Les littoraux antillais : des enjeux de l'aménagement à la gestion durable

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La vulnérabilité des espaces littoraux est un fait bien connu. Le récent tsunami qui a ravagé les côtes de l'océan Indien en est une preuve monstrueuse, heureusement d'une rare occurrence. Cependant, l'agression permanente que subissent les côtes, du fait de la nature elle-même ou des hommes qui s'y installent, plus insidieuse, n'en est pas moins néfaste. En zone tropicale, c'est encore plus vrai que dans les conditions naturelles telles que les excès pluviométriques ou la fréquence des ouragans, sont également mis à mal par des aménagements souvent incontrôlés.
S'agissant des littoraux antillais, les auteurs constatent qu'à la différence des îles de l'océan Indien ou du Pacifique, ces rivages, du fait de leur situation proche de l'Amérique du Nord et de l'Europe, deux grandes régions émettrices de touristes et de capitaux, sont particulièrement vulnérables.
Au total un ouvrage clair, richement documenté, rédigé par deux chercheurs « de terrain » qui, non contents d'utiliser une abondante bibliographie et des sources statistiques, ont consulté les gens, organisant des sondages, des enquêtes, et des réunions avec les divers utilisateurs du littoral.
Un livre qui rendra de grands services non seulement aux aménageurs, mais aussi aux étudiants et d'une façon générale à tous les lecteurs amoureux des Antilles...

Publié le : samedi 1 janvier 2011
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EAN13 : 9782844507655
Nombre de pages : 120
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Les LITTOraUx aNTILLaIs:Des eNJeUx De LaMéNaGeMeNT á La GesTION DUrabLe
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LES miliEuX littoRàuX dES îlES dE là càRàïBE
Introduction L’àRC dES antillES S’ÉtEnd SuR pRèS dE 4 000 kilomètRES dE cuBà À TRi-nidàd. au NoRd, cuBà, hiSpàniolà, là JàmàïquE Et PuERto-riCo ConStituEnt l’EnSEmBlE dES GRàndES antillES, àu Sud lE CHàpElEt dES pEtitES Et moyEnnES îlES FoRmE lES PEtitES antillES. Là mER dES càRàïBES qui mESuRE 3 000 km dE là MàRtiniquE àu YuCàtàn Et 1 400 km dE cuBà À Pànàmà ESt unE mER CHàudE (26° À 28° cElSiuS lE long dES CôtES) ànimÉE pàR dE vigou-REuX CouRàntS dE SuRFàCE. LES CànàuX qui SÉpàREnt lES îlES Sont pàRCouRuS dE CouRàntS vEnànt dE l’atlàntiquE, SE diRigEànt vERS l’ouESt. cEpEndànt, C’ESt lE CouRànt dES GuyànES REmontànt lE long dES PEtitES antillES pouR RESSoRtiR pàR lE dÉtRoit dE floRidE Et FoRmER lE GulF stREàm qui ConStituE lE pHÉnomènE HydRologiquE màjEuR. MER FàuSSEmEnt CàlmE, là càRàïBE pEut êtRE ànimÉE d’ÉpiSodES vio-lEntS qui mEnàCEnt àloRS là CiRCulàtion màRitimE, lES ÉCoSyStèmES littoRàuX Et lES àmÉnàgEmEntS CôtiERS. PlàgES, CàyES, màngRovES ou FàlàiSES ConSti-tuEnt dES pàySàgES REmàRquàBlES À l’ÉquiliBRE pRÉCàiRE pàRCE quE lES pRo-CESSuS qui lES ànimEnt Sont ComplEXES. IlEtS, îlES, pEtitES ou gRàndES, l’ESpàCE y ESt RÉduit Et lES àttEintES àuX miliEuX nomBREuSES. LES îlES dE là càRàïBE, S’inSCRivEnt àuSSi dànS lE SyStèmE mondE Et lEuRS littoRàuX n’ÉCHàppEnt pàS àuX mEnàCES qui pèSEnt SuR touS lES RivàgES dE là tERRE : là REmontÉE du nivEàu dES mERS Et dES oCÉànS.
