre e patrimoine religieux national. L’occasion rêvée est la célébration des Fêtes du 350anniversaire de fondation de la paroisse de Notre-Dame de Québec (en 1664).
Je tiens à remercier vivement plusieurs personnes pour la coniance qu’ils m’ont témoignée gr en me choisissant pour rédiger cet ouvrage important : MDenis Bélanger, curé de la paroisse de eNotre-Dame de Québec ; l’abbé Julien Guillot, directeur général des Fêtes du 350 ; Jean-Marie Lebel,
coordonnateur des publications. J’adresse aussi mes remerciements à sœur Hélène Bastarache, s.c.i.m., et frère Thomas, o.s.b., pour leur aide lors de mes recherches au presbytère, dans les documents, les archives et la base de données de la paroisse. En outre, j’ai beaucoup apprécié la diligence et l’eficacité du personnel de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, ainsi que du centre de documentation du ministère de la Culture et des Communications du Québec, où j’ai pu consulter de nombreux rapports archéologiques.
Enin, je veux remercier spécialement notre photographe attitré, Daniel Abel, dont le profession-nalisme et la compétence sont de très haut niveau. Toujours disponible et d’une grande générosité,il a réussi de véritables tours de force, particulièrement avec les tableaux, aux vernis noircis, craquelés et même bosselés. Ayant travaillé avec lui, à déplacer des objets (notamment ses lampes « spéciales » de lumière bleue), j’ai pu apprécier comment il évitait les relets et retrouvait les vraies couleurs des peintures sous la surface foncée, en exposant, entre pénombre et obscurité, pendant 12 à 15 secondes, à l’aide d’un solide trépied. Par son riche contenu informatif, cet ouvrage devrait satisfaire la curiosité de tout lecteur intéressé à ce monument historique et à son site hautement symbolique, ainsi qu’au patrimoine québécois en général. Grâce au sens artistique de Daniel, il devient aussi un « beau livre », illustré par de superbes photos en couleurs, qu’il a parfois détourées à l’ordinateur. Tous les clichés récents sont de lui, sauf indication contraire. Pour une impression impeccable, je fais entièrement coniance à Septentrion, une maison d’édition d’excellente réputation.
Ce nouveau livre sur l’église Notre-Dame-des-Victoires apporte une contribution à la connaissance, puisqu’il révèle plusieurs éléments inédits, c’est-à-dire absents des publications précédentes sur le même sujet, non seulement en raison de leur ancienneté, mais encore grâce aux résultats de recherches minutieuses et particulièrement poussées. En outre, en comparant mes textes avec ceux des autres auteurs apparaissent occasionnellement des divergences d’opinions ou d’interprétations. Parmi quelques découvertes intéressantes, celle dont je suis le plus ier est la nouvelle attribution du tabernacle de la chapelle Sainte-Geneviève au sculpteur François-Noël Levasseur ; cette trouvaille m’a demandé beaucoup de temps et un effort de synthèse, après la consultation de nombreux documents et une analyse méticuleuse de l’ouvrage de Richardson et coll., mais cela en valait la peine...
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Paul Labrecque, M.A.
Géographe et géohistorien Consultant en patrimoine et en muséologie
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