Les Grandes Affaires criminelles de Lorraine

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Sujet - Tiraillée entre la France et l'Allemagne jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, marquée par les conflits incessants entre ces deux nations, la Lorraine n'a pas été épargnée par les bandits et les meurtriers. À ce titre, elle méritait bien un volume de la collection des « Grandes Affaires Criminelles » ! Des crimes du tueur en série Jean Dauga au calvaire du petit Johnny, en passant par les assassinats commis par l'« ogresse » Jeanne Weber ou le « monstre de Maxéville » Claude Charmes, les terribles forfaits du curé d'Uruffe et le meurtre toujours inexpliqué de Grégory Villemin, vous découvrirez dans ce recueil des histoires toutes plus effrayantes et tragiques les unes que les autres.

Alain Fisnot, François Moulin, Emmanuelle de Rosa, Arnaud Vauthier et Frédérique Volot associent aujourd'hui leur plume et compilent trente-six affaires parmi les plus emblématiques de la région. Chaque auteur a exhumé des archives du département qu'il a étudié des histoires originales, ayant ou non marqué les esprits, datant des xixe et xxe siècles...

Ainsi, Les Grandes Affaires Criminelles de Lorraine composent un ouvrage passionnant, qui saura à coup sûr vous faire frémir d'horreur.


Auteurs :

Alain Fisnot, né à Bar-le-Duc, travaille aux archives départementales de la Meuse. Correspondant pendant quatorze ans à L'Est républicain, il est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages.

François Moulin, décédé en 2012, était journaliste. Chroniqueur judiciaire à L'Est républicain pendant plus de quinze ans, il a couvert des centaines de procès d'Assises dans toute la Lorraine et fait paraître une quinzaine de livres.

Emmanuelle de Rosa, installée en Lorraine depuis une vingtaine d'années, est journaliste de presse quotidienne régionale.

Arnaud Vauthier, avocat au barreau de Metz, est tout autant passionné par son métier que par l'histoire. Attaché à la région qui l'a vu grandir, il a écrit plusieurs articles publiés dans des revues régionales.