Les paysages littoraux insulaires LES FàlàiSES, lES RÉCiFS CoRàlliEnS, lES màngRovES, lES plàgES Et lEuRS FoRêtS ConStituEnt dES ÉCoSyStèmES RiCHES màiS pEu ÉtEnduS, RàREmEnt ContiguS, SuppoRtS dE nomBREuSES àCtivitÉS. IlS REpRÉSEntEnt lES moyEnS nàtuRElS dE dÉFEnSE dES RivàgES.
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Les plages LES plàgES ConStituEnt un pàySàgE EmBlÉmàtiquE dES îlES dE là càRàïBE Et lE SuppoRt màtÉRiEl Et idÉàl dES àCtivitÉS dE touRiSmE Et dE loi-SiR, dE pêCHE À là SEnnE. si lES gRèvES dE gàlEtS Et lES plàgES dE SàBlE vol-CàniquE àttiREnt moinS lES nouvEllES pRàtiquES ludoSpoRtivES, lES unES pàRCE qu’EllES REndEnt lES dÉplàCEmEntS diFfiCilES Et lES àutRES pàRCE quE lES minÉRàuX SomBRES ConStituànt l’àRènE ont tEndànCE À SuRCHàuFFER, oBli-gEànt lE touRiStE À là pEàu SEnSiBlE À pRESSER lE pàS pouR finàlEmEnt CouRiR juSqu’À là mER... PouR CERtàinS, là CoulEuR FonCÉE ESt àuSSi SynonymE dE SàlEtÉ. au ContRàiRE lES plàgES CoRàlliEnnES nE SuRCHàuFFEnt pàS, SE màRiEnt miEuX, SElon lES goûtS, àvEC lE BlEu dE là mER, CEpEndànt là pRÉSEnCE dE BloCS dE CoRàil En tRop gRànd nomBRE pEut gênER lES dÉplàCEmEntS. LES plàgES ConnàiSSEnt un FàiBlE màRnàgE Et àCCuEillEnt dES BioCÉ-noSES pEu dÉvEloppÉES CompàRÉES àuX RÉCiFS CoRàlliEnS ou àuX màngRovES. On notERà là pRÉSEnCE d’inSECtES, dE CRàBES Et d’ÉCHàSSiERS (BÉCàSSEàuX). UnE CERtàinE RiCHESSE àppàRàît quànd l’EmBouCHuRE dES RivièRES ESt ContRà-1 RiÉE En pÉRiodE dE CàRêmE , EntRàînànt àloRS là ConStitution d’un màRàiS SàumâtRE vitE tRànSFoRmÉ En FRàyèRE àttiRànt dE nomBREuX ÉCHàSSiERS (BÉCàSSEàuX, ButoRS, àigREttES). Là vÉgÉtàtion qui ColoniSE lE Hàut dE là plàgE Fàit pREuvE d’àdàptàtion àuX diFFÉREntS tRopHiSmES littoRàuX quE Sont là pRÉSEnCE du vEnt, du SEl, lE mouvEmEnt du SàBlE, là SÉCHERESSE Et là CHà-lEuR REnFoRCÉE SuR lES plàgES dE SàBlE volCàniquE. DE là mER À là tERRE SE dÉvEloppEnt dES ESpèCES RàmpàntES CommE lES pàtàtES BoRd dE mER (Ipo-méa pes-caprae) Et lE HàRiCot BoRd dE mER (Canavalia maritima), EllES dÉlimitEnt l’EXtRêmE limitE du màRnàgE. en àRRièRE du gRoupEmEnt pion-niER CRoît un RidEàu àRBuStiF qui oCCupE lE Hàut dE plàgE ConStituÉ dE màn-CEnilliERS (Hippomane mancinella) Et dE RàiSiniERS BoRd dE mER (Coccoloba uvifera). DES àRBRES d’unE quinzàinE dE mètRES S’àSSoCiEnt À CES àRBuStES ; l’àmàndiER pàyS (Terminalia catappa), lE tàmàRiniER (Tama-rindus indica), lE Càtàlpà (Thespesia populnéa) Et BiEn ÉvidEmmEnt lE CoCotiER (Cocos nucifera) qui pEut ConStituER unE ESpèCE monoSpÉCifiquE quànd il à ÉtÉ plàntÉ pouR êtRE EXploitÉ. L’ÉtEnduE dE CES FoRmàtionS dÉpEnd dE là topogRàpHiE Et dE lEuR loCàliSàtion En CôtE àu-vEnt (pluS HumidE) ou SouS-lE-vEnt (pluS SêCHE).
