La carte à jouer en Catalogne - XIVe et XVe siècles

De
Le rôle des Catalans et de la Catalogne dans l’arrivée des cartes à jouer en Europe au XIVe siècle paraît avoir été décisif. Les marchands barcelonais ont profité de leurs échanges commerciaux avec la partie orientale de la Méditerranée, qualifiée alors de « lac catalan », pour faire découvrir à leurs contemporains ces nouveaux objets aussitôt baptisés « naips ».

La précocité des cartiers catalans, barcelonais mais aussi perpignanais, n’est donc pas pour surprendre. Cela se traduit par un « âge d’or » qui s’épanouit durant tout le XVe siècle. Si les références concernant les fabricants barcelonais sont étonnamment pauvres, il en va tout autrement pour leurs homologues nord-catalans. Ainsi apprend-on que les premiers cartiers répertoriés à Perpignan sont des représentants de la communauté juive de la ville, convertis durant l’année 1416.

Les échanges entre fabricants des deux principales villes de Catalogne vont s’avérer très fructueux au point de faire de Barcelone et Perpignan deux villes cartières incontournables en Europe.

C’est durant cet « âge d’or » que les cartes fabriquées en Catalogne vont acquérir peu à peu une spécificité qui va perdurer jusqu’à nos jours. Les joueurs actuels de truc, flor, ou autres jeux catalans, utilisent toujours ces « cartes catalanes » qui sont les héritières directes de celles qui étaient fabriquées dès la fin du XIVe siècle.

Un net déclin s’amorcera au début du XVIe siècle, la fabrication des cartes à jouer devenant le fait des cartiers français qui exerceront alors un véritable monopole dans toute la péninsule ibérique.
Publié le : lundi 1 juin 2015
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EAN13 : 9791031000510
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CHAPITRE I Eléments sur les origines de la carte à jouer
Avant de présenter ’état actue des recHercHes sur ’Hîstoîre de a carte à jouer en Cataogne pendant e Moyen-âge, aînsî que es dernîères décou-vertes aîtes à Perpîgnan, î est îndîspensabe de présenter au ecteur un état des îeux des connaîssances actuees sur ’orîgîne des cartes en Europe.
ï ne s’agît poînt de prétendre à ’exHaustîvîté maîs juste de présenter brîè-vement, avec un maxîmum d’Honnêteté, ’état actue des recHercHes quî, depuîs queques années, ont beaucoup gagné en sérîeux et en objectîvîté.
1) Légendes et hypothèses erronées
Le probème de ’înventîon ou de ’întroductîon des cartes à jouer en Eu-rope a généré depuîs envîron troîs sîèces un lorîège de tHéorîes et d’Hy-potHèses, certaînes tenant pus de a égende que d’une vérîtabe démarcHe Hîstorîque. ï aut dîre que nombre d’érudîts et passîonnés ont eu comme prîorîté d’attrîbuer ’înventîon des cartes à jouer à eur propre pays ; aînsî sont-ees successîvement d’orîgîne rançaîse, aemande, îtaîenne, espa-gnoe, voîre angaîse ou scandînave.
ï ne me sembe pas nécessaîre de dresser une îste exHaustîve de toutes ces tHéorîes umeuses, cea rîsqueraît de asser consîdérabement e ecteur. Nous donnerons juste queques exempes sîgnîIcatîs.
Parmî cees quî tîennent pus de a égende que de ’expîcatîon Hîsto-rîque, sîgnaons une orîgîne rançaîse aux cartes à jouer quî se seraîent ensuîte répandues dans a pénînsue îbérîque grâce à ’armée du conné-tabe du Guescîn.
Une autre égende curîeuse est ’întroductîon des cartes en Europe par es BoHémîens, grands spécîaîstes de a cartomancîe. Ce nouve objet se se-raît dont propagé en Europe pour mîeux pouvoîr dîre a bonne aventure.