Frédérique Volot, lorraine de naissance et de cœur, a la passion de l'écriture chevillée au cœur. Elle a signé sept ouvrages, dont La Vierge folle, parue en 2013 aux Presses de la Cité.
Publié le : samedi 1 novembre 2014
Lecture(s) : 17
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782812916052
Nombre de pages : 440
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Table des matières
Confessions de « l’homme à la pèlerine » Affaire Jean Dauga, Larée et Cazaubon Cour d’assises du Gers, 28 octobre 1881 Affaire Jean Dauga, Pont-à-Mousson et Mousson Cour d’assises de Meurthe-et-Moselle, er 26 novembre-1 décembre 1889................................................
Le terrible destin des Adam Affaire Laurent, Joséphine et Justin Adam, Plainfaing Cour d’assises des Vosges, 11-13 mars 1891............................
Le fou d’amour Affaire Eugène Meunier, Xivry-Circourt, Bouligny et Landres Cour d’assises de Meurthe-et-Moselle, 21-23 mai 1891.........
La funèbre Toussaint du bourrelier Affaire François Redt, Harville Cour d’assises de la Meuse, 3 avril 1893.................................
Le parricide de Leyr Affaire Paul Ancion, Leyr Cour d’assises de Meurthe-et-Moselle, 24 mai 1898..............
Le Bavarois meurtrier d’enfant Affaire Aloys Zuckermeyer, Remiremont Cour d’assises des Vosges, 10 décembre 1898.........................
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Un monstre nommé Leclerc Affaire Théophile Leclerc et Léon Laruelle, Les Paroches et Troussey Cour d’assises de la Meuse, 29 et 30 janvier 1903................. 103
Massacrés à la cave Affaire Émile Thouvenin, Lorry-lès-Metz Cour d’assises de la Moselle, 20 et 21 janvier 1908............... 125
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Triple crime horrible à Hennezel Affaire Émile Chartier, Hennezel Cour d’assises des Vosges, 12 et 13 mars 1908.......................
Jeanne l’ogresse Affaire Jeanne Weber, Commercy Cour d’assises de la Meuse, juin 1908......................................
Le satyre de Pompey Affaire Georges-Joseph Gérard, Pompey Cour d’assises de Meurthe-et-Moselle, 16 novembre 1912...
L’artificier qui pète les plombs ! Affaire F. Salvador, Saint-Julien-lès-Gorze et Pont-à-Mousson Cour d’assises de Meurthe-et-Moselle, 24 et 25 octobre 1924.................................................................
Empoisonnement et coups de marteau Affaire Paul Valence, Saint-Dié Cour d’assises des Vosges, 14 décembre 1927.........................
De Varsovie à la Lorraine Affaire Roman Daszkowski, Knutange Cour d’assises de la Moselle, 27 juin 1930...............................
Elle a souri en nous voyant Affaire Marcel B. et Jean D.-C., Vassincourt Cour d’assises de la Meuse, juillet 1945...................................
Mort d’un traître et acquittement de trois résistants Affaire R. Huin, Épinal er Cour de justice de Nancy, 1 -4 octobre 1946 Affaire G. Laederich et L. Leroux, Épinal Cour de justice de Nancy, 19 octobre 1946 Affaire F. Caritey, M. Bentz et É. Giesle, Hurbache et Saint-Stail Cour d’assises des Vosges, 8 décembre 1950...........................
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Table des matières
La traction du véto Affaire Émile B., Cousances-les-Forges Cour d’assises de la Meuse, 21 octobre 1948..........521................
Le poison de la terre Affaire François H., Sentzig Cour d’assises de la Moselle, 15 et 16 décembre 1949.......... 259
Marie-Louise voulait refaire sa vie Affaire Marie-Louise B., Jouy-aux-Arches Cour d’assises de la Moselle, 31 janvier 1952......................... 271
Un mystérieux Italien Affaire Armando Moglia, Metz Cour d’assises de la Moselle, 4 février 1952............................ 285
Viol et meurtre au cinéma Affaire Pascal N., Hayange er Cour d’assises de la Moselle, 1 février 1953.......................... 301
L’hôtel du Cheval blanc Affaire Lucien H., Ligny-en-Barrois Cour d’assises de la Meuse, mai 1953...................................... 315
Elle attendait le car Affaire René V., Amel Cour d’assises de la Meuse, juillet 1953.....52........3......................