Les caractéristiques générales LES plàgES Sont dES zonES d’àCCumulàtion dont lES màtÉRiàuX Sont pluS gRoSSiERS quE lES vàSES. D’unE gRànulomÉtRiE vàRiànt dE 20 miCRonS À 2 pluS dE 20 Cm, lES SÉdimEntS dES plàgES voiEnt lEuR FoRmE vàRiER En FonC-tion dE l’oRiEntàtion dES vEntS. LoRSqu’ilS SouFflEnt du làRgE, lES plàgES
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LE CàRêmE CoRRESpond À là pÉRiodE dE pluS FàiBlES pRÉCipitàtionS qui S’ÉtEnd dE dÉCEmBRE À àvRil. 20 miCRonS À 200 miCRonS (SàBlES finS), 0, 2 mm À 2 mm (SàBlES gRoSSiERS), 2 mm À 20 mm (gRàviERS), 20 mm À 200 mm (gàlEtS ou CàillouX), pluS dE 200 mm
Les LITTOraUx aNTILLaIs:Des eNJeUx De LaMéNaGeMeNT á La GesTION DUrabLe
dÉmàigRiSSEnt Et S’àmEnuiSEnt pRogRESSivEmEnt ; loRSqu’ilS SouFflEnt dE là tERRE, ilS Sont SynonymES d’àCCumulàtion SÉdimEntàiRE. Là làRgEuR dE là plàgE ÉvoluE toutE l’ànnÉE. DuRànt l’HivERnàgE pluS pRopiCE àuX dÉpRES-SionS Et À là HoulE, lES plàgES Sont ÉtRoitES. Là CHàRgE SÉdimEntàiRE SE RÉtà-Blit duRànt lE CàRêmE. D’unE mànièRE gÉnÉRàlE là làRgEuR ESt SouvEnt inFÉRiEuRE À 50 mètRES Et pEut pàRFoiS SE RÉduiRE À un liSERÉ dE SàBlE SEC. LES plàgES ConStituEnt dES ESpàCES tàmpon qui àmoRtiSSEnt lES HoulES CyCloniquES quànd lE SyStèmE àvànt-plàgE, plàgE Et àRRièRE-plàgE n’ESt pàS EntRàvÉ dE ConStRuCtionS ou d’EnRoCHEmEntS.
Là RÉpàRtition dES màtÉRiàuX nE SE Fàit pàS àu HàSàRd : lES màtÉRiàuX lES pluS gRoSSiERS S’àCCumulEnt SuR là pàRtiE là pluS HàutE du CoRdon litto-Ràl – CàR SEulES lES vàguES lES pluS FoRtES Sont CàpàBlES dE lES y dÉpoSER – àloRS quE lES màtÉRiàuX lES pluS finS, En CouRS d’àttRition, S’àCCumulEnt En BàS dE plàgE SuR ou À pRoXimitÉ dE là zonE dE dÉFERlEmEnt.
LES plàgES àntillàiSES pRÉSEntEnt tRàditionnEllEmEnt là moRpHologiE SuivàntE : l’àvànt-CôtE – dont l’inClinàiSon ESt pluS pRononCÉE SuR là CôtE SouS-lE-vEnt – ESt SillonnÉE dE RidES dE CouRànt àppElÉESripple mark; lE BàS dE plàgE – pluS inClinÉ SouS lE vEnt qu’il nE l’ESt àu vEnt – ESt tRàvERSÉ dE CRêtES Et dE SillonS pRÉlittoRàuX dE FàiBlE àmplitudE. cES dERniERS Sont CiRConSCRitS En àmont pàR dES gRàdinS dE plàgE d’inClinàiSon Et d’EXtEnSion vàRiàBlES. Il ESt À notER quE lE BàS dE plàgE ESt pàRFoiS FoSSiliSÉ pàR dES beach rocks, dE pluS En pluS dÉgRàdÉS En RàiSon d’un piÉtinEmEnt EXCESSiF.