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Le seu poînt posîtî de cette HypotHèse est de aîre provenîr es cartes de a partîe orîentae de ’Europe, voîre encore pus à ’est, ce quî, nous e verrons, est e cas. Maîs cette tHéorîe repose sur une méprîse, encore ancrée de nos jours, à savoîr que es cartes, et pus partîcuîèrement es cartes de tarot, auraîent d’abord servî à ’art dîvînatoîre avant un usage udîque. Cea est totaement aux. En efet, sî es cartes, nous en repar-erons utérîeurement, sont apparues en Europe dans a seconde moîtîé e du XïV sîèce, sî es cartes de tarot sont connues en ïtaîe dès e mîîeu e du sîèce suîvant, ce n’est qu’à a In du XVïïï sîèce, en France, que ’on trouve es premîères traces de cartomancîe. Cette dernîère s’est propagée comme une tranée de poudre dans ’Europe entîère et aux Etats-Unîs e e durant e XïX sîèce. Depuîs e courant du XV sîèce, es cartes de tarot ont toujours été utîîsées pour jouer et n’ont pas du tout servî à ’art dîvî-natoîre. Le ecteur comprendra mîeux ’aspect okorîque de a tHéorîe concernant es BoHémîens.
Une autre source împortante d’erreur est a mauvaîse ecture du vocabu-aîre înHérent au domaîne de a carte à jouer. C’est aînsî que pusîeurs Hîstorîens ont trouvé dans dîvers pays européens des réérences aux cartes e à jouer dès e Xïïï sîèce et datent aînsî de açon beaucoup trop précoce eur abrîcatîon et eur întroductîon en Europe. La conusîon a pus îm-portante a concerné e terme uî-même de « carte ». Ce dernîer désîgnaît égaement, dans ’Europe du nord ou es pays ango-saxons, d’autres objets et î y avaît aînsî un rîsque de méprîse certaîn. Cette erreur syntaxîque n’a pas eu îeu dans es pays atîns puîsque es cartes à jouer étaîent désîgnées par un terme spécîIque quî ne soufraît aucune conusîon : « naîps » en cataan, « naîpes » en castîan ou « naîbî » en îtaîen.
Cea n’a cependant pas empêcHé certaînes erreurs de datatîon dans es pays médîterranéens. ï y en eut notamment en Cataogne, avec a conu-sîon autour du mot « gresca », quî a désîgné à a oîs un jeu de Hasard e dans e courant du XïV sîèce, puîs un jeu de cartes au sîèce suîvant.
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Un exemple d’erreur de datation en Catalogne
Joan Amades, l’un des historiens catalans ayant travaillé de façon perti-nente sur les cartes à jouer, parle d’un document, datant de 1301, du Conseil Municipal de Barcelone mais disparu aujourd’hui, dans lequel il est fait men-(1) tion aux cartes. Il y fait d’autres allusions pour parler enîn d’un Registre de Délibérations du Conseil Municipal de Barcelone datant des années 1310-1313, f° 18. Il y est dit « «Item que myll hom no gos jugar a gresca ne a negu joch … ». Il ajoute qu’il a trouvé à Perpignan un document de 1425 qui dit defaçon indiscutablequelagresca est un jeu de cartes:« Que algun no gos jugar a mesallola ni a gresescha de naips ». Plus tard, un extrait de texte datant de 1585, dans les « Constitucions de Catalunya » indique que parmi les jeux de cartes interdits, on trouve la cartilla, la gresca, la dobladilla et le quaranti. Ces afîrmations, censées attester de l’existence des cartes à jouer en Cata-e logne dès le début du XIV siècle, reposent exclusivement sur le fait que la gresca est assimilée à un jeu de cartes.
Or le document de 1425 donnant selon Joan Amades une preuve indiscu-table a été lu un peu vite ! En effet, ce document, datant exactement du 7 (2) mai 1425, a été repris par Henri Aragon. Il y est dit exactement :« Item, que algun no gos jugar a mesallola ni a grasesca de nahips ni a grasesca de les veylles ni al trenti ni a la arbeta sots pena … » Le texte ne cite pas que des jeux de cartes ; la mesallola est un jeu de billes se jouant sur une table, les veylles sont un jeu de billes. Il est fait une diffé-rence entre la gresca de nahips et la gresca de veylles. Le premier est un jeu de cartes, le second un jeu de billes. Il est donc évident que la gresca est un type de jeu qui s’est adapté notamment aux cartes et aux billes mais qui n’est absolument pas de façon exclusive un jeu de cartes et encore moins dans les temps anciens. D’où l’erreur grossière de parler de l’existence des cartes à jouer au début e du XIV siècle en s’appuyant uniquement sur l’apparition du termegresca.
