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La Justice du roi

De
318 pages

Avec érudition, clarté et humour, La Justice du Roi nous révèle à quel point la justice tenait dans la vie de l'ancienne France une place dont nous mesurons mal l'importance. Il était de bon ton pour un seigneur ou une dame de la campagne de se rendre à la ville pour y suivre les procès. C'était un moyen comme un autre de prendre le « bel air » et de voir des visages nouveaux.

La Justice du Roi nous apprend, surtout, que les juridictions de l'Ancien Régime n'étaient pas aussi rigoureuses qu'on a bien voulu le dire. L'« intime conviction » du juge, dont on fait maintenant un principe fondamental, était interdite aux magistrats. La misère qui poussait au vol d'aliments bénéficiait en général de larges circonstances atténuantes. Le nombre de condamnations par contumace démontre aussi qu'en l'absence de moyens rapides de communication et de renseignements administratifs indispensables à l'identification des suspects, la fuite était un bon moyen de se soustraire à la justice.

Certes, cet ouvrage n'est pas oeuvre de réhabilitation - la justice du roi étant souvent intolérable, voire odieuse - mais oeuvre de mesure discrète qui, dans une langue agréable, redresse quelques idées fausses et établit la vérité « sans amour et sans haine », comme on dit aux Assisses.

Arlette Lebigre, docteur en droit, licenciée en letttres, agrégée des Facultés de Droit, est professeur à l'université de Clermont-Ferrand I. Spécialisée en histoire du droit et des institutions pour la période moderne (XVIe-XVIIIe siècle), elle a notamment publié un Manuel d'Histoire du Droit pénal (1979), Les Grands Jours d'Auvergne, désordres et répression au XVIIe siècle (1976), La révolution des curés (1980) et la Princesse Palatine (1986), ces deux derniers livres aux Éditions Albin Michel.



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Avec érudition, clarté et humour, La Justice du Roi nous révèle à quel point la justice tenait dans la vie de l'ancienne France une place dont nous mesurons mal l'importance. Il était de bon ton pour un seigneur ou une dame de la campagne de se rendre à la ville pour y suivre les procès. C'était un moyen comme un autre de prendre le « bel air » et de voir des visages nouveaux.
La Justice du Roi nous apprend, surtout, que les juridictions de l'Ancien Régime n'étaient pas aussi rigoureuses qu'on a bien voulu le dire. L'« intime conviction » du juge, dont on fait maintenant un principe fondamental, était interdite aux magistrats. La misère qui poussait au vol d'aliments bénéficiait en général de larges circonstances atténuantes. Le nombre de condamnations par contumace démontre aussi qu'en l'absence de moyens rapides de communication et de renseignements administratifs indispensables à l'identification des suspects, la fuite était un bon moyen de se soustraire à la justice.
Certes, cet ouvrage n'est pas oeuvre de réhabilitation - la justice du roi étant souvent intolérable, voire odieuse - mais oeuvre de mesure discrète qui, dans une langue agréable, redresse quelques idées fausses et établit la vérité « sans amour et sans haine », comme on dit aux Assisses.
Arlette Lebigre, docteur en droit, licenciée en letttres, agrégée des Facultés de Droit, est professeur à l'université de Clermont-Ferrand I. Spécialisée en histoire du droit et des institutions pour la période moderne (XVIe-XVIIIe siècle), elle a notamment publié un Manuel d'Histoire du Droit pénal (1979), Les Grands Jours d'Auvergne, désordres et répression au XVIIe siècle (1976), La révolution des curés (1980) et la Princesse Palatine (1986), ces deux derniers livres aux Éditions Albin Michel.
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