cES CàRàCtÉRiStiquES moRpHologiquES SE REtRouvEnt, pàR EXEmplE, SuR là plàgE dE riFflEt (CommunE dE sàintE-roSE En GuàdEloupE), dE sàintE-LuCE (À l’ouESt du ComplEXE touRiStiquE PiERRE Et VàCànCES) Et dE rivièRE-PilotE (ànSE figuiER) En MàRtiniquE.
ToutEFoiS, CES CàRàCtÉRiStiquES nE SE REtRouvEnt pàS SuR toutES lES plàgES, puiSqu’En MàRtiniquE dE nomBREuSES plàgES du sud-eSt Sont EXtRê-mEmEnt plànES, àloRS quE CEllES du NoRd-OuESt diSpoSEnt dE montiCulES SàBlEuX vàllonnÉS dont l’oRiginE RÉSultE dES modES dE dÉFERlEmEnt (sàF-FàCHEet al.,2000 [1]).
Là longuEuR dES plàgES ESt vàRiÉE, dE quElquES dizàinES dE mètRES dànS lES pEtitES îlES àu REliEF touRmEntÉ (TERRE-dE-hàut dES sàintES, sàint-bàRtHÉlEmy, sàint-THomàS, îlES ViERgES), À quElquES kilomètRES À càyo coCo àu CEntRE noRd dE cuBà ou À Puntà cànà À sàint-DominguE. LES ànSES SàBlonnEuSES pRÉSEntEnt dES FoRmES tRèS vàRiÉES. LoRSqu’EllES CoR-RESpondEnt À unE indEntàtion du RivàgE, EllES àdoptEnt un tRàCÉ En àRC dE CERClE qui ÉpouSE lE SuBStRàt RoCHEuX àyànt SERvi d’àppui (BàiE dE sàint-PiERRE, ànSE là PERlE En GuàdEloupE). PàRFoiS, dE vÉRitàBlES flèCHES SàBlEuSES BàRREnt l’EntRÉE d’unE BàiE ou d’unE ànSE, là tRànSFoRmànt pRo-gRESSivEmEnt En unE làgunE (GRàndE-anSE dE DESHàiES En GuàdEloupE, pointE ouESt d’anguillà). DànS lE sud dE là MàRtiniquE loRS dE là REmon-tÉE flàndRiEnnE (10 000 ànS b.P.), lES SÉdimEntS pRÉSEntS SuR lES SuRFàCES EXondÉES ont ÉtÉ pRogRESSivEmEnt REFoulÉS juSqu’àu tRàit dE CôtE àCtuEl où ilS SE Sont pRioRitàiREmEnt fiXÉS SuR tRoiS pointES : càtHERinE, PiC Et dES sàlinES. Là dÉRivE littoRàlE àidànt, unE RÉgulàRiSàtion du tRàit dE CôtE S’ESt
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opÉRÉE EntRàînànt lE ColmàtàgE dE l’Étàng pàR là longuE plàgE dES sàlinES (sàFFàCHE, 2000 [4]). cERtàinS CoRdonS SàBlEuX Sont RàttàCHÉS À unE îlE. IlS RÉSultEnt dE là diFFRàCtion dES HoulES qui REFoulEnt SuR là FàCE pRotÉgÉE dE l’îlE dES SÉdi-mEntS qui S’àCCumulEnt SouS là FoRmE d’un tRiànglE En pHàSE dE pRogRàdà-tion, FoRmànt unE quEuE dE ComètE. DE tEllES àCCumulàtionS SE REnContREnt SuR lES îlEtS hàRdy À là MàRtiniquE Et bàRàdàl (ToBàgo càyS àuX GREnà-dinES). LoRSquE CE Sàillànt tRiàngulàiRE SE fiXE àu ContinEnt ou À unE îlE voi-SinE, on pàRlE dE tomBolo. Qui pEut êtRE douBlE, voiRE tRiplE Et REnFERmE unE ou pluSiEuRS làgunES.cERtàinS Sont ComplètEmEnt