Un autre document intéressant est l’interdiction faite à Valence le 24 juin (3) 1410. Il y est dit :
« jochs de grescha, de jaldeta, de naips, a la badalassa, ni a la riffa, ni altres bons jochs, ni a les velles, ni a cinch que no val ».
Dans cette liste, sont cités de façon différenciée, la grescha, els naips, les velles. Cela conîrme que la grescha n’est pas un jeu de cartes. Il s’agissait en fait au départ d’un jeu de dés.
e Le jeu de la gresca connu en Catalogne au moins au XIV siècle pourrait se rapprocher du jeu de lagriescheparle Rabelais au sujet des amuse dont -
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ments de Gargantua. Jean-Marie Lhôte écrit dans son ouvrage sur les jeux (4) de société: « ancien jeu de dès déjà désuet quand le mot fut employé par Rabelais. Il semblerait même que ce mot ait été un terme générique pour désigner les dès eux-mêmes ».jeu peut avoir désigné, notamment en Ce Catalogne, un jeu de hasard ayant eu au îl du temps un support autre que les dès, notamment carte à jouer ou billes.
Dans le libro de los Dados, qu’Alphonse X le Sage, roi de Castille, fait terminer (5) en 1283 , on peut lire à la în :« El libro de los Dados, entre los folios 65 al 71, recoge los 12 juegos siguientes : Juego de Mayores o de Menores ; Tanto en uno como en dos ; Triga ; Otra manera de Triga ; el Juego de Azar ; el Juego de Marlota ; el de Riffa ; el Juego de Par con As ; el Juego de Panquist ; el de Medio Azar ; el Azar Pujado y el Juego de Guirguiesca. Todos estos juegos son acompañados por miniaturas, donde se muestran los efectos negativos que el juego produce sobre la moral de los jugadores ».
Dans ce texte citant plusieurs jeux divers, on trouve celui de la« Guirguies-ca ». Il peut et doit même s’agir du même jeu que la grescha.
Nous retiendrons de cet exemple que, par manque de précision, dans le cas présent sur la signiîcation exacte du terme gresca, on peut commettre de graves erreurs de datations.
Une autre source d’erreur se trouve dans e manque d’înormatîon et ’îgnorance de réérences déjà exîstantes. Je prendraî pour exempe ’ar-tîce écrît par Marîano Escar Ladaga dans a « Gaceta de as Artes GraI-(6) cas » . ï nous dît aînsî que Jacques Grîngonneur créa en 1392 un jeu de cartes pour e roî de France CHares Vï, et que c’est aînsî de ce royaume, à partîr de cette date, que es cartes urent împortées en Espagne, où ees se propagèrent rapîdement. ï sîgnae pourtant, dans e même ouvrage, ’înterdîctîon des jeux, încuant es cartes, dans e « Lîbre de es Ordî-nacîons de Barceona » entre 1378 et 1399. Une sîmpe consutatîon du document uî auraît permîs de s’apercevoîr que ’înterdîctîon quî nous întéresse date en aît de 1382, ce quî est en paraîte contradîctîon avec sa premîère airmatîon.
