Le silence du village

De
Publié par


Le Silence du village est un témoignage historique autant qu’une réflexion sur la guerre et ses conséquences. Voyage un peu nostalgique dans un temps scandé par la vigne et ses états.

Ère où le langage est imagé, où les rituels, au rythme immuable, servent de référence et de lien social. À la truculence des personnages s’ajoute l’intensité dramatique de l’occupation et du pillage.

À l’arrogance militaire française s’oppose bientôt une résistance organisée avec les moyens du bord. Un village unifié par la nécessité de survivre et de résister.

Sous la plume du Frère Maurice, Dieu, sans être cité, n’est jamais tota lement absent de cet affrontement silencieux à Napoléon.

Les amoureux de la langue française apprécieront le langage populaire et oublié d’une époque où lire et écrire restait l’apanage de quelques-uns.

Et puis après… Pourquoi le silence ? Pourquoi ce voile opaque et mystérieux ? Que doit-on taire pour les nouvelles générations ?



Visitez le site de la SOFEM.

Publié le : vendredi 1 janvier 2010
Lecture(s) : 32
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9789999990833
Nombre de pages : non-communiqué
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Préface
Cher lecteur, Un jour il m’est apparu un homme, grand, fort, droit, perdu, anxieux, soufflant comme une locomotive. Il venait en effet de se lever d’un des fauteuils de ma salle d’attente. Médecin par vocation, même si de nos jours ce mot a perdu tout sens pour les jeunes générations, j’ai senti ce jour-là, que cet homme, qui aujourd’hui nous livre son dernier mes-sage, avait quelque chose de spécial. C’était le début d’une rencontre qui allait laisser dans ma vie et dans ma famille, de lumineux souvenirs. Par delà la maladie, dont je vous épargnerais les détails, nous sommes devenus de grands amis ; une complicité « de voleurs de confitures » a rapidement fait place à une relation théra-peutique médecin-patient traditionnelle. Et mes deux enfants, jamais en mal de surnom, rapi-dement l’adoptèrent et l’appelèrent Papy-Momo. monsieur le père Maurice Leiggener devenait ainsi le grand-père spiri-tuel, le guide aimé d’une famille de joyeux lurons par tou-jours en manque d’idées. Nos Noëls furent donc éclairés par sa présence, même si nous n’avons jamais réussi à l’habiller en Père Noël, au travers des textes qu’il nous laissait discrè-tement, et de la joie visible qu’il prenait à partager nos repas de famille. Ses visites, ont toujours été pour nous inattendues, ap-préciées, et bien sûr trop rares, mais étant prêtre, intégré dans la communauté de ses frères, et bien impliqué dans des actions caritatives, nous ne pouvions que l’accueillir et regretter déjà de le voir partir.
5
Cet homme est un artiste. Dessinateur de génie, obser-vateur sans concession, cherchant dans le comportement d’autrui le beau, le bon, la tendresse, l’application ; écrivain, au génie brut et pur, non raboté par un académisme inutile, il sait aller droit à l’essentiel. Dans son dernier livre que vous avez en mains, il a tenu à partager avec vous ses racines, vous expliquer la vie de son village aux temps napoléoniens, il nous parle de la guerre, sujet oh combien encore d’actualité, et sans juge-ment de valeur, il nous parle de la cupidité, de la luxure, de l’ambition forcenée, de la peur, et rend hommage à la force des femmes. Tout dans son langage est emprunt d’humilité, de modestie, de tendresse ; le regard est perçant, mais l’ap-proche est douce, que vous dire de plus… Ouvrez le livre !
6
DOMINIQUEAu peuple d’Entremont
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.