EXondÉS CommE là pointE dE càCHàRou À sCott hEàd À là DominiquE, FoRmÉ dE gàlEtS Et lE tomBolo dE sàlt WHiStlE bày À MàyREàu àuX GREnàdinES qui oFFRE àujouR-d’Hui unE longuE plàgE.c’ESt àu nivEàu du BouRg dE là CommunE dE sàintE-MàRiE (MàRtiniquE) quE l’on tRouvE l’un dES pluS BEàuX tomBoloS dE l’îlE ; il SuppoRtàit jàdiS un CHEmin dE FER qui SERvàit dE voiE dE dESSERtE EntRE lE BouRg Et unE SuCRERiE. biEn qu’àyànt ÉtÉ FoRtEmEnt ÉRodÉ àu CouRS dES dERnièRES dÉCEnniES, CE tomBolo pERmEt toujouRS dE SE REndRE SuR l’îlE À piEd SEC loRS dE là BàSSE mER. DànS toutES lES îlES, lES plàgES pRÉSEntEnt dES pRofilS, dES dimEnSionS qui S’EXpliquEnt En pàRtiE pàR lES donnÉES StRuCtuRàlES.
Les anses sablonneuses à la Martinique a là MàRtiniquE, lES ànSES SEptEntRionàlES Et mÉRidionàlES Sont tRèS diFFÉREntES CàR Si lES pREmièRES oFFREnt un tRàCÉ RElàtivEmEnt RECtilignE, lES SECondES Sont pàRtiCulièREmEnt dÉCHiquEtÉES. cElà S’EXpliquE pàR là gEnèSE dE l’îlE (sàFFàCHE, 2000 [1] ; sàFFàCHE, 2000 [2]). LE sud dE l’îlE (pRESqu’îlE dE sàintE-annE) S’ESt FoRmÉ àvànt lE MioCènE (pluS dE 23 mil-lionS d’ànnÉES), àloRS quE lE noRd, pluS RÉCEnt, dàtE dE moinS dE Cinq mil-lionS d’ànnÉES. LES pRoCESSuS ÉRoSiFS n’ont donC pàS àFFECtÉ CES dEuX RÉgionS dE là mêmE mànièRE. L’àltitudE ESt àuSSi un FàCtEuR EXpliCàtiF ; àu noRd, lES àltitudES Sont gÉnÉRàlEmEnt SupÉRiEuRES À 800 m àloRS qu’àu Sud EllES EXCèdEnt RàREmEnt 250 m. ainSi, lES montàgnES SEptEntRionàlES SE tER-minEnt SuR là CôtE pàR dE gRàndS ESCàRpEmEntS tàillÉS À piCS, REmàRquàBlES EntRE bEllE-fontàinE Et lE càRBEt À là MàRtiniquE àloRS quE lES moRnES mÉRidionàuX SE FondEnt dànS lES ÉCHànCRuRES dE là CôtE. en dÉpit dE CEttE oppoSition NoRd-sud, il EXiStE àuSSi unE oppoSition eSt-OuESt. au noRd dE l’îlE, là longuEuR moyEnnE dES ànSES oRiEntàlES (344,8 m) ESt SupÉRiEuRE À CEllE dES ànSES oCCidEntàlES (203,1 m). en outRE, CôtÉ CàRàïBE, lES ànSES pRÉSEntEnt un pRofil BoSSElÉ, àloRS quE CE dER-niER ESt linÉàiRE SuR là CôtE àtlàntiquE. LES diFFÉREnCES dE longuEuR, pERCEptiBlES EntRE lES CôtES ESt Et ouESt, RÉSultEnt dES diFFÉREntES FoRmES dES plànèzES dE là montàgnE PElÉE (sàF-FàCHE, 2000 [1] ; sàFFàCHE, 2000 [2]). en EFFEt, CôtÉ àtlàntiquE, lES plànèzES Sont tRèS dÉliÉES, àloRS qu’À l’ouESt EllES Sont BEàuCoup pluS RàppRoCHÉES.
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