ï n’est poînt questîon de mettre en doute e sérîeux, a compétence ou ’objectîvîté de certaîns Hîstorîens, maîs e domaîne est vaste et e sujet sensîbe et dîicîe. Ce n’est que depuîs queques décennîes que es pro-grès dans a communîcatîon ont permîs d’avoîr un accès beaucoup pus acîe aux données et aux travaux des dîvers Hîstorîens. Cea n’éîmîne pas
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pour autant es rîsques d’erreur, magré une voonté de sérîeux et d’objec-tîvîté. Puîssent es ecteurs de cet ouvrage ne poînt trop en trouver …
2) Les premières références en Europe ï seraît bîen présomptueux de vouoîr décrîre avec précîsîon e processus ayant conduît à ’utîîsatîon des cartes à jouer en Europe ; î exîste encore de trop nombreux poînts d’ombre. ï sembe cependant nécessaîre de sor-tîr du scHéma seon eque un seu et unîque pays peut s’approprîer ’în-troductîon des cartes en Europe, aînsî que a mîse au poînt des tecHnîques de abrîcatîon, pour es propager ensuîte vers es autres pays. Maîs avant d’en dîre pus, aîsons e poînt sur es dates d’apparîtîon de documents sur es cartes, de açon certaîne… ou presque ! Nous nous contenterons de cîter es dates prîncîpaes jusqu’en ’an 1400. En efet, après cette date, es réérences vont devenîr de pus en pus nom-breuses, et ce dans quasîment tous es pays européens. Une voonté de présenter de açon exHaustîve toutes ces dates précoces s’avèreraît totaement présomptueux, tant î exîste encore des zones d’ombre autour de certaînes d’entre ees. Aînsî dans e tabeau quî va suîvre, présentant es premîères dates connues, deux d’entre ees sont accompagnées de a mentîon « încertaîn ». ï exîste une réérence aux cartes à jouer non mentîonnée dans e tabeau, datant de ’année 1367 et se trouvant dans un document suîsse, à Berne pus précîsément. ï sembe quasîment certaîn que cette réérence est erro-née, de pus une présence de cartes à jouer aussî précoce dans cette régîon (note 1) d’Europe sembe aberrante . La premîère réérence du tabeau portant a mentîon « dates încertaînes » concerne, durant es années 1371-75, ’apparîtîon des cartes à jouer dans dîvers statuts de vîes îtaîennes. Ee provîent des recHercHes d’Aessandra Rîzzî et a, maîs hîerry Depauîs émet un certaîn nombre de réserves sur (note2) ces înormatîons . Tout d’abord sur es dates ees-mêmes, maîs aussî sur e aît que e terme d’usage à ce moment-à pour quaîIer es cartes à jouer, à savoîr ˝naîbî˝, n’est jamaîs utîîsé ; on trouve à a pace es termes ˝cartîs, cartarum˝. Cea pourraît împîquer une datatîon en aît un peu pus tardîve de ces réérences.
e e LA CARTE A JOUER EN CATALOGNE  XIV ET XV SIÈCLES 17
ï exîste égaement une încertîtude sur a réérence de 1380 concernant e peîntre-cartîer perpîgnanaîs Rodrîgo de Borges. Nous aurons ’occasîon d’en reparer onguement dans e cHapître V-1 ; en aît ce n’est pas a véra-cîté de ’înormatîon quî est mîse en doute, maîs sa datatîon. La réérence à Rodrîgo de Borges, « pîntor î naîper », apparat dans ’Hîstoîre de a vîe de Perpîgnan, de Pîerre Vîda (1897). Ce dernîer mentîonne ’année 1380 puîs pare de ’apparîtîon de Rodrîgo de Borges… un peu pus tard. Cette réérence a été reprîse par pusîers Hîstorîens sud-cataans en pre-nant pour argent comptant cette date de 1380. ï semberaît qu’î aîe peut-être a repousser de queques années. Pusîeurs poînts sont partîcuîèrement rappants à a ecture de cette îste. Tout d’abord ’année d’apparîtîon de a premîère mentîon, à savoîr 1371, ne sîgnîIe pas que es cartes sont apparues cette année-à. Ees e urent certaînement un peu pus tôt, probabement entre 1361 et 1366, maîs cette HypotHèse sera étudîée dans e cHapître ïï du présent ouvrage. A partîr de cette année 1371, es dates se succèdent très rapîdement dans une grande partîe de ’Europe ; on voît apparaître très rapîdement des înterdîctîons des jeux de cartes un peu partout, ce quî conIrme que ’ex-pansîon des cartes et a passîon des contemporaîns pour e nouveau jeu se sont déveoppées à un rytHme très soutenu.
Sî ’on accepte ’HypotHèse généraement admîse que es cartes pro-vîennent du bassîn orîenta de a Médîterranée, es apparîtîons successîves de réérences européennes présentent une certaîne coHérence.
Une sîmpe ecture de ces dates met en exergue des apparîtîons quasî sî-mutanées en Cataogne et en ïtaîe, suîvîes de très près par a Provence et es régîons germanîques apînes (Suîsse, Bavîère) aînsî que es Fandres et e Brabant.