Le diable s’habille en curé Affaire Guy Desnoyers, Uruffe Cour d’assises de Meurthe-et-Moselle, 24 janvier 1958......... 331
Le dernier décapité Affaire Gunther V., Basse-Yutz Cour d’assises de la Moselle, 23 juin 1967........................345.......
Itinéraire d’un enfant trop gâté Affaire André V., Champigneulles Cour d’assises de Meurthe-et-Moselle, 9 et 10 mai 1969...... 361
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L’énigme Grégory reste entière Affaire Jean-Marie Villemin, Aumontzey Cour d’assises de la Côte-d’Or, 3 novembre-16 décembre 1993..................................................
Le calvaire du petit Johnny Affaire Sandra et René G., Marie-France et Michel C., Claude V., Murielle et Raphaël T., Ménil-en-Xaintois Cour d’assises des Vosges, 28 septembre 1999.......................
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La belle place Duroc à Pont-à-Mousson. (Archives départementales de Meurthe-et-Moselle.)
Confessions de « l’homme à la pèlerine »
Affaire Jean Dauga, Larée et Cazaubon Cour d’assises du Gers, 28 octobre 1881 Affaire Jean Dauga, Pont-à-Mousson et Mousson Cour d’assises de Meurthe-et-Moselle, er 26 novembre-1 décembre 1889
EMAPPELLEJean Dauga et je vais mourir. » « J Le teint olivâtre, les joues creuses, les cheveux bruns et courts, la moustache tombante, Jean Dauga ne tremble pas en écrivant cette longue confession au curé Didelot, celui-là même qui l’assistera quand la guillotine lui tranchera la tête d’un coup sec. Du fond de sa cellule, où il attend que le bourreau vienne faire son œuvre, il a accepté de se confier à l’homme d’Église à la seule condition que celui-ci ne révèle rien du contenu de la lettre. Pourquoi fait-il cela? Pour apaiser sa conscience? Par provocation ? « Vous m’avez demandé, curé, de me confesser à vous pour que vous puissiez prier pour mon âme. Comprenez-moi bien aujourd’hui : je le fais pour vous, parce que ça laissera une trace de moi sur cette maudite terre. Vous, si vous avez du temps à perdre en bondieuseries… après tout, c’est vous que ça regarde ! Je ne regrette rien de cette vie. De toute façon, j’avais rien à en attendre de bon si j’avais suivi le père. Et ma mère, la pauvre femme, est morte bien trop tôt de misère, d’usure et de maladie. C’est pas comme vous, curé… Vous, vous êtes bien au chaud dans
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votre presbytère ; je ne crois pas que servir Dieu soit trop fatigant ! Et quand vous avez le moindre mauvais rhume, le docteur vient en courant pour vous soigner. Ma mère, elle, n’avait personne pour l’aider quand elle avait la poitrine en feu. Elle crachait à n’en plus finir, avec une fièvre de cheval. Avec ça, elle faisait quand même la soupe au père et le reste. Je l’ai entendue prier, souvent, les soirs, en pleurant. Ça n’a servi à rien. Dieu ne l’a pas écoutée! Pourquoi, curé ? Elle n’en valait pas la peine ? C’est que pour les riches, Dieu? Un jour, quand ça a été vraiment mal, elle n’a pas pu se lever. J’ai vu dans ses yeux qu’elle ne voulait plus vivre. Mais qui aurait voulu de cette vie de chien? Elle se préparait à passer en embrassant la petite croix en buis que lui avait donnée sa mère. Elle est morte comme ça, comme elle a vécu : sans gémir. Y a eu que moi pour la pleurer, curé. Et je me suis dit : moi, je ne veux pas de cette vie-là. Alors, je suis parti. Et j’en ai profité autant que j’ai pu et pas encore autant que j’aurais dû. Quant à ce qui m’attend d’ici peu ? Si le diable existe, alors on s’entendra bien tous les deux! Si Dieu existe, je crois qu’il comprendra que je n’avais pas le choix… Fallait bien que je règle mes dettes d’une manière ou de l’autre ! « Ceux qui m’ont condamné sont contents de m’envoyer baiser la Veuve. Faut dire, curé, que les veuves, ça me connaît ! J’ai tran-ché la gorge de plus d’une ! Alors, finir avec une qui me coupe la mienne… pas mal, non ? Tout le monde peut pas en dire autant ! Et puis, avec un salaud de moins, le bon peuple sera content, et eux, les jurés, le président et les autres, ils pourront dormir tranquille. S’ils croient me faire peur, ils se trompent ! Je n’ai pas peur ! À quoi bon ? On doit tous y passer un jour ou l’autre. Plus tard ou plus tôt, le résultat est le même. On pourrit tous au fond du trou, bouffés par les petits vers blancs qui grouillent… qui grouillent ! Vous aussi, curé, vous y passerez ! On finira bien par se retrouver ! » Dauga sourit et inspire un grand coup. Il se lève de sa chaise, fait les cent pas dans l’espace étroit de sa cellule, s’adosse au mur, fixe le plafond pour mieux rassembler ses souvenirs. Puis il se rassoit à sa minuscule table de travail. Besoin d’écrire. De se vider les tripes de sa hargne avant qu’on le vide de son sang. Il s’applique, la plume alerte.
