Marie-Thérèse d'Autriche

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Impératrice d'Autriche (1740-1780), reine de Hongrie en 1741 et de Bohême en 1743, Marie-Thérèse a été considérée de son vivant comme "la mère de l'Autriche". D'une part, parce qu'elle donne le jour, entre 1737 et 1756, à seize enfants parmi lesquels deux futurs empereurs - Joseph II et Léopold II - et la future Marie-Antoinette. Mais surtout parce que cette despote éclairée invente un art de gouverner conciliant tradition et modernité, elle procède avec pragmatisme et fait confiance à son intuition. Sa foi catholique va de pair avec une politique inspirée des Lumières. Tout en assouplissant les règles austères qui régissent la cour des Habsbourg, elle pose les fondements de l'Etat moderne et mène à bien de nombreuses réformes pour affirmer l'autorité de l'Etat sur les particularismes locaux : elle institue un Conseil d'Etat qui traite des grandes affaires de l'Empire, unifie la législation et ouvre plusieurs instituts pour former des fonctionnaires civils et militaires.
Dans le même temps, il lui faut se battre à l'extérieur. Dès les débuts de son règne, elle a dû faire face à la coalition des grands Etats européens qui, la France en tête, menacèrent son héritage quand son père mourut (guerre de succession d'Autriche). En fin de compte, Frédéric II lui enlève la Silésie, mais elle consolide la position de l'Autriche par l'acquisition d'autres territoires, tout en nouant de savants mariages pour ses enfants.

Jean-Paul Bled, auteur de François Joseph (Fayard, 1987) et d'Histoire de Vienne (Fayard, 1998), est professeur à Paris-IV et directeur du Centre d'études danubiennes à l'université de Strasbourg.

Publié le : mercredi 19 septembre 2001
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EAN13 : 9782213679327
Nombre de pages : 500
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Impératrice d'Autriche (1740-1780), reine de Hongrie en 1741 et de Bohême en 1743, Marie-Thérèse a été considérée de son vivant comme "la mère de l'Autriche". D'une part, parce qu'elle donne le jour, entre 1737 et 1756, à seize enfants parmi lesquels deux futurs empereurs - Joseph II et Léopold II - et la future Marie-Antoinette. Mais surtout parce que cette despote éclairée invente un art de gouverner conciliant tradition et modernité, elle procède avec pragmatisme et fait confiance à son intuition. Sa foi catholique va de pair avec une politique inspirée des Lumières. Tout en assouplissant les règles austères qui régissent la cour des Habsbourg, elle pose les fondements de l'Etat moderne et mène à bien de nombreuses réformes pour affirmer l'autorité de l'Etat sur les particularismes locaux : elle institue un Conseil d'Etat qui traite des grandes affaires de l'Empire, unifie la législation et ouvre plusieurs instituts pour former des fonctionnaires civils et militaires.
Dans le même temps, il lui faut se battre à l'extérieur. Dès les débuts de son règne, elle a dû faire face à la coalition des grands Etats européens qui, la France en tête, menacèrent son héritage quand son père mourut (guerre de succession d'Autriche). En fin de compte, Frédéric II lui enlève la Silésie, mais elle consolide la position de l'Autriche par l'acquisition d'autres territoires, tout en nouant de savants mariages pour ses enfants.
Jean-Paul Bled, auteur de François Joseph (Fayard, 1987) et d'Histoire de Vienne (Fayard, 1998), est professeur à Paris-IV et directeur du Centre d'études danubiennes à l'université de Strasbourg.
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