On peut penser, es arguments seront déveoppés pour a Cataogne dans e cHapître ïï, que, dans un premîer temps, es marcHands cataans et îtaîens quî sîonnaîent a Médîterranée à cette époque ont întroduît es cartes à jouer dans eurs ports respectîs. Puîs es routes commercîaes cassîques ont été suîvîes. Au départ de ’ïtaîe, es cartes ont pu traver-ser es Apes pour atteîndre es pays germanîques. L’apparîtîon dans es Fandres est égaement très précoce, e contact ayant pu se aîre à partîr
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1371 :Barcelone - Le mot « naip » apparaît dans le dictionnaire de rimes de Jaume March. 1371-1375 : dîvers ïtaîe - apparîtîon des cartes dans dîvers statuts.(dates incertaines) 1377 : Forence - un jeu nommé naîbbe est înterdît par décret. (introduction récente) 1377 : Sîenne - «Ludens ad naibos puniatur… » (Sîena stat. N°42 (udex), °95). 1377 : RHeîneden (près de Bâe) - descrîptîon des 52 cartes d’un « udus cartua-rum » (introduction récente) 1378 : Ratîsbonne (Regensburg) - înterdîctîon de jouer aux cartes. 1379 : Vîterbo - cHronîque de a vîe où ’on mentîonne un jeu (naîbî) quî vîent des Maures (introduction récente). 1379 : Constance et Saînt Ga - Décrets dînterdîctîon.(Introduction récente.) 1379 : Bruxees - commande de cartes par e duc Wencesas de Brabant. Egaement en 1381, 1382 et 1383. 1380 :Perpignan - présence de Rodrigo de Borges, pintor i nahiper.(date incer taine) 1380 :Barcelone - inventaire de biens de Nicolau Sarmona. 1381 : Marseîe - mentîon du jeu de cartes (naHîpî) cHez e notaîre Laurent Aycar-dî. 1382 : Lîe - înterdîctîon de jouer aux cartes dans e regîstre des bans et ordonnances de poîce. 1382 : Barcelone : interdiction de jouer aux cartes (llibre de bans y ordina-cions) 1384 : Valencia : interdiction du jeu de cartes(introduction récente). 1385 : Barcelone : mention des cartes à jouer sur le « llibre del Crestià » de Francesc Eiximenis. 1387 : Madrid : ordonnance du roi de Castille Jean I interdisant de jouer aux cartes (naypes). 1388 : Nuremberg : interdiction de jouer aux cartes. 1392 : Allemagne : présence de Hensel de Wissenburg, kartenmaler. 1392 : Paris - achat à Jacquemin Gringonneur de trois jeux de cartes pour le roi Charles VI. 1399 : Florence : premier «naibaio» en Italie. 1399 : Perpignan : règlementation sur l’utilisation du papier usagé par les « fahedors de naips ».
e e LA CARTE A JOUER EN CATALOGNE  XIV ET XV SIÈCLES 19
des pays germanîques, maîs peut-être aussî à partîr de a Cataogne. En efet Fandre et Cataogne avaîent des reatîons commercîaes prîvîégîées, notamment autour de ’îndustrîe du drap : productîon en Fandre et pa-rage en Cataogne. L’arrîvée des cartes en France, égèrement pus tardîve, auraît pu se aîre par a Cataogne, notamment dans e sud touousaîn, ou bîen à partîr d’un port comme Marseîe, où es réérences cartîères sont égaement précoces, pour remonter ensuîte par a vaée du RHône (Avîgnon, Lyon…).
Parmî toutes es mentîons aux cartes à jouer quî leurîssent en cette In de e XïV sîèce, exîste-t-î des représentatîons de ces nouveaux objets ?
e La réponse est maHeureusement non. Aucune carte à jouer du XïV sîèce n’a à ce jour été découverte. Le pus ancîen ensembe de cartes unîverseement reconnu et daté de açon assez précîse est e uxueux « jeu de Stuttgart », peînt entre 1427 et 1431, dont une carte est reproduîte cî-dessous.
Bibliothèque numérique du Württembergisches Landesmuseum de Stuttgart
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