Les Suisses au service de la France

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Pays neutre depuis un siècle et demi, terre de refuge pour les capitaux, les conférences internationales et les oeuvres humanitaires, plaque tournante fortifiée du tourisme européen, telle apparaît l'image stéréotypée de la Suisse aux yeux d'une immense majorité de Français. À cela, il convient d'ajouter l'oubli, voire le mépris, dans lequel nos historiens ont depuis trop longtemps tenu nos voisins helvétiques.

Pourtant, pendant près de quatre siècles, de Louis XI à Charles X, les Cantons ont fourni non loin d'un million de soldats qui contribuèrent pour une part importante à la gloire militaire du royaume de France et du Premier Empire. Les trois quarts tombèrent sur notre sol.

Braves, dévoués jusqu'au sacrifice, ils ne furent jamais, contrairement à une fausse légende, des mercenaires, mais des amis, des alliés, des « compères ». Rien ni personne ne parvint à les détourner de cette « formidable fidélité » dont ils ne pouvaient se départir sans se renier eux-mêmes, en vertu de leur serment. Instructeurs de l'infanterie française au camp du Pont de l'Arche en 1480, sous la houlette de Guillaume de Diesbach, ils furent souvent lésés financièrement au cours des siècles ; leurs familles et celles de leurs chefs connurent parfois la misère après avoir engagé leurs propres biens. Ils servirent néanmoins avec le « ventre creux » pour l'honneur de la parole jurée.

Les troupes suisses au service de la France, dont nous découvrons enfin l'histoire au fil de ces pages, ont créé les bases d'une solidité dont nos armées furent largement tributaires. Liant indissolublement la force de l'arme et le dévouement de celui qui la sert, la Légion étrangère en maintient l'héritage.

Jérôme Bodin est né en 1947. Après des études classiques, il prépare Saint-Cyr. Parachutiste, cavalier, il doit pourtant, malgré lui, renoncer à la carrière des armes. Licencié ès lettres, professeur d'histoire en France et au Moyen-Orient, puis traducteur, il se consacre désormais à la réalisation d'ouvrages d'histoire militaire, collabore à plusieurs revues spécialisées dans les problèmes de défense, et est actuellement en fonction au Service historique de l'Armée de terre.

Publié le : lundi 1 septembre 2014
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EAN13 : 9782226300775
Nombre de pages : 372
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Pays neutre depuis un siècle et demi, terre de refuge pour les capitaux, les conférences internationales et les oeuvres humanitaires, plaque tournante fortifiée du tourisme européen, telle apparaît l'image stéréotypée de la Suisse aux yeux d'une immense majorité de Français. À cela, il convient d'ajouter l'oubli, voire le mépris, dans lequel nos historiens ont depuis trop longtemps tenu nos voisins helvétiques.
Pourtant, pendant près de quatre siècles, de Louis XI à Charles X, les Cantons ont fourni non loin d'un million de soldats qui contribuèrent pour une part importante à la gloire militaire du royaume de France et du Premier Empire. Les trois quarts tombèrent sur notre sol.
Braves, dévoués jusqu'au sacrifice, ils ne furent jamais, contrairement à une fausse légende, des mercenaires, mais des amis, des alliés, des « compères ». Rien ni personne ne parvint à les détourner de cette « formidable fidélité » dont ils ne pouvaient se départir sans se renier eux-mêmes, en vertu de leur serment. Instructeurs de l'infanterie française au camp du Pont de l'Arche en 1480, sous la houlette de Guillaume de Diesbach, ils furent souvent lésés financièrement au cours des siècles ; leurs familles et celles de leurs chefs connurent parfois la misère après avoir engagé leurs propres biens. Ils servirent néanmoins avec le « ventre creux » pour l'honneur de la parole jurée.
Les troupes suisses au service de la France, dont nous découvrons enfin l'histoire au fil de ces pages, ont créé les bases d'une solidité dont nos armées furent largement tributaires. Liant indissolublement la force de l'arme et le dévouement de celui qui la sert, la Légion étrangère en maintient l'héritage.
Jérôme Bodin est né en 1947. Après des études classiques, il prépare Saint-Cyr. Parachutiste, cavalier, il doit pourtant, malgré lui, renoncer à la carrière des armes. Licencié ès lettres, professeur d'histoire en France et au Moyen-Orient, puis traducteur, il se consacre désormais à la réalisation d'ouvrages d'histoire militaire, collabore à plusieurs revues spécialisées dans les problèmes de défense, et est actuellement en fonction au Service historique de l'Armée de terre.
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