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Confessions de « l’homme à la pèlerine »
« Alors, puisque vous voulez tout savoir de moi, curé, je vais commencer par le début… » Oui, chers lecteurs, commençons par le début !
Jean Dauga naît le 8 mars à Larée, dans le Gers. Pas de frère ni de sœur. Le père travaille comme métayer pour le sieur Pellefigue. La mère l’aide, ou plutôt le remplace, car il n’est pas un acharné au travail. Une vie de labeur sans joie aucune. Comme nombre de gamins, Jean fréquente l’école jusqu’à treize ans, puis aide ses parents à la ferme. La famille n’a pas le sou. Juste de quoi se remplir le ventre, rien de plus. La mère, la seule femme que Jean a vraiment aimée, même si elle n’avait guère de temps pour lui, rapièce les frusques usées jusqu’à la corde. Elle courbe l’échine dans sa cuisine, dans les champs ou à l’étable. Cette femme n’a jamais eu ni le temps ni de quoi être belle. Et pourtant, elle le mériterait. Elle s’use pour le père et trouve même le temps d’aller à la messe ! Lui préfère lever le coude ou braconner parfois pour améliorer l’ordinaire. Cependant, un jour encore gris et humide de la fin de l’hiver, elle tombe malade. Du fond de son misérable lit, dans sa misérable chambre, elle décide de se laisser mourir. Son fils est à présent un homme capable de se débrouiller seul. Quant à son mari… Plus personne n’a besoin d’elle, sauf pour les corvées. Son allure de vieille femme que lui renvoie le seul miroir du taudis la répugne. Alors elle n’aspire plus qu’à une chose : dormir enfin de l’autre côté, celui de la miséricorde. Désormais seul comme une âme en peine, le père Dauga quitte la ferme et s’installe non loin de là, à Cutxan. Jean, lui, est engagé comme domestique à Sainte-Fosse, près de Cazaubon, chez le dénommé Capin. Celui-ci n’a pas à se plaindre des services du jeune gaillard de dix-huit ans, enfin sorti de sa triste condition. Il est obéissant et serviable. C’est à ce moment-là, le 3 octobre 1869 très exactement, que, à une poignée de kilomètres, au moulin de Larée, chez Baryès, un autre domestique, Jean Ducruc, se fait assassiner d’un coup de trident porté à la tête. Le coup a été si violent que le manche s’est cassé. Jean Dauga, alors sur les lieux au moment du crime, déclare aux gendarmes avoir vu sortir du moulin un homme à l’allure suspecte. Les enquêteurs l’estiment à ce point digne de confiance qu’ils l’autorisent à participer aux
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recherches conduisant à l’arrestation de deux hommes. Après véri-fication, ceux-ci sont totalement blanchis. L’enquête repart donc de zéro, et, par chance, Jean Dauga, de la classe 1869, quitte les lieux, bon pour le service. Une chance? Pas si sûr en cette période de e trouble. Le 10 août 1870, le jeune homme incorpore le 39 de ligne.
1870 ! Année terrible de guerre et de sang. Le Prussien Bismarck espère l’écroulement de la France après la défaite de l’empereur Napoléon III à Sedan, le 2 septembre, mais il se trompe ! La jeune République proclamée à Paris, sous la présidence de Trochu, le 4 septembre 1870, refuse de mettre le genou à terre. Tandis que Jules Favre, ministre des Affaires étrangères, tente d’obtenir la paix en rencontrant l’imposant chancelier, les armées allemandes progressent et envahissent Paris. Les combats sont une véritable boucherie. Pendant quatre mois, la capitale va résister à l’ennemi malgré la faim, le froid, les bombardements et – le comble – les disputes politiques franco-françaises. Cependant, les Prussiens