L'histoire à rebrousse-poil

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« En brossant à contresens le poil trop luisant de l’Histoire », pour reprendre l’expression de Walter Benjamin, Emmanuel de Waresquiel, fort de ses travaux sur le premier xixe siècle, se demande dans ce court essai pourquoi et comment l’écriture de l’Histoire a influencé le long terme de nos significations historiques en créant de toutes pièces les éléments d’une culture politique et sociale fortement clivée, qui a façonné un peu de cette « exception » française restée vivante jusqu’à nos jours.

Pourquoi, après l’Empire, sous la Restauration, jusqu’à la IIIe Répu-blique, l’enjeu des élites et du pouvoir s’est-il situé du côté de la maîtrise du passé de la Révolution ? En quoi l’omniprésence d’une Révolution revisitée, voire rejouée comme sous les Cent-Jours, a-t-elle favorisé en France une culture de l’affrontement aux dépens d’une culture du compromis ? Comment la Nation, la Patrie, le Peuple, le Drapeau, la Gloire, la Liberté sont-ils devenus progressivement les atouts d’une mémoire déformée, voire transformée, au point, par exemple, qu’une défaite comme celle de Waterloo devienne la victoire du courage et de l’énergie français ou que les Bourbons soient assimilés pour toujours aux « fourgons de l’étranger » ?
Publié le : mercredi 1 juin 2005
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EAN13 : 9782213659480
Nombre de pages : 198
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« En brossant à contresens le poil trop luisant de l’Histoire », pour reprendre l’expression de Walter Benjamin, Emmanuel de Waresquiel, fort de ses travaux sur le premier xixe siècle, se demande dans ce court essai pourquoi et comment l’écriture de l’Histoire a influencé le long terme de nos significations historiques en créant de toutes pièces les éléments d’une culture politique et sociale fortement clivée, qui a façonné un peu de cette « exception » française restée vivante jusqu’à nos jours.

Pourquoi, après l’Empire, sous la Restauration, jusqu’à la IIIe Répu-blique, l’enjeu des élites et du pouvoir s’est-il situé du côté de la maîtrise du passé de la Révolution ? En quoi l’omniprésence d’une Révolution revisitée, voire rejouée comme sous les Cent-Jours, a-t-elle favorisé en France une culture de l’affrontement aux dépens d’une culture du compromis ? Comment la Nation, la Patrie, le Peuple, le Drapeau, la Gloire, la Liberté sont-ils devenus progressivement les atouts d’une mémoire déformée, voire transformée, au point, par exemple, qu’une défaite comme celle de Waterloo devienne la victoire du courage et de l’énergie français ou que les Bourbons soient assimilés pour toujours aux « fourgons de l’étranger » ?
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