sont décidément les plus forts. L’empire allemand est proclamé à Versailles le 18 janvier 1871. Le 26, à minuit, des coups de canon retentissent dans Paris pour marquer le cessez-le-feu. Enfin la paix ? Non, les tensions croissent. Alors, l’Assemblée, élue par les Français le 8 février 1871, s’installe à Versailles, et non à Paris. Ulcérés, les Parisiens grondent, veulent en découdre. Sous la cendre couve la Commune, et son lot d’horreurs… C’est là que e e nous retrouvons Jean Dauga, affecté au 118 de ligne, puis au 120 . Sous les ordres de Mac-Mahon, les lignards, ou « Versaillais », combattent les communards au cœur même de la capitale. Un vrai massacre, surtout la dernière semaine, celle du 21 au 28 mai 1871, la « semaine sanglante ». Nul ne peut plus maîtriser les soldats déchaînés. Les vainqueurs s’acharnent sur les vaincus. Le sang coule à flots dans les caniveaux parisiens. À la fin des combats, les autorités militaires comptent dix-sept mille morts, et Mac-Mahon dénombre « seulement » huit cent soixante-dix-sept tués chez les « Versaillais ». Fort apprécié de ses supérieurs pour son courage et son esprit de décision, Dauga, que l’odeur du sang a enivré, est nommé caporal en août 1871, puis sergent le 6 décembre 1872. Le 14 novembre 1873, il est incorporé dans la légion mobile comme élève gendarme, puis affecté à Versailles. Il est ensuite
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Confessions de « l’homme à la pèlerine »
1 muté dans les Vosges, au fort du Parmont , à Remiremont, 2 et au fort de Razimont , à Épinal, où il fait preuve, là encore, d’une grande énergie lors de l’émeute des ouvriers employés à la construction de l’ouvrage. Son comportement exemplaire lui vaut d’être cité à l’ordre du jour de la légion le 19 avril 1876. Le 5 novembre de la même année, muni d’un certificat de bonne conduite, il quitte le service pour épouser Eugénie Delpierre. Il l’a rencontrée à Remiremont. Cependant, problème : la femme ne possède pas la dot réglementaire pour épouser un militaire de la gendarmerie. Qu’à cela ne tienne ! Jean Dauga se sent prêt à relever tous les défis. Pour l’heure, il s’installe à Remiremont avec son épouse et travaille avec ses beaux-parents. Bien vite, qu’elles semblent loin les luttes énergiques puant la poudre et le cadavre, luttes pour la survie où l’on se sent exister, où l’on fait corps avec les autres camarades du régiment ! L’homme s’ennuie, il a besoin d’air. Il fait alors une demande au chemin de fer, qui l’embauche comme homme d’équipe à la gare de la Villette, à Paris, le 9 avril 1877. Rien à redire ! L’employé Dauga s’acquitte parfaitement de sa tâche. Le 20 septembre 1879, sa femme étant souffrante, il quitte son emploi pour retourner à Remiremont. Il entre le 12 janvier 1880 comme ouvrier typographe à l’imprimerie Mougin. Et la vie continue son cours.
En mars 1881, Jean Dauga part effectuer à Toulouse ses treize jours de service militaire en tant que gendarme de l’armée territo-riale. Il retrouve les sensations d’antan, celles du feu. Il comprend qu’il était fait pour cette vie-là, mais il n’est pas homme à regret-ter quoi que ce soit. Gémir sur le passé ne sert à rien. Sa période terminée, il rend visite à son père à Cutxan, près de Cazaubon, du 9 au 15 avril. Des retrouvailles sans chaleur. Dauga père est
1.La construction du fort du Parmont, sur les hauteurs de Remiremont, a débuté le 20 septembre 1874 et s’est achevée le 31 octobre 1876. L’édifice comptait quelque trente et une pièces d’artillerie et quatre cent vingt-huit hommes, dont soixante infirmiers (voir le site Internet : www.fortduparmont.fr). 2.Construit entre 1876 et 1878, connu également sous le nom de « fort Éblé », le fort de Razimont occupe une place importante dans le secteur est du dispositif fortifié du camp retranché d’Épinal, en contrôlant la croisée des routes de Rambervillers, Saint-Dié et Gérardmer, tout en protégeant la gare d’Épinal. Il était prévu pour trois cent soixante-neuf hommes et trente-deux pièces d’artillerie (voir le site Internet : www.artillerie.info/Razimont/Razimont5.html).
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